27 janvier 2012

Et si on se construisait un fort ?

bibliothèque
Je ne sais pas où cette photo a été prise mais les collègues de cette bibliothèque sont particulièrement bienveillant envers les lecteurs qui se construisent des cachettes comme celui-ci !

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25 janvier 2012

C’est la dose qui fait le poison

Voici le genre de « livre » que l’on imaginerait bien dans la bibliothèque personnelle de la marquise de Brinvilliers qui s’est trouvée au centre de l’Affaire des Poisons !
art,livre
Boîte à poisons camouflée en livre, 18ème siècle.

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23 janvier 2012

Les Visages

littérature américaine,thriller,Jesse KellermanLes Visages de Jesse Kellerman paru en 2009 chez Sonatine (aussi disponible en poche).

Ethan Muller est un galeriste d’art new yorkais dont la réputation n’est pas encore bien établie dans le milieu de l’art contemporain. Issu d’une famille riche, son père a fait fortune dans l’immobilier, il tombe un jour sur les dessins de Victor Cracke qui lui sont présenté par l’assistant de son père, avec qui Ethan n’a plus de contact.

Cracke, en plus d’avoir quitté son logement sans payer son loyer, a laissé derrière lui une quantité de dessins tous exécutés sur des feuilles A4 ordinaires mais ces dessins s’assemblent pour former une sorte de carte du monde intérieur de l’artiste. Ethan, appelé pour évaluer l’œuvre, est ébahi par le talent et l’originalité dérangeante de ce travail. Il décide d’exposer les dessins en les assemblant pour former de grands panneaux. La presse est rapidement enthousiaste et les œuvres se vendent très bien.

C’est quand les dessins sont reproduits dans un journal qu’Ethan est contacté par Lee McGrath, un policier à la retraite rongé par le cancer, qui reconnait dans les dessins le portrait de cinq enfants tous morts dans les mêmes circonstances dans les années 60. Malgré lui, Ethan est troublé par cette coïncidence et décide d’enquêter pour savoir qui est le mystérieux Victor Cracke et s’il est coupable du viol et du meurtre de ces enfants.

Si l’intrigue policière est, somme toute, assez classique, le personnage d’Ethan Muller est intéressant par sa personnalité désabusée et par le monde dans lequel il évolue, le monde de l’art, et cela influe sur la manière d’écrire de Kellerman qui fait montre de beaucoup d’originalité.

Mais simple n’est pas simpliste et en ajoutant au récit de son héros, celui de sa famille et partant de son ancêtre, le premier à mettre le pied en Amérique, Kellerman complexifie l’histoire pour finalement épater le lecteur avec sa révélation finale. Dans ce roman, j’ai beaucoup aimé le style de l’auteur et j’ai été prise par l’histoire qui s’imbrique peu à peu pour former un grand tout, un peu comme les dessins de Victor Cracke.

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littérature américaine,thriller,Jesse Kellerman

21 janvier 2012

Pratique de lecture chez les people -75

potins,people,Jessica Biel,lecture
Jessica Biel que je connais plus pour son nombre d’apparitions dans les magazines people du fait de ses aventures amoureuses que pour sa carrière (j’ai vérifié sa filmographie, certains films dans lesquels elle a joué me sont familiers mais je n’ai aucun souvenir d’elle…).

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Baird T. Spalding, Life and Teaching of the Masters of the Far East.

Dans ce livre, l’auteur raconte l’histoire de 11 scientifiques dont lui-même, partis en 1894 en Inde et au Tibet où ils déclarent avoir rencontré les plus grands maitres spirituels de l’Himalaya qui accomplissent chaque jour des miracles du type : marcher sur l’eau ou la multiplication des pains (ça semble familier non comme histoire, vous trouvez pas ?). Ce livre est depuis devenu un best-seller chez ceux qui s’intéressent aux philosophies orientales même si l’auteur est suspecté de mythomanie car il n’aurait fait qu’un rapide voyage en Inde d’après un de ses biographes, rien à voir avec le voyage qu’il décrit dans son livre.

Ce livre est disponible en français.

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19 janvier 2012

Le Club des policiers Yiddish

littérature américaine,roman policier,Michael ChabonLe Club des policiers Yiddish de Michael Chabon paru en 2009 chez Robert Laffont (aussi disponible en poche).

En Alaska, de nos jours. Meyer Landsman est policier pour le compte du district de Sitka. Ce district est peuplé exclusivement de Juifs et la langue locale est le yiddish. Les États-Unis ont autorisé les Juifs à s’installer sur ce territoire dans les années 40, après la guerre et la bombe nucléaire sur Berlin, n’ayant pu s’installer en Palestine pour y fonder l’état d’Israël.

Nous sommes à quelques semaines de la rétrocession, les États-Unis vont récupérer ce district et les habitants doivent obligatoirement avoir trouvé un point de chute ailleurs. C’est dans ces conditions que l’inspecteur Landsman est chargé d’enquêter sur la mort d’un inconnu toxicomane dans l’hôtel miteux où il loge depuis son divorce.

Landsman est alcoolique, plus tôt misanthrope mais il va trouver une forme de salut dans cette enquête que des mains invisibles empêchent d’avoir lieu. Avec ténacité, Landsman découvre que l’inconnu est le fils du rabbin d’une communauté de loubavitch verbovers. Cette communauté vit repliée sur elle-même mais a un fonctionnement similaire à une mafia, le rabbin en étant le parrain. En fourrant son nez partout, au péril de sa vie, Landsman découvre peu à peu le complot qui se cache derrière la mort de Schpilman.

Avec beaucoup de brio et d’inventivité, Michael Chabon écrit une uchronie policière particulièrement brillante par son écriture même si ce roman est un peu long à démarrer. Les images sont très originales et l’auteur imagine ce qu’aurait pu devenir le yiddish s’il était toujours parlé couramment en inventant un argot tout à fait crédible.

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littérature américaine,roman policier,Michael Chabon

16 janvier 2012

Autographisme

L’artiste américaine Ariana Page Russell utilise sa maladie pour la transformer en art. En effet, Ariana Page Russell souffre de dermatose stéréographique, si elle sur sa peau, la peau gonfle et ce qu’elle a tracé apparaît, transformant son corps entier en manuscrit qu’elle réutiliserait encore et encore à l’image d’un palimpseste.
art
Ariana Page Russell, Index, 2005

art
Ariana Page Russell, Toile 2, 2006

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15 janvier 2012

Le Diable danse à Bleeding Heart Square

Littérature britannique,Andrew TaylorLe Diable danse à Bleeding Heart Square par Andrew Taylor paru en 2011 chez Le Cherche Midi.

1934, Lydia Langstone quitte son foyer dans les beaux quartiers de Londres fuyant un mari autoritaire et violent, sympathisant fasciste. Elle se réfugie à Bleeding Heart Square dans un quartier populaire de la ville.

Le changement de milieu est brutal pour cette jeune femme éduquée dans la Haute Société et dont la mère s’est remariée, après son divorce, avec un Lord. À Bleeding Heart Square, elle partage un appartement avec son père, un alcoolique notoire, ancien militaire.

Parallèlement, Rory cherche à découvrir ce qui est arrivé à la tante de sa fiancée, Fenella, qui a disparu en 1920. Certes, Miss Philippa Penhow a envoyé une lettre de New York disant qu’elle avait retrouvé un ancien amoureux et qu’elle allait y refaire sa vie. Mais depuis, plus de nouvelles et si elle était décédée, ses biens dont un immeuble à Bleeding Heart Square reviendraient à sa plus proche parente, Fenella.

Rory essaye donc de s’infiltrer dans cet immeuble car il soupçonne l’homme qui agit en tant que propriétaire, le major Seridge, d’avoir assassiné cette femme. C’est là que Rory rencontre Lydia et qu’à tous les deux, ils vont résoudre le mystère autour de Miss Penhow.

C’est un roman qui a du mal à démarrer, l’enquête que mènent Rory et Lydia étant entrecoupée de passage du journal intime de Miss Penhow. Mais peu à peu, l’histoire s’affirme jusqu’au rebondissement final.

Cela reste plaisant à lire même si je trouve que la couverture est plus réussie que le roman lui-même que je pensais être plus « gothique » dans le sens fantastique avec une atmosphère 19ème siècle.

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Littérature britannique,Andrew Taylor

22:39 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature britannique, andrew taylor |