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20 décembre 2009

La Communauté du Sud

La Communauté du Sud.jpgLa Communauté du Sud de Charlaine Harris paru en 2009 chez J’ai lu (8 tomes à ce jour).

Sookie Stackhouse, une jolie blonde de 25 ans, est serveuse dans le bar d’une petite ville du nord de la Louisiane, Bon Temps. Elle et son frère ont perdu leurs parents alors qu’ils étaient âgés d’une dizaine d’années et ils ont été élevés par leur grand-mère. Sookie habite d’ailleurs avec elle tandis que Jason réside dans la maison parentale.

Jason est le beau garçon de la ville, très populaire auprès de la gente féminine ce qui a tendance à le rendre assez vaniteux. Sookie, elle, passe pour la cinglée locale. En dehors de son travail, elle n’a pas de vie sociale, pas de petit-ami, n’a pas fait d’études supérieures (ce qu’elle regrette et tente de compenser en fréquentant assidûment la bibliothèque municipale de Bon Temps).

Cet isolement est dû à une anomalie, une anomalie qui l’handicape tellement qu’elle le vit comme une infirmité : Sookie est télépathe. Comment avoir des amies et à fortiori des petits-amis quand on entend la moindre pensée qui leur traverse le cerveau ? Sookie a beau s’être construit des barrières mentales, elle se laisse parfois submerger par les pensées parasites de son entourage et ce qu’elle y perçoit est souvent très perturbant ! Certains habitants de la ville connaissent son secret et beaucoup ne l’accepte pas, elle est une monstruosité de la nature pour eux et ils se montrent volontiers hostiles à son égard.


Quand un soir, Bill Compton débarque Chez Merlotte, le bar où elle travaille, Sookie le reconnaît tout de suite pour ce qu’il est : un vampire. Cette arrivée la bouleverse d’autant plus que c’est la première fois qu’elle en voit un depuis que ceux-ci ont fait leur coming-out grâce à la mise au point par des scientifiques japonais d’un sang synthétique qui les dispensent de chasser l’humain pour se nourrir. Depuis, les vampires disposent d’un lobby très actif politiquement pour faire reconnaître leur statut de citoyen comme les autres. Ce lobby a même réussi à faire accepter l’idée que le vampirisme est causé par un virus qui provoquent une allergie au soleil, à l’argent et à l’ail.

Au bar, Bill est rapidement abordé par un couple d’individus peu recommandables et en interceptant leurs pensées, Sookie découvre qu’ils ont l’intention de saigner le vampire afin de revendre son sang au marché noir. La vente de sang de vampire est une activité aussi lucrative que dangereuse. Il améliore la santé, la force et la libido des humains mais certains deviennent tellement accros qu’ils en perdent la raison. À 200$ la petite fiole de quelques gouttes, c’est devenu la drogue à la mode.

Sookie décide d’intervenir voyant le vampire partir avec l’homme et la femme. Elle les surprend alors qu’ils sont en train de prélever le sang du vampire affaibli par des chaînes en argent qui le maintiennent au sol. Sookie le sauve mais le couple de saigneurs de vampires reviendra se venger. Bill viendra à son tour à son secours et, alors qu’elle est sur le point de mourir de ses blessures, lui fait boire son sang.

Sookie et Bill tomberont amoureux malgré les craintes de son entourage qui ne voit pas d’un bon œil cette relation entre deux espèces antagonistes. Sookie trouve auprès de Bill l’apaisement et la confiance qu’elle ne peut pas trouver au côté d’un être humain puisqu’elle ne peut pas entendre les pensées d’un mort et Bill, de son côté, essaye avec cette relation de renouer avec son humanité perdue lors de sa « vampirisation ». Leur liaison fera courir de grands dangers à Sookie et à sa famille.

Elle croisera sur sa route des vampires aussi monstrueux et bestiaux qu’on peut l’imaginer mais aussi des êtres humains qui ne valent pas mieux qu’eux, notamment une secte protestante évangéliste pour qui la chasse aux vampires et à ceux qui les soutiennent est une façon d’accomplir l’œuvre de Dieu. Elle découvrira aussi un monde surnaturel peuplé de fées, de ménades, de sorcières et de loup-garou. Parmi ces êtres, certains deviendront de véritables alliés et lui permettront d’échapper à des situations toutes plus périlleuses les unes que les autres.

Une série de romans très divertissants à l’univers bien construit et où le surnaturel se mêle avec cohérence à la vie quotidienne. Les vampires de Charlaine Harris ne sont pas des ersatz de Dracula (contrairement à ça…), elle avoue avoir été inspirée les romans d’Anne Rice et fait parfois référence à la série Buffy contre les vampires.

Les aventures de Sookie ne tourne jamais au grand-guignolesque, hors, c’est souvent l’écueil de cette littérature de genre qu’est la bit lit’. Les romans sont écrits à la première personne et le lecteur est emporté par les péripéties de Sookie. C’est également un personnage attrayant, drôle, parfois naïf mais avec un caractère bien trempé.

On trouve dans ces romans une bonne dose de magie bien sûr, de la romance et aussi de l’humour, Sookie partageant volontiers ses états d’âme avec le lecteur. Le seul inconvénient à dévorer ces romans l’un après l’autre, ce sont les répétitions de l’auteur pour replacer certains événements dans leur contexte.

Les lecteurs exigeants en matière de littérature ne vont pas trouver que ces romans répondent à leurs attentes même si Charlaine Harris essaye d’éviter les clichés pour utiliser des images plus inventives. Mais ceux pour qui la lecture doit répondre à un cahier des charges comprenant distraction, évasion, passion et dérision (chouette, ça rime !), bref, ces personnes-là seront, je l’espère, aussi ravies de cette lecture que je l’ai été.

True Blood-saison 1.jpg
Ces romans ont été adaptés pour la télévision sous le nom de True Blood par Allan Ball, créateur de la génialissime série Six Feet Under. Si l’adaptation n’est pas parfaitement fidèle aux romans, elle en garde entièrement l’esprit. Le casting est aussi, à mon avis, très réussi et les personnages ajoutés par les scénaristes de la série se justifient complètement et ne dénature pas l’œuvre originale. Seul petit bémol à cette série, les vampires ont les incisives latérales qui s’allongent et pas les canines. Ça fait bizarre au début car ça ne correspond pas aux représentations classiques du vampire mais j’imagine que ce choix est une question de commodité car il est plus facile pour les acteurs de dire leur texte avec une prothèse sur les incisives que sur les canines et leur statut de vampire est davantage visible à l’écran ainsi.

Avec cette série, Alan Ball évoque la discrimination dont sont victimes les vampires depuis que leur existence est connue du grand public, cette discrimination n’est pas sans rappeler celle que subissent les Afro-américains ou les homosexuels. Comme dans Six Feet Under, ces thèmes ainsi que les réflexions sur la mort manque parfois de subtilité mais assurément pas d’efficacité. La série est à réserver à un public averti car il y a des passages assez gore et d’autres plutôt sexe et parfois les deux en mêm temps !

L’éditeur a eu la bonne idée de reprendre et de poursuivre le concept de l’affiche de la série pour les couvertures des rééditions, j’aime beaucoup ces nouvelles couvertures, bien plus classe que les anciennes (il faut dire qu’elles étaient top ringardes !).
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Pour vous donner envie de découvrir la série, voici l’excellent générique qui vous plonge d’emblée dans l’ambiance « Deep South » de la Louisiane avec sa nature aussi mystérieuse qu’opulente, son ambiance moite et poisseuse et ses habitants confits de religion que le reste des États-unis considère comme des bouseux.

Et voici la bande-annonce de la saison 1 de la série (à regarder en version originale car les acteurs ont fait l’effort de prendre l’accent du sud pour une immersion encore plus réaliste).

Bon, je crois que vous aurez compris si vous avez fait l’effort de lire ce post long comme un jour sans pain jusqu’ici que je suis une fan de La Communauté du Sud et de True Blood !

02:35 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : littérature américaine, roman fantastique, série tv, charlaine harris |

Commentaires

Pourquoi pas ? L'histoire me semble sympa.

Écrit par : Gilou | 22 décembre 2009

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