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19 juin 2009

Madame ! On peut entrer en chaussettes ?

Bientôt 19h un vendredi ensoleillé.

Je me concentre tant bien que mal sur une sélection de mangas alors que je n’ai qu’une envie depuis 15h de l’après midi : rentrer chez moi (oui, je trouve aussi que ça fait tôt 15h comme heure de coup de mou !).

Des jeunes filles, enfin, des presque plus « gamines » et des pas tout à fait encore « jeunes filles », me sortent de ma léthargie en me demandant d’un air joyeux, jovial et réjoui si elles peuvent entrer en chaussettes à la bibliothèque. En chaussettes ? L’information met un certain temps à monter au cerveau et ne s’accélère seulement quand je remarque que tout le groupe à des rollers à la main !

Ma foi… je révise mentalement le règlement : les téléphones non, manger non, boire non, les chiens non, les chaussettes ? Pourquoi pas ! En fait, elles souhaitaient juste aller aux toilettes.

Elles sortent de la bibliothèque mais pas bien loin puisque je les entends rigoler et pouffer comme on le fait souvent à leur âge. Quand tout à coup, j’ai une envie de riz… Là aussi, la connexion cérébrale se fait lentement. Et je finis pas comprendre, l’une d’elle chante l’aria de La Reine de La Nuit de La Flûte Enchantée.

Moi aussi à son âge je m’essayais à le sortir cet air, en poussant ignominieusement sur mes cordes vocales. Tout ça parce que je l’entendais fréquemment à la télé dans la pub Taureau Ailé (d’où l’envie de riz…) mais à ma connaissance, cet air n’est pas utilisé actuellement en publicité… Je me demande bien où elle a pu l’entendre…

20:29 Publié dans Boulot boulot | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bibliothèque, usager |

15 juin 2009

Das Kapital

Das Kapital.jpgDas Kapital de Viken Berberian paru en 2009 chez Gallmeister « Americana ».

En Corse, un homme se retrouve au chômage. Il travaillait dans une exploitation forestière pour une entreprise locale à portée internationale spécialisée dans le papier et ses dérivés. Mais ce travail va à l’encontre de ses valeurs : c'est un écologiste élevé par des parents situationnistes, il est contre la déforestation et se méfie de la mondialisation.

À New York, Wayne est gestionnaire d’un "hedge fund". Cet homme, complètement absorbé par son travail, aime lire – c’est très ironique – des passages du Capital de Karl Marx après avoir consulté ses actifs en Bourse. Son "hedge fund", Empiricus Kapital, a la particularité de jouer sur les marchés en baisse. C'est-à-dire que plus les cours sont bas et l’économie morose, plus il gagne de l’argent.

Ayant perdu son emploi à cause d’Empiricus Kapital qui, en vendant les l’actions de l’entreprise de papier a incité tout le monde à le faire et a obligé les propriétaires à dégraisser la masse salariale, le Corse se rend à New York pour demander à Wayne de l’engager.

Hasard le la vie (en l’occurrence, du récit), une femme se mettra, bien malgré elle, entre les deux hommes. Alix est une jeune étudiante en architecture, pensant son nouvel amant féru d’architecture, elle lui envoie des dessins détaillés de différents bâtiments mondiaux. Wayne envoie ces dessins au Corse car la tâche de cet homme finit par se dessiner peu à peu : Wayne, lassé d’attendre (et d’espérer) voir chuter la Bourse décide d’intervenir en fomentant des attentats un peu partout dans le monde.

C’est un roman surprenant à lire surtout dans le contexte de la crise financière et économique actuel.

L'alliance de ces deux hommes aux valeurs complètement opposées, l’un est ultra capitaliste, l’autre, écologiste radical, apparaît contre-nature et seule Alix, qui aime tant se balader sur les toits des immeubles pour en admirer les structures, semble être un point d’équilibre entre les deux. Mais quand l’un de ces deux hommes comprendra les liens intimes entre Alix et son rival, la balance sera déséquilibrée et la destruction imminente.

Un extrait :
« Pourquoi les dictionnaires étaient-ils de plus en plus gros d’ailleurs ? Des mots nouveaux surgissaient tous les jours pour décrire le même vieux monde. Des mots comme gouvernance, anxiosphère et modalité. Les gens parlaient de bonne gouvernance, de gouvernance à plusieurs niveaux, ou de gouvernance proactive, mais que voulait dire tout ça alors qu’elle n’arrivait pas à trouver un travail à mi-temps, quand ses allocations logement diminuaient chaque année comme s’il existait une mystérieuse corrélation entre les chèques de plus en plus petits qu’elle recevait et les dictionnaires toujours plus épais ? Il y a cinquante ans, à en croire une édition épuisée du Larousse, le monde était constitué de quarante-sept mille mots. Aujourd’hui, il en contenait cinquante mille. Même si certains étaient tombés en désuétude, le taux de rétention demeurait élevé, si bien que les mots s’accumulaient les uns sur les autres, expliquant, définissant, amplifiant, éclairant, élucidant, édifiant et réinventant une réalité en perpétuelle expansion, obsédée par sa propre dilatation. Mais pour Alix, le monde rétrécissait, comme si certaines significations avaient basculé dans le vide entre espace et science. »

23:49 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature américaine, viken berberian |

09 juin 2009

Botoxland

Botoxland.jpgBotoxland de Janice Kaplan paru en 2008 chez Calmann-Lévy.

Une vie parfaite. C’est en ces termes que Lacy Fields pourrait décrire son existence. Elle habite une maison magnifique à Pacific Palisades à Los Angeles ; elle a un travail passionnant de décoratrice d’intérieur ; un mari chirurgien esthétique qui préfère pratiquer la chirurgie reconstructrice et réparatrice au remplissage de seins, vidange de graisse de l’arrière-train et autre tirage de peau flapie ; trois enfants (relativement) adorables ; une vie sociale riche et épanouissante.

Mais un soir, c’est le couac. Deux policiers viennent arrêter son mari. Dan est accusé de meurtre, il aurait assassiné Tasha Barlow, une jeune femme venue de son Idaho natal avec l’espoir de devenir une actrice célèbre. Lacy, convaincue de l’innocence de son époux, commence alors à enquêter sur la vie de la jeune starlette. Rapidement, elle se rend compte que Tasha n’est pas aussi ingénue que la police le laisse entendre et que ses fréquentations sont plus que douteuses entre un petit ami ex-taulard accusé de meurtre et un amant animateur télé accro au sadomasochisme et friand de porno amateur dont elle est l’interprète féminine.

Une chick lit’ mâtinée de roman policier où l’on découvre une héroïne amusante et à la personnalité attachante. Elle se lance dans son enquête sans en mesurer les risques, portée par le désir de ressouder sa famille (chamboulée par les accusations portées contre Dan) et par les doutes qui naissent malgré sa foi en son mari et qui commencent à gangrener leur relation.
Les amateurs de roman policier trouveront l’intrigue assez fade mais les fans de chick lit’ devraient y trouver eur compte, certaines situations étant hilarantes.

Même si la lecture de ce roman est plaisante, dans ce genre hybride de chick lit’ policière, je conseillerais plutôt la lecture des aventures de Stéphanie Plum, la plus malchanceuse des chasseuses de primes du New Jersey, écrites par Janet Evanovich ou encore celles de Robin Hudson, une journaliste très gaffeuse, écrites par Sparkle Hayter.
And Wonderful is True.jpg
And Wonderful is True de Thomas Hawk

18:47 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : littérature américaine, chick lit, roman policier, janice kaplan |

06 juin 2009

Lecteur, on t’a à l’œil…

Après les femmes vues de dos, les armes pointées sur le lecteur voici un nouvel exemple de motif récurrent sur les couvertures de romans : les yeux en gros plan !

Le Psychopathe.jpg

Keith Ablow, Le Psychopathe, Gallimard « Folio policier »

Sauvagerie.jpg

J.G. Ballard, Sauvagerie, Tristam

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J.G. Ballard, Super Cannes, Le Livre de Poche

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Virginie Brac, Notre-Dame des barjots, Fleuve noir

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Larry Brown, Fay, Gallimard « Folio policier »

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Ken Bruen, R&B Vixen, Gallimard « Série noire »

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Ron Butlin, Appartenance, Stock « La Cosmopolite »

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Jérôme Camut, Prédation, Le Livre de Poche « Thriller »

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Geneviève Chauvel, Aïcha, Télémaque

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Jacques David, Les Jardins d’émeraude, Hugo et Compagnie

Les Orphelins du mal.gif

Nicolas d’Estienne d’Orves, Les Orphelins du mal, XO Éditions

Quatre maisons et un exil.jpg

Eshkol Eevo, Quatre maisons et un exil, Gallimard

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Caryl Ferey, Utu, Gallimard « Folio policier »

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Ariane Fornia, Dernière morsure, Robert Laffont

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Anna Funder, Stasiland, Éditions Héloïse d’Ormesson

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Allegra Goodman, Intuition, Seuil

Les Petites morsures.jpg

Aurore Guitry, Les Petites morsures, Calmann-Lévy

L’Origine du mal.jpg

Gilles Haumont, L’Origine du mal, Anne Carrière

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Grégoire Hervier, Zen city, Au Diable Vauvert

Le Vampire de New-York.jpg

Charlie Huston, Le Vampyre de New York, Seuil « Thriller »

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Peter James, Mort...ou presque, Pocket « Thriller »

Tempête de feu.jpg

Iris Johansen, Tempête de feu, J’ai lu

Passage de minuit.jpg

Stuart M. Kaminsky, Passage de minuit, Alvik Éditions

Et que justice soit faite.jpg

Michael Koryta, Et que justice soit faite, Seuil « Policiers »

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Pierre Lemaitre, Robe de marié, Calmann-Lévy

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Stephenie Meyer, Les Âmes vagabondes, Jean-Claude Lattès

Taro un vrai roman.JPG

Minae Mizumara, Taro, Seuil

Parce que je t’aime.jpg

Guillaume Musso, Parce que je t’aime, XO Éditions

La rage de voir.jpg

Tove Nilsen, La Rage de voir, Gaïa

Tokyo année zéro.jpg

David Peace, Tokyo Année Zéro, Rivages « Thriller »

La Reine du sud.JPG

Arturo Pérez-Reverte, La Reine du sud, Seuil « Points »

L’Étoile du soldat.jpg

Christophe de Ponfilly, L’Étoile du soldat, Albin Michel

Abysses.gif

Frank Schätzing, Abysses, Presses de la Cité « Sang d’encre »

Seulement l’amour.jpg

Philippe Ségur, Seulement l’amour, Buchet-Chastel

Le Jeu de l'horloge.jpg

Helen Simpson, Le Jeu de l'horloge, Christian Bourgois Éditeur

Un verre de lait.jpg

Herbjorg Wassmo, Un verre de lait, s’il vous plait, Gaïa

Le Mystère des dieux.jpg

Bernard Werber, Le Mystère des dieux, Le Livre de Poche

Gloire honneur et mauvais temps.jpg

Jincy Willett, Gloire, honneur et mauvais temps, Édition Phébus

08:41 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : littérature, édition |

05 juin 2009

Pratique de lecture chez les people -31

Voilà, après Hayden Panettiere, Cameron Diaz est la deuxième star qui tente de saborder ma rubrique avec son e-book ! C'est un complot, j'en suis sûre... Je ne vois pas d'autres explications !!!
Cameron Diaz_26-05-2009.jpg

13:49 Publié dans Paillettes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : potins, people, cameron diaz, e-book, pratique de lecture, cinéma |