07.05.2008

Lola et ses ex

487766856.jpgTyne O’Connell, Lola et ses ex, paru en 2008 chez Harlequin « Red Dress Ink ».

Lola s’occupe des relations publiques d’un club de Londres, boulot super glamour, faut le reconnaître ! Un soir, elle tombe sur trois de ses ex qui semblent s’entendre comme larrons en foire et ça lui fout un peu les boules, surtout quand elle voit un des ces hommes, Richard, son ex-mari, en compagnie d’une « grande perche blonde ». Elle se demande alors si elle a donné suffisamment de chance à son couple de réussir et essaye de reconquérir Richard tout en oubliant au passage, pourquoi elle avait divorcé la première fois car il est volage, se drogue et boit trop d’alcool.

Ce roman m’a été prêté par une lectrice, ce qui est vraiment très sympa de sa part. Connaissant l’auteur, ayant apprécié ses précédents romans (Sexe, mensonges et quiproquos, Tendance "pot de colle" et Trente ans ou presque) et les recommandant volontiers aux fans de chick lit’, je me croyais en terrain connu et je m’apprêtais à savourer cette lecture.

Mais là… Grosse déception ! Le roman n’est pas drôle, pas divertissant, avec des répétitions et manifestement, des problèmes au niveau du style. Je pense que cela est dû en grande majorité à la traduction qui est vraiment affreuse.

Quelques exemples :

« […] avec les voix douces de Wyclé Jean et de Mary J. Blige en fond sonore. »

Wyclé ?!?!? Ok, on peut écrire une « clé » ou une « clef » mais là, c’est un prénom… On dit WyCLEF Jean !

« Je grimpe dans le lit  et je me blottis contre mon luxueux oreiller de coton garnie de duvet d’oie égyptien. »

Si je connais la qualité du coton égyptien – et son prix parfois faramineux –, je n’ai jamais entendu parlé du duvet d’oie égyptien… À lire ces extraits, on croirait une mauvaise traduction automatique !

C’est un roman ultra formaté, évidemment, étant un Harlequin, ça surprend pas des masses, mais j’espérais qu’ils aient fait des efforts avec cette nouvelle collection. Qu’il fasse de la chick lit’, pourquoi pas mais alors, qu’ils le fassent bien !

Bien sûr, pour nuancer cette critique et être parfaitement honnête, je devrais essayer de lire un autre titre de la collection. Histoire de voir si ce roman est un accident de parcours ou si c’est toute la collection qui est naze… mais, j’avoue, je n’ai pas trop le courage de m’infliger ça !

29.04.2008

Pour une brique

À offrir à un ou une futur(e) bibliothécaire ou à un nostalgique de ses jeux d'enfant :

La bibliothèque en LEGO®

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La bibliothèque n’a pas encore fait de rétroconversion de son catalogue…
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Mais la bibliothécaire vous accueille avec le sourire !
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20.04.2008

Soleil de plomb

1393597376.jpgLesley Glaister, Soleil de plomb paru en 2007 chez Pocket.

Une jeune femme, Cassie, répond à une petite annonce. Un particulier recherche un couple pour s’occuper de sa propriété dans le bush australien. Il s’agit d’effectuer de menus travaux, de tenir la maison, de faire du jardinage et s’occuper de sa femme malade. Le couple doit rester un an, il touchera 25 000 $ australiens.

Cassie embarque donc son petit ami dans l’aventure. Ils ont tout les deux des problèmes dans leur couple. Graham est artiste peintre mais ne travaille plus beaucoup et il est infidèle. Cassie, de son côté, souhaiterait avoir un enfant mais à chaque fois qu’elle évoque le sujet, Graham par en courant. Cette offre d’emploi apparaît donc comme une opportunité pour relancer et raffermir son couple.

Sur place, ils sont d’abord terrassés par la chaleur du printemps austral. Peu à peu, ils découvrent que leur patron est un homme assez étrange.

L’atmosphère du roman est assez oppressante. Le patron fait tout pour les laisser dans l’isolement et le dénuement le plus total : pas de courrier (les nombreuses lettres de Cassie à sa famille restent sans réponse), pas de téléphone (aucun moyen d’aller en ville), pas de salle de bain et les commodités dans le jardin. Le couple se sent observé continuellement et l’ambiance se fait de plus en plus invivable.

Malheureusement je n’ai pas vraiment apprécié ce roman, non pas qu’il soit trop tordu pour moi, d’habitude j’aime bien ce genre d’histoire mais j’ai eu l’impression qu’il manquait quelque chose pour qu’il soit vraiment captivant.

10.04.2008

Pratique de lecture chez les people -10

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Hugh Jackman
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Dan North, 100 Things You Should Know About Explorers.

Disponible en français.

Un livre jeunesse sur les explorateurs à travers l'histoire et autour du monde, avec des puzzles, des quiz et toutes sortes d'activités sur ce thème.

Vous noterez l'ascpect très « wolverinesque » d'Hugh Jackman... Car, oui, on peut faire parti des X-Men et passer prendre son fils après l'école !

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06.04.2008

Le chant du papier

J’ai enfin trouve l’auteur de ces magnifiques œuvres d’art.

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Il s’agit de Su Blackwell, une jeune artiste anglaise.

Elle a également réalisé un clip de publicité pour les vignobles Beringer en 2007.

Cette fois-ci, c’est décidé… je vais tenter de « sublackwelliser » certains livres pilonnés ! J’ai déjà 2-3 idées, je vais voir si j’arrive à faire quelque chose d’à peu près dans le même esprit.

03.04.2008

Ralph’s Party

2060221462.jpgLisa Jewell, Ralph’s Party paru en 2007 chez LGF « Le Livre de Poche ».

Imaginez une maison victorienne à Londres. Une maison partagée en trois appartements. Au rez-de-chaussée, habitent deux copains de lycée, Smith et Ralph. Au premier étage, Siobhan et Karl. Et au dernier étage, Cerise.

Smith et Ralph recherchent un nouveau colocataire. C’est Jemina qui sera retenue pour loger dans la chambre supplémentaire de leur appartement. Mais Jemina, n’est pas vraiment là par hasard, elle est persuadée que l’amour de sa vie vit dans cette maison. Elle en a rêvé tant de fois qu’elle y voit une prémonition. Problème : qui est l’heureux élu ? Smith ou Ralph ? Elle se décide finalement pour Smith. Celui-ci est désespérément amoureux de Cerise, la fille du dernier étage et pense que Cerise, le voyant « en main » va accourir dans ses bras. Et puis, ça fait plus de 5 ans qu’il n’a pas eu de copine, trop obnubilé par sa passion sans retour pour elle, alors Jemina est un bon pis-aller. Sauf que Ralph tombe amoureux de Jemina qui le requinque suffisamment pour reprendre sa carrière d’artiste peintre qu’il avait mis de côté depuis sa sortie de l’école des Beaux-arts.

Au premier, Siobhan est déprimée. Elle s’interroge sur son mariage, végète et prend du poids. Elle se dégoûte elle-même, ne sent affreuse, ne supporte plus que son mari la touche alors qu’il est toujours fou amoureux d’elle. Mais cet amour n’empêche pas Karl de coucher avec Cerise, une vraie mangeuse d’homme. Siobhan lors d’un week-end où elle accompagne son mari hors de Londres, flirte avec le boss de celui-ci et reprend peu à peu confiance en elle. Oui, elle est toujours séduisante, même avec ses kilos en trop. A son retour, elle apprend l’incartade de son mari et quitte le domicile conjugal. Karl est animateur radio, complètement abattu par ce départ, pète un câble et s’épanche en direct dans son émission…

Bref, je vais m’arrêter là, c’est du vaudeville façon chick lit’.

J’ai pas trop accroché ce roman, j’ai trouvé les situations grotesques, pas vraiment drôles et les personnages assez débiles.

31.03.2008

Pratique de lecture chez les people -9

Un week-end de Pâques à Nice, un homme et une femme prennent un bain de soleil...

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 Javier Bardem lit :
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Marlon Brando et Robert Lindsey, Songs My Mother Taught Me.

Une autobiographie de cet acteur mythique qu'est Marlon Brando.

Disponible en français.

 

Mais je n'ai aucune idée de ce que lit de Penelope Cruz. C'est un livre relié et je subodore qu'elle a fait comme nombre d'entre nous quand nous bouquinons ce genre d'ouvrage, elle a retiré la jaquette car ça gêne trop la lecture !

29.03.2008

Le Seigneur de Bombay

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Vikram Chandra, Le Seigneur de Bombay paru en 2008 chez Robert Laffont.

Les premiers mots qui viennent quand on termine ce roman c’est « Ouf ! Enfin… ». Car c’est vraiment un très gros roman, plus de 1 000 pages, ça a de quoi décourager. Mais ça serait dommage car c’est un roman passionnant et très dense.

Deux histoires se déroulent en parallèle tout au long du récit. Il y a d’abord celle de Sartaj Singh, un modeste inspecteur de Bombay. Il est sikh, divorcé et fils de policier. Sa route croise celle de Ganesh Gaitonde, un roi de la pègre. Celui-ci vit caché dans un bunker en plein cœur de Bombay alors qu’il est recherché par la police indienne. Sartaj est prévenu de sa présence par un informateur anonyme. Arrivé sur les lieux, il commence à discuter avec Ganesh par l’interphone en attendant le bulldozer qui permettra à la police d’investir le bunker. Une fois à l’intérieur, Sartaj découvre deux corps. Celui d’une femme et celui de Ganesh. Il a abattu cette femme avant de se suicider. Comme alors la deuxième histoire, celle de Ganesh. C’est le récit de son ascension dans le monde de la mafia de Bombay. Sartaj va enquêter sur les circonstances de la mort de Ganesh et essayer de répondre à cette question : pourquoi Gaitonde s’était-il construit un abri anti-atomique dans Bombay ?

Le roman évoque l’Inde sans faire de concession, on y voit la corruption qui gangrène les institutions, les trafics à tous les niveaux, les tensions religieuses, la pauvreté, la prostitution. On va des taudis de Bangladeshi aux appartements d’acteurs de Bollywood. C’est le portrait de l’Inde moderne mais Chandra revient également sur la partition de l’Inde et sur la conservation de pratiques féodales dans certaines provinces.

La lecture de ce livre est malgré tout ralentie par l’utilisation de nombreux termes en hindi, qui, certes, font « couleur locale » mais oblige à se reporter fréquemment – trop fréquemment – au (très) important glossaire situé en fin d’ouvrage. De plus, j’ai eu l’impression que, parfois, certaines notions étaient assez complexes pour quelqu’un qui ne connaît pas du tout la civilisation indienne et que, aussi captivant soit-il, ce roman embrouille un peu le lecteur.