Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

17 mars 2009

L’Homme du lac

L’Homme du lac.jpgL’Homme du lac d’Arnaldur Indridason paru en 2008 chez aux éditions Métailié « Noir ».

Depuis un tremblement de terre, le lac de Kleifarvatn près de Reykjavik se vide rapidement. Un hydrologue chargée d’en trouver la raison découvre alors un crâne manifestement humain affleurant à la surface de ce qui était peu de temps auparavant le fond du lac. La police se rend sur place et dégage le reste du squelette. L’homme a le crâne fendu et son cadavre a été lesté par un émetteur radio de fabrication soviétique avant d’être balancé dans le lac. L’enquête est confiée à Erlendur, Sigurdur Oli et Elinborg qui vont alors chercher l’identité de ce squelette parmi les hommes portés disparus dans les années 60 à l’époque de la guerre froide. Erlendur, obnubilé pour des raisons personnelles par les disparitions, se focalise sur un homme en particulier, Leopold qui s’est volatilisé en 1968. Cet homme était commercial pour une entreprise qui vendait du matériel agricole fabriqué en URSS. Mais il s’est vite avéré que cet homme vivait sous un faux nom. Parallèlement à l’enquête, un homme quelque part se souvient de sa jeunesse lorsqu’il apprend la découverte faite dans le lac. Tomas avait un idéal, le communisme. C’est pourquoi il a décidé de partir étudier à l’université en Allemagne de l’Est pour voir et vivre la concrétisation de cet idéal. C’est à Leipzig qu’il a rencontré l’amour de sa vie, Ilona, une jeune hongroise qui ne supporte plus la pression du communistme et qui souhaite le voir évoluer vers plus d’humanité. Mais Ilona est arrêtée par la Stasi et disparaît à jamais.

J’aime : la psychologie des personnages, les trois policiers ne sont pas des héros parfaits, ils ont une vie en dehors de leur boulot. Pour ce qui est du récit, on comprend assez rapidement à qui appartient le squelette et on devine petit à petit les raisons de son assassinat grâce aux souvenirs de Tomas. Un des points forts du roman est la description de l’Islande contemporaine où apparemment il y a de très nombreuses disparitions qui s’avèrent souvent être des suicides ainsi que l’évocation de l’Allemagne de l’Est communiste vu par de jeunes islandais idéalistes mais dont l’enthousiasme est vite douché par les réalités de la vie dans une société qui encourage les enfants à dénoncer leurs parents dès que ceux-ci émettent le moindre propos en contradiction avec la ligne du parti. Mais au-delà de l’intrigue policière, Indridason révèle les espoirs, les doutes et les failles de ses personnages.

J’aime pas : j’ai l’impression que pour bien comprendre la complexité des protagonistes de ce roman, il faut avoir lu les précédents. Il y a de nombreuses références à des évènements du passé du commissaire Erlendur et de son équipe qui ne sont pas toutes bien expliquées. C’est aussi désagréable que de regarder un film sans en avoir vu le début.

Au final, c'est un roman qui dépasse le strict cadre de son genre, le policier, pour aller toucher du doigt des vérités essentielles sur la nature humaine.

17:46 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature islandaise, roman policier, arnaldur indridason |

Les commentaires sont fermés.