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29 avril 2009

Il tague, il graff, il pratique l’art urbain…

Cher lecteur et/ou chère lectrice, je prend la liberté de m’adresser directement à toi pour te parler d’un livre révolutionnaire qui va éventuellement changer ta vie (oui, rien que ça !).
 
Tu as peut-être à la maison ou dans ton entourage proche un élevage d’ados. Tu auras remarqué, comme moi, que chez cette espèce si particulière, certains spécimens aiment particulièrement gribouiller dans les marges de leurs cahiers voire même, carrément sur leurs exercices de mathématiques (cela dit, faut reconnaître que y’a qu’à l’école qu’on a besoin de savoir que (a + b)² = a² + 2ab + b², etc. – j’assume ma complète mauvaise foi, j’ai détesté les cours de maths pendant quasiment toute ma scolarité !).
 
Donc ces "djeuns", comme on les appelle aussi, sont souvent vêtus d’oripeaux reconnaissables : casquette et/ou bandana (ça doit pas s’appeler comme ça pour eux…), vêtements très très amples style baggy (le genre de vêtement où tu peux en mettre deux ou trois de l’espèce dedans sans les déformer !), des baskets qui ont la classe et l’élégance de chaussures de skis (mais en plus basses) et très fréquemment, du fait de la taille ultra XXXXXL du pantalon, une vue imprenable sur leurs sous-vêtements quand ce n’est pas le postérieur (certes couvert dudit sous-vêtement) qui est, à dessein, offert au regard.
 
Bref, ce "djeun" aime gribouiller son nom ou son pseudo poétique qu’il s’est choisi sur presque toutes les surfaces disponibles.

C’est pourquoi ce livre est révolutionnaire, il permet à ce spécimen si pittoresque de taguer, de dessiner des graffitis sans craindre d’être coursé par la Ferroviaire pour avoir couvert de couleurs bariolées un wagon de banlieue et te permet à toi, cher lecteur et/ou chère lectrice, de ne pas aller chercher ta progéniture si rebelle au commissariat pour cause de « destruction, de dégradation ou de détérioration volontaire d'un bien appartenant à autrui ».

Pour une somme modique, tu peux laisser ton "djeun" taguer les rues, véhicules ou mobilier urbain de New York (la grande classe !) et cela, en toute sécurité…
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Sherwood Forlee, Walls Notebook.
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Vu le prix, tu peux peut-être t’en prendre un pour toi… après tout, les tags et autres graffiti s’exposent désormais !
 
Pour t’entraîner au boulot, il existe un site Internet. Tu choisis ton support, ton feutre, ta couleur, tu laisses ta créativité s’épanouir et tu envois le résultat à tes amis ! Si tu souhaites te lancer, c’est ici.

12:05 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : livre, graffiti |

27 avril 2009

Sexe, diamants et plus si affinités…

Sexe, diamants et plus si affinités.jpgSexe, diamants et plus si affinités… de Lauren Weisberger paru en 2008 chez Fleuve Noir.

Trois femmes proches de la trentaine, Emmy, Leigh et Adriana, font un pacte pour changer ce qui ne va pas dans leur vie.

Emmy travaille dans le monde de la restauration, c’est une jeune femme timide et réservée avec les hommes dont le petit-ami, Duncan, après de multiples coucheries à droite et à gauche qu’elle a toujours pardonnées, finit par lui annoncer qu’il la quitte pour sa prof de gym de 22 ans.

Leigh est hypocondriaque, un peu agoraphobe, bourrée de petites manies à la limite du TOC mais pour ses amis et sa famille, c’est une grande veinarde. Elle a un super job (elle est éditrice alors qu’elle aurait voulu être romancière), elle sort avec un homme très beau, attentionné (qu’elle trouve collant, étouffant) et elle vit dans un super appart' dans Manhattan (mais sa voisine est une adepte des chaussures orthopédiques à semelle de bois mais pas des tapis sur le parquet !).

Adriana est Brésilienne, elle vit dans un penthouse qui appartient à ses parents. D’ailleurs, tout ce qu’elle possède, appartient à ses parents comme sa mère ne manque pas de lui rappeler fréquemment. Mme de Souza est une ancienne mannequin qui a décroché la timbale en épousant un homme riche et elle espère bien que sa fille fera de même, sinon, à quoi bon la laisser vivre dans le luxe et l’oisiveté, à fréquenter les coins huppés s’il elle n’y ferre pas un gros poisson ! Mme de Souza attend un retour sur investissement, que diable ! Car il faut dire qu’Adriana est particulièrement belle. Aucun homme ne peut l’ignorer quand elle est dans les parages (ce qu’elle prend très mal les rares fois où ça se produit…).

Ces trois-là prennent donc des résolutions. Emmy va tenter d’abandonner la monogamie et profiter de son nouveau job où elle visite les plus beaux hôtels et les restaurants à la mode pour se taper des mecs sans se mettre à penser dès le lendemain à : réservation de la salle pour la cérémonie, couleurs des fleurs à l’église, menu du buffet ou style de la robe de mariée. Adriana, de son côté, décide d’arrêter de papillonner et tout faire pour obtenir une bague de fiançailles avant la fin de l’année. Pour ses amies, Leigh n’a pas besoin de prendre de résolution, sa vie est déjà parfaite ! Lors de cette année de changements radicaux, les jeunes femmes n’atteindront pas forcément le but fixé au départ mais se révéleront à elles-mêmes.

Si Le Diable s’habille en Prada était drôle et enlevé, si on retrouve (un peu) de cet humour dans People or not people, ce n’est plus du tout le cas ici. Lauren Weisberger semble s’être lancée, depuis son premier best-seller, tout schuss vers le bas de la piste bleue de la chick lit’ pour arriver dans la station de La Lecture Chiantissime.

Comme le premier s’inspirait de son expérience passée chez Vogue, il avait une certaine vérité dans le ton et dans les situations. Ici les personnages sont peu subtils, les situations clichés et ennuyeuses, ce qui pourra être (presque) excusable s’il y avait une dose d’humour. Mais ce n’est pas le cas.

Une chick lit’ sans intérêt qui ne vaux pas un 1/10ème du battage médiatique qui en a accompagné la sortie et qui regroupe les pires défauts du genre tel qu’il est produit aux États-unis.

Petit détail : pour le personnage d’Adriana, dès les premières lignes où elle apparaît, j’avais en tête cette jeune femme brésilienne qui fait du relooking dans une émission de M6. Celle qui appelle tout le monde « Ma Chérrriiiiiie » avec une voix plus qu’horripilante. Je crois que ça a achevé de ruiner la lecture de ce roman…

08:24 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : littérature américaine, chick lit, lauren weisberger |

25 avril 2009

Pratique de lecture chez les people -27

Angelina Jolie_23-04-2009.jpg
Angelina Jolie, se rendant sur le tournage à New York de Salt, n’oublie pas d’emporter un peu de lecture pour s’occuper entre deux prises.
 
Richard N. Haass-War of Necessity, War of Choice A Memoir of Two Iraq Wars.jpg
Richard N. Haass, War of Necessity, War of Choice: A Memoir of Two Iraq Wars.
 
À la fois un livre de mémoires et un livre d’histoire où Richard N. Haass, membre du National Security Concil sous le mandat du président Bush père et conseiller au State Department sous le mandat du président Bush fils, évoque les raisons qui ont poussé les États-unis à s’engager dans ces deux conflits. Si ces deux guerres semblent similaires à première vue, toutes deux ont impliqué un président Bush dans un affrontement contre l’Irak de Saddam Hussein, elles diffèrent quand on les étudie de près. La guerre de 1991, découlant de l’invasion du Koweït par Saddam Hussein était, pour Haass, une guerre par nécessité. Son ambition était limitée, bien exécuté et portée par un soutien international sans précédent. A contrario, la guerre de 2003 était une guerre par choix, la guerre la plus arbitraire dans laquelle les États-unis se sont engagés depuis le Vietnam. Cette guerre était complètement injustifiée alors que les États-unis avaient d’autres choix politiques viables. Mais le plus important étant que ce téméraire engagement a été mal mis en œuvre et a été particulièrement critiqué par les autres nations.

09:43 Publié dans Paillettes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : potins, people, angelina jolie, pratique de lecture, cinéma |

24 avril 2009

Mon oncle Charlie

Je regarde pas mal de séries et en ce moment, je suis dans Mon oncle Charlie (Two and a Half Men en V.O.). Je me suis lancée dans le visionnage de celle-ci après avoir découvert The Big Bang Theory qui a été créée par la même personne, Chuck Lorre.

The Big Bang Theory est une série hilarante dont les protagonistes sont des physiciens plutôt handicapés socialement, ce qui permet d’aligner les gags.

J’ai eu plus de mal avec Mon oncle Charlie, n’étant pas une grande fan de Charlie Sheen. Finalement, je me suis obstinée, et jusqu’ici, je ne m’en plains pas puisque la série semble avoir trouvé un bon rythme et les personnages, leurs identités.

Quelle n’a donc pas été ma surprise de constater dans le 8ème épisode de la saison 3, cette scène, où plutôt, cette inscription dans le décor d'une scène en particulier.

Je résume l’histoire, Charlie est bien décidé à mettre une jeune femme rencontrée dans un café mais, qui lui bat froid, dans son lit, Ne supportant de se faire envoyer sur les roses, en l’observant, il a déduit qu’elle était danseuse et a cherché dans quelle école de danse elle travaillait. Il la retrouve enfin mais pour réussir à nouer un lien, il persuade son neveu de prendre des cours de danse. Jake est le seul garçon de la classe, un cadeau inespéré pour la prof de danse même si Jake a autant de grâce qu’un phacochère alcoolique.

Voici des captures d’écran de cet épisode. Le détail qui m’a fait bondir est presque imperceptible…

Mon Oncle Charlie-3x08-Tu seras un homme mon fils-01.jpg
Mon Oncle Charlie-3x08-Tu seras un homme mon fils-02.jpg
Mon Oncle Charlie-3x08-Tu seras un homme mon fils-zoom.jpg
Bien trouvé le nom de l'école de danse, n'est-ce pas ?

11:36 Publié dans Moi je moi-même | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : série tv, humour |

22 avril 2009

Elle lit quoi la dame, là ?

Il y a quelques temps déjà, quand je prenais les transports en commun pour aller au boulot, j’avais mis au point un petit système : il y avait les livres pour le train+métro et les livres pour la maison.

La caractéristique principale des livres pour la maison était, avant tout, leur format. Les livres qu’on emprunte à la bibliothèque, même quand on a une grande besace, c’est pas pratique ! La caractéristique secondaire, c’est que c’était des livres dont j’assumais peu voire pas du tout la lecture comme de la chick’lit, des romans sentimentaux ou des romans historiques gnagnans.

Je réservais pour le train la littérature, enfin la Littérature, celle qui a un "l" majuscule. Pourquoi ? Mais parce que comme tout usager (ou presque) des transports publics, je louche vers les couverture des romans de mes voisins de banquette et je sais pertinemment, qu’ils font de même.

Donc, comme à l’époque, j’avais pas trop envie qu’on me prenne pour une cruche de première (même venant d’un total inconnu) je choisissais mes lectures selon les lieux avec beaucoup de soin.

J’aurais pu m’éviter beaucoup d’embarras, si j’avais entendu parler plus tôt du FlapArt. Qu’est-ce dont que cela, t’entends-je t’exclamer cher lecteur et/ou chère lectrice… Eh bien, ouvre grand tes esgourdes, enfin… écarquille tes mirettes… Il s’agit de fausses jaquettes au message humoristique propre à doucher la curiosité de ton vis-à-vis dans le métro.

Et le plus drôle, c’est que tu peux tout à fait faire les tiennes !
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« Faites-le vous-même : la liposuccion »
Sur la 4ème de couverture : « Adaptable à tous les aspirateurs - Bon de commande joint - Section bonus : conseils pour monter votre propre clinique de liposuccion, pas de diplôme médical requis »
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« Faites-le vous-même : la vasectomie »
Sur la 4ème de couverture: « Taux de plus de 70 % de réussite - Achevée en moins de 3h et ciseaux aiguisés requis (et bien aiguisés !) »
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« Comment surmonter la nymphomanie »
Sur la 4ème de couverture : « Une maladie qui est enfin guérissable - Une nette amélioration en 6 semaines - Les inconnus ne sont pas de la viande »
Porn grandmother.jpg
« Comment transformer votre grand-mère en star du porno »
Sur la 4ème de couverture : « 10 façons de tirer profit de votre grand-mère - Apprenez à votre grand-mère à s’aimer et à aimer son corps »
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« Comment assassiner un inconnu et s’en tirer à bon compte »
Sur la 4ème de couverture : « Les 10 meilleurs lieux pour balancer un cadavre - Instructions étapes par étapes avec des illustrations en couleurs »
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« Oui, je pense que tu es un idiot et c’est pourquoi je t’ignore »
Sur la 4ème de couverture : « J’ai dit : je pense que tu es un idiot, arrête de lire mon livre ! Est-tu débile en plus ? »

Plus d’exemples ici.

11:55 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : livre, humour |

20 avril 2009

Chroniques

Chronique du règne de Nicolas Ier.jpgDeuxième chronique du règne de Nicolas Ie.jpgChronique du règne de Nicolas Ier et Deuxième chronique du règne de Nicolas Ier de Patrick Rambaud paru en 2008 et 2009 chez Grasset.

Patrick Rambaud sera peut-être pour les générations futures le Saint-Simon du sarkozysme car tel, son illustre prédécesseur, il nous conte les dessous d’un règne, celui de Nicolas Ier alias le président Nicolas Sarkozy. On retrouve dans ces deux récits toutes les grandes figures politiques qui ont les honneurs du 20h et dont les descriptions sont d’une drôlerie rafraîchissante et d’une impertinence railleuse. L’érudition de Rambaud et son style élégant révèlent par contraste la vulgarité des propos de « Notre Précieux Souverain ».

Quelques extraits pour vous mettre en appétit :

« Rien, cependant, rien ne disposait à de pareils honneurs Notre Trépidant Souverain. Il avait en effet connu l'enfance malaisée des fils d'immigrés, à la périphérie de notre capitale, dans une banlieue aux murs salis par les vapeurs automobiles et mal pourvues en logements sociaux. A Neuilly. Ainsi commença dans la plus parfaite modestie la légende de ce Chef Rutilant qui sentit monter en lui, très tôt et jusqu'à la migraine, le sang bouillonnant de ses ancêtres. Son père venait de Budapest et, pendant l'hiver glacial de l948, on le vit dormir à même une grille du métro parisien, toutefois près de I'Arc de Triomphe. Epoque bénie! Clémente République ! Désireux de regrouper une famille autour de lui mais sans vrai travail et surtout sans un sou, ce père serait aujourd’hui reconduit en autocar à la frontière hongroise. Le cours de l'Histoire en eût été changé. »

« Toujours dans I'esprit de rompre avec les coutumes d'avant, l'Impératrice se chargea du portrait officiel, mandant pour cela un spécialiste des starlettes qui devait apporter du neuf. Eh non ! Là aussi on renoua avec la tradition en posant le Souverain devant la même bibliothèque que le roi Mitterrand qui, lui, tenait à la main un livre de M. Montaigne. Sa Majesté ne tenait aucun livre car ne savait comment cela se tenait. Voilà bien le premier de nos monarques qui ignorait avec superbe la dimension littéraire de son état, cet apanage de tous nos Princes depuis Mac-Mahon, réputé quant à lui pour son idiotie. »

« Pour réussir à lui conférer un genre sobre, tout récent pour Sa Majesté, ses propagandistes eurent recours à un double subterfuge, celui du cliché volé contrôlé et celui du cliché officiel limité. Une courte anatomie de ces procédés ne sera pas inutile pour la suite. Par définition, le cliché volé est tiré à I'insu de ceux qui y figurent, donc de loin, et pour mieux l'indiquer il doit être flou, avec des sujets surpris en mouvement comme si de rien n'était ; les voici penchés à une fenêtre qui admirent un chèvrefeuille galopant, d'un air libre et dégagé, les voici grimpant le perron avec des fleurs emmaillotées de papier transparent, à demi cachés par une branche feuillue en gros plan, et, le jour du mariage, ce qui signale à I'attention que le vol d'images était arrangé, c'est qu'aucun policier de garde ne lâcha une rafale dans I'arbre où se cachait le gazetier qui pointait un gros objectif en forme de canon. A l'opposé de cette esthétique sournoise de l'instant, efficace toutefois pour un populaire friand des coulisses, le cliché officiel du lendemain dans le parc de Versailles isolait le couple impérial en promenade dans les sous-bois ; on y voyait aussi Madame à une table d'auberge, les y'eux clos, la tête penchée doucement contre l'épaule du Prince, lequel téléphonait pour montrer qu’il était relié aux affaires du monde. Ce type de cliché est limité car un unique photographe agréé le prend et les portraits sont mis en page avant d'être tirés. »

Une lecture légère avec des anecdotes sûrement invérifiables mais qui sonnent vrais à conseiller à tous ceux que la politique française actuelle déprime !

Une mention spéciale pour Grasset car les illustrations des jaquettes sont particulièrement réussies à mon goût !!!

11:38 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature française, patrick rambaud |

19 avril 2009

La Semaine de la pub : Simply Market

Et voici enfin la dernière, celle qui m'a décidé de faire cette série :


Les publicitaires aiment décidément le monde du livre pour autant s'en inspirer (mode sarcastique *on*) ! Il faut reconnaître que la vision d'un livre animé nous évoque à tous des souvenirs d'enfance, et donc, j'imagine, une meilleur réception du produit qu'ils sont chargés de vendre... (mode sarcastique *off*).

Pour parachever cette série, voici deux sites qui s'inspirent également des livres pop-up en allant plus loin que ces quelques spots publicitaires puisqu'il s'agit d'animation Flash interactive où l'on retrouve vraiment ce qui fait toute la particularité de ce type de livre : le plaisir de tourner les pages pour voir les motifs se déplier et tirer les languettes pour les animer !


Putain 20 ans de Canal +

08:30 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pub, vidéo, pop-up, livre |