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02 juin 2016

Le Diable dans la ville blanche

documentaire,Erik LarsonLe Diable dans la ville blanche d’Erik Larson paru en 2011 chez Le Cherche Midi (existe aussi en poche).
 
1889, l’exposition universelle à Paris est un succès mondial. La Tour Eiffel met en avant le talent des ingénieurs français et le faste des pavillons ébloui les visiteurs. 1893, l’exposition universelle aura lieu aux États-Unis, l’occasion de fêter la 400ème année de la découverte du continent par Christophe Colomb. Mais quelle ville va accueillir l’exposition ? New York, Washington, Saint-Louis et Chicago sont en lice.
 
Après un intense lobbying, Chicago remporte la palme et doit donc, en 3 ans, construire la plus belle exposition universelle, celle qui surpassera Paris. Il faut tout construire au bord du lac, sur un terrain de plus de deux hectares marécageux au sol mouvant. L’architecte Daniel H. Burnham qui a créé le Flatiron building de New York est le fer de lance de ce projet fou.
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Daniel H. Burnham
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Flatiron building, New York, 1909.
 
En quelques mois, sortent de terre les bâtiments de ce qui sera appelé la Ville Blanche qui va époustoufler les 28 millions de personnes qui vont visiter l’exposition.
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La ville Blanche (vue en hauteur)
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La Ville Blanche
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La Ville Blanche de nuit
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Le pavillon français
 
Parallèlement à cette foire dont les péripéties de la construction sont incroyables, à quelques encablures de tramway, un homme va devenir le premier serial killer des États-Unis. H. H. Holmes est médecin, il construit un immeuble dont il est le seul à connaître le secret.
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H. H. Holmes
Au rez-de-chaussée, des boutiques dont sa pharmacie ; au 1er étage, des chambres d’hôtels et le reste est un piège mortel pour ceux qu’il a décidé d’éliminer !
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Le « château » de H. H. Holmes
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Plan du « château » de H. H. Holmes
 
Holmes est un homme charmant, beau, manipulateur, marié trois fois sans avoir divorcé de ses précédentes épouses. Grâce à ses manigances, il vit grand train, ne payant jamais ses créanciers, attirant dans ses filets de jeunes femmes arrivées à Chicago de leurs provinces. À cette époque, de nombreuses personnes disparaissent sans laisser de trace… Il est accusé de 9 meurtres, en avoue 27 et on suppose que le chiffre total tourne plutôt autour d’une centaine.
 
Ce document retrace donc en parallèle l’histoire de Burnham, le créateur de la Ville Blanche et Holmes, celui qui s’épanoui dans la ville noire. C’est passionnant et incroyablement vivant. Le talent de l’auteur fait que les 640 pages de ce livre se lisent comme un roman sur le sujet. Ce livre va être adapté au cinéma par Martin Scorsese avec Leonardo DiCaprio dans le rôle principal, cela promet une reconstitution intéressante !
 
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19:20 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : documentaire, erik larson |

31 mai 2016

Pratique de lecture chez les people -169

potins,people,ashley benson,pratique de lecture,cinéma
Pour un voyage en avion réussi, Ashley Benson emporte :
 
 
Le journaliste Michael Finkel est renvoyé du New York Times pour avoir bidonné un article. Alors qu’il est reclus dans un chalet dans le Montana, il découvre qu’un homme, meurtrier présumé de sa femme et de ses enfants, recherché par le FBI, s’est fait passé pour le journaliste pendant un mois avant d’être capturé. Une fois en prison, les deux hommes correspondent car ils ont un point commun : le mensonge et la dissimulation.
 
Ce documentaire est disponible en français et a été adapté au cinéma en 2015.

01:12 Publié dans Paillettes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : potins, people, ashley benson, pratique de lecture, cinéma |

29 mai 2016

Pratique de lecture chez les people -168

potins,people,emily blunt,pratique de lecture,cinéma
L’actrice Emily Blunt alors enceinte de son premier enfant.
 
 
Un livre de recettes de cuisine inspirées par les plats servis dans The Lemonade Café à Los Angeles.

19:03 Publié dans Paillettes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : potins, people, emily blunt, pratique de lecture, cinéma |

27 mai 2016

Rescapée de la Scientologie

documentaire,Jenna Miscavige Hill,Lisa PulitzerRescapée de la Scientologie de Jenna Miscavige Hill et Lisa Pulitzer paru en 2013 chez Kéro.
 
Voici un témoignage unique pour qui s’intéresse aux dérives sectaires et à la scientologie en particulier. Jenna est née dans la Scientologie. Ce sont ses grands-parents paternels qui ont rejoint la secte dans les années 70. Son oncle est actuellement le grand manitou de la secte. Les parents de Jenna faisaient partis de l’élite de la Scientologie, ils appartenaient à la « Sea Org ». il faut comprendre d’abord qu’Hubbard a servi dans la Navy lors de la Seconde Guerre mondiale où il n’a pas eu de brillants états de service contrairement à ce qu’affirme la légende scientologue ! À cause de cette expérience, Hubbard s’est fait appeler « Commodore » et a importé dans la Scientologie tout le décorum de la Navy en appliquant également une discipline militaire plus que rigoureuse.
 
Du fait de leurs postes, les parents de Jenna ont été nommés l’un en Californie, l’autre en Floride car pour les membres de la Sea Org, la famille est un fardeau et les distraient de leurs activités au service de « l’église ». Jenna a donc été envoyé à 5 ans dans le désert de Californie, dans un ranch, où d’autres enfants de trouvaient là. Dans ce lieu, Jenna a participé à la rénovation du ranch – des travaux forcés – tout en ayant des cours sur la Scientologie. Elle n’est jamais allée à l’école et on leur a toujours appris à se méfier des personnes non-membres de la secte qu’Hubbard appelaient « Wog », un terme équivalent à « bougnoule » en français… À 7 ans, elle a tenté une fugue. Elle ne voyait que très rarement son père et quasiment jamais sa mère.
 
Coupée de sa famille, Jenna a grandi dans un lieu où se sont les enfants les plus âgés qui s’occupent des plus jeunes ! Heureusement pour elle, elle n’a jamais eu de graves problèmes de santé car dans ce ranch, pas de médecin et pas d’infirmière. C’est même Jenna qui a fait office d’infirmière alors qu’elle n’avait pas 10 ans. Une fois, elle a été autorisée à passer ses vacances avec sa mère en Floride et la vie luxueuse que celle-ci menait lui a donné envie de rejoindre à son tour l’élite de l’élite, la Sea Org de Clearwater où elle espérait avoir un poste aussi prestigieux que celui de sa mère. À 12 ans, elle retourne en Floride mais sa mère n’y est plus, elle est déboussolée, seule quand sa mère est accusé d’avoir eu une relation adultère avec un collègue.
 
Dans la Scientologie, les relations interpersonnelles sont très contrôlées. Si vous êtes célibataire, vous ne pouvez vous marier qu’après avoir obtenu l’autorisation de la secte. Tout flirt est totalement prohibé. L’acte de sa mère met Jenna sur la sellette de cette secte paranoïaque. Sa mère est envoyée aux travaux forcés (les RPF). Peu de temps après, c’est au tour de son frère aîné. Face à cela, la Scientologie réagit en accentuant la pression sur Jenna qui ne comprend pas l’injustice qu’elle vit. C’est cela qui perdra la Scientologie aux yeux de Jenna. Elle avait été pourtant soigneusement modelée, programmée pour devenir le parfait robot mais la succession de punitions toutes plus infamantes que les autres imposées par la direction la font s’éloigner de plus en plus de la secte.
 
On pourrait croire qu’étant de la famille du dirigeant de la secte, Jenna aurait eu un traitement de faveur qui est pourtant accordé automatiquement aux célébrités, il n’en est rien. Elle a subi les interrogatoires poussés, la privation de sommeil, la privation de nourriture, le travail forcé, la délation… Elle a enfin eu le courage en 2005, cinq ans après ses parents, de quitter la secte accompagnée de son mari. Elle a d’ailleurs dû se battre (littéralement) pour que cette relation ne soit pas interdite par la secte ! Elle a pu enfin fonder une famille ce qui n’aurait été pas possible sans quitter la Scientologie.
 
Désormais, avec d’autres ex-adeptes, elle lutte au quotidien pour infirmer le public sur les méfaits de la secte et pour venir en aide à ceux qui trouvent le courage d’en sortir. Et pour finir, d’après elle, ses propres grands-parents ne font plus partis de la secte… Il leur a fallu 40 ans mais ils ont enfin compris la nocivité de la Scientologie. Concernant l’oncle de Jenna, Dave, il est toujours à la tête de la secte. En revanche, sa femme n’a pas été vue en public depuis 2007, personne ne sait où elle est… Probablement dans un cul-de-basse fosse de la Scientologie. Et l’oncle Dave s’épanouit aux commandes de la secte, embrassant complètement le pouvoir et la peur qu’il inflige aux autres, ne prêtant pas attention aux témoignages (nombreux) qui l’accuse de maltraiter et de frapper le personnel de la Sea Org qui le servent…
 
La lecture de La Ferme des animaux m'a fait réaliser que le fonctionnement de cette secte est similaire à ce qui est dénoncé dans le livre de Jenna. Similaire aussi à la politique en place en Corée du Nord. La secte, une autre forme du totalitarisme ? En tout cas, pour moi, ma conviction est faite ! Le point commun entre le fonctionnement de la Corée du Nord et celui de la Scientologie est tellement semblable que ça en devient effrayant. La Corée du Nord, c’est loin. Je ne peux pas en dire autant de la Scientologie qui continue ses exactions bien tranquillement en n’oubliant pas, bien sûr, de ramasser le plus possible d’argent au passage.
 
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18:46 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : documentaire, jenna miscavige hill, lisa pulitzer |

25 mai 2016

La Ferme des animaux

littérature britannique,fantasy,George OrwellLa Ferme des animaux de George Orwell paru en 1984 chez Folio.
 
Je me suis rendue compte que je n’avais jamais lu La Ferme des animaux d’Orwell en lisant l’interview d’une réfugié nord-coréenne, c’est un sujet qui m’intéresse tout particulièrement en ce moment. Yeonmi Park déclare « Lire La Ferme des animaux m’a libérée de l’emprise de la dictature sur mes opinions. J’y ai retrouvé toutes les techniques utilisées par le régime pour contrôler la population – tout était dans le livre. Avant ce bouquin, j’étais persuadée que tout ce qui était étranger au régime ne pouvait qu’être maléfique ». Ce témoignage m’a marquée et à mon tour, je me suis plongée dans cette satire politique animalière.
 
Un cochon très âgé prédit qu’un jour la révolution aura lieu et que les animaux domineront le monde en partageant entre eux le fruit de leur labeur. L’occasion de faire la révolution se présente plus tôt que prévu. Ivre, le fermier a oublié de nourrir les animaux qui se rebellent et le chassent de la ferme.
 
Au début, les animaux s’organisent en comités, les décisions étant voté collégialement. Mais des dissensions apparaissent entre les deux cochons, Boule de Neige et Napoléon. Un jour, Napoléon évince Boule de Neige en le chassant grâce à des molosses qu’il a élevé en secret. Il prend alors le pouvoir et décrète que Boule de Neige est un traître et que quiconque s’oppose à lui, sera exécuté.
 
Petit à petit, la vie se durcit pour les animaux de la ferme, hormis pour les cochons, qui finissent par quitter l’étable pour habiter dans la maison des fermiers, commencent à pratiquer le négoce et à traiter les autres animaux comme des esclaves. Napoléon finit par pervertir totalement l’esprit de l’animalisme, la théorie philosophique inspirée au départ par Sage l’Ancien, le cochon âgé.
 
Le roman est bien sûr une critique du stalinisme si on le replace dans son contexte historique. Mais je comprends pourquoi Yeonmi a été touchée par cette lecture car on y retrouve tous les pires travers d’un régime totalitaire. C’est pourquoi, ce roman est – malheureusement – toujours d’actualité et un classique intemporel.
 
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22:55 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature britannique, fantasy, george orwell |

23 mai 2016

Rescapé du camp 14

documentaire,Blaine HardenRescapé du camp 14 de Blaine Harden paru 2012 chez Belfond (existe aussi en poche).
 
Blaine Harden a recueilli dans ce livre le témoignage d’un jeune garçon qui s’est échappé d’un camp nord-coréen. Shin y a subi la torture, les privations et a, finalement, eut le courage et l’audace de s’enfuir.
 
La première particularité de ce témoignage est que Shin a été conçu et est né dans le camp. Comme son père et sa mère avaient bien travaillé, ils ont été choisi pour former un couple par les gardes et le père avait le droit de rendre visite à son épouse cinq fois dans l’année.
 
La deuxième particularité de ce témoignage est qu’au début de l’année 2015, Shin a avoué avoir menti : il avait déjà tenté à plusieurs reprises de s’évader, il a même réussi une fois à atteindre la Chine et c’est cela qui l’a conduit au camp 14. Il a menti également sur son âge lors de la mort de sa mère qui aurait été abattu par les gardes avec son frère aîné pour avoir fomenté une tentative d’évasion ce qui a valu à Shin de subir d’intenses séances de tortures. Malgré cela, les stigmates que portent son corps indiquent bien que Shin a grandi dans un camp.
 
Malheureusement, ses mensonges – mêmes mineurs et qui peuvent se comprendre vu son traumatisme et la difficulté de vivre dans un mode normal – a créé une vague d’indignation chez les autres réfugiés Nord-Coréens qui craignent désormais que leur parole soit mise en doute. Malgré tout, ce documentaire très documenté et bien écrit reste un témoignage décisif sur la réalité de la vie dans les camps nord-coréens.
 
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documentaire,Blaine Harden

18:45 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : documentaire, blaine harden |

14 avril 2016

Pratique de lecture chez les people -167

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Les derniers écrits de la journaliste russo-américaine, Anna Politkovskaïa, assassinée en 2006 à Moscou.
 
Ce livre est disponible en français.

03:47 Publié dans Paillettes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : potins, people, sarah jessica parker, pratique de lecture, série tv |