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22 avril 2007

Sans commentaire...

Vu rue Amelot dans le 11ème arrondissement à Paris.

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20:25 Publié dans Moi je moi-même | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : graffiti, nicolas sarkozy |

21 avril 2007

Un conte...

medium_La_voleuse_de_livre.jpg La Voleuse de livres de Markus Zusak paru en 2007 chez Oh ! Éditions.

Ce roman très poétique et émouvant s’adresse autant aux adultes qu’aux ados, il est d’ailleurs paru chez Pocket Jeunesse.

L’histoire se passe en Allemagne, de 1939 à 1943, l’héroïne est une petite fille prénommée Liesel qui dès le début du roman perd son petit frère dans le train qui la mène elle et sa mère dans les environs de Munich où les enfants devaient être recueilli par un couple, Hans et Rosa Hubermann.

Les parents de Liesel disparaissent assez vite du roman. Le père n’est pas présent et la mère s’éclipse rapidement. On comprend par la suite pourquoi, ils sont communistes. Ce mot, la fillette ne le comprend pas mais elle sait que c’est Hitler qui lui a pris ses parents.

Elle est finalement plus ou moins adoptée par les Hubermann, des gens pauvres mais au grand cœur. Hans est peintre en bâtiment sans travail fixe car personne ne veut l’engager depuis qu’il a repeint gratuitement les façades de boutiques appartenant à des Juifs tagguées par des nazis. Mais il joue de l’accordéon dans des cabarets. Rosa apparaît plus rustre, elle traite tout le monde de cochon, mais c’est une femme sensible malgré tout. Elle lave et repasse le linge pour des notables de la ville.

Liesel ne sait pas lire et pourtant elle vole des livres. Son premier vol a lieu après l’enterrement de son frère, elle dérobe le manuel du jeune fossoyeur. C’est avec ce livre qu’Hans lui apprendra à lire et apaisera ses cauchemars. La lecture deviendra pour elle un moyen d’évasion bien sûr mais aussi de survie. Elle volera par pulsion comme le soir de l’autodafé :

« Quelque chose lui disait que ce bûcher était un crime – après tout, ses trois livres étaient ce qu’elle possédaient de plus précieux –, mais elle avait une envie irrésistible de voir la pile s’enflammer. Les humains aiment bien le spectacle d’une petite destruction, me semble-t-il. Ils commencent par les châteaux de sable et les châteaux de cartes et ils vont de plus en plus loin. Ils sont particulièrement doués pour ça. »

La particularité de ce roman, qui à coup de petites touches esquissent le portrait d’une Allemagne qui refusent de se laisser entraînée dans l’hystérie hitlérienne, c’est que le narrateur omniscient n’est pas Dieu, mais la Mort. C’est elle qui raconte l’histoire de Liesel qu’elle a croisé à de nombreuses reprises lors de ces années, elle qui a emporté ceux que Liesel chérissait le plus :

« ETAT NOMINATIF ABREGE DE 1942

1. Les Juifs désespérés – leur âme dans mon giron, tandis que nous nous tenions sur le toit, près des cheminées fumantes.
2. Les soldats russes – n’emportant que peu de munitions et comptant sur celles des morts et des blessés.
3. Les cadavres détrempés échoués sur le sable et les galets d’une côte française.
***
La liste est encore longue, mais j’estime pour le moment que trois exemples suffisent. Avec ces trois exemples, vous avez déjà dans la bouche le goût de cendre qui définissait mon existence cette année-là.
Tant d’être humains. Tant de couleurs.
Ils continuent à m’habiter. Ils harcèlent ma mémoire. Je vois les tas immenses qu’ils forment, empilés les uns sur les autres. L’air est comme du plastique, l’horizon comme de la colle en train de prendre. Le ciel est fait de gens, un ciel percé et qui goutte, tandis que des nuages cotonneux couleur de charbon battent comme des cœurs noirs.
Et puis… Et puis il y a la Mort. Moi, la narratrice. Qui me fraie un chemin dans tout cela. En surface : imperturbable, impassible. En dessous : défaite, déconcertée, déboussolée. […]
On dit que la guerre est la meilleure amie de la mort, mais j’ai une autre opinion là-dessus. À mes yeux, la guerre est comparable à un nouveau patron qui attend de vous l’impossible. Il est là, sur votre dos, à répéter sans arrêt : "Il faut que ce soit fait, il faut que ce soit fait." Alors, vous mettez les bouchées doubles. Et le travail est fait. Pour autant, le patron ne vous remercie pas. Il vous en demande plus encore. »

Cette histoire qui aurait pu être très sombre est en fait une sorte de conte de fées, certes un peu gothique puisque racontée par la Mort.

Liesel y apprend l’amitié, l’affection d’une famille même si celle-ci n’est pas de son sang, elle prend conscience du besoin de solidarité entre les hommes et surtout, le plus important pour la bibliothécaire que je suis, elle y découvre le pouvoir des mots, l’amour des livres et de la lecture !

23:20 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature australienne, roman historique, markus zusak |

19 avril 2007

Faute de goût

Jessica Simpson (chanteuse-actrice) tente sûrement de lancer la mode des jeans larges taille haute mais je suis pas, mais alors pas du tout, convaincue que ça sois seyant !
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Voilà sa tenue mardi soir lors d’un anniversaire au bar Cabo Cantina à Los Angeles. On dirait qu’elle porte une couche...
À moins que ce soit un jeans de grossesse et dans ce cas, voudrait-elle faire passer le message sans en charger son service de relations publiques ?
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Voici sa tenue de la veille, elle a pas l’air très enceinte même si ses seins menacent de sauter à la figure du photographe qui aurait pu se faire éborgner par un nichon de starlette lors de cette prise de vue !

11:35 Publié dans Paillettes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : potins, people, jessica simpson |

13 avril 2007

Du blog au livre...

Voici deux livres, recueils de nouvelles pour être précise, que je soutiens haut et fort. J’ai acheté le premier les yeux fermés, connaissant déjà les histoires.

medium_La_chambre_d_albert_camus.jpgIl s’agit de La Chambre d’Albert Camus et autres nouvelles de Ron l’Infirmier paru en 2006 chez Privé. J’ai commencé à lire son blog il y a de ça quelques années maintenant, fin 2004-début 2005 (ça fait si longtemps ? le temps passe trop vite…). J’ai tout de suite accroché. Les histoires sont vivantes, très bien racontées, ça c’est pour la forme. Mais le fond n’est pas absent, c’est drôle, triste, amusant, grave, toujours très juste. Cet homme a pris le pseudo de « Ron », comme Ron Weasley dans Harry Potter et en tant que fan d’Harry Potter, ça ne m’a pas laissé indifférente. Il raconte sa vie, son travail, ses amours, ses passions.

À travers ses histoires, on découvre vraiment ce qu’est le job d’un infirmier au quotidien, que ce soit à l’hôpital, en libéral, dans une grosse boîte… Mais on est aussi émut par ses récits plus personnels sur son enfance et son parcours. On sourit en lisant ses articles sur les groupes de musique qu’il adore (à part mon père, je n’ai jamais vu quelqu’un qui connaisse autant la carrière des Beatles !?!), sa dévotion envers Madonna, son côté kitsch. Et puis comme moi, il aime bien les potins de people et les séries américaines.

Encore autre chose à propos de Ron… On dit qu’on commence à écrire un blog car on a lu un blog en particulier qui a servi de déclencheur, je me rappelle que Ron en avait parlé dans un billet. À ce moment là, je ne savais pas encore qu’il serait mon déclencheur. C’est grâce à lui si j’écris ici. Non pas qu’en le lisant, je me suis dit : « Je peux faire mieux ! », non, pas du tout. Juste « Moi aussi j’ai des choses à dire. J’ai envie de les raconter à plus de gens, de sortir du cadre familial de l’anecdote entre le fromage et le dessert. » Cela dit, je continue à penser que la vie d’une bibliothécaire est moins passionnante que celle d’un infirmier ou d’un policier…


medium_Flic.jpgSuperbe transition pour vous parler du deuxième livre : Flic, chroniques de la police ordinaire de Bénédicte Desforges paru en 2007 chez Michalon. Je n’ai découvert son blog qu’en début d’année, en traînant de blog en blog comme souvent. Et là, même si les histoires n’étaient plus disponibles dans leur intégralité car elle allait être éditée, j’ai toute suite était séduite par son style et par son approche de ce métier.

Je ne dirais pas que j’ai des préjugés sur le métier de flic, les rares fois où j’ai eu affaire à eux personnellement ne m’ont pas traumatisée, je me rappelle même avoir été convoquée pour une histoire toute bête à la préfecture de Police du 13ème arrondissement à Paris et avoir trouvé le jeune homme qui m’interrogeait très très plaisant… Mais je suis comme beaucoup de monde, outrée par les abus ou les bavures.

Le livre de Bénédicte Desforges permet de toucher du doigt la réalité de cette profession, dans ce qu’elle a de plus noble (la compassion pour les victimes, la volonté de participer à un monde meilleur et plus juste) et dans ce qu’elle a de plus sordide (la violence de certains agents, apparemment formé à la va-vite, qui envenimement les situations plutôt que de les apaiser, la hiérarchie obsédée par le « Chiffre » et les directives de ministres de tutelle qui soigne plus leur image que leurs troupes).

Tout de suite après les avoir lu, je les ai donné à la bibliothèque. Et j’ai bien fait. Monique s’est jetée dessus. Elle avait entendu parler du livre de Bénédicte Desforges à la radio car il est soutenu par France Inter mais je ne crois pas qu’elle connaissait Ron l’Infirmier.

Résultat, les deux livres sont sur l’étagère des coups de cœur de la bibliothèque et ma crédibilité dans mes choix littéraire s’en est trouvé accrue ! Elle les conseille à plein de lecteurs maintenant et à mon tour, je vous invite fortement à lire ces deux livres.

Ne les cherchez pas dans votre bibliothèque préférée, vous ne les trouverez pas (j’ai vérifié dans divers catalogue en ligne). Achetez-les, lisez-les et ensuite, vous ne pourrez que les recommander autour de vous.

10 avril 2007

Tatto run run

David Beckham, qui reste sur le banc de touche depuis quelques semaines pour cause de blessure au genou, a trouvé le temps de se faire un nouveau tatouage sur l’avant-bras.
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Ce tatouage ne vous rappelle rien ?

On dirait celui de Wentworth Miller alias Michael Scofield dans Prison Break.

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David Beckham a avoué être un vrai fan de la série et pense depuis pas mal de temps copier les tatouages du héros si sexy.

Wentworth Miller dans une interview au Daily Mail en 2006, se montre flatté même s’il trouve ça dingue de se faire des tatouages de cette taille parce que ça fait vachement mal !

11:50 Publié dans Paillettes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : potins, people, david beckham, wentworth miller, série tv |

30 ans sinon rien

Pourquoi une jeune femme de 30 ans, intelligente, bien éduquée, catégorie CSP + parle de son fiancé/compagnon/petit ami en disant : « Mon chéri ceci… », « Mon chéri cela… » en prenant la voix d’une gamine à peine pubère ? Et pas une fois, deux fois, sur le ton de la plaisanterie entre filles mais régulièrement, quasiment à chaque phrase où il est question de l’homme en question.

Il n’y a que moi que ça énerve ou bien on est plusieurs à ronger notre frein devant ce genre de fille, pas méchante pour un sou pourtant, mais qui minaude de façon écoeurante, avec l’envie de la secouer et lui hurler dans les oreilles « Mais putain de bordel ! Tu vas arrêter tes manières de lolita à 10 balles ! »

Je sais bien ce que ces filles (et d’autres) me répondraient : « De toute façon, toi, t’es jalouse !!! » sur l’air du « Bouh qu’elle est méchante ! ». Mais merdalors ! Il est pas question d’envier ou de jalouser ces filles : c’est pas tellement le fond qui m’agace mais la forme.

Y’a pas une façon moins immature de parler de l’amour de sa vie ? Il a pas de prénom cet homme ? Ou chuis trop conne pour pas comprendre le lien d’intimité entre eux ?

02:40 Publié dans Moi je moi-même | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : blablabla |

09 avril 2007

Le veuvage de Sophie

medium_La_Nouvelle_vie_de_Sophie_S..jpg La Nouvelle vie de Sophie S. de Lolly Winston paru en 2006 chez Presses de la Cité.

Sophie Stanton, 36 ans, habite à San Jose, capitale de la Silicon Valley. Elle travaille comme attachée de presse et passe ses journées à vendre les mérites d’un patch à poser sur le scrotum pour pallier à un déficit de la fonction testiculaire. Un boulot chiant mais qui paye bien.

Sauf que Sophie est veuve depuis 3 mois (son mari est mort du cancer) et elle ne va pas bien. Pas bien du tout. Elle va à un groupe de soutien qui ne lui fait aucun bien. Elle subit les assauts de sa belle-mère qui la houspille pour qu’elle prenne « le taureau par les cornes », pour qu’elle « relève la tête bien haut ! » sur l’air du « Moi aussi je suis veuve et en plus je viens de perdre mon fils unique ! ».

Mais Sophie n’entend rien de tout cela. Elle se gave de gaufres et de crème glacée, se découvre un comportement obsessionnel compulsif et surtout, va au travail en robe de chambre et pantoufles petit-lapin, ce qui sonne le glas de sa carrière de yuppie.

Elle décide alors de vendre sa maison et partir à Ashland, petite bourgade de l’Oregon (enfin tout est relatif : 20 000 habitants, mais à côté des 900 000 de San Jose, c’est petit).

Ashland existe vraiment et est connu pour son festival Shakespeare annuel. C’est aussi un jeu de mot : ash = cendre et land = terre. Le mari de Sophie a été incinéré et ses cendres dispersées sur le rivage, cela la perturbe beaucoup à un moment, elle n’a pas de lieu où se recueillir. Dans cette ville, Sophie retrouve son amie de lycée, Ruth dont le mari s’est barré avec sa secrétaire la laissant avec sa petite fille.

Pendant ce temps, Sophie passe par toute les phases du deuil : le déni, la colère, la compensation et le but suprême à atteindre, l’acceptation. Mais cela ne va pas sans mal. Elle décide dans un premier temps de se trouver un logement, fantasme sur son thérapeute, puis sur son agent immobilier, s’inscrit dans un programme social « Grand frère/Grande sœur »… Sophie qui pensait avoir à s’occuper une fois par semaine d’une gentille petite fille à couettes avec qui elle jouerait aux lego et regarderait des Disney se retrouve avec une gamine de 13 ans, Crystal, une jeune fille agressive et solitaire, le mouton noir de son école dont la mère se préoccupe plus de ses propres petits copains successifs que du bien-être de sa fille.

Sophie doit donc apprendre à gérer sa propre douleur face à sa solitude mais aussi celle de Crystal qui s’automutile, celle de Ruth qui est très désabusée et de peur d’être seule, sort avec des loosers à la limite du débile profond et enfin, celle de Marion, sa belle-mère qui passe quelques jours chez elle avant de s’installer définitivement, en dépit de son début d'Alzheimer qui lui fait demander à tout le monde quand son fils revient.

Sophie trouve un petit boulot comme serveuse mais ce n’est pas un grand succès. Elle finit en cuisine, promut « salade girl » puis rapidement trouve la rémission en confectionnant des gâteaux.

Ce roman, dont les différents sujets sont assez douloureux, est surtout un très bon roman de chick lit’ qui trouve toujours le ton juste entre la comédie et la gravité. Lolly Winston ne manque pas d’humour et dépeint une héroïne attachante avec qui on progresse dans le travail de deuil.

Voici un extrait du roman :

« Voici ce qui arriverait dans un film : une femme célibataire décide de partir s’installer dans une bourgade de campagne pour refaire sa vie, et un bourlingueur aux allures de Sam Shepard – élancé et musclé, le menton fendu d’une fossette, la taille svelte prise dans un jean délavé – fait sa connaissance. Il possède un vieux pick-up Ford avec un bon gros labrador sur la banquette arrière, ainsi qu’un grand lit douillet avec des montants en cuivre et une immense couverture en mohair sous laquelle on voudrait rester blottie des jours entiers.
Et voici ce qui arrive dans la vraie vie : une femme célibataire décide de partir s’installer dans une bourgade de campagne pour refaire sa vie, et le professeur Nimbus – avec une haleine qui rappelle vaguement la caisse du chat et des doigts moites et boudinés comme des saucisses – fait sa connaissance. Malgré sa calvitie précoce, elle se dit qu’il pourra peut-être lui procurer la compagnie bon enfant dont elle a besoin, et que quelques petits airs de Mozart pourraient lui faire oublier momentanément ses soucis. »

Pour conclure, Julia Roberts a acheté les droits et devrait incessamment sous peu incarner Sophie au cinéma.

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Julia Roberts en octobre 2006 lors d’une conférence de presse sur la proposition 87 de Bill Clinton sur les énergies propres et alternatives.
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San Jose, Californie
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Ashland, Oregon

06:05 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature américaine, chick lit, lolly winston |