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05 avril 2016

Ebola

documentaire,Richard PrestonEbola de Richard Preston paru en 2014 chez Presses de la Cité.
 
Cela faisait longtemps que j’espérais lire ce livre car je suis très intéressée – puis-je dire passionnée sans passer pour une cinglée ? – par les virus et leurs fonctionnements. Dans ce document, on en apprend beaucoup sur les filovirus comme Ebola et Marburg même si on ne sait pas d’où ils viennent exactement. C’est un document passionnant mais aussi assez éprouvant à lire car l’auteur décrit en détail l’effet des virus sur le corps humain et comment dire… c’est carrément dégueulasse ! C’est une façon horrible de mourir…
 
Richard Preston retrace donc dans ce livre paru en 1994, les premières percées du virus en Afrique pour terminer par l’arrivée du virus à Reston dans la banlieue de Washington à la fin des années 80. Il détaille toutes les procédures que l’on doit suivre dans les laboratoires P4 et revient abondamment sur la gestion de cette crise à Reston où des singes destinés à des expérimentations scientifiques et venants des Philippines ont contractés Ebola. Car oui, Ebola ne se limite pas à l’Afrique ! Il semblerait que son berceau soit dans les forêts équatoriales où l’homme tente de frayer son chemin. Plus on détruit la forêt équatoriale, plus ce type de virus émergent frappera le monde. L’exemple du SIDA le prouve et l’auteur rappelle cela dans ce livre. Il s’avérera que seuls les singes mourront d’Ebola à Reston. Heureusement car d’après les scientifiques interviewés par l’auteur, leurs recherches tendent à prouver que l’Ebola Reston s’est propagé chez les singes par voie aérienne.
 
Ce document se lit très facilement, presque comme un thriller. Il manque pour moi quelques images explicatives comme une comparaison de cellules saines et de cellules attaquées par le virus. Je reproche aussi à l’auteur de nombreuses répétitions qui sont un peu pénibles. Mais en dehors de ces quelques bémols, c’est un document essentiel sur le virus Ebola qui continue toujours de frapper les populations de l’Afrique de l’Ouest créant ce qui est la plus grave épidémie d’Ebola depuis sa découverte dans les années 70. Il y aurait un vaccin disponible maintenant, l’avenir nous dira ce qu’il vaut car Ebola est un virus qui mute facilement – moins que celui du SIDA – mais suffisamment pour qu’un vaccin efficace soit difficile à mettre au point.
 
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documentaire,Richard Preston

22:30 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : documentaire, richard preston |

29 septembre 2015

Snowblind

littérature américaine,roman fantastique,Christopher GoldenSnowblind de Christopher Golden paru en 2014 chez Bragelonne.
 
Un blizzard se lève sur Coventry, une petite ville de Nouvelle-Angleterre. Ce blizzard est d’une violence rare et malheur à celui qui s’aventure à l’extérieur par ce temps. Car un danger se cache au cœur de la tempête de neige… Plusieurs personnes trouveront la mort cette nuit-là.
 
Douze ans plus tard, un autre blizzard s’apprête à frapper la ville, les habitants sont nerveux, ils n’ont pas oublié les événements dramatiques qui ont eu lieu autrefois. Mais dans cette tempête, les monstres qui s’y cachent ne sont pas revenus seuls, les fantômes des disparus refont surface.
 
Le résumé de ce roman m’a tout de suite accroché. L’auteur, que je ne connaissais pas, et apparemment un spécialiste de l’horreur et du suspense. Je dois dire que je suis déçue car ce roman ne fait pas frémir… L’ensemble laisse un goût d’inachevé et j’ai dû me forcer pour arriver à la fin.
 
Christopher Golden a multiplié les protagonistes de cette petite ville dans l’espoir, sûrement, d’écrire un roman à la Stephen King mais le résultat est assez insipide et les personnages ne sont pas assez développés pour donner un peu de corps à ce roman. Golden utilise beaucoup les dialogues dans une tentative de rythmer l’ensemble mais cela reste assez plat.
 
Donc je ne pense pas lire d’autres romans de cet auteur et vais probablement oublier très vite les habitants de Coventry.
 
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23:12 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature américaine, roman fantastique, christopher golden |

22 septembre 2015

La Merditude des choses

littérature belge,Dimitri VerhulstLa Merditude des choses de Dimitri Verhulst paru en 2013 chez 10/18.
 
Nous sommes dans les années 80, Dimitri a 13 ans et vit dans un petit bled paumé au milieu des champs dans la région flamande de la Belgique. Il habite chez sa grand-mère avec son père, après que sa mère les ait fichu à la porte. Sa grand-mère héberge également ses trois autres fils. Ce sont des parasites qui siphonnent sa pension de retraite pour aller au bistrot mais cette grand-mère les aime ses gars, peu importe le nombre de fois que les huissiers ou la police passent à cause d’eux.
 
Dimitri grandi dans cette atmosphère où les loisirs sont la tournée des troquets du coin. Il va à l’école mais est assez médiocre. D’ailleurs, l’école, il n’en parle jamais. Par contre, il parle beaucoup de ces cinq personnes qui sont sa famille et qu’il aime plus que tout. Les Verhulst sont fiers de ne travailler que le strict minimum, de vivre au crochet de la société, ils sont satisfaits de  leur réputation sulfureuse dans le village mais ils sont avant tout une famille unie et soudée même s’ils sont clairement une famille dysfonctionnelle et destructrice.
 
Et puis un jour, les services sociaux arrivent pour Dimitri. Quelqu’un les a dénoncé... Et comme Dimitri déteste sa mère, il est placé en foyer et en maison d’accueil. De cela, le narrateur n’en parle pas mais c’est grâce ou à cause de ce placement qu’il est aujourd’hui l’homme qu’il est.
 
Ce roman autobiographique est construit comme une succession d’anecdotes où le narrateur est le Dimitri de 13 ans sauf à la fin où cl’est l’adulte qui clôt le récit. Les Verhulst sont des cas sociaux : habitat insalubre, mauvaise hygiène, alcoolisme aggravé, violence, la scolarité de l’enfant est ignorée… Sur le papier, c’est sordide… Mais la grande qualité de l’auteur, c’est qu’il ne juge pas les membres de sa famille et le lecteur en vient à éprouver de l’empathie pour les Verhulst. Ils sont touchants ces bonhommes qui embrassent leur médiocrité avec humour. La grand-mère est émouvante en tant que brave pilier de cette famille.
 
Pour ne rien gâcher, le style de l’auteur est impeccable, on entre dans ce récit avec une grande facilité, c’est très bien écrit avec des formules savoureuses.
 
Ce roman a été adapté au cinéma en 2009 par Felix Van Groeningen sur un scénario de l’auteur dont voici la bande-annonce :
 
Je n’ai pas vu ce film et ne peut donc vous le conseiller, par contre, pour le livre, c’est vraiment un roman à lire !
 
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littérature belge,Dimitri Verhulst

09:50 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature belge, dimitri verhulst |

16 septembre 2015

Tu as beaucoup changé, Alison

littérature américaine,roman fantastique,peter straubTu as beaucoup changé, Alison de Peter Straub paru en 2008 chez Le Livre de Poche.
 
1955, Alison et Miles sont adolescents et cousins. Ils passent l’été dans le Wisconsin, dans leur famille maternelle. Miles est un jeune garçon un peu timoré devant sa cousine, d’un an plus âgée. Il l’adore et voit en elle son âme-sœur. À côté de ça, il fait les quatre cent coups dans le village multipliant les petits larcins et les blagues bêtes. Alison a mauvaise réputation, pour les villageois, c’est une aguicheuse aux mœurs libérées. Ils se promettent de se revoir vingt ans plus tard au même endroit.
 
1975, Miles doit finir sa thèse et pour honorer sa promesse, retourne sur le lieu de ses vacances d’adolescent. L’accueil dans le village est froid voire hostile car les habitants n’ont pas oublié un certain soir d’été vingt ans plus tôt où Alison a été violée et assassinée. Miles est toujours considéré comme le coupable même si pour étouffer l’affaire, le meurtre a été classé comme accident.
 
La disparition d’une adolescente et son meurtre attise les rancœurs contre Miles et bientôt la foule a soif de vengeance. Mais Miles sait que ce n’est pas lui qui a tué sa cousine et plutôt que de finir sa thèse, il va essayer, malgré l’hostilité, de résoudre cette affaire et peut-être que par la même occasion de découvrir qui assassine des jeunes filles depuis le retour de Miles au village.
 
L’ambiance de ce roman est étouffante et inquiétante. On n’a qu’une envie, hurler au personnage principal de s’enfuir à toutes jambes tant la tension est palpable et dérangeante dans ce village aux habitants étriqués. J’ai toutefois été décontenancée par l’intrigue assez lente où le fantastique n’apparaît que par petite touche là où je pensais qu’il serait plus tangible.
 
Si l’auteur a voulu faire passer le malaise que ressent Miles tout au long du roman, c’est réussi même si je ne peux pas dire que je sorte de cette lecture enchantée tant le rythme et l’atmosphère m’ont plombé le moral…
 
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04:35 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature américaine, roman fantastique, peter straub |

07 septembre 2015

Les Caprices de Miss Bennett

littérature britannique,humour,p-g wodehouseLes Caprices de Miss Bennett de P.G. Wodehouse paru en 2015 chez Les Belles Lettres.
 
Miss Bennett cherche son preux chevalier. Elle pensait l’avoir trouvé en la personne d’Eustache Highnett dont les poésies l’avaient charmée mais celui-ci ne s’est pas présenté le jour du mariage. Pour empêcher cette union, la mère d’Eustache lui avait caché tous ses pantalons. Miss Bennett a donc rompu les fiançailles.
 
Sur le transatlantique qui l’emmène en Angleterre, elle rencontre Sam Marlowe qui se trouve être le cousin d’Eustache. Pour elle, Sam est l’homme idéal car il est si courageux qu’il a plongé du paquebot pour sauver un homme tombé d’une chaloupe dans le port de New York (en fait, Sam a été bousculé…). Alors qu’elle est accompagnée de Bream Mortimer qui l’aime en silence depuis l’enfance, Miss Bennett se fiance une nouvelle fois, avec Sam cette fois-ci.
 
Mais cette demoiselle a une idée très précise de la personnalité qu’elle désire chez un fiancé et la traversée de l’Atlantique est suffisamment longue pour qu’elle change d’avis à nouveau !
 
Avec ce vaudeville écrit en 1922, on retrouve tout l’humour de P.G. Wodehouse qui pétille comme une coupe de champagne. C’est léger, un peu frivole mais tellement drôle. L’auteur qui est aussi le narrateur agit dans le récit et regarde ses personnages d’un œil malicieux.
 
Pour moi, P.G. Wodehouse est la quintessence de l’humour anglais, une référence en la matière !
 
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10:04 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature britannique, humour, p-g wodehouse |

29 août 2015

Derniers jours

littérature britannique,roman fantastique,adam nevillDerniers jours d’Adam Nevill paru en 2014 chez Bragelonne.
 
Kyle Freeman est documentariste. Avec son cameraman Dan Harvey, ils ont l’habitude de travailler avec un budget très serré sur une période de temps très courte, c’est ce que l’on appelle le cinéma guérilla. Malheureusement, même si ses films ont été reconnus par la critique, Kyle se retrouve dans une situation financière délicate.
 
C’est pourquoi l’offre de Max Solomon va lui sembler un cadeau du ciel ! Certes le tournage est dense, onze jours seulement ; certes le planning est déjà prévu, pas de temps pour faire des repérages et Kyle ne choisit pas totalement l’angle de son sujet. Mais malgré tout ça, il reçoit 100 000 livres et il a le contrôle créatif. C’est une chance inespérée pour lui.
 
Ce Monsieur Solomon qui, jusqu’ici avait fait fortune dans les livres et les vidéos de développement personnels, souhaite que Kyle tourne un documentaire sur une secte créée par un gourou qui se faisait appeler sœur Katherine. Les membres de cette secte sont morts dans les années 70 aux États-Unis mais d’anciens adeptes clament qu’elle pouvait entrer en contact avec des esprits.
 
Kyle et Dan commencent par interroger une des premières adeptes lorsque la secte était encore en Grande-Bretagne et des événements étranges vont rapidement se manifester car tous les lieux où cette secte s’est établie sont manifestement hanté. Mais Kyle et Dan doivent se dépêcher car les anciens adeptes meurent rapidement dans des circonstances troublantes.
 
De livre en livre, Adam Nevill commence a vraiment développer un style et des sujets qui lui sont propres. L’idée de la secte est brillante et l’intrigue est riche et palpitante. Les phénomènes paranormaux s’accumulent pour atteindre un final que j’ai trouvé parfait. Beaucoup de frisson et un peu de gore : un bon cocktail pour ce roman de genre d’un auteur qui va bientôt devenir un incontournable dans la littérature fantastique contemporaine !
 
Vivement que tous ses romans soient traduits…
 
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littérature britannique,roman fantastique,adam nevill

18:14 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature britannique, roman fantastique, adam nevill |

21 août 2015

Les Yeux plus grands que le ventre

Littérature brésilienne,roman historique,roman policier,Jô Soares Les Yeux plus grands que le ventre de Jô Soares paru en 2013 chez Les Deux Terres (existe aussi en poche).
 
À Rio de Janeiro dans les années 30, quatre femmes sont retrouvées assassinées et leurs corps nus ont été mis en scène d’une façon très caractéristique : chacune tient un instrument d’un quatuor à cordes et devant elles, les témoins remarquent une nappe avec un panier de pique-nique. Elles ont toutes étaient énucléées et un morceau de papier est enfoncé dans leur bouche. Ces quatre femmes s’avèrent avoir toute un point commun, elles sont toutes très grosses.
 
Branle-bas de combat au commissariat car ces femmes faisaient parties de la haute société, proche du régime fascisant en place. Le commissaire Mello Noronha doit répondre à ses supérieurs et résoudre cette étrange affaire très rapidement. Malheureusement, il est complètement perdu devant la bizarrerie de ces crimes. Ces femmes ont en effet été étouffées par des desserts dont chacune avait la recette froissée dans la bouche.
 
Intervient alors Tobias Esteves, un ex-policier portugais, qui se trouve être propriétaire de plusieurs pâtisseries portugaises au Brésil. Il met son talent au service de Noronha aidé peu après par une reporter intrépide. À eux trois, secondé par l’adjoint du commissaire, Calixto, un homme bien bâti mais plutôt trouillard, ils ne seront pas de trop pour résoudre ce mystère car bientôt, d’autres grosses femmes sont découvertes mortes dans Rio…
 
Ici l’intrigue policière est complètement anecdotique car dès le début, le lecteur connaît le tueur et ses motivations mais la galerie de personnages croqués par Soares vaut le détour ! L’histoire est loufoque de bout en bout et l’auteur donne sans vergogne dans l’humour noir. C’est un régal à lire ! Car oui, les meurtres sont atroces mais leur exagération les font tomber dans le comique et plusieurs réflexions des personnages ou certaines situations sont à éclater de rire.
 
Jô Soares est un auteur à découvrir. J’avais lu par le passé Élémentaire, ma chère Sarah où là aussi, l’intrigue policière est l’occasion pour l’auteur de développer son talent humoristique mais aussi de faire voyager le lecteur dans le temps car ses reconstitutions sont parfaites !
 
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06:49 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : llittérature brésilienne, roman historique, roman policier, jô soares |