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29 décembre 2009

Pratique de lecture chez les people -48

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Vincent Bugliosi & Curt Gentry, Helter Skelter: The True Story of the Manson Murders.

Vincent Bugliosi fut le procureur au procès de Charles Manson et de sa « famille » en 1970. Ce livre est le récit de ses observations.

En août 1969, l’actrice Sharon Tate ainsi que six autres personnes sont brutalement assassinées. Les meurtriers étaient de jeunes hommes et femmes issus de familles de la classe moyenne et disciples du désormais très célèbre Charles Manson. L’auteur s’interroge : comment Manson a-t-il réussi à convaincre sa « famille » de tuer ? Que c’est-il vraiment passé cette nuit- là au domicile de Sharon Tate ?

Le titre de ce récit en anglais est un peu obscur pour ceux qui comme moi ne connaissent que vaguement l’histoire de Charles Manson et de ses disciples. Cette homme avait formé une communauté un peu hippie où il a endoctriné de jeunes gens en se basant à la fois sur la Bible, apparaissant comme un leader christique et sur les Beatles… se servant de The White Album sorti en 1968, un an avant les meurtres, comme d'un nouvel évangile.
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Dans son délire, Charles Manson pensait que la chanson Helter Skelter indiquait une prophétie où une terrible guerre raciale entre les Blancs et les Noirs aurait lieu en 1969 et que les Noirs, vainqueurs mais incapables de gouverner, se tourneraient vers lui et sa « famille » pour diriger le monde. Manson espérait que les meurtres commis en août 1969 seraient mis sur le dos des Noirs et seraient le détonateur à sa guerre raciale.

Ce livre est disponible d’occasion en français.

17:53 Publié dans Paillettes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : potins, people, emma roberts, pratique de lecture, cinéma |

25 décembre 2009

Mes voisins les Yamada

mes voisins les yamada.jpgMes voisins les Yamada de Hisaichi Ishii paru en 2009 chez Delcourt (3 volumes).

Les Yamada sont une famille japonaise de la classe moyenne et on retrouve dans ce manga leurs petites histoires du quotidien. Des tranches de vie autour des relations familiales, de l’amitié, du travail, de la scolarité… Bref, la vie d’une famille ordinaire et imparfaite dans laquelle on retrouve forcément les petits travers de la nôtre.

Il y a le père, Takashi, employé de bureau, qui se voit comme le pater familias alors que sa famille le traite parfois par-dessus la jambe ! La mère, Matsuko, femme au foyer, est obnubilée par le menu des repas qu’elle essaye de varier mais fini par toujours faire la même chose au grand dam du reste de la famille. C’est une femme gourmande qui aime beaucoup regarder la télé mais beaucoup moins faire le ménage ! La grand-mère, Shige, a un peu le genre « grand-mère indigne », elle n’est pas toujours très tendre avec son gendre. Son hobby à cette vieille dame, c’est le sumo qu’elle regarde avec assiduité à la télé. Mais elle ne dit pas non à un match de base-ball ou au football (plus facile à regarder que le base-ball selon elle car la balle est plus grosse !). Noboru est le fils aîné. Il va au collège et réussi l’extraordinaire exploit d’avoir des notes moyennes dans presque tous les domaines. Il faut dire qu’il déteste étudier, préférant se plonger dans la lecture de mangas. Nonoko est la cadette, c’est une petite fille espiègle et insouciante. Et pour finir, il y a Pochi, le chien de la famille qui semble regarder ses maîtres avec ennui et dédain.

Le dessin Hisaichi Ishii est minimaliste, les anecdotes sont racontées sous la forme d’histoires courtes en quatre cases verticales.
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Cliquer sur les images pour en voir un extrait (à lire dans le sens de lecture japonais et de haut en bas).

Mes voisins les Yamada a fait l’objet d’une adaptation en 1999 par le Studio Ghibli.
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On y retrouve ce dessin si particulier qui est ici aquarellé. L’humour du manga est bien sûr présent auquel s’ajoute une bonne dose de poésie tant sur le fond que sur la forme. Certaines scènes de l’anime sont inspirés de la peinture classique japonaise et cela s’accorde étonnement bien avec le style de l’auteur.
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Scène de l’anime à comparer avec :
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Hokusai, La grande vague de Kanagawa, 1831 (la première des 46 estampes composant les Trente-six vues du mont Fuji).
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Scène de l’anime à comparer avec :
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Sesshû, Paysage, 1481.
Il est à noter que cette scène de l’anime reprend les technique de la peinture au lavis (sumi-e au Japon) et utilise le reflet orangé du soleil dans l’eau pour évoquer le sceau rouge que les peintres apposent sous leurs signatures manuscrites.

J’ai été agréablement surprise par la qualité de l’animation que je trouve particulièrement réussie car l’attitude, l’ambiance et le décor arrive à être réaliste tout en gardant sa caractéristique burlesque.


C’est un manga et un anime à découvrir pour son humour cocasse et ses personnages particulièrement attachants.

Pour avoir un aperçu de l’estampe japonaise voici le lien vers l’exposition virtuelle de la BnF sur ce sujet (ici).

11:52 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : manga |

23 décembre 2009

Pratique de lecture chez les people -47

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Christian Bale.

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Joe Bageant, Deer Hunting with Jesus: Dispatches from America's Class War.

L’auteur revient dans sa ville natale en Virginie et découvre avec stupeur que les gens qui ont porté George W. Bush au pouvoir appartiennent à sa famille et sont ses voisins. Il trouve cela très ironique car ce sont ces même gens, tous ceux qui habitent dans des petites villes du même genre, qui appartiennent à ce qu’on pourrait appeler le quart-monde américain. Deux personnes sur cinq de son quartier n’ont pas de diplôme du secondaire, presque tous les plus de 50 ans ont de sérieux problème de santé et beaucoup n’ont pas d’assurance santé. On ne leur prête pas d’argent, ils boivent beaucoup mais la religion leur apparaît comme la seule échappatoire possible. C’est avec humour que l’auteur cherche à décrire et comprendre les paradoxes de cette population oubliée par l’État mais pas par les fondamentalistes religieux, cette population de travailleurs pauvres qui plébiscite le port d’arme et dont les Républicains se servent de façon éhonté lors d’élection mais qu’ils rejettent une fois celles-ci passées et que les Démocrates, au mieux, délaissent, au pire, dédaignent.

09:33 Publié dans Paillettes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : potins, people, christian bale, pratique de lecture, cinéma |

20 décembre 2009

La Communauté du Sud

La Communauté du Sud.jpgLa Communauté du Sud de Charlaine Harris paru en 2009 chez J’ai lu (8 tomes à ce jour).

Sookie Stackhouse, une jolie blonde de 25 ans, est serveuse dans le bar d’une petite ville du nord de la Louisiane, Bon Temps. Elle et son frère ont perdu leurs parents alors qu’ils étaient âgés d’une dizaine d’années et ils ont été élevés par leur grand-mère. Sookie habite d’ailleurs avec elle tandis que Jason réside dans la maison parentale.

Jason est le beau garçon de la ville, très populaire auprès de la gente féminine ce qui a tendance à le rendre assez vaniteux. Sookie, elle, passe pour la cinglée locale. En dehors de son travail, elle n’a pas de vie sociale, pas de petit-ami, n’a pas fait d’études supérieures (ce qu’elle regrette et tente de compenser en fréquentant assidûment la bibliothèque municipale de Bon Temps).

Cet isolement est dû à une anomalie, une anomalie qui l’handicape tellement qu’elle le vit comme une infirmité : Sookie est télépathe. Comment avoir des amies et à fortiori des petits-amis quand on entend la moindre pensée qui leur traverse le cerveau ? Sookie a beau s’être construit des barrières mentales, elle se laisse parfois submerger par les pensées parasites de son entourage et ce qu’elle y perçoit est souvent très perturbant ! Certains habitants de la ville connaissent son secret et beaucoup ne l’accepte pas, elle est une monstruosité de la nature pour eux et ils se montrent volontiers hostiles à son égard.

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02:35 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : littérature américaine, roman fantastique, série tv, charlaine harris |

18 décembre 2009

Design illuminé

L’inspiration des designers est vraiment sans limite ! Voici ce que donne la combinaison d’un livre et d’un luminaire…

Imaginé par le Studio MS, nous découvrons là une lampe-livre qui mêle les techniques de reliure et de pliage sophistiqué pour donner une lampe dont la lumière peut être tamisée en ouvrant ou refermant le livre. Une bonne idée de décoration pour un coin lounge dans une bibliothèque, non ?
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C’est toujours un crève-cœur de pilonner des livres alors pour leur donner une nouvelle vie, on peut en faire des sculptures (ici) ou les transformer en lampe comme le fait l’Atelier Bom Design. C’est tendance, c’est inattendu, c’est du développement durable et une autre idée à repiquer pour une bibliothèque (on doit pouvoir les faire soi-même si bricoler l’électricité ne vous effraie pas !).
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Pour rendre hommage au siècle des Lumières, le Studiomeiboom a crée ce luminaire en forme de livre qui trouve naturellement sa place sur les étagères d’une bibliothèque tout en l’illuminant avec discrétion et élégance.
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Mais que donnerait l’alliance d’un livre pop-up et d’une lampe ? Il faut voir l’œuvre de Takeshi Ishiguro pour se rendre compte que c’est possible et très original ! Cette lampe ne produit pas assez de lumière pour éclairer une pièce mais est tellement surprenante qu’on a qu’une envie (enfin, je parle surtout pour moi !) en posséder une…
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Plus fonctionnel, voici une lampe de chevet conçue par Jun Yasumoto, Alban Le Henry, Olivier Pigasse et Vincent Vandenbrouck qui s’éteint quand on pose un livre ouvert dessus (et peut même servir de marque-page).
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09:06 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : design, livre |

16 décembre 2009

Cartoon

Cartoon.jpgCartoon de Marshall Karp paru en 2009 chez Le Cherche Midi.

Dans un parc d’attractions du style Disneyland, l’acteur interprétant la mascotte de l’entreprise, Pin Pon le lapin, est retrouvé mort alors qu’il se fumait un petite clope lors de sa pause. Les inspecteurs Lomax et Briggs sont appelés sur place et on leur demande d’enquêter le plus discrètement possible sur cette regrettable affaire.

C’est que Lamaar est une énorme entreprise et en farfouillant autour de cette multinationale, Lomax et Briggs découvrent que tout n’est pas rose dans l’empire du divertissement familial 100% américain. Cela commence par Pin Pon le lapin justement, il s’avère que l’acteur qui incarne l’ami des enfants est en fait un p&d*phile plusieurs fois condamné qui a trouvé là le boulot de ses rêves ; le fondateur de l’entreprise lui-même, ne correspond pas vraiment à son image de papy sympa : c’était en fait un raciste, homophobe, misogyne et issu d’une éducation très stricte de fondamentalistes chrétiens.

Non, vraiment, ce Familyland ressemble de plus en plus à la foire aux horreurs : des meurtres se succèdent et tous ont un rapport avec les entreprises Lamaar. Les enquêteurs se lancent sur la piste d’éventuels suspects qui chercheraient à faire tomber le cours de l’action de cette entreprise et à briser son PDG qui dispose de plus d’entregent qu’un chef d’état !

Ce roman policier nous plonge au cœur de l’industrie du divertissement au sein d’une « World Company » ressemblant comme deux gouttes de miel de Winnie l’ourson à Disney. L’auteur, à travers ses deux inspecteurs à l’humour gouailleur, décrit un monde en vase clos où les relations publiques sont la nouvelle religion et où le communiqué de presse est la bible. On y voit le personnel traité par-dessus la jambe quand il s’agit des petits salaires et on y trouve des cadres tellement dévoués, tellement « corporate », qu’ils sont prêts à mourir pour leur grand leader.

Même si Marshall Karp prend plaisir à dénoncer ce monde si particulier, on sent qu’il a aussi une certaine admiration pour la réussite financière de ce modèle et cela atténue considérablement son portrait à charge de ce type d’entreprise. Pour ceux qui souhaitent lire un livre mordant, acide et salutaire sur Disney & Cie je ne peux que conseiller cet essai de Carl Hiaasen, La Souris aux dents longues. Autre bémol de ce roman, l’auteur embarque certains de ses personnages dans des romances qui n’apportent rien au récit pas plus qu’elles n’éclairent leur personnalité.

Mais ça reste un roman agréable à lire, amusant, avec une intrigue prenante et ayant pour cadre un lieu suffisamment original pour que l’on passe sur ses quelques défauts.
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Funland de .michael.newman.

21:41 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature américaine, roman policier, marshall karp |

10 décembre 2009

Pratique de lecture chez les people -46

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Amanda Seyfried se promène avec un livre d’art du photographe et photojournaliste américain d’origine allemande, Alfred Eisenstaedt qui a travaillé de nombreuses années pour le magazine Life.
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Couverture de 1966 avec Sophia Loren.

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Alfred Eisenstaedt, Eisenstaedt on Eisenstaedt.

Le photographe évoque dans ce livre la petite histoire derrière ses plus célèbres photos qui ont fait l’Histoire.

18:17 Publié dans Paillettes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : potins, people, amanda seyfried, pratique de lecture, cinéma |