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26 septembre 2010

Le gang des mégères inapprivoisées


Les femmes de la famille Grope ont toutes un point commun : elles sont souvent laides, plutôt « hommasses » et très castratrices. Cela leur vient de leur aïeule, une bonne sœur qui, dépitée de ne pas subir le sort de ses consoeurs lors des raids de vikings, c’est-à-dire, être violées, en kidnappe un. Établissant ainsi une dynastie où les femmes dirigent un domaine qui s’est agrandi au fil du temps grâce à leur terrifiante réputation de mangeuses d’hommes.

Esmond Burnes est le fils d’une femme qui ne vit que pour ses romans à l’eau de rose, fantasmant largement sa vie comme si elle était une héroïne d’un roman de Barbara Cartland et le fils d’un homme falot et plutôt timide, directeur de banque. Lorsque le père d’Esmond essaye de le tuer sous l’emprise de l’alcool car il ne supporte plus de voir son fils lui ressembler autant alors qu’il a tout fait pour choisir une génitrice au physique suffisamment différent pour que ses gènes ne dominent pas, la mère d’Esmond décide de sauver son enfant chéri, son « enfant de l’amour » (cette nouille ne sais pas qu’en utilisant cette expression à tout bout de champ, lue dans un des ses romans sentimentaux favoris, elle laisse entendre qu’il est né hors mariage !), elle envoie Esmond chez son frère, un type aux affaires plus que louches. Mais son frère est marié à une fille Grope. Celle-ci n’arrivant pas à obtenir de descendance alors qu’elle désire tellement une fille pour perpétrer la tradition familiale, enlève le jeune Esmond.

Quand la police décide de fourrer son nez dans cette histoire, entre la mère d’Esmond devenue hystérique car elle est persuadée que son fils adoré a été assassiné, son frère qui pense qu’un rival a enlevé sa femme et son neveu et le père d’Esmond qui a disparu, ils n’y comprennent rien et enferment tout le monde.

Sur le papier, cela ressemble à une farce typique de Tom Sharpe mais dans la réalité c’est d’un niveau bien inférieur à ses écrits antérieurs, c’est même très décevant... Cet auteur est connu pour son humour si particulier, un humour qui ne respecte rien ni personne, totalement dévastateur. Si vous ne le connaissait pas, je vous conseille de commencer par la série Wilt (4 tomes) ou par Porterhouse et Panique à Porterhouse. C’est vraiment irrésistible mais attention à ne pas les lire dans les transports en communs car vos voisins vont vous regarder de travers en se demandant ce qui vous fait tant vous esclaffer !
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frankin fruit de Mike Bailey-Gates

08:34 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature britannique, humour, tom sharpe |

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