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31 mars 2010

Protéger avec classe

Quelle chance ! Vous voici l'heureux propriétaire d'un MacBook ! Il est beau, il est d'un blanc neigeux tellement pur qu'il vous fait presque mal aux yeux mais il est fragile... et le bestiole vous a coûté un rein, un bras et une cornée ! Pourquoi ne pas le protéger dans une de ces petites mallettes faites exprès pour cette usage ? Ouais... mais bon, ces mallettes... elles sont un peu moches... Alors voilà la solution parfaite pour vous :
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Et voilà, votre bien précieux est protégé avec classe grâce au BookBook de Twelve South.

12:23 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : design, livre |

29 mars 2010

Tricoti, Tricota, je tricote

lors voici enfin, après un suspense intenable (si si, ne le niez pas !) une photo de mes oeuvres tricotesques :

Tricot-01.JPG
  • en dégradé de gris, une écharpe pour moi, réalisée avec la laine « Carnaval » de chez Phildar (elle n'est plus disponible à la vente sur le site mais on doit pouvoir la trouver dans certains magasins franchisés) et tricotée avec des aiguilles de 10.
  • en vieux rose, une écharpe tube (ou snood pour les branchés) pour ma mère en laine « Beaugency » (colori Tamaris) de chez Phildar et tricotée avec des aiguilles de 5.
  • en rouge pompier foudroyant, une écharpe pour une nièce (10 ans) avec la laine « Rapido » (colori Vermillon) de chez Phildar aussi et tricotée avec des aiguilles de 7.
  • en rose Barbie, une écharpe pour autre nièce (5 ans) dont la seule demande était « Je veux du rose ! » en utilisant la laine « Super Baby » (colori Berlingot) qui ne gratte pas (très important !) de chez Phildar itou et tricotée (laborieusement) avec des aiguilles de 3.
  • en gris chiné, une écharpe pour mon neveu (8 ans) qui voulait quelque chose de masculin et pas gamin en laine « Frimas » (colori Noir) de chez... oui, c'est ça, Phildar et tricotée avec des aiguilles de 4.
Et pour personnaliser chaque écharpe, j'ai cousu un ruban que l'on trouve dans certaines merceries :
Ruban tricot.JPG

08:49 Publié dans Moi je moi-même | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : blablabla, tricot |

28 mars 2010

Stasiland

Stasiland.JPGStasiland de Anna Funder paru en 2009 chez 10/18 "Domaine étranger".

Anna est une jeune Australienne qui travaille pour une télévision internationale allemande. C’est dans le cadre de son travail qu’elle commence à s’intéresser à la vie de la population en RDA et cherche des témoins de cette époque.

L’histoire de Miriam sera le déclencheur de la plongée d’Anna au cœur d’un pays aussi méconnu que redouté : « Stasiland ». Car pour beaucoup de citoyen de l’ex Allemagne de l’Est, la Stasi symbolise l’État, la répression, la peur constante mais pour d’autres, c’est la sécurité, l’ordre, une impression d’importance que confère le pouvoir d’espionner et de dénoncer les moindres faits et gestes de sa famille, de ses amis, de ses voisins ou de ses collègues. En 1968 Miriam a 16 ans et se fait remarquer par la Stasi en distribuant des tracts politiques contre le régime. Après un mois en isolement, elle craque et raconte tout.

À sa sortie de prison, elle prend le train pour Berlin avec l’espoir de franchir le Mur, seule. Elle réussi à trouver une faille dans le système de sécurité mais cela exige qu’elle passe par-dessus un grillage métallique surmonté de barbelé, qu’elle traverse un chemin de ronde éclairé comme en plein jour, qu’elle évite les chiens de garde, qu’elle escalade une autre clôture barbelée, qu’elle franchisse un dernier sentier. Mais elle n’avait pas vu les fils piégés… une alarme se déclenche alors qu’elle n’est plus qu’à 4 m de Berlin-Ouest. Là, les gardes de l’Est la récupèrent et la renvoient d’où elle vient, la ville de Leipzig. Au siège de la Stasi à Leipzig, elle est enfermée sans aucun contact avec l’extérieur. Les gardes l’empêchent de dormir pour la faire parler car pour eux, il est impossible que cette jeune fille ait presque réussi à passer le Mur sans l’aide d’une organisation clandestine. Après dix nuits d’interrogatoires et aucun repos le jour, Miriam décide d’inventer une histoire improbable pour qu’ils la laissent dormir. Après ça, elle est condamnée à 18 mois de prison, une prison où les gardes brutalisent et torturent les détenues politiques et où elles laissent les détenus de droit commun martyriser les détenues politiques afin d’obtenir des privilèges.

Bien des années plus tard, Miriam s’est mariée avec un professeur d’EPS, Charlie. Miriam est, depuis sa sortie de prison, étroitement surveillée par la Stasi. Charlie ayant aidé un couple a passé à l’Ouest, il est en liberté surveillée. Comme Miriam est lui font une demande officielle pour quitter la RDA, il est considéré comme un traître et est emprisonné. Miriam n’a plus eu de nouvelles de lui. Quelques temps plus tard, un policier est venu lui demander de venir récupérer les affaires de son époux. Charlie est mort en détention. Miriam a cherché à connaître la vérité et on lui a répondu qu’il s’est pendu or, lors de ses funérailles, ayant exigé un cercueil ouvert, elle a pu constater que son mari n’avait aucune trace de strangulation. Il est probablement mort sous les coups de ses geôliers.

Depuis la mort de Charlie en 1980, Miriam vit avec son souvenir et désire plus que tout savoir ce qu’il lui est arrivé. Elle compte beaucoup pour cela sur le travail des « femmes puzzles », des personnes qui s’obstinent à reconstituer la masse de documents déchirés à la main ou passés à la déchiqueteuse au moment de la chute du Mur. C’est un labeur titanesque qui, avec un effectif de 40 employés prendra 355 ans. Certes, il est possible aux Allemands de l’Est de consulter leurs dossiers personnels constitués au fil des ans par la Stasi mais les documents les plus sensibles ont été détruits.

Pour continuer son enquête, Anna rencontre différentes personnes, notamment des anciens de la Stasi. Certains de ces officiers vivent très mal la chute du Mur, d’autres ont révélé leur appartenance à la Stasi au risque d’être harcelés par leurs anciens collègues. Anna contacte aussi l’homme qui a dessiné le tracé du mur et qui garde religieusement le moindre souvenirs de cette époque, elle interview aussi un homme qui avait une émission télé qui fustigeait l’Ouest en montrant des extraits de programmes comme preuve de sa décadence (c’est sûr que Dallas, ça doit paraître venir d’une autre galaxie et être choquant pour un Allemand de l’Ouest !).

Anna s’attache aussi au sort de ces citoyens lambda qui, loin d’être des opposants actifs, se sont un jour retrouvés dans le collimateur de la Stasi. Il y a Julia, qui fut une étudiante en langues étrangères brillante et qui aspirait à devenir interprète mais sa relation avec un Italien qui venait la voir en Allemagne ou qu’elle retrouvait pour les vacances en Hongrie, l’a empêché de trouver du travail car les employeurs potentiels étaient systématiquement rebutés par son dossier personnel. Quand elle rompt avec cet Italien si mal vu par le régime, la Stasi la convoque le lui demande de l’espionner pour leur compte car l’Italien travaille dans l’informatique. Comme elle refuse, l’officier menace de bloquer sa carrière et celle de sa famille.

Il y a aussi Frau Paul dont l’enfant nouveau né est gravement malade, il doit être hospitalisé à l’Ouest mais la construction du Mur place les parents d’un côté et l’enfant de l’autre sans possibilité de lui rendre visite. Le couple essayera de passer à l’Ouest mais la tentative échouera et ils se retrouvent en prison. La Stasi avait tout pouvoir sur les citoyens et les officiers partaient du principe que ceux qui n’adhéraient pas totalement au régime étaient de facto des opposants qu’il fallait surveiller activement grâce à leurs agents ou avec l’aide d’indicateurs à peine rémunérés.

En RDA, on comptait un indicateur pour 63 personnes. À titre de comparaison, sous le IIIe Reich d’Hitler, on estime qu’une personne sur 2 000 était de la Gestapo et dans l’URSS de Staline, une personne sur 5 830 était agent du KGB… Les agents de la Stasi ne reculaient devant rien pour traquer les opposants, allant jusqu’à capturer l’odeur de suspect en enfermant de l’air ou un tissu touché par un individu dans un bocal ou même en irradiant à leur insu certaines personnes afin de suivre leur trace avec un compteur geiger. Certains d’entre eux ont succombé à des formes de cancer extrêmement rares…

Avec ce documentaire qui se lit comme un roman, on ressent la peur au quotidien que la Stasi inspirait car les témoins d’Anna Funder sont des gens ordinaires, peu ou pas politisés, qui ont été propulsé de l’autre côté du miroir, dans le Stasiland où l’horreur et la violence règnent. Un endroit où le citoyen doit être surveillé et contrôlé jusque dans son intimité. Un endroit où la justice n’existe pas. Cet endroit a physiquement disparu mais existe encore dans les esprits de ceux qui l’ont vécu, que ça soit du côté des bourreaux ou du côté des victimes.
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Window with a view to a window with a view to a window with a view to a wall de Alice Swanson.

17:36 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : documentaire, anna funder |

11 mars 2010

Pratique de lecture chez les people -50

Shia Labeouf with a book.jpg
Shia Labeouf se balade souvent avec un livre à la main et sa dernière lecture est :

Shia Labeouf_Alex Boese-Elephants on Acid.jpg
Alex Boese, Elephants on Acid: And Other Bizarre Experiments.

Quand Tukso, l’éléphant du zoo du Parc Lincoln, s’est réveillé dans son enclos le matin du 3 août 1962, il ne savait pas qu’il serait sur le point de devenir le sujet d’une expérience pour déterminer ce qu’il arrive à un éléphant quand il prend des doses massives de LSD. Dans ce livre, l’auteur, diplômé en histoire des sciences, révèle aux lecteurs le résultat d’expériences grotesques, amusantes et provocantes dénichées dans les dossiers de la science moderne. On retrouve donc des expérimentations diverses comme pourquoi ne réagissons nous pas quand on se chatouille soi-même ? Est-ce que le chien moyen obéira à un ordre en cas d’urgence ? Est-ce que les bébés choisissent d’instinct un régime alimentaire équilibré ? Est-ce qu’il est possible de ranimer les mort ? Est-ce qu’on peut vraiment sentir la différence entre le Coca Cola et le Pepsi ? Et bien d’autres questions saugrenues qui ont traversé un jour l’esprit de scientifiques à travers le monde.

21:27 Publié dans Paillettes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : potins, people, shia labeouf, pratique de lecture, cinéma |

08 mars 2010

Célébutantes

Célébutantes.jpgCélébutantes : comment se faire un prénom dans la jungle d'Hollywood ? de Amanda Goldberg et Ruthanna Hopper paru en 2010 chez J’ai lu.

À 26 ans, Lola Santisi souffre de ce que son psy appelle un « trouble de déficit de carrière », très fréquent chez les enfants de célébrités à Hollywood. Lola est la fille d’un réalisateur qui, après avoir remporté un Oscar au début de sa carrière, a tourné des films de commandes pour payer les factures qu’impose son train de vie. Mais là, il a l’espoir de remporter une deuxième statuette et ainsi faire remonter sa côte. La mère de Lola est une ancienne mannequin très branchée spiritualité orientale et amie du Grand Karl. Lola a un frère, Christopher qui s’essaye à la réalisation de films en tournant des clips musicaux. Quant à Lola, après des études abandonnées en cours de route dans différentes matières, elle a finalement trouvé son domaine de compétence : la mode.

Elle travaille désormais pour Julian, un ami styliste, et va essayer de placer une de ses créations sur le dos d’une actrice qui foulera le tapis rouge lors de la remise des Oscars. Lola est à J-7 de la cérémonie et la tâche semble plus qu’ardue ! Elle lutte pieds à pieds avec les grands noms de la mode (Versace, Chanel, Armani…) qui tous rêvent de voir leurs modèles portées par une actrice, si possible nominée dans une des catégories phares. Elle bataille principalement avec Adrienne Hunt, une Anglaise sans scrupule ni morale qui bosse pour Prada.

Lola passe donc la semaine à flatter des actrices avec toute la flagornerie dont elle peut faire preuve quitte à tomber dans l’humiliation. Elle doit notamment essayer de convaincre Olivia Cutter, une jeune femme qui a la particularité de parler d’elle-même à la troisième personne, qui fait des caprices et maltraite son entourage.

En plus de ses soucis professionnels, Lola est « acteurolique ». Les acteurs sont son pêchés mignons et elle succombe très – trop – souvent au charme de ces Narcisse modernes. Smith est l’un des ces acteurs imbus d’eux-mêmes, il a largué Lola par assistant interposé quand Lola, lui ayant donné la réplique dans un des films de son père, a reçu de très mauvaises critiques de la presse. Ces critiques risquaient d’entacher sa réputation, le pauvre chou ! Smith est donc l’acteur type : arrogant, égocentrique, séducteur impénitent dont l’arme fatale est de puiser sans vergogne dans les plus fameuses répliques romantiques de l’histoire du cinéma américain. C’est pourquoi, lors de cette semaine pré-Oscars, Lola aura fort à faire entre son travail, sa vie sentimentale et les angoisses de sa famille.

Un roman désopilant qui sonne plus vrai que nature, écrit à quatre mains par deux princesses hollywoodiennes qui connaissent ce milieu comme le fond de leur sac Birkin en autruche de chez Hermès. Amanda Goldberg est la fille du producteur Leonard Goldberg à qui l’on doit des films comme War Games, Les Nuits avec mon ennemi ou Charlie et ses drôles de dames et Ruthanna Hopper, la fille de l’acteur Dennis Hopper.

Elles ont su toutes deux éviter avec talent l’erreur de se comporter en Paris Hilton ou Nicole Ritchie, bref des héritières qui font tourner non-stop les rotatives de la presse people, en décrivant avec humour un monde de timbrés, de gens obnubilés par leur propre reflet, pour qui les Oscars est un évènement qui demande plus de préparation que le débarquement des Alliés en 44. Les auteurs parsèment leurs romans de vraies célébrités mais on se demande forcément qui se cache derrière la caricature de certains personnages qu’il est si délectable pour le lecteur, d’haïr !
Red Carpet.jpg

01:00 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature américaine, chick lit, amanda goldberg, ruthanna hopper |

05 mars 2010

2-3 comportements qui énervent en bibliothèque

  • Les enfants qui ne savent pas s’ils restent ou s’ils partent et font des allers-retours entre la section jeunesse à l’étage et l’entrée de la bibliothèque à l’extérieur.
  • Les « djeuns » qui interpellent leurs camarades installés à l’autre bout de la bibliothèque en hurlant « Wesh, gros ! ».
  • Les adolescentes qui viennent en groupe et vous disent « Bonjour Madame – Au revoir Madame » sur un ton clairement ironique avec une touche d’obséquiosité qui vous donne furieusement l’impression d’être prise pour un vieille conne.
  • Les gens qui ne disent jamais « Bonjour » ou « Au revoir ».
  • Les gens qui déposent les livres en retard sans explication ni excuse.
  • Les gens qui, quand on leur fait remarquer que le maximum de livres à emprunter est d’un nombre défini par le règlement et qui s’insurgent quand on leur signale qu’ils en ont trop et qu’il faut en retirer. Car le maximum de livres défini par le règlement, c’est bon pour les couillons qui font la queue derrière eux mais ça ne les concerne absolument pas !
  • Les gens clabaudent sur leurs voisins qui, comme par hasard, sont, et/ou, noirs/arabes/juifs/portugais/… (liste non exhaustive)…
  • Les gamins qui font exprès de toucher le portique antivol pour le faire sonner. Au dixième, on a des envies de meurtres…
  • Les gamins qui confondent la rampe d’escalier avec un toboggan.
  • Les gens qui vous rendent un livre qui semble avoir passé ses jours et ses nuits dans une flaque de boue et qui vous soutiennent mordicus qu’ils l’ont trouvé comme ça sur les rayonnages de la bibliothèque.

19:39 Publié dans Boulot boulot | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : bibliothécaire, usager |