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29 mai 2016

Pratique de lecture chez les people -168

potins,people,emily blunt,pratique de lecture,cinéma
L’actrice Emily Blunt alors enceinte de son premier enfant.
 
 
Un livre de recettes de cuisine inspirées par les plats servis dans The Lemonade Café à Los Angeles.

19:03 Publié dans Paillettes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : potins, people, emily blunt, pratique de lecture, cinéma |

27 mai 2016

Rescapée de la Scientologie

documentaire,Jenna Miscavige Hill,Lisa PulitzerRescapée de la Scientologie de Jenna Miscavige Hill et Lisa Pulitzer paru en 2013 chez Kéro.
 
Voici un témoignage unique pour qui s’intéresse aux dérives sectaires et à la scientologie en particulier. Jenna est née dans la Scientologie. Ce sont ses grands-parents paternels qui ont rejoint la secte dans les années 70. Son oncle est actuellement le grand manitou de la secte. Les parents de Jenna faisaient partis de l’élite de la Scientologie, ils appartenaient à la « Sea Org ». il faut comprendre d’abord qu’Hubbard a servi dans la Navy lors de la Seconde Guerre mondiale où il n’a pas eu de brillants états de service contrairement à ce qu’affirme la légende scientologue ! À cause de cette expérience, Hubbard s’est fait appeler « Commodore » et a importé dans la Scientologie tout le décorum de la Navy en appliquant également une discipline militaire plus que rigoureuse.
 
Du fait de leurs postes, les parents de Jenna ont été nommés l’un en Californie, l’autre en Floride car pour les membres de la Sea Org, la famille est un fardeau et les distraient de leurs activités au service de « l’église ». Jenna a donc été envoyé à 5 ans dans le désert de Californie, dans un ranch, où d’autres enfants de trouvaient là. Dans ce lieu, Jenna a participé à la rénovation du ranch – des travaux forcés – tout en ayant des cours sur la Scientologie. Elle n’est jamais allée à l’école et on leur a toujours appris à se méfier des personnes non-membres de la secte qu’Hubbard appelaient « Wog », un terme équivalent à « bougnoule » en français… À 7 ans, elle a tenté une fugue. Elle ne voyait que très rarement son père et quasiment jamais sa mère.
 
Coupée de sa famille, Jenna a grandi dans un lieu où se sont les enfants les plus âgés qui s’occupent des plus jeunes ! Heureusement pour elle, elle n’a jamais eu de graves problèmes de santé car dans ce ranch, pas de médecin et pas d’infirmière. C’est même Jenna qui a fait office d’infirmière alors qu’elle n’avait pas 10 ans. Une fois, elle a été autorisée à passer ses vacances avec sa mère en Floride et la vie luxueuse que celle-ci menait lui a donné envie de rejoindre à son tour l’élite de l’élite, la Sea Org de Clearwater où elle espérait avoir un poste aussi prestigieux que celui de sa mère. À 12 ans, elle retourne en Floride mais sa mère n’y est plus, elle est déboussolée, seule quand sa mère est accusé d’avoir eu une relation adultère avec un collègue.
 
Dans la Scientologie, les relations interpersonnelles sont très contrôlées. Si vous êtes célibataire, vous ne pouvez vous marier qu’après avoir obtenu l’autorisation de la secte. Tout flirt est totalement prohibé. L’acte de sa mère met Jenna sur la sellette de cette secte paranoïaque. Sa mère est envoyée aux travaux forcés (les RPF). Peu de temps après, c’est au tour de son frère aîné. Face à cela, la Scientologie réagit en accentuant la pression sur Jenna qui ne comprend pas l’injustice qu’elle vit. C’est cela qui perdra la Scientologie aux yeux de Jenna. Elle avait été pourtant soigneusement modelée, programmée pour devenir le parfait robot mais la succession de punitions toutes plus infamantes que les autres imposées par la direction la font s’éloigner de plus en plus de la secte.
 
On pourrait croire qu’étant de la famille du dirigeant de la secte, Jenna aurait eu un traitement de faveur qui est pourtant accordé automatiquement aux célébrités, il n’en est rien. Elle a subi les interrogatoires poussés, la privation de sommeil, la privation de nourriture, le travail forcé, la délation… Elle a enfin eu le courage en 2005, cinq ans après ses parents, de quitter la secte accompagnée de son mari. Elle a d’ailleurs dû se battre (littéralement) pour que cette relation ne soit pas interdite par la secte ! Elle a pu enfin fonder une famille ce qui n’aurait été pas possible sans quitter la Scientologie.
 
Désormais, avec d’autres ex-adeptes, elle lutte au quotidien pour infirmer le public sur les méfaits de la secte et pour venir en aide à ceux qui trouvent le courage d’en sortir. Et pour finir, d’après elle, ses propres grands-parents ne font plus partis de la secte… Il leur a fallu 40 ans mais ils ont enfin compris la nocivité de la Scientologie. Concernant l’oncle de Jenna, Dave, il est toujours à la tête de la secte. En revanche, sa femme n’a pas été vue en public depuis 2007, personne ne sait où elle est… Probablement dans un cul-de-basse fosse de la Scientologie. Et l’oncle Dave s’épanouit aux commandes de la secte, embrassant complètement le pouvoir et la peur qu’il inflige aux autres, ne prêtant pas attention aux témoignages (nombreux) qui l’accuse de maltraiter et de frapper le personnel de la Sea Org qui le servent…
 
La lecture de La Ferme des animaux m'a fait réaliser que le fonctionnement de cette secte est similaire à ce qui est dénoncé dans le livre de Jenna. Similaire aussi à la politique en place en Corée du Nord. La secte, une autre forme du totalitarisme ? En tout cas, pour moi, ma conviction est faite ! Le point commun entre le fonctionnement de la Corée du Nord et celui de la Scientologie est tellement semblable que ça en devient effrayant. La Corée du Nord, c’est loin. Je ne peux pas en dire autant de la Scientologie qui continue ses exactions bien tranquillement en n’oubliant pas, bien sûr, de ramasser le plus possible d’argent au passage.
 
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18:46 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : documentaire, jenna miscavige hill, lisa pulitzer |

25 mai 2016

La Ferme des animaux

littérature britannique,fantasy,George OrwellLa Ferme des animaux de George Orwell paru en 1984 chez Folio.
 
Je me suis rendue compte que je n’avais jamais lu La Ferme des animaux d’Orwell en lisant l’interview d’une réfugié nord-coréenne, c’est un sujet qui m’intéresse tout particulièrement en ce moment. Yeonmi Park déclare « Lire La Ferme des animaux m’a libérée de l’emprise de la dictature sur mes opinions. J’y ai retrouvé toutes les techniques utilisées par le régime pour contrôler la population – tout était dans le livre. Avant ce bouquin, j’étais persuadée que tout ce qui était étranger au régime ne pouvait qu’être maléfique ». Ce témoignage m’a marquée et à mon tour, je me suis plongée dans cette satire politique animalière.
 
Un cochon très âgé prédit qu’un jour la révolution aura lieu et que les animaux domineront le monde en partageant entre eux le fruit de leur labeur. L’occasion de faire la révolution se présente plus tôt que prévu. Ivre, le fermier a oublié de nourrir les animaux qui se rebellent et le chassent de la ferme.
 
Au début, les animaux s’organisent en comités, les décisions étant voté collégialement. Mais des dissensions apparaissent entre les deux cochons, Boule de Neige et Napoléon. Un jour, Napoléon évince Boule de Neige en le chassant grâce à des molosses qu’il a élevé en secret. Il prend alors le pouvoir et décrète que Boule de Neige est un traître et que quiconque s’oppose à lui, sera exécuté.
 
Petit à petit, la vie se durcit pour les animaux de la ferme, hormis pour les cochons, qui finissent par quitter l’étable pour habiter dans la maison des fermiers, commencent à pratiquer le négoce et à traiter les autres animaux comme des esclaves. Napoléon finit par pervertir totalement l’esprit de l’animalisme, la théorie philosophique inspirée au départ par Sage l’Ancien, le cochon âgé.
 
Le roman est bien sûr une critique du stalinisme si on le replace dans son contexte historique. Mais je comprends pourquoi Yeonmi a été touchée par cette lecture car on y retrouve tous les pires travers d’un régime totalitaire. C’est pourquoi, ce roman est – malheureusement – toujours d’actualité et un classique intemporel.
 
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littérature britannique,fantasy,George Orwell

22:55 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature britannique, fantasy, george orwell |

23 mai 2016

Rescapé du camp 14

documentaire,Blaine HardenRescapé du camp 14 de Blaine Harden paru 2012 chez Belfond (existe aussi en poche).
 
Blaine Harden a recueilli dans ce livre le témoignage d’un jeune garçon qui s’est échappé d’un camp nord-coréen. Shin y a subi la torture, les privations et a, finalement, eut le courage et l’audace de s’enfuir.
 
La première particularité de ce témoignage est que Shin a été conçu et est né dans le camp. Comme son père et sa mère avaient bien travaillé, ils ont été choisi pour former un couple par les gardes et le père avait le droit de rendre visite à son épouse cinq fois dans l’année.
 
La deuxième particularité de ce témoignage est qu’au début de l’année 2015, Shin a avoué avoir menti : il avait déjà tenté à plusieurs reprises de s’évader, il a même réussi une fois à atteindre la Chine et c’est cela qui l’a conduit au camp 14. Il a menti également sur son âge lors de la mort de sa mère qui aurait été abattu par les gardes avec son frère aîné pour avoir fomenté une tentative d’évasion ce qui a valu à Shin de subir d’intenses séances de tortures. Malgré cela, les stigmates que portent son corps indiquent bien que Shin a grandi dans un camp.
 
Malheureusement, ses mensonges – mêmes mineurs et qui peuvent se comprendre vu son traumatisme et la difficulté de vivre dans un mode normal – a créé une vague d’indignation chez les autres réfugiés Nord-Coréens qui craignent désormais que leur parole soit mise en doute. Malgré tout, ce documentaire très documenté et bien écrit reste un témoignage décisif sur la réalité de la vie dans les camps nord-coréens.
 
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documentaire,Blaine Harden

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14 avril 2016

Pratique de lecture chez les people -167

potins,people,sarah jessica parker,pratique de lecture,série tv
 
 
Les derniers écrits de la journaliste russo-américaine, Anna Politkovskaïa, assassinée en 2006 à Moscou.
 
Ce livre est disponible en français.

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11 avril 2016

Brèves de banque de prêt -13

Trois sexagénaires viennent pour emprunter des CD de variétés françaises.
 
Je leur précise aussi que la bibliothèque possède des DVD : « Et alors là, vous avez les DVD pour adultes. »
 
Et une des dames pose cette question : « Vous avez des films pornographiques ??? »
 
Moi : « Hein ? Quoi ? Non, non, non, ce sont des films de cinéma et des documentaires ! Les films pour enfants sont derrière vous ! »
 
J’avais oublié qu’en ajoutant « pour adulte », il risquait d’y avoir une légère confusion !

22:43 Publié dans Boulot boulot | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bibliothèque, usager |

08 avril 2016

L’Affaire des poisons

documentaire,Jean-Christian PetitfilsL’Affaire des poisons de Jean-Christian Petitfils paru en 2010 chez Perrin (existe aussi en poche).
 
Direction le Grand Siècle pour essayer d’en savoir un peu plus sur la fameuse affaire des poisons qui a suscité beaucoup d’émotions à la cour Louis XIV entre 1679 et 1682. Cette histoire m’avait marquée lorsque j’ai vu Angélique et le Roy (je regardais la série des Angélique tous les étés lorsque j’étais jeune !).
 

Ce livre était l’occasion de confronter la fiction d’après les romans d’Anne et Serge Golon avec la réalité telle qu’elle est rapportée par un historien, spécialiste de l’époque. Après la lecture de ce livre, je ne peux que constater que le film de Bernard Borderie a évoqué l’affaire en respectant les faits historiques. J’ai même découvert à ma grande surprise que le personnage de Desgrez, joué par Jean Rochefort dans le film a vraiment existé et qu’il a été au cœur de cette affaire pour le compte de La Reynie, le premier lieutenant de police de Paris.
 
Cette affaire commence par une première histoire en 1672 qui implique la Marquise de Brinvillers qui a empoisonné à tour de bras son entourage pour toucher son héritage. Mais cette première histoire en entraîne d’autres. Y sont impliqués des empoisonneurs, des faux-monnayeurs, des personnes qui organisent des messes noires et qui sacrifient des enfants. Quand l’enquête semble trop se rapprocher de Madame de Montespan qui était toujours la favorite de Louis XIV, la justice fait machine arrière et condamne au bûcher les plus coupables, envoie aux galères les hommes qui le sont moins et le reste, ceux qui ont eu le malheur d’évoquer la Montespan sont envoyés sans procès et jugement dans des forteresses en province où ils resteront jusqu’à leur mort.
 
Petitfils a repris tous les documents d’époque relatifs à cette affaire qui ont survécu à la purge de Louis XIV, pour établir les faits avec le plus de précision possible. Il s’interroge sur la culpabilité de la Montespan. A-t-elle vraiment voulu empoisonner le Roi et Mademoiselle de Fontanges (sa favorite à l’époque) ? Où est-ce plutôt sa servante, Mademoiselle des Œillets qui, ayant bénéficié de l’attention du Roi sans se voir officiellement déclarée favorite avec tous les avantages que cela comporte, a voulu se venger ? L’auteur nous fait le compte-rendu de ce qui est devenu une affaire d’État de façon passionnante et en adaptant un style Grand Siècle qui ne dépare pas avec les nombreuses citations d’époque.
 
Ce documentaire se lit comme un roman policier mais on ne peut pas oublier qu’il ne s’agit pas de fiction et que des faits horribles ont vraiment eu lieu. On imagine bien l’horreur des personnes mises dans le secret car ce que cette affaire a mis en évidence est particulièrement choquant ! Un très bon documentaire qui permet d’en savoir plus sur l’affaire des poisons, une affaire d’État aussi répugnante que palpitante.
 
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documentaire,Jean-Christian Petitfils

09:31 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : documentaire, jean-christian petitfils |