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30 octobre 2012

L’Incroyable histoire de Halcyon Crane

littérature américaine,roman fantastique,wandy webbL’Incroyable histoire de Halcyon Crane de Wendy Webb paru en 2012 chez Le Livre de Poche.

Habitante de Seattle, Hallie James reçoit un jour une lettre d’un notaire qui l’informe du décès de sa mère. Hallie est particulièrement choquée par cette nouvelle car son père lui a toujours dit que sa mère est morte 30 ans plus tôt, alors qu’elle avait 5 ans, dans l’incendie de la maison familiale.

Troublée, elle décide de confronter son père atteint de la maladie d’Alzheimer qui vit dans une maison de repos. Celui-ci, par une phrase énigmatique, confirme qu’elle est bien la fille de Madlyn Crane, photographe très renommée qui vivait sur l’île du Grand-Manitou dans la région des Grands Lacs dans le Michigan. Son père l’a enlevée à 5 ans pour la sauver de l’influence de cet endroit.

Après la mort de son père, Hallie choisit de se rendre sur place car plus rien ne la retient à Seattle. Elle découvre alors la vie sur l’île, une vie assez retirée une fois la saison touristique passée, où les habitants se déplacent à cheval ou à vélo et où le téléphone portable n’a pas de réseau.

Le notaire qui l’accueille sur l’île, Will Archer, s’avère être un ami d’enfance de Hallie dont le vrai nom est en réalité Halcyon Crane. Celle-ci hérite d’une magnifique maison, construite par ses arrière-grands-parents. Tombant sous le charme, Hallie décide de rester. Grâce à la gouvernante de la maison, Iris, une femme sans âge qui a connu ses parents et ses grands-parents, elle découvre l’histoire de sa famille.

Une histoire particulière qui prend vie sous les yeux de Hallie grâce au talent de conteuse d’Iris. À vivre dans cette maison, sur cette île, elle se rend compte des nombreux secrets attachés à sa famille et que l’esprit de certains ancêtres la hante.

Il s’agit du premier roman de l’auteur qui, comme Iris, est une merveilleuse conteuse et emmène son lecteur dans cette ambiance gothique. J’ai beaucoup apprécié ce roman fantastique où le surnaturel est dosé avec habileté. Les personnages, notamment les personnages féminins, sont bien campés et attachants.

Une belle découverte que cette lecture… J’espère que dans son deuxième roman, l’auteur saura emporter le lecteur aussi bien que dans celui-ci.

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13:04 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature américaine, roman fantastique, wandy webb |

28 octobre 2012

La Patience de l’araignée

littérature italienne,roman policier,Andrea CamilleriLa Patience de l’araignée de Andrea Camilleri paru en 2007 chez Fleuve Noir (aussi disponible en poche).

Alors que le commissaire Montalbano est en convalescence pour récupérer après avoir reçu une balle dans l’épaule, il est rappelé au commissariat de Vigàta (Sicile) car une jeune fille a été enlevée.

Le Questeur (l’équivalent du Préfet en Italie, je pense) ne lui confiera pas l’enquête car pour lui, Montalbano est un incompétent notoire qui ne respecte pas les règles. Montalbano qui a autant d’amitié et d’estime pour le Questeur que celui-ci en a pour lui, se satisfait de la situation et suit l’enquête de loin tout en conservant son habitude de travail fondé sur l’observation et l’empathie. Car plus que la justice, ce que le commissaire recherche, c’est de connaître la vérité.

C’est ma première intrusion dans le monde de Camilleri et de son personnage emblématique, le commissaire Montalbano. J’ai été déroutée par l’écriture et j’ai eu un peu de mal à rentrer dans l’histoire. Heureusement que le traducteur a, dans sa préface, expliqué sa volonté de respecter la particularité de l’écriture de Camilleri car, sinon, j’aurais abandonné la lecture en maudissant une fois de plus les traducteurs qui font n’importe quoi !

Mais peu à peu, je me suis prise à apprécier la bizarrerie de langage du texte et à m’intéresser aux protagonistes. C’est une étrange expérience de lecture et j’en ai aimé chaque seconde. L’histoire est intéressante, les personnages soignés et l’on découvre la Sicile comme si on était un habitant des lieux. Je pense qu’après celui-là, je vais lire Chien de faïence qui a obtenu le prix des lecteurs des bibliothèques de la Ville de Paris.

Les histoires du commissaire Montalbano ont été adaptés pour la télévision et diffusés cet été sur France 3 (bien évidemment dans le désordre car pourquoi respecter la chronologie…).

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26 octobre 2012

La Mort noire

littérature britannique,thriller,graham mastertonLa Mort noire de Graham Masterton paru en 1999 chez Claude Lefrancq éditeur.

Le docteur Leonard Petrie est assez surpris quand un homme vient sonner à sa porte très tôt un matin pour qu’il examine son fils. Car le Dr Petrie soigne surtout des personnes âgées et fortunées de Miami, des gens surtout hypocondriaques sans de réels problèmes de santé mais, fidèle au serment d’Hippocrate, il suit l’homme chez lui et constate que l’enfant est vraiment malade.

Il souffre d’un mal qu’il ne reconnaît pas même s’il ressemble au choléra. Effrayé par la virulence de la maladie et l’état désastreux du jeune enfant, il le conduit à l’hôpital où l’enfant décèdera rapidement. Après analyses et autopsie, il s’avérera que le petit garçon était atteint de la peste, pas la peste commune qui décima la moitié de l’Europe au Moyen Âge mais une peste surpuissante contre laquelle aucun médicament ne fait effet  et qui, une fois contractée, emporte le patient en quelques heures.

Peu de temps après le début de l’épidémie, c’est l’hécatombe. Alors que les autorités essayent de minimiser les évènements, les habitants de Miami constatent les effets de la pandémie qui touche tout le monde. Les morts s’entassent dans les rues...

Devant l’inaction des autorités et se sentant incapable de protéger ses patients, le Dr Petrie embarque sa fille après la mort de son ex-femme, ainsi que sa petite-amie et décident de fuir la ville. Mais la peste a de l’avance et bientôt, c’est toute la Floride puis toute la côte est qui est contaminée. Le Dr Petrie a l’espoir pourtant, qu’à New York, lui et sa famille pourront être à l’abri…

Un roman sur fond d’apocalypse très prenant malgré la piètre qualité de l’édition (faute de frappe, erreur dans le nom des personnages…). Ici pas de surnaturel mais une menace bien réelle liée à notre mode de vie contemporain.

Un bon roman au ton très actuel même si il a été écrit dans les années 70. Si l’histoire emballe le lecteur, le fond, le message que fait passer l’auteur, est particulièrement pessimiste et on réalise – si on avait besoin d’une piqûre de rappel (je suis assez pessimiste moi-même !) – que le vernis qui lie la société est bien mince et que face à une telle calamité, ce sont les plus bas instincts qui se révèlent.

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23 octobre 2012

Pratique de lecture chez les people -106

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La jeune actrice Alex Frnka (et non, je n'ai pas oublié une voyelle à son nom !) se plonge dans une lecture très à la mode aux États-Unis actuellement…

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E L James, Fifty Shades of Grey.

Le premier tome de cette trilogie érotique où une jeune fille innocente, Anastasia Steele, rencontre Christian Grey, un milliardaire trentenaire qu’elle doit interviewer pour le journal de sa fac. Malgré son aversion pour la tendance de cet homme a tout contrôler, Anastasia est attiré par lui et ce sentiment est mutuel. Submergée par sa séduction, Ana choisi malgré tout de se lancer dans cette relation avec cet homme énigmatique. Grey est un homme tourmenté, très distant et ayant besoin de dominer sa partenaire sexuellement et Ana se sent dépassée par son comportement car c’est au départ une jeune femme ayant les pieds sur terre et indépendante. À travers Grey, elle explore son éveil à sa sensualité et découvre ses pulsions les plus cachées.

Ce roman est disponible en français.

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20 octobre 2012

Comme ton ombre

littérature britannique,thriller,Elizabeth HaynesComme ton ombre de Elizabeth Haynes paru en 2011 chez Presses de la Cité (aussi disponible en poche).

Cathy Bailey est une jeune femme anglaise qui mène la vie insouciante de nombre de ses compatriotes du même âge. Elle aime sortir, faire la fête, boire – un peu trop –, rencontrer des hommes quitte à avoir des relations d’un soir et à le regretter le lendemain ! Bref, elle est jeune et ses amies et elle s’amusent sans complexe.

Un soir de 2003, elle rencontre Lee Brightman, il est videur dans une boîte de nuit qu’elle fréquente. Elle le trouve beau – ce qui est sans contestation possible – mais c’est quand elle le revoit par hasard peu de temps après que leur relation démarre. Une relation un peu spéciale car Lee est très secret, elle ne rencontre jamais ses amis, elle n’a jamais été chez lui... Mais bon, c’est un homme tellement charmant que toutes ses amies l’envient.

Puis petit à petit, elle sent que cette relation devient de plus en plus intrusive, que Lee la surveille, il lui demande de rendre des comptes sur ses allées et venues, il se montre excessivement jaloux et fait preuve de violence dans leurs rapports sexuels. Cathy s’en inquiète, essaye d’expliquer son malaise à ses amies qui la rassure : Lee l’aime à la folie, c’est elle qui s’imagine des choses.

Fin 2007, nous retrouvons Cathy. C’est une femme presque brisée moralement, souffrant de paranoïa et de troubles obsessionnels compulsifs. Elle essaye de tout contrôler mais grâce à un voisin dont la gentillesse et le respect finit par abattre ses angoisses, elle décide de consulter un médecin pour trouver la voie de la guérison. Mais son équilibre émotionnel si fragile s’effondre le jour où elle apprend que Lee est sorti de prison. Va-t-elle pouvoir affronter en même temps ses peurs et celui qui les a générées ?

Voilà un thriller psychologique particulièrement captivant. Le récit, composé comme un journal intime, s’étale sur deux époques, celle de la Cathy d’avant où l’on voit peu à peu son calvaire prendre forme et celle de la Cathy d’après, une femme qui a survécu à la torture morale aussi bien que physique.

C’est une lecture très dure et éprouvante. Le récit est particulièrement réaliste et dresse à la fois le portrait d’une femme que l’on a tenté de d’annihiler mais qui décide de se battre et celui d’un homme manipulateur d’un sadisme atroce qui lui fait douter d’elle-même après l’avoir coupée de son entourage pour l’avoir à sa merci.

On n’en parle beaucoup, parfois à tort et à travers, mais sans être psychologue, je pense que l’auteur a réussi à mettre en évidence le comportement d’un pervers narcissique.

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18 octobre 2012

Pratique de lecture chez les people -105

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Comme son ex, Kate Bosworth, Alexander Skarsgard se plonge dans ce livre.

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David Finkel, The Good Soldiers.

Un documentaire sur la Seconde Guerre d’Irak.

Ce livre est disponible en français.

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16 octobre 2012

Flashback

littérature américaine,science-fiction,dan simmonsFlashback de Dan Simmons paru en 2012 chez Robert Laffont.

Nous sommes en 2035 et les États-Unis se sont effondrés sous le poids de la récession économique, du chômage et de la dette. Beaucoup d’habitants de ce qui reste des États-Unis (puisque des États entiers ainsi que des villes ont fait sécession) sont accrocs au flashback, une drogue très bon marché qui permet de revivre de façon très réaliste ses souvenirs. Les violences pour obtenir l’argent pour cette drogue ou pour simplement survivre sont le quotidien des habitants.

Dans ce monde, les États-Unis sont gouvernés en sous-main par des Japonais dont la sphère d’influence mondiale est partagée avec le Califat global où la charia est appliquée sur la Moyen-Orient, l’Afrique et l’Europe. Le Califat tente d’ailleurs grâce à des attentats-suicide quotidiens à s’emparer de ce qui reste du monde, ouvrant la voie à une guerre avec un Japon qui a abandonné la démocratie pour revenir au shogunat de l’époque féodale.

Nick Bottom est un ancien policier effondré par la mort accidentel de sa femme quelques années auparavant et accro au flashback pour revivre les moments passés avec son épouse. Il est engagé par le Conseiller Nakamura, gouverneur du Colorado pour élucider la mort de son fils survenue six ans plus tôt alors que celui-ci réalisait un reportage sur le flashback aux États-Unis. Nick avait alors enquêté sur cette affaire qui n’a jamais aboutie et il ne comprend pas vraiment pourquoi Nakamura est prêt à le payer une fortune pour résoudre un meurtre si ancien qui a laissé de nombreux enquêteurs, disposant plus de ressources que lui, dans le brouillard.

Mais pour lui, cette enquête est le moyen d’avoir assez d’argent et de flashback pour se remémorer son passé avec sa femme. Cependant, le Conseiller a tout prévu, pour éviter que Nick l’arnaque et utilise la drogue à des fins privées, il ordonne à son chef de la sécurité d’accompagner Nick lors de son enquête. Une enquête qui, même si la piste semble froide à première vue, se révèle être d’une grande complexité et dont le dénouement pourrait causer un bouleversement majeur.

Parlons d’abord du style de ce roman d’anticipation. C’est un roman facile à lire, l’intrigue est assez prenante. Maintenant, évoquons le fond… car c’est là que le bât blesse pour moi. Dans ce roman, l’auteur affiche des idées que j’estime révoltantes, racistes et xénophobes. À la lecture de ce roman, Simmons paraît être particulièrement opposé aux aides sociales, il ne jure que par le libéralisme économique et pour lui, la social-démocratie est la cause du délitement de la société.

Ses réflexions sur le « Califat Global » sont dignes d’un blog ou d’un forum appartenant à la « fachosphère » ou des élucubrations d’un Anders Behring Breivik contre ce que l’extrême-droite appelle « Eurabia ». J’ai été atterrée par le contenu de ce roman qu’on croirait subventionné par la droite la plus réactionnaire des États-Unis et par la NRA. Je ne vis pas au pays de Candy, je lis la presse et les idées de Simmons vont à l’encontre de tout ce que auquel je crois.

À la moitié du roman, j’avais encore l’espoir que l’auteur voulait pousser au débat en ayant des propos aussi extrêmes mais le roman achevé, je ressens un certain malaise et me demande si je vais lire ses prochaines parutions.

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11:54 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature américaine, science-fiction, dan simmons |