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17 mars 2012

Les Radley

littérature britannique,roman fantastique,Matt HaigLes Radley de Matt Haig paru en 2010 chez Albin Michel.

Dans une banlieue proprette et tout à fait respectable en Angleterre, vit la famille Radley. Peter, le père, est médecin généraliste ; sa femme, Helen, est mère au foyer, membre du club de lecture local ; leurs deux enfants, Rowan et Clara sont adolescents et vont au lycée du coin.

Leur existence est assez morne, très tranquille. Peter et sa femme se sont éloignés l’un de l’autre, il va à son travail en prétendant s’y intéresser ; Helen a l’impression de jouer un rôle ; Rowan est pris par les affres de l’adolescence boutonneuse, écrit des poèmes et aime en secret une camarade de classe pendant qu’il est le souffre-douleur de garçons de son école et Clara a décidé de devenir végétalienne car elle est très investie dans la défense des animaux.

Sauf que les Radley ne sont pas une famille aussi banale qu’on pourrait le penser au premier abord. Car cette famille bien sous tout rapport, névrosée comme n’importe quelle autre, est une famille de vampires, ce que Rowan et Clara ignoraient.

Mais un jour les ados dérapent et pour couvrir le méfait, Peter fait appel à son frère, un vampire pratiquant et sans moral pour les aider à dissimuler l’affaire. Mais l’arrivée de Will et l’arrêt du régime stricte des Radley va bouleverser leur existence.

Une lecture sympathique mais pas transcendante, j’ai eu beaucoup de mal à m’intéresser aux histoires des Radley. Je l’ai lu jusqu’au bout mais sans grand plaisir ni frisson, on reste sur sa faim avec une impression d’univers inachevé.

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14:13 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature britannique, roman fantastique, matt haig |

11 mars 2012

Ze star

littérature britannique,ben eltonZe star de Ben Elton paru en 2010 chez Belfond.

Ze star est l’émission de téléréalité produite par Calvin Simms qui passionne l’Angleterre. Quelques mois avant le début de l’émission, il propose un pari à sa jeune épouse (ils sont mariés depuis 15 jours) qui souhaite divorcer et le plumer au passage. Elle choisit un candidat et si ce candidat gagne, elle ne touche pas un centime mais s’il perd… elle empoche le jackpot. Calvin Simms aime les défis plus que tout et se fait fort de faire remporter le poulain de sa future ex-femme car il est expert dans l’art de manipuler le téléspectateur.

Car Ze star n’est pas vraiment une émission de téléréalité, la réalité en est même totalement absente, tout est scénarisé depuis la conception jusqu’au final. Pour nous, lecteurs français, cette émission est un mélange de Pop Star et de À la recherche de la Nouvelle Star. Plus de 90 000 candidats espèrent devenir la prochaine idole de la chanson.

Le jury, constitué de Calvin lui-même, d’une ancienne rock star anglaise qui a sa propre émission de téléréalité aux États-Unis ainsi que le membre le moins connu d’un ancien duo à succès, l’éternel troisième roue du carrosse.

Parmi tous ces candidats il y en a un qui doit absolument gagner, sinon Calvin Simms peut dire adieu à sa fortune, il s’agit de son Altesse le Prince de Galles rien de moins ! Le candidat le plus improbable de toute l’histoire de la téléréalité, un personnage impopulaire, raillé par le public comme par la presse et qui doit devenir le champion. Une gageure pour n’importe qui mais Simms est le roi des magouilleurs…

Ben Elton s’en prend à nouveau à la téléréalité, c’est cruel, drôle, édifiant même si l’ensemble est moins original que Devine qui vient mourir ce soir qui reste à ce jour mon roman préféré de l’auteur.

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18:47 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature britannique, ben elton |

09 mars 2012

Survivant

littérature britannique,roman fantastique,james herbertSurvivant de James Herbert paru en 2008 chez Milady.

À Eton en Angleterre, un 747 s’écrase dans un champ peu de temps après son décollage d’Heathrow. Les habitants de la ville à proximité, s’élancent vers le lieu du crash pour essayer d’aider les survivants mais le brasier les en empêche. Un homme survivra à la catastrophe.

Dan Keller, le copilote, qui s’en est sorti miraculeusement sans aucune blessure hormis une amnésie totale de l’accident et des évènements qui lui précède. Se sentant coupable d’avoir survécu et craignant que son amnésie ne cache une bien horrible réalité où il serait responsable de l’accident, Keller est étrangement attiré vers Eton.

Car depuis que l’avion s’est écrasé, d'étranges phénomènes se produisent et les morts se multiplient. Aidé par un médium, Keller va chercher à comprendre pourquoi certains esprits des défunts passagers hantent les lieux et réclament vengeance.

L’histoire est bien amenée, la fin est soignée mais l’atmosphère du roman manque de mystère. C’est efficace mais sans subtilité donc pas de frisson. Chez moi, la mayonnaise n’a pas pris…

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05 mars 2012

Deuil de miel

littérature française,thriller,franck thilliezDeuil de miel de Franck Thilliez paru en 2010 chez Pocket.

Six ans après l’affaire de l’Ange rouge, la femme de Franck Sharko, Suzanne et sa fille, Héloïse, meurent écrasées par un chauffard. En plein deuil, Sharko reprend son métier de flic à la crim’ de Paris. Son but : éliminer tous les détraqués quitte à oublier les règles et les procédures.

Avec la découverte du corps d’une femme nue retrouvée dans une église, Sharko replonge dans une affaire particulièrement tendue. Le tueur se voit comme un prophète, annonce les châtiments, joue avec la police. Son arme de prédilection : les insectes les plus mortels de la Création. Avec ce héros, Franck Thilliez explore les méandres de la folie humaine. J’ai été happée par le récit qui semble aller vers le fantastique pour revenir en plein dans le thriller. Le récit est tortueux mais le rythme est très enlevé. L’histoire est sombre au possible mais c’est un délice pour le lecteur qui aime frissonner en lisant des romans sur des serial killer monstrueux !

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18:15 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature française, thriller, franck thilliez |

27 février 2012

Guide de l'incendiaire des maisons d'écrivains en Nouvelle-Angleterre

littérature américaineGuide de l'incendiaire des maisons d'écrivains en Nouvelle-Angleterre de Brock Clarke paru en 2009 chez Albin Michel (aussi disponible en poche).

Le narrateur, Sam Pulsifer, vivant dans l’état de Nouvelle-Angleterre aux États-Unis, fils d’une professeur de littérature et d’un éditeur aux presses universitaires, a mis accidentellement le feu à la maison de Emily Dickinson lorsqu’il était adolescent. Comme un couple est mort dans l’incendie, alors qu’ils fricotaient dans le lit de la poétesse, Sam a été condamné à 10 ans de prison.

Si on lui demande pourquoi il a mis le feu à cette maison, Sam ne peut pas vraiment répondre. Pendant son enfance, sa mère a dirigé ses lectures, pas de romans policiers pour lui, le genre est trop indigne mais de la grande littérature américaine. Après chaque lecture, sa mère vérifiait ce qu’il en avait retenu. Quand il a eu 8 ans, son père a disparu pendant 3 ans. Pendant ces 3 ans, sa mère, dévastée, lui a raconté d’horribles histoires de disparitions de jeunes gens dans la maison d’Emily Dickinson.

C’est pourquoi, quand un soir il se décide à affronter la maison de ses cauchemars en fumant sa première et dernière cigarette pour se donner du courage, les craquements de l’ancienne bâtisse l’effraie tellement qu’il en lâche sa cigarette et s’enfuit en courant.

À sa sortie de prison, ses parents lui conseillent de faire des études. Il va à l’université et obtient un diplôme d’ingénieur-packaging. C’est à cette époque qu’il rencontre Anne-Marie qu’il épousera et qui lui donnera deux enfants. Par facilité, il choisit de lui cacher son passé d’incendiaire et de mentir sur sa famille.

Évidemment, ces mensonges vont finir par lui exploser à la figure et cela sous la forme de Thomas Coleman, le fils du couple mort dans l’incendie de la maison d’Emily Dickinson, qui va vouloir se venger de Sam et lui pourrir la vie. Thomas Coleman a réussi son plan, Sam est viré de son foyer par sa femme et perd son travail. Le voici donc obligé de revenir s’installer chez ses parents qu’il n’a pas vus depuis 10 ans. Il découvre alors qu’ils sont devenus alcooliques et pour suivre le mouvement, il se met à boire aussi.

C’est alors que des maisons d’écrivains sont incendiées un peu partout dans la région et Sam et le premier suspect. Il décide d’enquêter pour prouver son innocence mais en véritable « cafouilleur », il va avoir du mal à ne pas empirer la situation.

Un roman très étrange sur la littérature où l’auteur égratigne certaines manies de ses compatriotes comme leurs goûts pour les mémoires et autres autobiographies, pour les cercles de lectures où l’on disserte de tout ou presque sauf du livre qu’on est censé avoir lu et sur un certain genre de littérature très à la mode, ces romans qui glorifient les hommes taiseux du Midwest et que l’on porte au pinacle comme le renouveau de la grande littérature américaine.

Brock Clarke s’interroge avant tout sur le pouvoir des histoires, les histoires que l’on raconte, les histoires que l’on se raconte. Pour lui, la littérature éveille, la littérature effraie. D’ailleurs certains des personnages de ce roman n’ont qu’une peur : celle de finir comme personnage de romans, d’être réduit à une typologie sans plus aucune profondeur.

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14:56 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature américaine |

13 février 2012

Le Secret de Crickley Hall

littérature britannique,roman fantastique,james herbertLe Secret de Crickley Hall de James Herbert paru en 2011 chez Milady.

Presque un an après la disparition inexpliquée de Cameron, leur fils de 5 ans, Eve et Gabe Caleigh ainsi que leurs deux filles, s’installent dans le Devon. La maison qu’ils louent est à quelques kilomètres de la mer, adossée à une falaise, cette maison est très grande et assez sinistre. Elle a eu une terrible histoire car 60 ans plus tôt, elle servit de refuge à des orphelins que l’on a évacué de Londres pour les protéger du Blitz. Malheureusement, tous sont morts en 1943 lors d’une terrible inondation qui a fait de nombreux dégâts dans la ville située en contrebas de la maison.

La famille, déjà bouleversée par la perte de Cameron, assiste peu à peu à des manifestations étranges dans la maison : des sons ressemblant à la course de petits pieds en chaussettes dans le grenier, des coups sourds donnés dans un placard, la porte donnant sur la cave qui s’ouvre en grand alors qu’elle est systématiquement fermée à clef, des flaques d’eau qui sortent de nulle part dans le hall…

Tous ces éléments persuadent Eve que la maison est hantée mais Gabe, très rationaliste, n’y croit pas. Ils vont pourtant se documenter sur l’histoire de la maison et découvrir que les orphelins vivaient sous la férule d’un frère et d’une sœur qui les ont martyrisés. Mais est-ce l’inondation qui a tué ces enfants ou bien sont-ils morts sous les coups de leurs tuteurs ?

Ce roman fantastique plante une atmosphère propice aux manifestations surnaturelles, la tension monte en puissance petit à petit sans tomber dans l’horreur pure d’entrée de jeu. Malheureusement, le récit est alourdi par des répétitions et des détails qui n’ont rien à voir avec l’intrigue ce qui nuit à la fluidité de la lecture. Dommage, car ce roman démarrait bien…

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11 février 2012

Les Aventures miraculeuses de Pomponius Flatus

littérature espagnole,humour,Eduardo MendozaLes Aventures miraculeuses de Pomponius Flatus de Eduardo Mendoza paru en 2009 chez Le Seuil (aussi disponible en poche).

Nous sommes au 1er siècle de notre ère. Pomponius Flatus, philosophe et naturaliste, décide de partir vers le Moyen-Orient afin de trouver une source miraculeuse qui, parait-il, procure la sagesse. Mais en buvant ce qu’il pense être l’eau de cette source, tout ce qu’il récolte c’est un phénoménal embarras gastrique qui fait dire aux nomades, qui le recueillent bien mal en point, d’arrêter de boire des immondices !

Après diverses péripéties, il arrive en Galilée avec une légion romaine chargée de mettre à exécution une sentence. En effet, à Nazareth, le charpentier local est accusé d’avoir assassiné un notable de la ville. Il va donc être crucifié mais il y a un petit problème, il n’y a qu’un seul charpentier dans la ville. Le condamné doit donc fabriquer l’instrument de son propre supplice.

Pendant ce temps-là, le fils du charpentier, un petit garçon nommé Jésus, vient trouver Pomponius et l’engage comme détective afin que celui-ci prouve l’innocence de son père, Joseph.

On est pris d’hilarité incontrôlable à la lecture de ce roman irrévérencieux. Avec beaucoup d’érudition, l’auteur mélange plusieurs genre : le roman policier à énigme, le roman historique, le roman épistolaire et la farce tout en parsemant son récit de clins d’œil au lecteur contemporain. Le seul inconvénient de tant d’érudition, c’est que ça m’a obligé à puiser dans mes souvenirs de catéchisme pour ne pas passer à côté du décalage du récit et de son humour farfelu !

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littérature espagnole,humour,eduardo mendoza

02:07 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature espagnole, humour, eduardo mendoza |