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27 janvier 2010

L’École emportée

L'école emportée.jpgL’École emportée de Kasuo Umezu paru en 2004 chez Glénat « Bunko » (6 volumes).

Shô est un petit garçon pénible, dissipé, turbulent, toujours prêt à faire une mauvaise blague et qui agace tellement sa mère qu’un matin, une violente dispute éclate entre eux. Très vite, Shô et sa mère, chacun de son côté, va regretter de s’être autant emportés. Shô n’a pas vraiment mauvais fond, il a économisé des mois pour acquérir le jouet de ses rêves et a finalement changé d’avis et acheté une montre pour sa mère (qu’il casse malheureusement en rentrant chez lui…). Avant cette dispute, sa mère avait prévu de lui offrir ce jouet qu’il convoitait tant.
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Cliquer sur l'image pour en découvrir un extrait (à lire dans le sens de lecture japonais).

Shô se rend donc en colère à l’école, il est en classe de CM2. Il se dépêche car il est en retard. Il est rattrapé par un camarade et tous deux se rendent compte qu’ils ont oublié de prendre l’argent pour la cantine. Shi’ichi fait alors demi-tour pour aller chercher la somme chez lui, Shô aurait bien voulu rentrer à la maison aussi mais à cause de la dispute avec sa mère, il y renonce. C’est en retournant vers l’école que Shi’ichi entend une déflagration. Tout autour de lui, les vitres explosent. Un peu plus loin, il trouve la plaque de l’école à terre et en arrivant sur place, il découvre un cratère à la place de l’école… Le bruit de l’explosion s’est propagé dans le quartier. Les parents se précipitent affolés vers l’école. Il ne reste rien, pas de corps, pas de débris hormis la plaque de l’école.
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Cliquer sur l'image pour en découvrir un extrait (à lire dans le sens de lecture japonais).

Dans l’école, les enfants sentent un tremblement de terre. Une fois la secousse passée, le cours reprend quand un cri retentit dans la cours. Les professeurs se ruent auprès d’un de leurs collègues. Celui-ci a vu quelque chose à l’extérieur. Shô décide d’aller voir par lui-même et découvre qu’en dehors de l’école, il ne reste rien, c’est le désert à perte de vue.
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Cliquer sur l'image pour en découvrir un extrait (à lire dans le sens de lecture japonais).

La panique commence à monter, les professeurs essayent de maintenir le calme mais ce sont eux, les adultes, qui vont succomber les premiers à la folie et vont s’entretuer ou se suicider car la situation leur fait perdre la raison. Les enfants sont alors livrés à eux-mêmes dans un monde inconnu et hostile, ils vont essayer de s’organiser pour survivre mais ne disposent que peu d’eau et de nourriture. Beaucoup vont mourir avant qu’ils ne comprennent enfin où ils sont ou plutôt à quelle époque ils sont…

Une histoire terrible, très angoissante et violente. Ces enfants abandonnés par les adultes font irrésistiblement penser au roman Sa Majesté des mouches de William Golding. Comme dans le roman, on découvre que les enfants font facilement preuve de cruauté et de brutalité. Pour espérer survivre dans ce monde inconnu, une seule solution s’impose : organiser ce chaos et voter pour élire un premier ministre qui conduira les autres élèves. La difficulté étant de trouver un leader qui ne soit pas tenté par l’autoritarisme ou la dictature.

Ce manga publié dans les années 70 développe des idées innovantes comme l’écologie qui nous paraissent évidentes seulement aujourd’hui même si l’auteur est un peu rétrograde et a des préjugés sur les qualités et les défauts des hommes et des femmes.
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Certaines créatures dessinées par Umezu nous sont familières car elles évoquent des films des années 80 et 90. Ce manga, malgré un dessin un peu désuet, a une intrigue puissante et très captivante. Même si la violence est largement montrée et que tant d’horreurs finissent pas peser sur le lecteur, il est difficile de refermer un volume sans entamer tout de suite le suivant.

12:29 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : manga |

22 janvier 2010

La Reine des lectrices

La Reine des lectrices.jpgLa Reine des lectrices de Alan Bennett paru en 2009 chez Denoël.

En Angleterre, la reine promène ses corgis – qu’elle adore mais dont les domestiques craignent les morsures – quand elle tombe sur le bibliobus de la commune de Westminster. Intriguée, elle monte à l’intérieur et rencontre le bibliothécaire ainsi qu’un commis de cuisine aux lectures éclectiques, Norman Saekins.

Par politesse plus que par intérêt pour la lecture, elle emprunte un roman qu’un auteur dont elle reconnaît le nom pour l’avoir anobli par le passé. Elle se décide à lire ce roman d’Ivy Compton-Burnett mais le trouve très ennuyeux. En le rapportant la semaine suivante, elle se sent obligée d’en reprendre un autre. Elle choisis alors La Poursuite de l’amour de Nancy Mitford car l’écrivain appartient à la noblesse (une des sœurs Mitford étant duchesse de Devonshire), c’est un monde qu’elle connaît bien. Cette lecture l’enthousiasme au point de promouvoir Norman Saekins, qui l’assistera désormais dans son choix de livres, se chargera de les rapporter et de les emprunter pour elle.

Elle passe ainsi d’un auteur à un autre, se préoccupant de moins en moins des charges que sa fonction implique et consacrant son moindre temps libre à dévorer des livres. Son entourage finit par s’inquiéter de cette passion qui lui paraît bien saugrenue. Son conseiller fera tout pour la dissuader de s’adonner à la lecture en intriguant dans son dos, les domestiques la pensent sénile et seuls les membres de sa famille proche sont soulagés de ne plus l’avoir constamment sur leur dos à se mêler de leurs histoires.

Elle tente de communiquer son goût de la lecture au premier ministre qu’elle rencontre au palais une fois par semaine mais celui-ci n’apprécie guère de devoir préparer des fiches de lecture en vue de ses visites hebdomadaires ! Voyant le peu d’enthousiasme que fait preuve son entourage et ne sachant pas avec qui partager ses découvertes littéraires depuis que Norman a été écarté du palais par le conseiller, elle décide d’écrire. Elle se met à noter des citations, des critiques, des réflexions que lui inspirent ses lectures. Mais son « hobby » si farfelu pour son entourage risque bien de mettre en péril la royauté en Grande-Bretagne…

Un roman impertinent et drolatique sur le pouvoir des livres et leurs facultés d’ouvrir des horizons inconnus et insoupçonnés à leurs lecteurs. La reine d’Alan Bennett change peu à peu, s’humanise grâce à ses lectures. L’auteur encense le pouvoir des livres à une époque où lire est devenu une occupation très secondaire voire facultative pour certains.
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Her Majesty de adav.

21:10 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature britannique, alan bennett |

05 janvier 2010

Les Gouttes de Dieu

Les Gouttes de Dieu.jpgLes Gouttes de Dieu de Tadashi Agi et Shu Okimoto paru en 2008 chez Glénat (10 volumes à ce jour).

Yutaka Kanzaki est œnologue et critique du vin connu dans le monde entier pour ses talents de description lors de dégustations. Sa collection est aussi fameuse qu’inestimable. À sa mort, son testament stipule que sa cave ira à celui de ses deux fils qui saura identifier les « Douze apôtres » et le vin ultime, les « Gouttes de Dieu ». Chaque « apôtre » est décrit par une énigme assez ardue à résoudre.

Shizuku, son fils biologique, a toujours refusé de boire du vin et a coupé tous les ponts avec son père depuis de nombreuses années. Il travaille désormais pour un négociant en bières. Cette entreprise décide d’ouvrir un secteur vin et Shizuku y est transféré mais c’est un vrai néophyte dans ce domaine. La recherche des « Douze apôtres » et des « Gouttes de Dieu » va l’obliger à se former rapidement avec l’aide d’une jeune apprentie sommelière, Miyabi Shinohara.

Issei Tomine est le fils adoptif de Yukata Kanzaki, c’est un spécialiste du vin, considéré comme un jeune prodige de l’œnologie. Si Shizuku semble désavantagé pour résoudre les énigmes, il peut compter sur l’aide de ses amis et de ses collègues et ainsi, acquérir l’expérience qui lui fait cruellement défaut. Shizuku est volontaire et enthousiaste, pour lui, découvrir et comprendre le vin lui permet de se rapprocher de son père car il regrette son comportement passé. Notre héros semble d’ailleurs posséder le talent de son père pour décrire les vins et dispose d’un odorat hors du commun. Issei, quant à lui, est ambitieux et calculateur. Il ne veut gagner que pour montrer sa supériorité sur le fils biologique de son mentor.

La lecture de ce manga est éminemment réjouissante et donne envie d’ouvrir une bonne bouteille, de s’installer confortablement et de déguster le vin (avec modération) et le manga (sans modération) ! C’est là le grand talent du scénariste et amateur de vin, Tadashi Agi : faire partager sa passion pour le vin d’une façon non conventionnelle et poétique en se basant sur les impressions ressenties lors de la dégustation, en dépoussiérant joyeusement l’art un peu compassé de l’œnologie.
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Il y a des odeurs et des saveurs dans ce manga qui sont une véritable ode au vin et aux hommes qui le font. La gastronomie n’est pas en reste car l’auteur arrive à communiquer au lecteur la perfection d’un repas, parfois simple, quand il est accompagné du vin adéquat.
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La dessinatrice Shu Okimoto transmet magnifiquement l’émotion des personnages. Son style réaliste sait aussi s’assouplir pour exprimer plus d’humour quand le propos s’y prête.
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Non, vraiment… ce manga est un grand cru ! En bonus à la fin de chaque volume, l’auteur explique de nombreuses notions, évoquant l’historique de grands châteaux, décrivant les terroirs français mais aussi italiens ou californiens et propose sa sélection de vins.
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Cliquer sur l’image pour en découvrir un extrait (à lire dans le sens de lecture japonais).

22:31 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : manga |

25 décembre 2009

Mes voisins les Yamada

mes voisins les yamada.jpgMes voisins les Yamada de Hisaichi Ishii paru en 2009 chez Delcourt (3 volumes).

Les Yamada sont une famille japonaise de la classe moyenne et on retrouve dans ce manga leurs petites histoires du quotidien. Des tranches de vie autour des relations familiales, de l’amitié, du travail, de la scolarité… Bref, la vie d’une famille ordinaire et imparfaite dans laquelle on retrouve forcément les petits travers de la nôtre.

Il y a le père, Takashi, employé de bureau, qui se voit comme le pater familias alors que sa famille le traite parfois par-dessus la jambe ! La mère, Matsuko, femme au foyer, est obnubilée par le menu des repas qu’elle essaye de varier mais fini par toujours faire la même chose au grand dam du reste de la famille. C’est une femme gourmande qui aime beaucoup regarder la télé mais beaucoup moins faire le ménage ! La grand-mère, Shige, a un peu le genre « grand-mère indigne », elle n’est pas toujours très tendre avec son gendre. Son hobby à cette vieille dame, c’est le sumo qu’elle regarde avec assiduité à la télé. Mais elle ne dit pas non à un match de base-ball ou au football (plus facile à regarder que le base-ball selon elle car la balle est plus grosse !). Noboru est le fils aîné. Il va au collège et réussi l’extraordinaire exploit d’avoir des notes moyennes dans presque tous les domaines. Il faut dire qu’il déteste étudier, préférant se plonger dans la lecture de mangas. Nonoko est la cadette, c’est une petite fille espiègle et insouciante. Et pour finir, il y a Pochi, le chien de la famille qui semble regarder ses maîtres avec ennui et dédain.

Le dessin Hisaichi Ishii est minimaliste, les anecdotes sont racontées sous la forme d’histoires courtes en quatre cases verticales.
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Cliquer sur les images pour en voir un extrait (à lire dans le sens de lecture japonais et de haut en bas).

Mes voisins les Yamada a fait l’objet d’une adaptation en 1999 par le Studio Ghibli.
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On y retrouve ce dessin si particulier qui est ici aquarellé. L’humour du manga est bien sûr présent auquel s’ajoute une bonne dose de poésie tant sur le fond que sur la forme. Certaines scènes de l’anime sont inspirés de la peinture classique japonaise et cela s’accorde étonnement bien avec le style de l’auteur.
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Scène de l’anime à comparer avec :
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Hokusai, La grande vague de Kanagawa, 1831 (la première des 46 estampes composant les Trente-six vues du mont Fuji).
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Scène de l’anime à comparer avec :
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Sesshû, Paysage, 1481.
Il est à noter que cette scène de l’anime reprend les technique de la peinture au lavis (sumi-e au Japon) et utilise le reflet orangé du soleil dans l’eau pour évoquer le sceau rouge que les peintres apposent sous leurs signatures manuscrites.

J’ai été agréablement surprise par la qualité de l’animation que je trouve particulièrement réussie car l’attitude, l’ambiance et le décor arrive à être réaliste tout en gardant sa caractéristique burlesque.


C’est un manga et un anime à découvrir pour son humour cocasse et ses personnages particulièrement attachants.

Pour avoir un aperçu de l’estampe japonaise voici le lien vers l’exposition virtuelle de la BnF sur ce sujet (ici).

11:52 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : manga |

20 décembre 2009

La Communauté du Sud

La Communauté du Sud.jpgLa Communauté du Sud de Charlaine Harris paru en 2009 chez J’ai lu (8 tomes à ce jour).

Sookie Stackhouse, une jolie blonde de 25 ans, est serveuse dans le bar d’une petite ville du nord de la Louisiane, Bon Temps. Elle et son frère ont perdu leurs parents alors qu’ils étaient âgés d’une dizaine d’années et ils ont été élevés par leur grand-mère. Sookie habite d’ailleurs avec elle tandis que Jason réside dans la maison parentale.

Jason est le beau garçon de la ville, très populaire auprès de la gente féminine ce qui a tendance à le rendre assez vaniteux. Sookie, elle, passe pour la cinglée locale. En dehors de son travail, elle n’a pas de vie sociale, pas de petit-ami, n’a pas fait d’études supérieures (ce qu’elle regrette et tente de compenser en fréquentant assidûment la bibliothèque municipale de Bon Temps).

Cet isolement est dû à une anomalie, une anomalie qui l’handicape tellement qu’elle le vit comme une infirmité : Sookie est télépathe. Comment avoir des amies et à fortiori des petits-amis quand on entend la moindre pensée qui leur traverse le cerveau ? Sookie a beau s’être construit des barrières mentales, elle se laisse parfois submerger par les pensées parasites de son entourage et ce qu’elle y perçoit est souvent très perturbant ! Certains habitants de la ville connaissent son secret et beaucoup ne l’accepte pas, elle est une monstruosité de la nature pour eux et ils se montrent volontiers hostiles à son égard.

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02:35 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : littérature américaine, roman fantastique, série tv, charlaine harris |

16 décembre 2009

Cartoon

Cartoon.jpgCartoon de Marshall Karp paru en 2009 chez Le Cherche Midi.

Dans un parc d’attractions du style Disneyland, l’acteur interprétant la mascotte de l’entreprise, Pin Pon le lapin, est retrouvé mort alors qu’il se fumait un petite clope lors de sa pause. Les inspecteurs Lomax et Briggs sont appelés sur place et on leur demande d’enquêter le plus discrètement possible sur cette regrettable affaire.

C’est que Lamaar est une énorme entreprise et en farfouillant autour de cette multinationale, Lomax et Briggs découvrent que tout n’est pas rose dans l’empire du divertissement familial 100% américain. Cela commence par Pin Pon le lapin justement, il s’avère que l’acteur qui incarne l’ami des enfants est en fait un p&d*phile plusieurs fois condamné qui a trouvé là le boulot de ses rêves ; le fondateur de l’entreprise lui-même, ne correspond pas vraiment à son image de papy sympa : c’était en fait un raciste, homophobe, misogyne et issu d’une éducation très stricte de fondamentalistes chrétiens.

Non, vraiment, ce Familyland ressemble de plus en plus à la foire aux horreurs : des meurtres se succèdent et tous ont un rapport avec les entreprises Lamaar. Les enquêteurs se lancent sur la piste d’éventuels suspects qui chercheraient à faire tomber le cours de l’action de cette entreprise et à briser son PDG qui dispose de plus d’entregent qu’un chef d’état !

Ce roman policier nous plonge au cœur de l’industrie du divertissement au sein d’une « World Company » ressemblant comme deux gouttes de miel de Winnie l’ourson à Disney. L’auteur, à travers ses deux inspecteurs à l’humour gouailleur, décrit un monde en vase clos où les relations publiques sont la nouvelle religion et où le communiqué de presse est la bible. On y voit le personnel traité par-dessus la jambe quand il s’agit des petits salaires et on y trouve des cadres tellement dévoués, tellement « corporate », qu’ils sont prêts à mourir pour leur grand leader.

Même si Marshall Karp prend plaisir à dénoncer ce monde si particulier, on sent qu’il a aussi une certaine admiration pour la réussite financière de ce modèle et cela atténue considérablement son portrait à charge de ce type d’entreprise. Pour ceux qui souhaitent lire un livre mordant, acide et salutaire sur Disney & Cie je ne peux que conseiller cet essai de Carl Hiaasen, La Souris aux dents longues. Autre bémol de ce roman, l’auteur embarque certains de ses personnages dans des romances qui n’apportent rien au récit pas plus qu’elles n’éclairent leur personnalité.

Mais ça reste un roman agréable à lire, amusant, avec une intrigue prenante et ayant pour cadre un lieu suffisamment original pour que l’on passe sur ses quelques défauts.
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Funland de .michael.newman.

21:41 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature américaine, roman policier, marshall karp |

24 novembre 2009

XXX Holic

XXXHolic.jpgXXX Holic de Clamp paru en 2004 chez Pika (13 volumes à ce jour).

Kimihiro Watanuki serait un lycéen ordinaire s’il ne possédait pas un don qu’il vit comme un malédiction : il est capable de voir les fantômes et autres esprits. C’est ce don dont il cherche à se débarrasser qu’il l’amène dans la boutique d’une médium, Yûko Ichihara. Pour se être finalement en paix, Kimihiro devra travailler pour Yûko comme homme à tout faire et ce n’est pas un boulot de tout repos puisque la médium est un peu pochtronne sur les bords, a un caractère difficile et un humour qu’elle exerce souvent aux dépends de Kimihiro ! La boutique de Yûko n’apparaît qu’à ceux qui en ont besoin et on finit pas en apprendre un peu plus sur ses dons et ceux de Kimihiro au fur et à mesure des missions qui lui sont confiées.

Pour l’instant, je ne vois pas trop où les auteurs veulent emmener leurs personnages, les histoires ont tendances à se succéder sans véritable cohérence. Malgré tout, les personnages sont attachants et les situations pimentées d’une petite dose d’humour bienvenu.

C’est surtout d’un point de vue graphique que ces mangas m’ont plu, on y retrouve une esthétique très « fin de siècle » comme l’ont développé certains artistes symbolistes comme Aubrey Beardsley dans certaines de ses gravures.
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Cliquer sur l'image pour en voir un extrait (à lire dans le sens de lecture japonais).

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Aubrey Beardsley, The Peacock Skirt, 1894.

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Aubrey Beardsley, The Climax, 1894.

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Aubrey Beardsley, The Black Cape, 1894.

J’ai tout de même été un peu gênée par le style des personnages dont les proportions sont démesurées, le corps étant très longiligne et la tête très petite mais j'ai beaucoup aimé la façon des Clamp de rendre les petits animaux, c'est toujours très mignon !
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À noter que l’édition est très soignée, les couvertures sont magnifiques, les tranches de chaque volume sont d’une couleur différente et l’éditeur à respecter l’édition originale en imprimant les premiers pages en couleurs. ..
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18:17 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : manga |