Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

07 mai 2009

Tout est sous contrôle

Tout est sous contrôle.jpgTout est sous contrôle de Hugh Laurie paru en 2009 chez Sonatine.

Thomas Lang est un ancien militaire qui travaille de temps en temps comme garde du corps. Il est assez surpris quand on lui propose 100 000$ pour tuer un homme d’affaires car les contrats de ce type, ce n’est pas son genre de les honorer. Croyant bien faire, il décide de prévenir la future victime que sa tête est mise à prix et se retrouve alors embringué dans un imbroglio machiavélique dont il aura bien du mal à se sortir !

Hugh Laurie est surtout connu comme étant l’interprète du génial Dr House. Et en publiant ce roman en 1996, il nous démontre qu’il a aussi un certain talent pour l’écriture. Son personnage conserve son flegme et son humour tout au long du roman dont l’intrigue plutôt tortueuse est assez prenante. Laurie écrit dans un style vif et inventif très plaisant et que certains critiques ont comparé à P.G. Wodehouse (ce qui est peut-être un chouïa exagéré…).

Pour éviter toute confusion, je précise que le personnage de ce roman n’a strictement rien à voir avec le personnage de Gregory House, leur seul point commun qu’on pourrait trouver (en creusant bien) serait leurs goûts pour les grosses motos.

Une bonne pioche dans le très intéressant catalogue des éditions Sonatine qui contient de très bons livres.

Un extrait :

« Imaginez que vous deviez casser le bras de quelqu’un.
Le gauche ou le droit, aucune importance, la question étant de passer à l’acte, faute de quoi… enfin, qu’importe également. Disons seulement que, sinon, ça risque d’aller mal.
Le problème est en réalité le suivant : allez-vous au plus vite – crac ! oh, désolé, laissez-moi vous mettre un attelle, monsieur – ou faites-vous traîner l’affaire pendant huit bonnes minutes, en procédant par minuscules poussées, certes de plus en plus fortes, jusqu’à ce que la douleur devienne verte et rose, glacée, brûlante, et finalement insupportable au point de le faire gueuler comme un veau ?
Eh oui, bien sûr. C’est évident. La chose à faire, la seule chose à faire, c’est d’en finir le plus rapidement possible. Cassez-moi ce bras, payez la tournée, soyez un bon citoyen.
À moins que.
Que, que, que…
Et si vous détestiez la personne au bout dudit bras ? Ou, plus précisément : si vous la haïssiez grave ?
Je devais maintenant y réfléchir.
Je dis maintenant, en réalité, je veux parler d’un moment passé ; le moment situé une fraction de seconde – quelle fraction, cependant ! – avant que mon poignet arrive aux environs de ma nuque, et que mon humérus gauche se brise en deux éléments plus ou moins faciles à recoller. Deux, voire beaucoup plus.

Parce que le bras dont on discute, voyez, c’est le mien. Pas le bras abstrait de quelque philosophe. L’os, la peau, les poils, la petite cicatrice blanche à la pointe du coude, cadeau d’un radiateur à accumulation de l’école primaire de Gateshill – tout ça, c’est à moi. C’est aussi le moment où je me demande si cet homme dans mon dos, qui me serre le poignet et le pousse avec un zèle quasi érotique en haut de ma colonne vertébrale… eh bien, si cet homme ne me haïrait pas. S’il ne me hait pas carrément.
Car il n’en finit pas. »

19:11 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : littérature britannique, thriller, série tv, hugh laurie |

Commentaires

Pas terrible, finalement...A lire plutôt en anglais .

Écrit par : Liroille | 14 juin 2009

Ah que j'aimerais être plus à l'aise en anglais pour pouvoir me passer de traduction... En attendant que ce jour (improbable) arrive je me contenterais de lire des versions françaises !
C'est bien dommage que le roman de Laurie te semble mal traduit. En le lisant, je n'en ai pas du tout eu l'impression mais c'est vrai que sans point de comparaison, c'est difficile de s'en rendre compte...

Écrit par : Callyrhoé | 15 juin 2009

Pour ma part, je suis dans l'incapacité total de terminer ce livre, même si j'apprécie la plume de Laurie.
Je décroche au bout de 30 secondes.

Écrit par : gée | 30 juillet 2009

Les commentaires sont fermés.