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30 octobre 2008

Le Bibliothécaire

Le Bibliothécaire.jpgLe Bibliothécaire de Larry Beinhart paru en 2007 chez Folio « Policier ».

David Goldberg est un bibliothécaire d’université qui se voit comme un homme banal et tranquille. Pour dépanner une jeune collègue, il accepte de travailler pour richissime un vieil homme qui a besoin qu’un bibliothécaire pour mettre en ordre ses archives personnelles. Mais avant d’être un vieillard cynique, cet homme est un des plus gros bailleur de fonds du parti Républicain, un maître dans l’art de la manipulation et en cette veille d’élection présidentielle, le bibliothécaire risque de tomber sur quelques papiers compromettant le candidat qui n’aspire qu’à être réélu par tout les moyens possibles. David Goldberg, aidé de deux bibliothécaires et d’une statisticienne, se retrouve alors le gibier d’une chasse à l’homme dans les méandres de Washington, au cœur d’enjeux politiques qui le dépasse car il doit sauver sa peau mais aussi empêcher que l’élection soit dérobée par l’un des candidats.

J’aime : le héros est un bibliothécaire, c’est forcément un livre pour moi ! Le cynisme de l’auteur qui, sans se départir d’un ton ironique, assène quelques faits troublants sur la politique américaine contemporaine qui font se demander ce qui appartient à la fiction et ce qui appartient à la réalité. La très troublante ressemblance entre le président Augustus W. Scott du roman et George W. Bush.
Extrait :
« Le sénateur Robert Bransom avait été mon troisième politicien en résidence. Il était et est toujours pour le port d’armes, contre l’avortement, pour l’enrichissement personnel, contre la protection des dernières perches en voie de disparition du fleuve Tennessee, pour la peine de mort, contre la sauvegarde de l’environnement. Il était contre le financement par l’emprunt mais, maintenant que le président Scott s’y est mis, il n’y trouve plus rien à redire. Il était et est toujours pour la guerre, n’importe quelle guerre, n’importe où, n’importe quand, et s’il faut une bombe atomique pour la gagner, pas de problème, à condition que ce soit la nôtre. »

J’aime pas : l’auteur mise beaucoup sur l’action, qui est palpitante, au détriment des personnages. La psychologie de certains n’est jamais évoquée et l’on ne comprend pas toujours à quoi est dû leur comportement.

En conclusion, c’est un thriller vraiment captivant qui dissimule une critique au vitriol de la politique bushiste, bref, une lecture de saison à quelques jours des élections présidentielles aux États-unis.

18:59 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature américaine, thriller, larry beinhart |

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