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15 août 2015

Cauchemar génétique

littérature américaine,thriller,douglas preston,Lincoln ChildCauchemar génétique de Douglas Preston et Lincoln Child paru en 2014 chez J’ai lu.
 
Guy Carson est microbiologiste et travaille pour GeneDyne, une entreprise de biotechnologie. Il est envoyé dans le désert du Nouveau-Mexique pour remplacer Franklin Burt qui a dû quitter son poste pour raisons de santé. Au Mont Dragon, là où se trouve le labo de pointe de GeneDyne, Carson va plancher sur le virus de la grippe afin de le modifier génétiquement pour créer un vaccin définitif à cette maladie.
 
Mais les choses ne se passe pas comme prévue car ce qui devait être une tâche assez simple s’avère, pour des raisons que Carson ignore, beaucoup plus compliquée que prévu. Le virus de la grippe modifié qu’il met au point est un virus extrêmement mortel !
 
J’ai lu avec plaisir ce roman, étant fan de techno thriller. Malheureusement, celui-ci a un peu vieilli car les techniques présentées comme super innovantes dans le roman, sont devenues notre quotidien aujourd’hui…
 
Les personnages sont esquissés à grands traits mais comme le suspense est au rendez-vous, on ferme volontiers les yeux sur ces défauts.
 
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25 juillet 2015

La Petite fêlée aux allumettes

littérature belge,humour,roman policier,nadine monfilsLa Petite fêlée aux allumettes de Nadine Monfils paru en 2012 chez Belfond (existe aussi en poche).
 
Pandore est une ville très étrange... On y trouve le soir venu, des hommes en imper et chapeau-melon qui, quand on glisse un billet avec un souhait dans leur poche, s’empressent de le réaliser. Attention, on ne peut faire qu’un seul souhait ! Et puis, il y a Nake…
 
Peu après le décès de sa grand-mère adorée avec qui elle vit, Nake tombe sur une boîte d’allumettes. Sa grand-mère lui racontait le conte d’Andersen, La Petite fille aux allumettes, quand elle était petite. Et quand elle craque une allumette, elle a une vision mais une vision de meurtre ! Une petite fille déguisée en Chaperon rouge a été assassinée… Puis une femme vêtue comme Blanche-Neige est retrouvée morte…
 
La police locale dont l’inspecteur Cooper (clin d’œil à Dale Cooper dans Twin Peaks !) et son adjoint Michou (policier le jour et prostituée travestie la nuit !) sont chargés d’enquêter. Le lien avec les contes de fées finit par leur apparaître mais comment attraper le tueur ? Surtout quand on a Mémé Cornemuse qui squatte le commissariat et gagne son argent de poche en pratiquant assidûment la turlute sous les bureaux…
 
Mon roman préféré de Nadine Monfils jusqu’à présent. J’ai adoré les références à Magritte (les hommes en chapeau-melon)
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René Magritte, Golconde, 1953
 
et à Twin Peaks.
Elle saupoudre tout cela de son univers complètement déjanté en introduisant Mémé Cornemuse dans cette histoire de meurtres sur fond de contes de fées.
 
C’est drôle, c’est surréaliste, c’est unique, c’est Nadine Monfils !
 
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23 juillet 2015

Sumerki

littérature russe,roman fantastique,Dmitry GlukhovskySumerki de Dmitry Glukhovsky paru en 2014 chez L’Atalante.
 
Sumerki veut dire « crépuscule » en alphabet russe latinisé. Le crépuscule est effectivement omniprésent dans ce roman dont l’action se déroule à Moscou.
 
Dmitry Alexeïevitch est un traducteur d’anglais et de français qui vivote en traduisant de bien inintéressantes notices techniques. Il a une vie réglée, très rangée, c’est un homme d’habitude qui, poussée par le besoin, va les bouleverser. À son agence de traduction qui lui confie tous ses travaux, il n’y a aucun texte en anglais ou en français à traduire en russe. Mais Dmitry pense à ses factures qu’il faut honorer, même s’il n’a pas de gros besoins. Quand l’employé lui demande s’il pourrait traduire de l’espagnol car le traducteur de cette langue lui a fait faux bond après avoir commencé à travailler sur un texte, Dmitry qui a étudié l’espagnol à la fac et n’a pas réellement pratiqué cette langue accepte, y voyant son salut.
 
Arrivé chez lui, il découvre que contrairement à ses commandes précédentes, il ne s’agit pas d’une notice mais d’un texte ancien écrit sur du parchemin datant du 16ème siècle. C’est le compte-rendu d’une expédition dans la jungle du Yucatán au Mexique d’un conquistador espagnol chargé de récupérer des codex mayas pour les amener à Diego de Landa qui se chargera de les détruire dans un autodafé pour être sûr que les Mayas ne puissent plus se référer à leur religion ancestrale et imposer ainsi la toute-puissance de l’église catholique. Dmitry ne traduit à chaque fois qu’un seul chapitre du récit, le commanditaire ne les laissant qu’aux compte-gouttes à l’agence de traduction. Dmitry est frustré car il se passionne vite pour le sujet. Il s’investit totalement dans cette traduction et découvre la culture maya qui le fascine.
 
Puis les choses dérapent… L’employé de l’agence lui apprend que le traducteur d’espagnol à qui il avait confié le premier chapitre du manuscrit a été assassiné,  puis l’employé de l’agence est retrouvé mort. Des phénomènes étranges pénètrent la vie casanière de Dmitry et celui-ci n’arrive plus à savoir s’il devient fou et hallucine ou si le surnaturel qui baigne le texte du conquistador n’a pas été réveillé par son travail de traduction…
 
Magnifique roman où le réel et le fantastique s’entremêlent tellement, que le lecteur se met à douter à l’unisson du narrateur, Dmitry. L’auteur a un style très imagé et a su rendre son intrigue ou plutôt ses intrigues palpitantes. Le lecteur suit deux récits, celui du conquistador et celui de Dmitry au moment où il lit le compte-rendu du conquistador. Peu à peu le réel semble s’effacer et laisse place à un monde fantasmagorique.
 
La conclusion de l’histoire est particulièrement réussie et permet de terminer ce roman en s’exclamant devant le talent de l’auteur. C’est une très belle découverte que ce roman et surtout cet auteur !
 
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littérature russe,roman fantastique,Dmitry Glukhovsky

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12 juin 2015

14

littérature américaine,science-fiction,Peter Clines14 de Peter Clines paru en 2014 chez J’ai Lu.
 
Nate Tucker habite Los Angeles. Il a une trentaine d’années, exerce un métier ennuyeux au possible sous les ordres d’une chefaillon imbuvable pour un salaire de misère quand il doit déménager puisque ses colocataires quittent l’appartement qu’ils louent tous ensemble. Une connaissance lui parle alors d’un immeuble où les appartements ont un loyer très modique, l’immeuble Kavach. Nate est aux anges, son nouvel appartement est plus près de son travail, il a une vue imprenable sur Los Angeles et le loyer est effectivement ridiculement bas.
 
Curieux de nature, Nate commence à fouiner pour découvrir le passé de ce bâtiment classé monument historique et construit au 19ème siècle. Il se rend compte d’abord qu’aucun appartement n’a la même disposition, qu’il y a des cafards de couleur vert vif à 7 pattes dans sa cuisine et une voisine lui montre que l’immeuble n’est pas relié au réseau électrique de la ville… En plus de ces bizarreries, la porte de l’appartement n°14 est constamment verrouillé par de nombreux cadenas, le n°16 est perpétuellement vacant suite à une série de suicide des locataires qui l’habitaient.
 
Peu à peu, autour de Nate, les voisins mettent en commun leurs connaissances sur l’immeuble, à l’insu du concierge Oskar qui ne supporte pas les curieux et cherche à garder les secrets de l’immeuble enfoui très profondément. D’indice en indice, la petite communauté de l’immeuble Kavach découvre qu’ils habitent dans un lieu encore plus surprenant qu’ils ne l’imaginaient au départ.
 
L’auteur est scénariste et cela se sent, le roman se lit très facilement grâce à de nombreux dialogues et aux chapitres assez courts. L’intrigue s’installe au fur et à mesure pour accélérer dans le dernier quart du roman et prend un tournant proprement ébouriffant !
 
Je m’attendais à une histoire classique de maison hanté mais je me suis bien trompée ! Le roman lorgne plutôt vers la science-fiction et l’ombre de Lovecraft est très présente comme le signale la 4ème de couverture. En plus de ce haut patronage de la littérature de genre du 19ème siècle, on trouve de nombreuses références à la culture pop’ et contrairement à ce que l’on peut lire également sur la 4ème de couverture, je rapprocherais plutôt ce roman de la série Fringe que la série Lost.
 
Malgré quelques déceptions du côté de l’édition (oubli ou ajout de mots), l’écriture est soignée, beaucoup plus que je le pensais au départ. Il y a beaucoup de suspense, de l’humour, des personnages attachants qui évoluent au fil de la lecture.
 
Pour moi, ce roman de Peter Clines est une réussite et j’espère que d’autres romans de lui seront traduits à l’avenir !
 
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07 juin 2015

Les Vacances d’un serial killer

Littérature belge,humour,roman policier,Nadine MonfilsLes Vacances d’un serial killer de Nadine Monfils paru en 2012 chez Pocket.
 
La famille Destrooper part en vacances à la mer. Josette aurait préféré la Costa Brava mais Alfonse a choisi la mer du Nord. Les deux ados, Steven, prénom choisi en l’honneur de Steven Seagal (l’acteur préféré de Josette) et Lourdes, dont le prénom a été pioché dans Voici (c’est le même prénom que la fille de Madonna). La famille est accompagnée de Mémé Cornemuse, la mère de Josette, une vieille carne selon Alfonse. La caravane de Mémé Cornemuse a été attachée à la voiture chérie d’Alfonse, fan de tuning.
 
Les voilà donc sur la route des vacances mais les ennuis s’accumulent ! Josette se fait dérober son sac à main avec l’argent du voyage, la caravane de Mémé Cornemuse se détache sur la route et Steven et Lourdes, qui se prennent respectivement pour un réalisateur et une actrice, ont filmé un cadavre dans les toilettes d’un restoroute. Sur la vidéo, on aperçoit les chaussures de Biloute, qui décide de prendre lui aussi un repos bien mérité au bord de la mer du Nord après avoir réussi à s’échapper de prison où il était enfermé pour avoir assassiner son voisin, le facteur, le boucher et la boulangère de son village. Ces personnes ont eu le malheur de lui casser les pieds…
 
Mémé Cornemuse a de la ressource, abandonnée au bord de la roue, elle braque un couple et se fait conduire à la pension de famille où les Destrooper ont loué des chambres. Enfin, les vacances vont pouvoir commencer !
 
Ce roman m’a enchanté tant par le style, très imagé que par l’originalité de ses personnages. Tous les personnages sont farfelus pour ne pas dire complètement chtarbés avec une mention spéciale pour Mémé Cornemuse qui est vache comme Tatie Danielle mais avec un flingue, une libido XXL et un langage de charretier.
 
On dirait du Carl Hiaasen, j’y ai retrouvé des personnages cocasses, des situations aussi rocambolesques qu’absurdes. Je perds la Floride mais je gagne la Belgique et ses belgicismes. Et puis, c’est d’un drôle !
 
Un petit bijou d’humour et je vais bien sûr lire la suite des aventures de Mémé Cornemuse.
 
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Littérature belge,humour,roman policier,Nadine Monfils

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07 mai 2015

Le Mystère de la Maison Aranda

littérature espagnole,roman policier,roman historique,Jerónimo TrístanteLe Mystère de la Maison Aranda de Jerónimo Trístante paru en 2009 chez Phébus (existe aussi en poche).
 
Victor Ros est un jeune sous-inspecteur à Madrid où il revient après un coup d’éclat qui lui a valu les honneurs de la presse et les félicitations de ses supérieurs. Malheureusement, son arrivée coïncide avec l’enterrement de son mentor, un homme qui est à l’origine de son choix de carrière.
 
Victor a déménagé enfant avec sa mère à Madrid. Le foyer est pauvre et Victor traine avec des voyous et débute comme pickpocket. Don Armando Martinez, un sergent de police remarque que ce jeune garçon, qui aime lire et dispose d’une intelligence et de capacités de déduction peu communes, ferait un très bon policier. Et c’est pour cela, que Victor et son collègue, l’inspecteur don Alfredo sont envoyé enquêter sur une affaire très étrange. Une jeune épouse a, dans une sorte de transe, tenté d’assassiner son époux, reproduisant un évènement qui a eu lieu il y a dix ans dans les mêmes circonstances, dans la même maison. Encore plus bizarre, une femme a tué son mari cinquante ans auparavant avec le même mode opératoire. Déconcertant et effrayant… La Maison Aranda serait-elle hantée ?
 
Pour Victor, ce sont des sornettes ! Il y a forcément une explication logique à cet évènement et il se fait fort de la démontrer. Mais le milieu dans lequel il intervient est un milieu très aisé, proche du pouvoir. Difficile pour lui, jeune inspecteur aux idées libérales d’obtenir des réponses à ses questions de la part de gens qui gardent tout pour eux par peur du scandale. Parallèlement à cela et à l’opposé pourrait-on dire, Victor enquête à ses heures perdues sur les meurtres de plusieurs prostituées. Il est choqué que leur sort n’intéresse pas les autorités mais lui-même ne s’investit dans cette affaire que parce que la prostituée qu’il fréquente lui a demandé d’intervenir. Les deux affaires sont complexes : d’un côté ce qu’une personne cherche à faire passer pour une possession chez des aristocrates à des fins inconnus et de l’autre, un tueur en série qui s’acharnent sur des femmes mise au banc de la société.
 
L’auteur décrit à merveille le Madrid de la fin du 19ème siècle ainsi que l’effervescence intellectuelle de cette époque. Par contre, j’ai trouvé que les personnages étaient trop tranchés et que, fatalement, les qualités du héros sonnent faux et ses méthodes pour résoudre l’enquête sont un peu trop en avance sur leur temps pour que l’ensemble n’apparaisse pas bancal.
 
De plus, Jerónimo Trístante a tendance à répéter les motivations de ses personnages. Par peur qu’on ait oublié les traits de caractères décrits vingt pages avant peut-être ? C’est assez pénible… Donc, globalement, je dirais que sur la base très classique d’un whodunit, l’auteur ne tente rien de nouveau et triture tellement ses intrigues pour arriver à leurs conclusions avec des rebondissements, je le concède, qu’il flirte avec les anachronismes.
 
Le roman policier est une horlogerie fine et là, on est vraiment dans un travail très grossier mais ça se laisse lire quand même !
 
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30 avril 2015

Le Prestige

littérature britannique,science-fiction,Christopher PriestLe Prestige de Christopher Priest paru en 2006 chez Folio.
 
Andrew Westley est journaliste. Il est envoyé enquêter sur une histoire de secte dans le nord de l’Angleterre. Cela s’avère être une fausse piste, Kate Angier est la personne qui souhaitait le rencontrer car elle a des choses à lui apprendre sur un de ses ancêtres, Alfred Borden et sur le sien, Rupert Angier.
 
À la fin du 19ème siècle, ces deux prestidigitateurs de talent sont acclamés par les foules. Ils étaient aussi de farouches ennemis et n’ont eu de cesse, tout au long de leur carrière, d’essayer de saboter les tours de l’autre. Cette rivalité repose d’abord sur deux conceptions de la magie différentes puis des drames vont alimenter leur haine sans merci.
 
Andrew Wesley, né Nicky Borden, a été adopté très jeune et ne se souvient pas de son enfance avant cela. Il est persuadé depuis toujours d’avoir un frère jumeau quelque part, il le ressent dans sa chair et dans son esprit. Kate l’a connu quand il était encore Nicky Borden alors qu’elle n’était guère plus âgée que lui et pourrait avoir des réponses quant à l’existence de ce jumeau qu’aucun registre officiel ne confirme. Andrew lit donc l’autobiographie de son ancêtre puis le journal de Rupert Angier où l’on découvre en même temps que lui leur lutte pour écraser l’autre en ayant le meilleur tour de magie. Pour cela, Rupert Angier dépense une fortune en faisant appel à Nikola Tesla.
 
Ce roman est époustouflant, il y a un grand soin apporté à la construction de la narration mais aussi aux personnages de Borden et Angier. L’histoire peut paraitre alambiquée dans les cent premières pages mais peu à peu, tout s’éclaire et l’attention se concentre sur l’intrigue qui arrive à son point d’orgue dans les derniers chapitres.
 
En découvrant le journal d’Angier après avoir lu celui – assez étrange de Borden – on comprend mieux les omissions de celui-ci mais aussi les malentendus qui ont alimentés leur inimitié. Ce roman évoque avec brio l’idée du double et de la quête d’identité.
 
Le côté science-fiction est très subtil et ce roman pourrait donc plaire à de nombreux lecteurs qui ne sont pas enclins habituellement à lire des romans de ce genre. L’auteur a reçu un prix pour ce roman – largement mérité.
 
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littérature britannique,science-fiction,Christopher Priest
Ce roman a également fait l’objet d’une adaptation au cinéma en 2006 par Christopher Nolan dont voici la bande-annonce : 

Le Prestige
Le Prestige Bande-annonce VO

17:25 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature britannique, science-fiction, christopher priest |