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05 décembre 2011

Popcorn

Littérature britannique,roman policierPopcorn de Ben Elton paru en 1999 chez l’Archipel.

Bruce Delamitri est le favori pour gagner l’Oscar du meilleur réalisateur. Pourtant ses films font débats, ses détracteurs n’y voient que l’apologie de la violence d’une façon réaliste, brutale et vaine. Pour Delamitri, la société est violente et son œuvre n’en est que le miroir.

Malheureusement pour le réalisateur, un couple de tueurs psychotiques, Wagner et Scout – surnommés les « Hyènes des hypers » – sèment la terreur dans quatre états, tuant pour rien ou pas grand-chose.

Pour les médias, il y a forcément un lien. Pour Delamitri, les crimes violents existaient avant le cinéma. Sauf que Wayne est un grand fan de Delamitri, il a vu ses films un nombre incalculable de fois et il est bien décidé à rencontrer son idole, quitte à le prendre en otage et à tuer tous ceux qui se mettent sur son chemin.

La polémique autour du film de Delamitri, Deux Américains ordinaires, ainsi que les personnages même de Wayne et Scout font irrésistiblement penser au film d’Oliver Stone, Tueurs nés, sorti deux ans avant la parution du roman de Ben Elton. Comme Oliver Stone, Elton veut montrer le goût des médias pour la violence tout en la condamnant de façon hypocrite et aussi que ce sont les médias qui portent au pinacle des tueurs en série et qui leur offre une tribune pour s’exprimer.

En lisant le roman de Ben Elton, je n’ai pas réussi à savoir s’il considère que la violence au cinéma engendre un comportement violent chez certains, les désinhibant ou si, comme Delamitri, il pense qu’en montrant la violence, on ne fait que montrer une réalité car il y a eu, il y a et il y aura toujours des gens qui tueront par plaisir.

Par contre sa position par rapport aux médias est limpide ! Pour lui, le sensationnalisme, le désir des gens de devenir célèbre car ils sont passés à la télé, est une vraie plaie. Malgré ces thèmes assez difficiles, j’ai trouvé ce roman très intelligemment écrit, au rythme très rapide (une fois dedans, on le dévore) et je suis fan de son humour noir et de son cynisme corrosif.

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littérature britannique,roman policier,ben elton

01:25 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature britannique, roman policier, ben elton |

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