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24 décembre 2016

Joyeuses fêtes !

blablabla,gribouillage

17:00 Publié dans Moi je moi-même | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : blablabla, gribouillage |

22 décembre 2016

La Déchéance de Mrs Robinson

documentaire,kate summerscaleLa Déchéance de Mrs Robinson de Kate Summerscale paru en 2013 chez Christian Bourgois existe aussi en poche).
 
Milieu du 19ème siècle. Après un veuvage Mrs Walter épouse Mr Robinson. Ce n’est pas un mariage d’amour. Son mari étant ingénieur, il voyage souvent. À Édimbourg Mrs Robinson fréquente des intellectuels locaux, c’est une femme qui aspire à être plus qu’une femme au foyer, le rôle que la société anglaise de l’époque la force à avoir notamment dans la bourgeoisie. Dans cette ville, elle s’éprend d’un homme plus jeune, il est marié et elle va souvent chez le couple, emmène leurs enfants en vacances avec les siens.
 
Mrs Robinson écrit un journal où elle confie le trouble qu’elle ressent. C’est à l’époque, la grande mode des journaux intimes. De vrais journaux d’écrivains sont publiés, d’autres, sont des romans déguisés sous cette forme. Mais le mari de Mrs Robinson tombe sur son journal alors que celle-ci est malade. Il rafle tout, les lettres, les journaux et commence une procédure de divorce pour adultère.
 
À l’époque, une nouvelle loi vient de passer, permettant aux membres de la bourgeoisie de divorcer. Auparavant, seuls les très riches pouvaient payer la procédure. Pour divorcer, un homme devait apporter la preuve de l’infidélité de son épouse. L’épouse, elle, devait prouver non seulement l’infidélité du mari mais aussi avoir été victime de mauvais traitements. Mr Robinson se sert du journal comme preuve. L’avocat de Mrs Robinson soutient que ce qui est écrit dans ce journal intime n’est qu’une fiction. Mrs Robinson est-elle vraiment une femme adultère ou une femme passionnée qui s’est laissée emportée par son imagination ?
 
La lecture des extraits du journal (largement publié dans la presse de l’époque) ne permet pas de la dire. Mrs Robinson a beaucoup d’emphase et a l’air de tout exagérer. Il y a du « Madame Bovary » chez cette Mrs Robinson.
 
Le sort de cette femme, qui voulait désespérément aimer quelqu’un (en dehors de ses enfants), est très touchant. On vit avec beaucoup d’empathie la trahison ultime de son mari (un être qui apparaît à la lecture du journal comme un être tout à fait méprisable). Contrairement au précédent livre de Kate Summerscale, la lecture de celui-ci n’a pas été laborieuse et le sujet est vraiment passionnant.
 
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22:31 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : documentaire, kate summerscale |

19 décembre 2016

La Fille derrière le rideau de douche

documentaire, robert graysmithLa Fille derrière le rideau de douche de Robert Graysmith paru en 2014 chez Denoël (existe aussi en poche).
 
Dans ce documentaire, l’auteur du Zodiac raconte le meurtre d’une femme confondue avec Marli Renfro, la femme nue que l’on voit dans la scène de la douche du film Psychose d’Alfred Hitchcock. Janet Leigh n’a tourné que les scènes où l’on voit son visage. Voici la scène en question :

Bon ça, c’est ce que je croyais lire… En fait, ce livre évoque avec détail la vie de Marli Renfro (une pin-up des années 60) entrecoupé de passage consacré à un tueur en série qui n’est pas celui qui a assassiné la femme qu’il croyait être Marli Renfro ! Donc un type qui n’a rien à voir avec la choucroute sauf qu’après vu Psychose au cinéma, il a décidé d’assassiner la vieille dame qui l’accompagnait… Mais ce type avait déjà tué avant (des voix dans sa tête qu’il ne calmait qu’en assassinant d’après ses déclarations) et aurait tué à nouveau même s’il été allé voir un dessin animé… Donc cette lecture… que dire ?
 
À part que je n’ai vraiment pas apprécié ! Comme dans le précédent livre de Graysmith, c’est archi confus, sans plan, et le top du top, sans intrigue ! Certes, ce n’est pas un roman mais quand même, si je lis un truc qui n’a rien à voir avec la quatrième de couverture, c’est qu’il y a un problème quand même !
 
J’en ai terminé avec cet auteur, il n’est pas près de se retrouver à nouveau dans ma pile de livres à lire…
 
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documentaire, robert graysmith

16:23 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : documentaire, robert graysmith |

17 décembre 2016

Zodiac

documentaire,Robert GraysmithZodiac de Robert Graysmith paru en 2007 chez Le Rocher.
 
Californie, fin des années 60, un homme envoie des courriers à la presse se vantant de ses meurtres. Il s’agit du Zodiac qui a assassiné cinq personnes et blessé grièvement deux autres. Lui-même revendique 37 meurtres ! Ses lettres vont terrifier les habitants de la région de San Francisco, le Zodiac menace également de s’en prendre aux cars scolaires. La police va donc escorter les cars pendant longtemps avant que le tueur ne cesse finalement toute communication. Il ne sera jamais appréhendé.
 
Robert Graysmith travaillait alors au journal qui a reçu la majorité des lettres. Il reprend l’enquête depuis le début, interrogeant les survivants, les policiers et essayant de comprendre comment et pourquoi ce tueur n’a jamais été arrêté après des décennies d’enquête. Il s’avère que le Zodiac a profité d’avoir commis ses crimes dans plusieurs juridictions. Il y avait très peu de partage d’information entre les différents enquêteurs. Pourtant un suspect émerge : il a le profil psychologique, tout semble l’accuser mais il mourra sans jamais être inculpé.
 
Dans ce livre, Graysmith émet l’hypothèse que le Zodiac était Arthur Leigh Allen. Un homme qui a été interné quand le Zodiac a cessé toute communication avec la presse. Allen a été accusé de conduite inapproprié envers un mineur. Avant cela, il vivait dans la ville où les meurtres ont commencé. Il semblerait qu’il connaissait une des victimes. Il portait également une montre de la marque suisse Zodiac dont le logo est similaire au motif utilisé par le Zodiac pour signer ses lettres.
documentaire,Robert Graysmith
Publicité de la marque Zodiac
documentaire,Robert Graysmith
Lettre envoyé en 1970 au San Francisco Chronicle qui employait Graysmith comme dessinateur de presse
 
Pour Graysmith comme pour certains enquêteurs, Allen est le Zodiac. Malheureusement, l’analyse graphologique n’a jamais pu déterminer si Allen avait écrit les lettres. Il faut dire qu’Allen était ambidextre et a pu dissimuler son écriture. Mais aujourd’hui, grâce aux avancées scientifiques, la comparaison de l’ADN détenu dans les dossiers et celui, prélevé, d’Allen, exonère ce dernier.
 
Sur le papier, la démonstration de Graysmith est plutôt convaincante même s’il a tendance à confondre corrélation et causalité et a des arguments un peu légers pour appuyer ses dires (exemple : Allen est un très bon chasseur – il chasse d’ailleurs avec un arc et des flèches –, c’est normal, il est sagittaire – un homme avec un corps de cheval qui tire à l’arc tel qu’est symbolisé habituellement ce signe du Zodiaque –  ! Euh… c’est stupide, non, comme raisonnement ? Ou bien, c’est moi qui débloque ?).
 
Le gros point noir pour moi c’est que la lecture de ce livre est laborieuse, ça part dans tous les sens, le plan de l’auteur est complètement anarchique et m’a souvent perdu en cours de route ! Robert Graysmith est probablement un meilleur dessinateur de presse que journaliste !
 
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documentaire,Robert Graysmith
C’est tellement fouillis que c’est à se demander comment David Fincher a réussi à en faire quelque chose lorsqu’il a adapté ce livre au cinéma en 2007 !
 
 
Ici, un portrait du Zodiac sur un site excellent qui est une mine d’informations sur les tueurs en série sans les encenser.

08:11 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : documentaire, robert graysmith |

14 décembre 2016

Pratique de lecture chez les people -175

potins,people,Zooey Deschanel,pratique de lecture,cinéma
Zooey Deschanel que j’adore dans la série New Girl, je l’ai découverte dans H2G2 : le guide du voyageur galactique.
 
 
Un livre de cuisine dont les recettes sont basées sur 10 ingrédients emblématiques de la cuisine américaine.

22:10 Publié dans Paillettes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : potins, people, zooey deschanel, pratique de lecture, cinéma |

10 décembre 2016

Lampe en papier découpé

Coup de cœur pour cette boutique Etsy !
 
Sur Trysogodar, on trouve des boîtes lumineuses contenant un décor en papier découpé, le tout à des prix très accessibles… L’auteur de ces boîtes est inspiré par les dessins animés donc cette lampe d’ambiance est parfaite pour une chambre d’enfant ou… pour une personne qui a su conserver son âme d’enfant !
 
Mes préférées :
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Alice au pays des merveilles
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Mon voisin Totoro
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Peter Pan
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Silhouette de cerfs dans la forêt

22:40 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : design, papier |

29 novembre 2016

Le Monstre de Florence

documentaire,Mario Spezi,douglas prestonLe Monstre de Florence de Douglas Preston et Mario Spezi paru en 2010 chez L’Archipel (existe aussi en poche).
 
Florence… Ses palais Renaissance, ses œuvres des plus grands artistes italiens, sa campagne toscane et… son monstre.
 
De 1974 à 1985, un tueur en série sévit dans les collines autour de Florence. Ses cibles ? Les jeunes couples qui batifolent dans leur voiture la nuit lors des week-ends estivaux. Son mode opératoire ? Il abat l’homme au pistolet puis la femme, il s’acharne ensuite sur le corps de celle-ci. Le coupable ? Jamais arrêté. Par contre, ce ne sont pas les suspects qui ont manqué ! Car en plus de ce drame horrible, cette affaire cache un autre drame, et un autre encore comme les fameuses poupées russes. La justice italienne, tellement pressée de conclure cette affaire, a suivi toutes les pistes même les plus abracadantesques, même celles qui sont infirmés par les maigres preuves récoltées à l’époque. C’est bien simple, tout le monde a été suspecté à un moment ou à un autre à Florence. C’est ce qui est arrivé à Douglas Preston et Mario Spezi…
 
Dans les années 2000, l’auteur à succès, Douglas Preston, décide d’écrire un thriller qui a pour cadre Florence. Il s’y rend donc avec femme et enfants et rencontre Mario Spezi, un journaliste qui a couverts les faits divers pendant longtemps. Celui-ci se met à lui raconter l’histoire du Monstre de Florence qui tué un couple pas loin de là où habite Preston. Douglas Preston est rapidement fasciné par l’affaire et avec Spezi, il décide d’écrire un article pour le New Yorker.
 
Ils reprennent donc tout depuis le début et pensent avoir trouvé le coupable. Sauf, qu’à ce moment-là, l’affaire est toujours en cours et les policiers, les juges d’instruction qui enquêtent sont partis dans une direction complètement opposée à la leur. Au lieu de se baser sur les preuves pour trouver le coupable, ils ont des coupables et tordent les preuves dans tous les sens pour que celles-ci confirment leurs dires. Ils sont également aiguillés dans leur enquête par une illuminée romaine qui voit dans cette histoire un complot satanique qui implique tellement de personne que bientôt Mario Spezi est devenu le principal suspect et est envoyé en préventive. Douglas Preston est, quant à lui, soupçonné de complicité et de faux-témoignage ! Pour se sortir de ce guêpier judiciaire, il leur aura fallu beaucoup d’opiniâtreté et de courage. Ce livre est le récit de leur enquête et de leurs multiples déboires avec la justice italienne.
 
Ce documentaire ce lit comme un roman, il n’y a pas de temps mort ! On commence par l’histoire de Spezi, qui a couvert pour son journal les crimes du Monstre dès le début. Puis on arrive au récit de Preston et leur enquête. C’est passionnant, édifiant et effrayant. Les meurtres sont atroces, pas de doute là-dessus mais l’hystérie judiciaire qui a suivi fait froid dans le dos. Des innocents sont envoyés en prison, des réputations sont salies par les insinuations des uns et des autres. L’histoire du Monstre a inspiré Thomas Harris pour la suite du Silence des agneaux, certains lieux de la ville ont servi de cadre au tournage du film Hannibal de Ridley Scott.
 
Mais près de 50 ans après les meurtres, cette affaire hante toujours les habitants de Florence et il est fort probable que, contrairement à un roman, on ne sera jamais sûr à 100% si la théorie de Preston et Spezi est exacte même si c’est la plus probable au regard des preuves matériels et du profil établi par la FBI…
 
Mon premier « True Crime », genre littéraire qui n’a pas encore de traduction en français du fait du peu de public en France pour ce type d’ouvrage, c’est très instructif et passionnant. Le sujet est, certes, difficile car on est dans la réalité et plus la fiction et on ne peut s’empêcher de penser avec émotion aux victimes et à leurs proches, mais l’enquête des auteurs tient haleine le lecteur autant que le ferait un bon thriller je pense…
 
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documentaire,Mario Spezi,douglas preston

08:59 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : documentaire, mario spezi, douglas preston |