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31 janvier 2013

Presse-people

littérature américaine,thriller,carl hiaasenPresse-people de Carl Hiaasen paru en 2012 chez Éditions des Deux terres.

Cherry Pye est une jeune pop star américaine sans aucun talent en dehors celui de savoir à peu près danser en rythme. Après un concert embarrassant où la jeune chanteuse, complètement défoncée, a montré ses fesses à son public qui l’a hué à cause de sa désastreuse performance scénique, son entourage, composé de sa mère (sa manager), de deux jumelles (ses attachés de presse) et de son producteur (un amateur de jeunes femmes à peine pubères) décident de l’envoyer en cure de désintox’ car Cherry doit être prête pour son comeback : un nouvel album et une série de concerts dont les billets se vendent très mal pour l’instant.

Pour protéger la réputation de Cherry auprès de son jeune public, une doublure a été engagée pour incarner la star quand celle-ci à la tête dans la cuvette des toilettes. Ann DeLusia est une jeune actrice au chômage et a accepté ce boulot ennuyeux à cause de la paie. Pas suffisamment payé pourtant quand elle est enlevée par un paparazzo, "Bang" Abbott qui l’a confondu avec Cherry. Malgré ce kidnapping raté, Abbott demande à l’entourage de Cherry un échange : Ann contre une journée passée avec Cherry où il l’a prendra en photo dans l’espoir de vendre les tirages au plus offrant quand celle-ci fera enfin son ultime overdose.

Mais le plan, déjà hasardeux à la base, se complique quand "Skink", l’ex-gouverneur de Floride toujours aussi cinglé mais attachant, vient au secours d’Ann qui l’a aidé à punir un promoteur immobilier bien décidé à saccager le littoral d’une partie des Keys pour y construire d’affreux immeubles.

Du côté de l’entourage du Cherry, son producteur engage un ex-taulard particulièrement repoussant et dont un des bras, sectionné par un barracuda affamé, a été remplacé par un taille-herbe (!) aussi efficace que terrifiant afin de la protéger d’elle-même.

Quelle joie de retrouver Carl Hiaasen au mieux de sa forme avec, en bonus, mon personnage préféré : le gouverneur ! Comme à son habitude, Hiaasen ne fait pas dans la légèreté et tape sur tout ce qui pourri sa Floride natale : la corruption, le saccage de la nature en y ajoutant un nouveau fléau, les célébrités qui hantent les rues de Miami et qui trouvent refuge à Star Island.

Lire un Hiaasen, c’est accepter de partir dans son délire, de se laisser emporter dans son univers mais une fois bien installé dedans, on est sûr d’une chose : on va bien rigoler ! Un roman parfait pour ceux qui adorent l’humour noir et dont les thèmes récurrents ne rebutent pas.

Non, sérieusement, je recommande vraiment cet auteur. Vous n’avez jamais lu quelque chose de similaire, Carl Hiaasen est unique et il faut absolument que les lecteurs francophones découvrent enfin cet auteur !

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littérature américaine,thriller,carl hiaasen

02:45 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature américaine, thriller, carl hiaasen |

29 janvier 2013

Avions poubelles

documentaire,Lisa BleyssacAvions poubelles : une hôtesse de l’air dénonce les arnaqueurs du ciel de Lisa Bleyssac paru en 2010 chez Les Éditions de l'Arbre.

Dans ce documentaire, l’auteur (sous pseudonyme) dévoile les coulisses d’une compagnie aérienne qu’elle a surnommé « Air Rapace » (ce qui est loin d’être rassurant) pour laquelle elle a travaillé de nombreuses années.

Cette compagnie française loue ses avions et ses équipes à d’autres compagnies ou à des pays qui n’ont pas de compagnie nationale. Lisa Bleyssac a ainsi beaucoup voyagé en Afrique, en Arabie-Saoudite et surtout dans des zones à risques (parfois zones de guerre) où aucune compagnie aérienne ne voulait poser un seul train d’atterrissage !

Mais cette compagnie est tenue par des escrocs qui s’assoient autant sur le droit du travail que sur les règles de sécurité qui régissent à raison l’aviation civile et n’accordent pas plus d’importance à l’hygiène en vol, au bien-être de ses passagers ou à son personnel. Résultat : cette compagnie aérienne a transformé ses avions en bétaillères volantes.

Ces conditions de travail sont donc une épreuve pour le personnel naviguant que l’on menace de licenciement si ils ont le malheur de dire un mot de travers (ou si votre tête ne revient pas à la patronne !). Malgré cela, l’auteur évoque de bons souvenirs (souvent bien arrosés) avec certains membres d’équipage qui apprend à se serrer les coudes devant les difficultés.

C’est un témoignage très intéressant mais qui est malheureusement littéralement pourri par un manque de travail et de professionnalisme de la part de l’éditeur. Il ne semble y avoir eu aucun travail de réécriture ni même de correction. Le texte manque de cohérence, est bourré de fautes d’orthographe et de syntaxe qui piquent les yeux ! Je me suis même demandée si je n’étais pas en train de lire un livre paru à compte d’auteur mais ce n’est même pas le cas !

Devant un tel massacre, je ne vais pas racheter de livre de cet éditeur car malgré un contenu intéressant, j’ai un peu honte de proposer un tel livre à mes lecteurs de la bibliothèque…

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documentaire,Lisa Bleyssac

06:38 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : documentaire, lisa bleyssac |

27 janvier 2013

Le Cirque des Rêves

littérature américaine,roman fantastique,Erin MorgensternLe Cirque des Rêves de Erin Morgenstern paru en 2012 chez Flammarion.

À la fin du 19ème siècle, le Cirque des Rêves n’est pas un cirque comme les autres, on ne sait jamais quand il arrive, on ne sait jamais quand il part. Il n’est ouvert que la nuit et les spectacles qui y sont joués sont tous tellement uniques et particuliers que les spectateurs ne peuvent que tomber sous le charme de sa magie.

Car c’est bien de cela dont il s’agit, de magie ! Ce cirque pas comme les autres et le lieu d’affrontements de deux magiciens qui rivalisent d’ingéniosité et de savoir-faire pour gagner un challenge lancé dans leur enfance par leurs maîtres respectifs qui les ont formé toute leur vie à cette fin.

Mais malgré cette compétition qui les dépasse, Celia et Marco vont tomber amoureux. Cet amour va mettre le cirque auquel ils tiennent tant en danger… 

Ce roman est vraiment très étonnant et déroutant pour le lecteur. Il y a beaucoup de personnages, on saute d’un lieu à un autre, d’une époque à une autre et au départ, cela procure un sentiment assez désagréable de confusion.

Mais ce sentiment est volontairement induit par l’auteur qui tient vraiment à nous faire découvrir le cirque comme un spectateur et si on se laisse aller et qu’on lâche prise à nos références habituelles des formes de récit classique, on est emporté par ce monde où la magie prédomine, où les sentiments sont exacerbés et où la créativité abolit les lois de la physique.

Une fois la lecture achevée, j’ai eu des paillettes dans les yeux et j’ai regretté d’avoir déjà quitté le monde du cirque. J’ai été prise d’une envie de le relire pour de nouveau retourner dans ce monde enchanteur, pour oublier les difficultés que j’ai eu à y entrer quand je l’ai commencé et je suis bien contente d’avoir repéré ce livre ici !

Ce livre, magnifiquement édité avec une très belle couverture et des tranches colorées d’un très beau rouge, m’a rappelé Jonathan Strange et Mr Norrell de Susanna Clarke qui était également un livre sur la magie et qui m’avait beaucoup plu quand je l’ai lu il y a quelques années.

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littérature américaine,roman fantastique,Erin Morgenstern

09:32 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature américaine, roman fantastique, erin morgenstern |

24 janvier 2013

Du gazon à la bibliothèque

Une expérience des étudiants du cursus environnement et design à la bibliothèque de l’Université de Cornell dans l’état de New York.
bibliothèque
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Les étudiants qui fréquentent la bibliothèque universitaire semblent s’être totalement appropriés cette véritable pelouse !

19:25 Publié dans Boulot boulot | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bibliothèque |

22 janvier 2013

Pratique de lecture chez les people -115

potins,people,rihanna,pratique de lecture,musique
Rihanna semble apprécier les beaux-livre de photographies (ici).

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Mario Testino, In Your Face.

Un livre regroupant les dernières photos du photographe de mode Mario Testino.

15:55 Publié dans Paillettes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : potins, people, rihanna, pratique de lecture, musique |

20 janvier 2013

Une place à prendre

littérature britannique,J.K. RowlingUne place à prendre de J.K. Rowling paru en 2012 chez Grasset.

Pagford, dans le sud-ouest de l’Angleterre, a tout d’une petite bourgade tranquille et proprette. Mais sous ce vernis, des drames, des trahisons, de l’hypocrisie règnent en maître.

La mort du conseiller paroissial Barry Fairbrother, homme jovial apprécié des habitants va catalyser les rancœurs de certaines personnes et agir comme un tremblement de terre dans cette petite communauté. Car sous les apparences, la ville est divisée en deux. Sur la commune se trouve un ensemble HLM dont les enfants sont sectorisés à l’école de la ville, se mêlant avec la progéniture bien plus aisée de Pagford ; l’ancienne église a été transformée en clinique de désintoxication.

Dans le village, il y a deux camps. Un camp mené par le président du Conseil paroissial Howard Mollison, l’épicier du village qui considère que la ville lui appartient et de l’autre, le camp de Berry Fairbrother, un homme qui a grandi dans cette cité HLM tant décriée et qui sait la chance qu’il a eu d’aller à l’école de Pagford. Mais la mort brutale de Barry Fairbrother va bouleverser la communauté car l’équilibre des forces en présence est enfin rompu. Pour certains, c’est l’opportunité qu’ils attendaient depuis longtemps, pour d’autres, c’est un drame. La redistribution des cartes ne va pas se faire sans heurt…

J’ai adoré ce roman, cette plongée dans une communauté fictive où, pourtant, chaque situation est d’un réalisme stupéfiant. Quelle maîtrise de la part de Rowling, d’arriver à animer autant de personnages différents et surtout de les faire surgir sous nos yeux de lecteurs sans aucun artifice ! J’ai été emballée par cette lecture du début à la fin car on y trouve tout l’éventail des passions humaines et j’ai ri parfois, j’ai été émue, j’ai été choquée et j’ai été révulsée par certains personnages.

Je crois que ce roman m’a embarqué dans son monde comme cela n’arrive malheureusement pas si souvent lors d’une lecture. De ce roman, je retiendrais en particulier, la compassion que l’auteur exprime pour les adolescents de son histoire qui sont embringués malgré eux dans les histoires pathétiques des adultes. Cela m’a beaucoup touché et a confirmé tout le bien que je pensais de cet auteur après m’être régalée à de nombreuses reprises en lisant la saga Harry Potter.

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littérature britannique,J.K. Rowling

12:46 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature britannique, j.k. rowling |

18 janvier 2013

La Malédiction

littérature américaine,roman fantastique,cinéma,David SeltzerLa Malédiction de David Seltzer paru en 2001 chez J’ai lu.

Robert Thorn et sa jeune épouse Katherine symbolisent l’aristocratie américaine par excellence. Ils sont riches, bien nés, beaux et la carrière professionnelle de Robert Thorn semble le destiner à devenir un jour président des États-Unis. Pourtant, ce tableau idyllique est terni par l’absence de progéniture dans ce couple.

Pour la troisième fois, Katherine est enceinte et Robert espère, pour la santé mentale de sa femme, que l’accouchement se passera bien et qu’il n’y aura plus de fausses couches. Le jour de l’accouchement, Robert arrive à l’hôpital de Rome en Italie, où la famille réside, pour apprendre que son fils est mort suite à un accident absurde (un morceau de pierre du plafond s’est décroché et l’a tué sur le coup) mais le prêtre, dans cet hôpital religieux, lui propose de cacher ce fait à Katherine et d’adopter un enfant en bonne santé dont la mère est décédée en couches. Accablé de chagrin mais redoutant les conséquences de la perte de l’enfant pour Katherine, Robert accepte le marché.

Quelques années plus tard, l’enfant prénommé Damien a 4 ans. Les Thorn vivent en Angleterre où Robert est ambassadeur. Lors de la fête d’anniversaire de l’enfant, la nounou du garçon se suicide devant un parterre d’invités médusés. Un photographe sur place, Jennings, qui couvre l’évènement, découvre plus tard une forme étrange qui apparaît sur les photos où figure la nounou. Ne comprenant pas trop de quoi il s’agit et mettant cela sur le compte d’une exposition de la pellicule à la lumière, il continu son travail de paparazzo et photographie régulièrement les Thorn et ceux qui les approchent.

Un jour, en développant une nouvelle pellicule, il découvre un halo semblable à celui de la nounou au-dessus du visage d’un homme qui s’avèrera être le père Brennan. Celui-ci, pour racheter sa conscience, tient absolument à prévenir Thorn que son fils n’est pas l’enfant charmant quoique taciturne qu’il semble être mais est l’Antéchrist.

Révolté par les propos du prêtre, Thorn, aidé de Jennings, finit par découvrir la vérité et malgré ses réticences, va essayer d’accomplir ce que l’on attend de lui : éliminer le fils du Diable.

Ce roman fantastique a été écrit par le scénariste du film et est sorti quelques mois avant sa sortie en salle pour créer le « buzz ». Même s’il s’agit d’une novelisation et que l’intrigue est totalement similaire au film (d’après mes maigres souvenirs) sorti en 1976.

Voici la bande-annonce de ce film :
 
Ce roman n’en demeure pas moins vraiment effrayant même-ci certains points manquent d’explications. Par exemple, je n’ai pas compris si le complot pour faire revenir l’Antéchrist sur Terre est le fait de satanistes ou parce que, selon l’Apocalypse selon Saint-Jean, la venue de l’Antéchrist sera suivie du retour du Christ sur Terre.

Donc malgré quelques incohérences somme toutes assez mineures, j’ai bien flippé avec ce roman même si je ne m’explique pas vraiment pourquoi il m’a fait suffisamment d’effet pour devoir dormir plusieurs nuits de suite avec la radio allumée !

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littérature américaine,roman fantastique,cinéma,David Seltzer

01:35 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : littérature américaine, roman fantastique, cinéma, david seltzer |