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22 avril 2015

Le Rituel

littérature britannique,roman fantastique,adam nevillLe Rituel de Adam Nevill paru en 2013 chez Bragelonne.
 
Luke, Hutch, Phil et Dom ont tous la trentaine et se connaissent depuis l’Université. Quelques mois plus tôt, au mariage de Hutch, ils décident de faire une randonnée en Suède. Luke et Hutch en font souvent alors que Phil et Dom auraient préféré des vacances plus luxueuses à l’étranger car leurs finances leurs permettent ce genre de voyage. Phil et Dom ne sont d’ailleurs absolument pas préparés à une excursion d’une semaine de ce type ni de par leur équipement ni même physiquement. Rien d’étonnant donc à ce que dès la première journée, Dom se foule le genou.
 
Hutch, qui dirige le groupe, décide de changer leur itinéraire et de prendre un raccourci par la forêt du parc national. Au moins, ils seront à l’abri du crachin qui ne cesse de tomber depuis leur départ. Les quatre amis crapahutent dans cette forêt qui est beaucoup plus dense qu’ils ne l’imaginaient quand ils tombent sur le corps d’un animal dépecé, accroché en hauteur dans un arbre. Le spectacle est effrayant et ils se perdent en conjecture sur la présence d’une carcasse disposée de telle façon dans une forêt en Europe !
 
Plus loin, alors que Phil et Dom sont littéralement épuisés par leur marche, ils aperçoivent une cahute dont ils forcent la porte pour être enfin au sec. À l’intérieur, ils découvrent de nombreux crucifix accrochés aux murs et dans le grenier une créature empaillée qui mélange les corps d’un bouc, d’un homme gigantesque et d’un taureau. La nuit alors qu’ils tentent de se reposer enfin, tous font un cauchemar très vivace où ils sont poursuivis par un prédateur immense et très rapide. Épouvantés par ce cauchemar qui ressemble à une transe, les quatre amis s’enfuient de la maison et suivent un chemin qui les mène à une ancienne église où des restes humains sont entassés. La décision est prise, ils camperont plus loin car la nuit tombe et Luke, le lendemain matin, partira seul pour aller chercher de l’aide.
 
Mais dans la nuit, Hutch est attaqué et est enlevé. Ils retrouveront son corps non loin de là, accroché dans un arbre… Maintenant, les trois survivants n’ont plus qu’une idée en tête, s’échapper le plus vite possible de cette forêt qui abrite un monstre bien décidé à jouer avec ses proies avant de les achever !
 
J’avais été assez déçu par le précédent roman d’Adam Nevill, Appartement 16, que je trouvais pas très original. Ici, rien de tout cela : aucun ennui, de l’action, des personnages plus fouillés et un rebondissement inattendu m’ont enchanté ! L’auteur a très bien rendu l’atmosphère inquiétante de cette forêt dans laquelle ils se perdent et l’angoisse qu’ils éprouvent lorsqu’ils se rendent compte qu’ils sont traqués.
 
Les attitudes des personnages évoluent tout au long du livre : ils s’engueulent quand ils comprennent qu’ils sont perdus, les failles de chacun sont révélées au grand jour et se soutiennent dans l’adversité allant jusqu’au bout d’eux même.
 
C’est un très bon roman que je recommande aux amateurs de lecture horrifique. Adam Nevill s’avère peut-être être un auteur de roman fantastique et d’horreur à retenir finalement !
 
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27 mars 2015

Chouquette

littérature française,Émilie FrècheChouquette d’Émilie Frèche paru en 2013 chez J’ai Lu.
 
Chouquette, c’est Catherine, une femme d’une soixantaine d’années qui vit dans l’opulence grâce au métier de son mari, Jean-Pierre, un banquier. La crise frappe le monde, l’ambiance est à l’inquiétude mais dans ce monde-là, on continue comme si de rien n’était : c’est la dernière fête avant la fin de la civilisation.
 
Mais tout cela passe au-dessus de Chouquette, celle-ci n’a qu’une obsession, démarrer correctement la saison de réception à Saint-Tropez dans sa magnifique villa au bord de la mer. Avec elle, elle emmène Diane, une ex-maîtresse de son mari ainsi que ses deux bonnes. Mais la routine de Chouquette se grippe quand elle doit aller chercher son petit-fils de 5 ans, Lucas, qui devait passer les vacances en colonies mais qui a contracté la varicelle. Les parents de Lucas, la fille de Chouquette et son époux, sont en voyage humanitaire au Congo.
 
C’est la catastrophe pour Chouquette (qui refuse que Lucas l’appelle Mamie), Jean-Pierre doit arriver de Paris pour pouvoir enfin se reposer. Comment va-t-il faire avec cet enfant dans les pattes ? Mais ce que Chouquette refuse de comprendre que son mari veut divorcer et que, malgré ses nombreuses opérations de chirurgie esthétique qu’elle a subi pour plaire à Jean-Pierre, celui-ci préfère la compagnie de jeunes femmes qui ont l’âge d’être sa fille. Elle qui n’a vécu que pour son mari, l’aime tellement qu’elle a fermé les yeux sur ses nombreuses incartades, se retrouve en totale incapacité de prendre soin d’un enfant malade. Et pourtant, malgré son manque de chaleur maternelle, Chouquette n’a pas un cœur de glace.
 
Ce petit roman dresse le portrait d’une grande bourgeoise effrayée par la vieillesse et la perte de son statut social. Grâce à son petit-fils, elle se rend compte qu’elle a beaucoup de choses à lui transmettre comme son père les lui a transmis.
 
C’est une très belle histoire, assez sombre au début, car Chouquette est fortement antipathique ! Mais petit à petit, ses failles se révèlent et laisse transparaître la femme blessée par les nombreuses trahisons de son époux et qui accepte enfin de tourner la page et de démarrer un nouveau chapitre de sa vie.
 
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18 mars 2015

Les Reines de Kungahälla

littérature suédoise,roman fantastique,Selma LagerlöfLes Reines de Kungahälla de Selma Lagerlöf paru en 2013 chez Rivages.
 
Kungahälla est une ville de Norvège, cette ville fut le centre du pouvoir royal au Moyen-Âge mais aujourd’hui il n’en reste plus rien.
 
C’est à Kungahälla que Selma Lagerlöf invite le lecteur à suivre la trace de cinq reines mythiques ou réelles qui ont régné sur la Norvège et la Suède. Dans ces cinq nouvelles, on retrouve le style si particulier de l’auteur où le réel et le surnaturel se mélangent sans heurt, un peu comme dans le Réalisme magique des écrivains d’Amérique du Sud.
 
Ici la nature a une place très importante, elle accueille les hommes mais aussi les dieux et le petit peuple des fées, des trolls et des gnomes. Selma Lagerlöf décrit une époque où non seulement les hommes doivent affronter une nature sauvage mais aussi faire fuir le petit peuple par l’avancée du christianisme.
 
Comme toujours chez cette auteur, la poésie de l’écriture est à couper le souffle. C’est magnifiquement écrit, onirique et plein de sagesse. Je suis depuis de nombreuses années une fan inconditionnelle de Selma Lagerlöf. Pour moi, tout à commencer par un dessin animé japonais diffusé dans les années 80 dont voici le générique :
 
C’est en souvenir de l’émerveillement et la joie procurée par ce dessin animé que j’ai lu le roman dont c’est l’adaptation.
 
Après ça, c’était cuit ! J’étais accro à sa façon de raconter des histoires, son style, la puissance évocatrice de son écriture et je conseille fortement ses œuvres.
 
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19:54 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature suédoise, roman fantastique, selma lagerlöf |

18 décembre 2014

Ring

littérature japonaise,roman fantastique,science-fiction,Kôji SuzukiRing : l’intégrale de Kôji Suzuki paru en 2014 chez Pocket.
 
Kazuyuki Asakawa est journaliste. Il y a quelques jours, sa nièce est morte subitement d’une crise cardiaque alors que c’était jusqu’ici une adolescente en pleine santé. Prenant exceptionnellement le taxi pour rentrer chez lui, Asakawa écoute le chauffeur lui raconter comment un adolescent en mobylette est décédé brutalement à un feu rouge peu de temps avant.
 
Intrigué, Asakawa enquête et découvre que deux garçons et deux filles, dont sa nièce, sont morts d’une crise cardiaque au même moment. En remontant la piste, il apprend que ces quatre jeunes gens ont loué un chalet dans un camp de vacances. Là, il découvre une vidéo. Cette cassette a été vue par les quatre adolescents et cette vision les condamne à mort. Pour éviter de mourir, comme les avertit quelqu’un dans la cassette, ils doivent accomplir quelque chose mais Asakawa qui visionne cette cassette ne le saura pas car les adolescents ont effacé ce passage pour s’amuser.
 
Asakawa a alors une semaine pour essayer de reconstituer les instructions disparues s’il ne veut pas subir le même sort que sa nièce. Effrayé par le contenu de la vidéo, il en parle à un ami professeur d’université, Ryuji Takayama qui tient absolument à la voir. Ils se rendent compte alors que la vidéo n’a pas été filmée mais provient de l’esprit d’une personne défunte qui possédait un don paranormal très puissant. Asakawa et Takayama vont reconstituer la vie de Sadako Yamamura, la jeune médium qui est à l’origine de cette vidéo mystérieuse…
 
Ici sont regroupés trois romans de Kôji Suzuki consacré à Sadako Yamamura. Impossible de parler de Double Hélice et de La Boucle, les deux romans qui suivent Ring, sans dévoiler l’intrigue de ces romans qui m’a scotché ! Cet auteur mélange paranormal et science avec énormément de talent.
 
Les trois romans se suivent en créant une histoire très cohérente ! On retrouve des personnages de Ring dans Double Hélice et dans La Boucle mais à chaque fois l’auteur nous surprend et nous déstabilise car les théories échafaudées pendant la lecture du roman précédent s’effondre à la lecture du suivent !
 
J’avais entendu parler de l’adaptation cinématographique de Ring, un premier film réalisé en 1997 par Hideo Nakata dont voici la bande-annonce en version originale sous-titrée en anglais :
 
Ce film a aussi fait l’objet d’un remake américain en 2002 par Gore Verbinski dont voilà la bande-annonce en français :
 
Les deux films s’éloignent du livre original en féminisant le personnage principal et les suites n’ont rien à voir avec les deux romans qui suivent Ring. L’univers développé par Suzuki est mille fois plus intéressant qu’une banale histoire de fantôme comme le laisse suggérer ces films.
 
Cet auteur, que je ne connaissais absolument pas, est à mettre au niveau d’un Stephen King tant il maîtrise la narration et les personnages (même si, en dehors de Sadako, ses personnages féminins sont assez transparents et stéréotypés).
 
J’ai hâte de découvrir plus de livre de sa bibliographie et surtout de lire son dernier roman S où l’on retrouve Sadako Yamamura.
 
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06:50 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature japonaise, roman fantastique, science-fiction, kôji suzuki |

29 novembre 2014

Tokyo Zodiac Murders

Littérature japonaise,roman policier,Soji ShimadaTokyo Zodiac Murders de Soji Shimada paru en 2013 chez Rivages.
 
1936 au Japon, le peintre Heikichi Umezawa est assassiné dans son atelier. C’est un véritable mystère car le meurtre a eu lieu dans une pièce fermée à double tour. La police découvre sur place un texte où Heikichi expose son projet d’assassiner ses 4 filles et ses 2 nièces qui vivent sous son toit, de les découper et avec les plus belles parties de leurs corps, de créer une déesse nommée Azoth en se basant sur l’alchimie et l’astrologie occidentale. Peu de temps après la mort du peintre, on retrouve les morceaux des corps de 6 filles disséminés dans tout le Japon. La police en conclut que c’est la seconde épouse de Heikichi qui est coupable mais Masako clame son innocence.
 
Quarante ans plus tard, Kiyoshi Mitarai, un astrologue, est contacté par une dame dont le père ex-policier, vient de décéder. Celui-ci a laissé une lettre où il confesse avoir été celui qui a dispersé les corps des 6 jeunes filles. Il a eu à l’époque un rapport sexuel avec la fille aîné du peintre que l’on a retrouvé assassinée et sa maison cambriolée. Craignant d’être accusé de ce meurtre, il accepte de cacher les corps découpés des jeunes filles comme le lui ordonne une lettre de chantage émanant d’un groupuscule.
 
Afin d’innocenter son père et de laver son honneur, sa fille demande à Kiyoshi d’enquêter car ses talents de détective lui ont été rapporté. Aidé de son ami et factotum Kazumi Ishioka, Kiyoshi va essayer de résoudre cette affaire très célèbre, qui a défrayé la chronique et qui passionne toujours les détectives amateurs.
 
Quelle belle réussite que ce roman policier ! J’ai d’abord été intriguée par le style car le roman commence par la lecture du testament de Heikichi qui est assez fastidieuse puis, enfin, vient l’enquête proprement dite où comme dans les romans policiers classiques, c’est le raisonnement et l’intellect du détective qui va permettre de résoudre l’énigme qui paraît très alambiquée !
 
Je n’ai pas pu poser le roman tant j’avais hâte de connaitre le dénouement hors, l’auteur est très astucieux, la solution de l’énigme, je l’avais déjà lu… puisque le lecteur est invité à se creuser les méninges au même rythme que Kiyoshi.
 
Ce roman pourrait dérouter ceux qui cherchent un thriller ou un roman policier avec de l’action car ici, c’est par l’échange entre Kiyoshi et Kazumi que la clef du mystère est révélée. J’espère que d’autres romans de cet auteur seront traduits en français et que j’aurais l’occasion de lire d’autre aventure de cet astrologue japonais qui rappelle Sherlock Holmes.
 
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Littérature japonaise,roman policier,Soji Shimada

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08 novembre 2014

Il

littérature américaine,thriller,Derek Van ArmanIl de Derek Van Arman paru en 2013 chez Sonatine (existe aussi en poche).
 
1989, le commandant Scott dirige un programme spécialisé dans les tueurs en série au FBI. Grâce aux nouvelles technologies informatiques, ce programme permet de mettre en relation des crimes et les attribuer à un individu.
 
Scott est interpellé par une affaire récente : le meurtre d’une femme et de ses deux filles dans la banlieue de Washington car il n’y a aucune trace d’effraction ou même de la présence d’une personne étrangère à la famille dans la demeure.
 
Non loin de la résidence où ce meurtre a eu lieu, un gamin a découvert les ossements que la police locale pense qu’ils datent du 19ème siècle mais l’inspecteur Frank Rivers est persuadé que ces restes humains appartiennent à une fillette afro-américaine qui a été assassiné beaucoup plus récemment.
 
Le commandant Scott et l’inspecteur Rivers vont s’associer pour démêler l’écheveau de crimes remontant aux années 50 dans cette banlieue cossue de Washington et vont être confrontés à un serial-killer très aguerri.
 
Si au moment de sa parution les techniques décrites dans ce roman pour lutter contre les tueurs en série étaient inédites, c’est loin d’être le cas de nos jours ! Ce roman a malheureusement vieilli et la polémique autour de l’auteur qui a été interrogé par le FBI pour qu’il révèle ses sources de renseignements ne suffit pas à rendre ce roman exceptionnel.
 
Pour moi, la lecture de ce thriller a été laborieuse. J’ai trouvé l’histoire confuse – le roman partant dans tous les sens – et les personnages manquent de profondeur et sont trop caricaturaux à mon goût.
 
Un roman devenu culte après sa sortie en 1992 mais qui aujourd’hui ne révolutionne pas le genre, bien au contraire…
 
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littérature américaine,thriller,Derek Van Arman

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21 octobre 2014

Jack Glass

littérature britannique,science-fiction,Adam RobertsJack Glass : l’histoire d’un meurtrier d’Adam Roberts paru en 2014 chez Panini Books.
 
Dans le futur, la Terre est devenue la résidence secondaire d’hommes et de femmes très riches, le Système solaire est dominé par les Oulanov associés à cinq clans. Les Oulanov ont apporté la paix après des périodes de guerres mais cette paix est faite au détriment du peuple qui vit dans des bidon-bulles autour du Soleil, subissant la férule de la Lex Oulanova, appliquée avec force par la police et les gongsis, les corporations marchandes. Car l’homme n’a aucune valeur, ils sont tellement nombreux à vivre de rien ou presque pour permette à une petite élite de s’enrichir et toute sédition est sévèrement réprimée.
 
Jack Glass est un meurtrier mais c’est surtout un révolutionnaire. Dans ce roman, il est le fil conducteur au cœur de trois histoires où on le découvre d’abord sur un astéroïde prison. Il a été enfermé au cœur de cet astéroïde avec six autres prisonniers et ils vont cohabiter là pour 11 ans, la durée de leur peine. Lors de ces 11 ans, ils vont devoir creuser pour trouver de l’eau et de l’oxygène s’ils veulent vivre, s’organiser pour faire pousser leur pitance et surtout ne pas s’entretuer dans ce petit espace clos.
 
L’avantage d’utiliser des prisonniers, c’est qu’au terme de la sentence, la corporation qui a acquis leur condamnation aura un astéroïde creusé, prêt à être transformé en maison d’habitation luxueuse après avoir été remorqué près du Soleil. Jack Glass a été envoyé dans cette prison sous un faux nom pour des raisons politiques, il sait bien qu’il n’a que quelques mois avant que les autorités ne se rendent compte de l’erreur commise et ne reviennent le chercher pour le torturer et révéler ses secrets car Jack Glass est l’ennemi n°1 du Système solaire. Alors il doit à tout prix s’échapper mais comment faire lorsqu’on est enfermé avec six hommes ultra-violents sur un rocher au beau milieu de l’espace sans équipement adapté ? C’est la première énigme de ce roman.
 
La deuxième énigme a lieu sur Terre. Eva et sa sœur Diana, une adolescente de 16 ans, sont les filles des deux chefs du clan Argent, proche du pouvoir en place. Ces jeunes filles ont toujours eu une existence très confortable. Diana qui aime tant résoudre les énigmes dans son univers virtuel, va enquêter pour de vrai alors qu’elle et sa sœur sont en villégiature sur ce qui était autrefois la côte méditerranéenne.
 
Un serviteur est assassiné dans la maison des domestiques, cette maison se trouve dans une propriété complétement fermée et surveillée attentivement. Il n’y a eu aucune intrusion extérieure et pourtant un homme est décédé, frappé à mort. Tous les domestiques sont alors arrêtés mais il paraît hautement improbable que ce soit l’un d’entre eux qui ai commis ce meurtre car l’arme du crime est une masse particulièrement lourde et aucun des serviteurs n’a assez de force pour le soulever, tous étant né et ayant grandi dans l’espace, ils ne sont pas habitués à la gravité qui les affaibli énormément et c’est leur premier séjour sur Terre. Alors que sa sœur Eva se concentre sur sa thèse sur les Champagne Supernovae, Diana – aidée de son précepteur Iago – se fait fort de trouver le meurtrier grâce à ses capacités de déduction hors du commun.
 
Dans la troisième énigme, Jacq Glass est dans sa maison-bulle dans l’espace, il est sur le point d’être arrêté par Bar-le-Duc, un policier qui le traque depuis de nombreuses années. Soudainement, Bar-le-Duc est vaporisé sous les yeux des témoins. Aucune des personnes présentes n’a tiré, pourtant l’homme est bien mort. D’où vient le coup fatal et qui en est l’auteur ?
 
J’ai adoré ce roman de science-fiction alors que c’est un genre que je n’apprécie guère surtout quand l’auteur parle de voyages dans l’espace, de robot et autres… Pourtant ici, à travers les trois histoires de l’auteur, j’ai été fascinée par le monde qu’il décrit. J’ai trouvé l’ensemble si cohérent et si intéressant que je suis resté sur ma faim une fois le roman achevé car j’aurais aimé découvrir plus de chose.
 
Ce roman est également très bien écrit et fait preuve d’une grande originalité. Le seul bémol que je mettrais est que les intrigues des trois histoires sont inégales. La première histoire est passionnante même si elle est très dure, la deuxième est plus amusante grâce aux relations entre Diana et Iago, la troisième est la plus faible à mes yeux.
 
J’ai eu un peu de mal à rentrer dans le roman au début mais c’est dû à mon manque d’habitude concernant la lecture de SF : je n’arrivais pas à visualiser le contexte. Mais une fois cet écueil passé, je ne peux que reconnaître et admirer le talent de l’auteur, récompensé à juste titre pour ce roman qui m’avait d’abord tapé dans l’œil du fait de sa superbe couverture.
 
Je suis bien contente de ne pas être passée à côté de ce livre et j’espère maintenant convaincre d’autres lecteurs de le lire, qu’ils aiment la SF ou pas !
 
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littérature britannique,science-fiction,Adam Roberts

08:09 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature britannique, science-fiction, adam roberts |