16 mai 2009
Caviar, vodka et poupées russes
C’est une femme d’une trentaine d’année et, comme ses amies, elle est mariée à un oligarque russe. Elle a beaucoup d’argent, du temps libre à consacrer au shopping, à la chirurgie esthétique et aux potins partagés dans les restaurants les plus chers de Moscou. Mais son mari est assassiné. Le même jour, elle apprend qu’il avait une maîtresse. Brisée, en colère, elle ne sait plus si elle doit le pleurer et le haïr. Peu à peu, elle tente de se remettre de son deuil en montant une entreprise. Elle s’investit alors à 100 % dans le travail et cherchera à se venger du meurtre de son mari.
La description de la société russe contemporaine est effrayante tant la corruption et la violence (enlèvement, meurtre en pleine rue devant témoins…) semblent n’être que des péripéties de la vie quotidienne. Parallèlement, le mode de vie de cette élite russe, vain et superficiel, donne presque la nausée. L’auteur appartient à ce milieu puisque la 4ème de couverture indique que ce roman est en partie autobiographique.Il est difficile de ne pas mépriser les personnages qui gravitent autour de l’héroïne dont les états d’âmes contradictoires apportent un peu d'humanité à l'histoire. Si le style est assez sobre, l’héroïne étant la narratrice du roman, le récit est alourdi, surtout vers la fin, par une série de clichés à la limite du supportable.
Un avis mitigé pour un roman dont le seul mérite serait, à mes yeux, la description de l’oligarchie moscovite… Et c’est pas tableau bien agréable à regarder !
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| Tags : littérature russe |














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