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16 octobre 2012

Flashback

littérature américaine,science-fiction,dan simmonsFlashback de Dan Simmons paru en 2012 chez Robert Laffont.

Nous sommes en 2035 et les États-Unis se sont effondrés sous le poids de la récession économique, du chômage et de la dette. Beaucoup d’habitants de ce qui reste des États-Unis (puisque des États entiers ainsi que des villes ont fait sécession) sont accrocs au flashback, une drogue très bon marché qui permet de revivre de façon très réaliste ses souvenirs. Les violences pour obtenir l’argent pour cette drogue ou pour simplement survivre sont le quotidien des habitants.

Dans ce monde, les États-Unis sont gouvernés en sous-main par des Japonais dont la sphère d’influence mondiale est partagée avec le Califat global où la charia est appliquée sur la Moyen-Orient, l’Afrique et l’Europe. Le Califat tente d’ailleurs grâce à des attentats-suicide quotidiens à s’emparer de ce qui reste du monde, ouvrant la voie à une guerre avec un Japon qui a abandonné la démocratie pour revenir au shogunat de l’époque féodale.

Nick Bottom est un ancien policier effondré par la mort accidentel de sa femme quelques années auparavant et accro au flashback pour revivre les moments passés avec son épouse. Il est engagé par le Conseiller Nakamura, gouverneur du Colorado pour élucider la mort de son fils survenue six ans plus tôt alors que celui-ci réalisait un reportage sur le flashback aux États-Unis. Nick avait alors enquêté sur cette affaire qui n’a jamais aboutie et il ne comprend pas vraiment pourquoi Nakamura est prêt à le payer une fortune pour résoudre un meurtre si ancien qui a laissé de nombreux enquêteurs, disposant plus de ressources que lui, dans le brouillard.

Mais pour lui, cette enquête est le moyen d’avoir assez d’argent et de flashback pour se remémorer son passé avec sa femme. Cependant, le Conseiller a tout prévu, pour éviter que Nick l’arnaque et utilise la drogue à des fins privées, il ordonne à son chef de la sécurité d’accompagner Nick lors de son enquête. Une enquête qui, même si la piste semble froide à première vue, se révèle être d’une grande complexité et dont le dénouement pourrait causer un bouleversement majeur.

Parlons d’abord du style de ce roman d’anticipation. C’est un roman facile à lire, l’intrigue est assez prenante. Maintenant, évoquons le fond… car c’est là que le bât blesse pour moi. Dans ce roman, l’auteur affiche des idées que j’estime révoltantes, racistes et xénophobes. À la lecture de ce roman, Simmons paraît être particulièrement opposé aux aides sociales, il ne jure que par le libéralisme économique et pour lui, la social-démocratie est la cause du délitement de la société.

Ses réflexions sur le « Califat Global » sont dignes d’un blog ou d’un forum appartenant à la « fachosphère » ou des élucubrations d’un Anders Behring Breivik contre ce que l’extrême-droite appelle « Eurabia ». J’ai été atterrée par le contenu de ce roman qu’on croirait subventionné par la droite la plus réactionnaire des États-Unis et par la NRA. Je ne vis pas au pays de Candy, je lis la presse et les idées de Simmons vont à l’encontre de tout ce que auquel je crois.

À la moitié du roman, j’avais encore l’espoir que l’auteur voulait pousser au débat en ayant des propos aussi extrêmes mais le roman achevé, je ressens un certain malaise et me demande si je vais lire ses prochaines parutions.

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11:54 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature américaine, science-fiction, dan simmons |

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