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30 septembre 2008

Par mes moustaches, je suis en r'tard, en r'tard, en r'tard !

Ça fait déjà un mois que la bibliothèque a rouverte après la coupure estivale et on récupère encore des livres qui sont partis en vacances avec les usagers. Oui, à ce niveau là, c’est un bon gros retard qui a de quoi les crisper un peu quand ils nous tendent leurs livres par-dessus la banque de prêt.

Il y a tous les cas de figure : ceux qui les dépose en loucedé, l’air de rien, ni bonjour ni merde et qui repartent aussi sec avant même qu’on ai eu le temps de faire les gros yeux (toi alors mon gars, je vais t’interdire de prêt pour un bon moment, se dit alors la bibliothécaire rancunière), ceux qui viennent vers nous l’air piteux et coupables et nous les tendent presque en tremblant avec un œil de cocker 1) ils sont passés en août mais la bibliothèque était fermée (comme c’est ballot, se dit alors la bibliothécaire pas dupe), 2) leur canari/hamster/tortue – au choix – est décédé et submergés par le chagrin ils ne se sont souvenus des livres qu’une fois la lettre de retard entre les mains (comme c’est commode, se dit alors la bibliothécaire cynique), 3) ils demandent pardon presque à genoux, en fait, ils se trouvent impardonnables. Les bibliothécaires devraient leur interdire d’emprunter la moindre chose pour toujours et si on a un martinet, ils sont d’accord pour se faire flageller en public (t’en fait pas un peu trop, là, se dit alors la bibliothécaire sceptique). Et puis il y a ceux qui sorte l’arme fatale : la séduction, le charme, un grand sourire de connivence, ils se penchent un peu, s’accoudant à la banque de prêt, glissent les livres jusqu’à nous en s’excusant car ils ont complètement oublié de passer plus tôt (putain ! chuis en train de me faire avoir, se dit alors la bibliothécaire conquise en débloquant la carte…).

Un de ces usagers à la conscience pas tranquille nous a déposé ce livre qui a souffert d’une étrange maladie en vacances :
Livre moisi-01.JPG
Livre moisi-02.JPG
Livre moisi-03.JPG
Livre moisi-04.JPG
Je ne sais pas ce que c’est ni à quoi c’est dû, on dirait une sorte de moisissure. Je trouve ça assez joli, on dirait un tableau expressionniste abstrait ! Mais comme je suis la seule à en apprécier la beauté, le livre a fini au pilon…

00:20 Publié dans Boulot boulot | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bibliothèque, bibliothécaire, usager, livre |

17 septembre 2008

Et si on disait...

... que l'été n'est pas fini !

Voici quelques aquarelles estivales pour se souvenir qu'à un moment, il n'y a pas si longtemps de ça, il a fait chaud (ou presque).

Palmier-01.JPG
Mon premier coup de soleil de l'été, grâce à ce palmier raté !
Roseraie-01.JPG
Et voilà, mon deuxième ! Maintenant je suis l'heureuse détentrice d'un bronzage dit « agricole »...
Laurier rose-01.JPG
Ça, à la base, c'est une fleur et une feuille de laurier rose... Je suis vraiment pas au point en aquarelle botanique.
Vignes-01.JPG
Rose-01.JPG
Piscine-01.JPG
Thermomètre-01.JPG
Potager-01.JPG
Tomates cerise-01.JPG
Salon d'été-01.JPG
Carreau de faïence.JPG
Bouteille de vin-01.JPG
Aquarelle plutôt marrante à faire, c'est pas de la peinture mais du vin... du cabernet-sauvignon pour être précise, qui vient du Domaine des Deux Ruisseaux.

Mes autres gribouillages .

19:40 Publié dans Moi je moi-même | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : gribouillage |

11 septembre 2008

Partie de pêche au Yémen

Partie de pêche au Yémen.jpgPartie de pêche au Yémen de Paul Torday paru en 2008 chez Jean-Claude Lattès.

Résumé de l’éditeur :

« Que se passe-t-il dans la tête d'un scientifique britannique tout à fait comblé - sa femme vient de lui offrir une brosse à dents électrique pour leurs vingt ans de mariage - quand un cheik yéménite lui demande de construire une rivière climatisée afin qu'il s'adonne à son sport favori... la pêche au saumon. »

J’aime : l’humour anglais, le côté complètement loufoque mais qui cache une critique acerbe de la bureaucratie de l’état et d’hommes politiques avides de publicité à tout crin.

J’aime pas : pas grand-chose… c’est le premier roman de l’auteur et j’espère juste qu’il en écrira un autre aussi fantasque que celui-ci.

 

22:30 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature britannique, humour, paul torday |

09 septembre 2008

Pratique de lecture chez les people -17

Sophia Bush_15-07-2008.jpg
Sophia Bush (jeune actrice qui n’a rien à voir avec la dynastie présidentielle) se plonge dans le Prix Pulitzer 2007.
 
McCarthy-The Road.jpg
Cormac McCarthy, The Road.

Dans un monde post-apocalyptique, un homme et son fils errent au milieu des cadavres et des bandits, poussant un caddie contenant leurs derniers trésors et se dirigeant vers les côtes sans savoir ce qu’ils vont y faire et si quelqu’un ou quelque chose les y attendent. C’est à un voyage émouvant au milieu des ruines de la civilisation où ne subsiste aucun espoir et où l’être humain retourne à la barbarie. Mais le père et son fils sont là, l’un pour l’autre, leur amour résiste à la destruction ultime de l’humanité.

Disponible en français.

18:02 Publié dans Paillettes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : potins, people, sophia bush, pratique de lecture, cinéma |

04 septembre 2008

De la proximité et de ses désagréments

Il y a bien des avantages à habiter tout près de son lieu de travail : on n’a pas de transport à se coltiner donc on se lève plus tard, on peut rentrer manger chez soi le midi… Mais cette proximité à un prix ! Voici en détail, ce que vit une bibliothécaire quand elle travaille à 5 min à pied de chez elle :

• Quand je suis en retard, je ne peux pas dire « Le train était sacrément à la bourre, quelqu’un a dû tirer le signal d’alarme… » ou « Il y a une grève surprise à la SNCF ! » ou encore « Mon Dieu, j’ai eu de ces embouteillages ! J’ai jamais vu ça ! ».

• Je croise tout le temps des usagers et je finis par dire bonjour à tout le monde. Même à ce type bizarre qui traîne dans la rue avec ces yeux de mérou « Ah, punaise ! C’est pas moi qu’il salue mais mes nichons !!! ».

• Non seulement je dis bonjour à tous les usagers (et aux autres, dans le doute) mais je me retrouve à donner les horaires d’ouverture de la bibliothèque quand je vais  acheter mon pain ou que je fais les courses au supermarché.

• Si je suis invitée le week-end à un barbecue chez des gens qui habitent la ville, je peux me retrouver face à des lecteurs ou des parents de lecteurs indélicats qui en ont gros sur la patate de la bibliothèque et de ses bibliothécaires « Ah bon ? On vous réclame des livres en retard depuis x mois… et vous dites les avoir rendu ?... Bon, ben, je vais vérifier ça quand je reprendrais le boulot… C’est quoi votre nom déjà ?... Non, mais… vous avez bien vérifié chez vous si les livres n’étaient pas cachés dans un coin ?... Ah ? Vous êtes sûr sûr de les avoir rendu ?... Des jean-foutre les bibliothécaires ?… non, quand même pas… c’est peut-être une erreur… vous savez ce que c’est l’informatique !... Et sinon, je peux avoir le sel s’il vous plaît ? ».

• Dans la rue, les enfants viennent vers moi et me suivent. Mon charisme naturel ? Non, je suis la bibliothécaire et je me dois d’avoir toutes les réponses à toutes les questions « Madame ! Madame ! J’ai envie de faire pipi ! Où c’est que je vais ? », « Dis Madame, je peux avoir Naruto s’il te plaît ? » ou encore « Madame ! Tu vas où là ? Tu vas travailler à la bibliothèque ? ».

• Quand je rentre chez moi, je suis sur mes gardes. Croiser un usager, ça, je le gère mais je préfèrerais que certains ne sachent pas où j’habite comme ce lecteur qui entend des voix qui lui ordonne de faire des trucs, comme celui qui rigole comme une hyène pour rien ou encore comme ce passionné de Sade qui m’a si courtoisement hurler d’aller me faire foutre quand j’ai eu le malheur de lui faire remarquer que Justine ou les malheurs de la vertu n’était pas waterproof. Tout cela donne lieu à des scènes dignes d’un polar : moi, me réfugiant dans un magasin, me planquant derrière une étagère tout en conservant l’air digne qui sied à une fonctionnaire territoriale « Oh ! En voilà une belle tirelire en forme de dauphin… et là, un service en porcelaine irisée, j’en rêvais ! », en attendant que l’usager en question s’éloigne pour pouvoir, enfin, me terrer chez moi.

 

Pour l’instant, la seule chose qui semble manquer à cet inventaire, c’est le lecteur qui sonne à ma porte, me tend son sac de livres de la bibliothèque et me balance : « Comme vous allez à la bibliothèque tous les jours, voici mes livres. Moi, j’ai pas le temps d’y passer ! ».

20:33 Publié dans Boulot boulot | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : bibliothécaire, usager |