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06 novembre 2008

Une (irrésistible) envie de sucré

Une irrésistible envie de sucré.jpgUne (irrésistible) envie de sucré de Meg Cabot paru en 2007 chez Albin Michel Jeunesse « Wiz ».

À 28 ans, Heather Wells travaille comme directrice adjointe d’un dortoir, pardon, d’une résidence universitaire à New York. C’est un boulot pris par défaut, assez peu gratifiant mais comme elle a arrêté le lycée assez tôt et qu’elle envisage malgré tout faire des études supérieures grâce à ce job, c’est mieux que rien. Il faut dire qu’Heather n’a jamais eu l’occasion d’aller à la fac ou même d’avoir une adolescence normale car c’est une ex-lolita de la pop dont la carrière s’est crashée en vol quand elle a voulu travailler sur ses propres compositions. Car Heather manque de bol ! On lui a fait chanter des chansons sans queue ni tête, calibrées pour les pré-ados, sa mère a filé à l’étranger avec son argent et son manager et elle a surpris une fille avec le pénis de son petit-ami dans la bouche alors qu’elle rentrait chez elle à l’improviste. En plus de toutes ces catastrophes, elle s’échine à faire comprendre à tous ceux qui la regardent de travers que non, porter une taille 46 ce n’est pas être gros ! Son boulot, si peu valorisant soit-il est donc de tout repos par rapport à sa vie d’avant. Pourtant, des morts suspectes surviennent. Deux jeunes femmes sont retrouvées décédées dans la cage d’ascenseur de la résidence à une semaine d’intervalle. Heather commence donc à enquêter. Pour l’aider dans sa tâche, elle réussi à convaincre son colocataire, Cooper, qui ça tombe bien est détective privé mais aussi outrageusement beau et, accessoirement, le frère de son ex.

J’aime : c’est rose, c’est girly, c’est de la chick lit’ policière qui n’est pas sans rappeler Janet Evanovich. C’est sympa, sans prétention et très drôle, notamment les apartés de l’héroïne qui a un sacré caractère et est très attachante.

J’aime pas : comme souvent dans le genre, les personnages masculins ont peu de nuances.

Ce roman a été acheté par la section Jeunesse (voir la critique sur le site de Ricochet) mais on se pose la question de savoir si c’est vraiment de la littérature jeunesse car le vocabulaire est plus recherché de ce que j’ai pu lire jusqu’ici dans ce domaine et l’héroïne est adulte et clairement mature sexuellement sans être crue pour autant. Dès les premières pages, elle évoque le moment où elle a découvert une fille en train de pratiquer une fellation sur son petit-ami avec lequel elle aura d’ailleurs un rapport sexuel vite fait sur le tapis de l’entrée de son appartement ! Les références culturelles sont pourtant clairement à destination des ados (Jessica Simpson, Christina Aguilera, Avril Lavigne, Britney Spears…). Moi, ça m’a bien plu et j’ai bien envie de lire la suite mais je ne sais toujours pas dans quelle section on va le mettre ce roman !

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