Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

27 février 2012

Guide de l'incendiaire des maisons d'écrivains en Nouvelle-Angleterre

littérature américaineGuide de l'incendiaire des maisons d'écrivains en Nouvelle-Angleterre de Brock Clarke paru en 2009 chez Albin Michel (aussi disponible en poche).

Le narrateur, Sam Pulsifer, vivant dans l’état de Nouvelle-Angleterre aux États-Unis, fils d’une professeur de littérature et d’un éditeur aux presses universitaires, a mis accidentellement le feu à la maison de Emily Dickinson lorsqu’il était adolescent. Comme un couple est mort dans l’incendie, alors qu’ils fricotaient dans le lit de la poétesse, Sam a été condamné à 10 ans de prison.

Si on lui demande pourquoi il a mis le feu à cette maison, Sam ne peut pas vraiment répondre. Pendant son enfance, sa mère a dirigé ses lectures, pas de romans policiers pour lui, le genre est trop indigne mais de la grande littérature américaine. Après chaque lecture, sa mère vérifiait ce qu’il en avait retenu. Quand il a eu 8 ans, son père a disparu pendant 3 ans. Pendant ces 3 ans, sa mère, dévastée, lui a raconté d’horribles histoires de disparitions de jeunes gens dans la maison d’Emily Dickinson.

C’est pourquoi, quand un soir il se décide à affronter la maison de ses cauchemars en fumant sa première et dernière cigarette pour se donner du courage, les craquements de l’ancienne bâtisse l’effraie tellement qu’il en lâche sa cigarette et s’enfuit en courant.

À sa sortie de prison, ses parents lui conseillent de faire des études. Il va à l’université et obtient un diplôme d’ingénieur-packaging. C’est à cette époque qu’il rencontre Anne-Marie qu’il épousera et qui lui donnera deux enfants. Par facilité, il choisit de lui cacher son passé d’incendiaire et de mentir sur sa famille.

Évidemment, ces mensonges vont finir par lui exploser à la figure et cela sous la forme de Thomas Coleman, le fils du couple mort dans l’incendie de la maison d’Emily Dickinson, qui va vouloir se venger de Sam et lui pourrir la vie. Thomas Coleman a réussi son plan, Sam est viré de son foyer par sa femme et perd son travail. Le voici donc obligé de revenir s’installer chez ses parents qu’il n’a pas vus depuis 10 ans. Il découvre alors qu’ils sont devenus alcooliques et pour suivre le mouvement, il se met à boire aussi.

C’est alors que des maisons d’écrivains sont incendiées un peu partout dans la région et Sam et le premier suspect. Il décide d’enquêter pour prouver son innocence mais en véritable « cafouilleur », il va avoir du mal à ne pas empirer la situation.

Un roman très étrange sur la littérature où l’auteur égratigne certaines manies de ses compatriotes comme leurs goûts pour les mémoires et autres autobiographies, pour les cercles de lectures où l’on disserte de tout ou presque sauf du livre qu’on est censé avoir lu et sur un certain genre de littérature très à la mode, ces romans qui glorifient les hommes taiseux du Midwest et que l’on porte au pinacle comme le renouveau de la grande littérature américaine.

Brock Clarke s’interroge avant tout sur le pouvoir des histoires, les histoires que l’on raconte, les histoires que l’on se raconte. Pour lui, la littérature éveille, la littérature effraie. D’ailleurs certains des personnages de ce roman n’ont qu’une peur : celle de finir comme personnage de romans, d’être réduit à une typologie sans plus aucune profondeur.

Vous voulez en lire un extrait ?
littérature américaine

14:56 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature américaine |

Les commentaires sont fermés.