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27 novembre 2011

Terreur

littérature américaine,roman historique,roman fantastiqueTerreur de Dan Simmons paru en 2008 chez Robert Laffont (aussi disponible en poche).

1845, Sir John Irving part en expédition vers le cercle polaire arctique avec deux navires l’Erebus et le Terror avec à leur bord 134 hommes pour découvrir le passage du Nord-Ouest qui permet de relier l’Atlantique avec le Pacifique.

Partis tardivement d’Angleterre, arrivés dans le Grand Nord, les deux bateaux sont rapidement pris dans les glaces. L’hiver est long sous ces latitudes et l’été, si court, ne permet pas toujours à la banquise de se fragmenter suffisamment pour continuer la navigation.

C’est quand, en 1847, un mystérieux animal – qui a l’apparence d’un ours blanc mais est deux fois plus grand et deux fois plus lourd – commence à décimer les hommes que l’expédition tourne à la catastrophe.

Dan Simmons s’est inspiré pour ce roman d’une histoire vraie, celle de l’expédition Franklin qui n’a eu aucun survivant. Cette expédition n’a pas démarrée sous les meilleurs auspices… Dirigée par un homme âgé, buté, décidé à faire enfin ses preuves, il a pris de très mauvaises décisions, laissant les bateaux se faire bloquer par la banquise au large de toute île ou crique qui les auraient abrités de la pression phénoménale de la glace.

De plus, la Royal Navy ayant passé un appel d’offre pour l’approvisionnement de boîtes de conserve, afin de préserver les hommes d’équipage du scorbut et avoir de quoi manger durant cette très longue expédition menée par des gens incapables de survivre dans le Pôle Nord, a accepté l’offre la plus basse d’un homme n’ayant jamais travaillé avec la Navy mais capable de livrer la nourriture à la moitié du prix demandé par les fournisseurs habituels.

Résultat, comme rien ou presque ne change sous le soleil, les boîtes de conserve se sont avérées impropres à la consommation à cause de soudure au plomb qui a empoisonné la nourriture. Nourriture vraisemblablement de la pire qualité qui n’est pas assez cuite. Les boîtes n’étant pas toutes très bien scellées, le botulisme a probablement décimé une partie de ceux que  le saturnisme, le scorbut et le froid polaire avait épargné.

Car en plus de toutes ces mauvaises décisions humaines, l’expédition est partie au moment de ce que l’on a appelé le Petit Age Glaciaire où les hivers furent très rigoureux sur tout le globe ne permettant pas aux navires de continuer leur route comme prévu.

Bref, un roman historique captivant qui se double d’un roman fantastique assez prenant malgré des longueurs dues au plan de l’écrivain. En effet, chaque chapitre est consacré à un personnage en particulier et de l’un à l’autre, il y a souvent des redites.

Mais on en apprend beaucoup de choses sur ce type d’expéditions lancés dans un milieu hostile par des gens peu ou pas préparés mais aussi sur les Inuits qui sont eux, a contrario, complètement adapté à ce climat. Les mythes inuits utilisés par l’auteur sont fascinants et il décrit avec beaucoup de talent toute l’horreur et la folie qui imprègne peu à peu ses personnages quand ils comprennent qu’ils sont perdus.

Une lecture frissonnante et pas seulement parce que la température dans lieux de l’action approche souvent les -50° !

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10:44 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature américaine, roman historique, roman fantastique, dan simmons |

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