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30 septembre 2009

Descente aux grands crus

Descente aux grands crus.jpgDescente aux grands crus de Paul Torday paru en 2009 chez Lattès.

Wilberforce est un jeune homme sérieux et travailleur. Pour ses collègues, il ne sait pas s’amuser, d’ailleurs, il n’a pas d’ami ni de petite amie ! Sa vie tourne entièrement autour de son entreprise de conception de logiciels. Petit déjà, c’était un solitaire féru de mathématiques. Un garçon adopté mais finalement peu aimé par ses parents.

Un jour, en sortant du travail, il se rend sur la colline pour profiter des derniers rayons du soleil. Pris d’une impulsion, il se rend chez un caviste, Francis Blake. Francis lui fait découvrir un monde totalement nouveau. Grâce à lui, Wilberforce rencontre Ech, Catherine et Ed, son fiancé. Des gens de la noblesse locale qui voit arriver avec amusement ce garçon dans leur cercle. C’est qu’il est divertissant Wilberforce ! Il ne connaît rien à rien… ni la chasse à la grouse, ni le fait qu’on ne doit pas serrer la main d’un majordome et le plus hilarant pour ces gens, c’est qu’il travaille pour vivre ! Grâce à Francis encore, il découvre le monde du vin, lui le buveur de Coca light. Il met les pieds dans ce monde étrange qui va bouleverser sa routine. Il tombe amoureux de Catherine, l’épouse et vend son entreprise pour racheter la cave de Francis après son décès.

Mais cette Descente aux grands crus est surtout une descente aux enfers. Wilberforce qui ne buvait pas de vient alcoolique et ruine sa santé pour le vin, il consomme de telles quantités d’alcool qu’il n’en savoure plus le goût. Mais pour lui, pas de problème… il ne boit pas le vin comme un soiffard, il le déguste, il ne se saoule pas avec de la piquette mais profite des arômes d’un Pétrus 1982. Sa passion qui le tue à petit feu va ruiner sa vie.

Ayant lu le premier roman plutôt humoristique de Paul Torday, je ne m’attendais pas à une histoire aussi dure. L’auteur égrène les souvenirs de Wilberforce par flash-back en remontant le temps et en se focalisant sur plusieurs années de sa vie, des années charnières qui sont également des années de grands millésimes.

Par ce procédé, on se rend peu à peu compte des failles de ce personnages qui passe d’hautement antipathique au début du roman à presque touchant à la fin. Wilberforce est finalement un homme ordinaire pris sans la spirale de l’obsession. Paul Torday a du talent, son écriture est élégante et il développe des thèmes forts comme la dépendance et la trahison.
tasting notes.jpg
tasting notes de emdot

11:57 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : littérature britannique, paul torday |

Commentaires

Je l'ai fini la semaine dernière et ton analyse est bien ce que j'ai ressenti, j'ai lu des critiques plutôt dures sur ce livre, de gens qui s'attendaient à de l'humour anglais mais c'est plutôt un drame qu'une comédie.

Écrit par : zofia | 07 mai 2014

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