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28 juillet 2010

La Peste à Breslau

La peste à Breslau.jpgLa Peste à Breslau de Marek Krajewski paru en 2009 chez Gallimard.

A Breslau dans les années 20 (aujourd’hui Wrocław en Pologne), Eberhard Mock est sergent-chef à la brigade des mœurs. C’est un homme que ses supérieurs considèrent comme incontrôlable, un ivrogne et un homme violent. Aux Mœurs, il est chargé de contrôler les prostituées, celles qui travaillent dans des bordels comme celles qui travaillent dans la rue ou qui aguichent le miché dans des cafés, tout en mettant la pression sur les souteneurs, une engeance qu’il exècre tout particulièrement. Ce travail lui va à merveille car il n’a rien que cet homme aime plus que la compagnie des prostituées ! Mais Mock n’est pas qu’un homme dépravé, c’est une personne qui a fait des études, qui aime énormément les lettres classiques et qui possède une intelligence redoutable.

C’est en qualité de spécialiste du monde des « femmes de mauvaise vie » qu’il est envoyé sur un double homicide. Deux prostituées ont été étranglées, leurs incisives arrachées. Révulsé par le sort fait à ces deux femmes, Mock met tout en œuvre pour trouver le coupable, sans se préoccuper des procédures à respecter. Mais Mock ne se rend pas compte que l’étau se resserre autour de lui et qu’il va être accusé de ces crimes, manipulé par une main invisible qui souhaite mettre la main sur des criminels de plus grande envergure : une secte de meurtriers qui se font appelés La Confrérie des Misanthropes. Le but de cette confrérie est simple : éliminer la peste à Breslau, c’est-à-dire, se débarrasser de ceux qu’ils considèrent comme des rebuts de la société, les sans-abri, les prostituées, les homosexuels ou encore les malades mentaux afin de purifier la société.

Un roman policier sur fond historique qui entraîne le lecteur dans les bas-fonds d’une ville qui appartenaient alors à l’Allemagne. L’auteur brosse le portrait d’une ville corrompue où les élites ne s’intéressent qu’à une seule chose : les plaisirs de la chair. Dans cette société, certains êtres humains n’existent que pour satisfaire les plus infâmes perversions d’une catégorie de personne et la profession de foi de la confrérie, sa volonté de nettoyer la ville de fond en comble, contient en germe les théories nazies.

Le héros semble d’un premier abord profiter lui aussi de sa profession pour tirer avantage des prostituées mais son amour indéfectible pour les femmes, le besoin de les défendre de leurs maquereaux souvent violents révèle que sous les oripeaux du policier corrompu, se cache le défenseur des être les plus faibles de cette société.
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wroclaw: the waterfront de smif

11:40 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature polonaise, roman policier, marek krajewski |

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