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20 novembre 2009

Dans la brume électrique

Dans la brume électrique.jpgDans la brume électrique de James Lee Burke paru en 2009 chez Rivages poche « Rivages/Noir ».

Dave Robicheaux, un ancien flic de la Nouvelle Orléans, vétéran de la guerre du Vietnam, termine son service sur la découverte du cadavre d’une jeune fille quand il arrête pour conduite en état d’ivresse une star hollywoodienne en tournage dans la ville de New Iberia. Si le policier accepte de ne pas le verbaliser, Elrod Sykes lui révèlera ce qu’il a découvert : le cadavre d’un Noir enchaîné dans un marais. Cette histoire réveille des souvenirs chez Dave qui se remémore avoir assister à un lynchage 30 ans plus tôt. Dave décide alors d’enquêter sur cette histoire qui l’intrigue même si, pour beaucoup, il vaudrait mieux qu’elle reste oubliée à tout jamais.

C’est le cadavre d’une autre jeune fille qui va lancer Dave sur la piste d’un tueur sadique qu’il pense être lié avec un mafioso originaire de New Iberia et qui, produisant le film historique dans lequel tourne Sykes, en profite pour faire son retour en ville presque porté en triomphe par les notables locaux admiratifs devant sa réussite financière. Dave va démêler les fils complexes de cette histoire dans l’atmosphère épaisse de la Louisiane.

L’auteur maîtrise son récit sans jamais perdre le lecteur en cours de route et réussi à nous faire ressentir l’ambiance si particulière de cette région des États-unis où l’air est lourd, où la moiteur colle à la peau et où la nature exhale des odeurs de pourriture. Burke décrit un lieu presque hors du temps où l’on n’est pas surpris de voir un général confédéré mort depuis plus d’un siècle sortir de la brume pour aider Dave Robicheaux dans son enquête.
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in the forest of the forgotten land de Bowman!'

Un roman policier prenant qui donne envie de découvrir d’autres œuvres de l’auteur que je ne connaissais pas du tout avant que Bertrand Tavernier ne l’adapte au cinéma avec Tommy Lee Jones dans le rôle de l’inspecteur Robicheaux.
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Voici la bande annonce du film, à voir absolument en version originale sous-titrée pour profiter au maximum de l’accent si typique du sud des États-unis. J’ajouterais que l’adaptation de Tavernier est vraiment très réussie à mon goût, l’ambiance et le choix des acteurs (tous excellents) est très fidèle au roman.

14:40 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature américaine, roman policier, james lee burke |

07 novembre 2009

20th century boys

20th Century Boys.jpg20th century boys de .

Kenji est un commerçant qui a repris le magasin familial pour le transformer en supérette après avoir abandonné l’idée de se lancer dans la musique. En même temps, il se retrouve tuteur de sa petite nièce que sa sœur abandonne avant de disparaître. Une vie assez banale somme toute si la police n’était pas venue l’interroger à propos de la disparition de la famille d’un de ses clients. Curieux, Kenji se rend sur place et découvre sur la maison un graffiti qui lui semble familier. C’est le soi-disant suicide d’un de ses camarades d’enfance qui fait resurgir certains de ses souvenirs et le conduit à réunir ses anciens camarades de jeux pour essayer de comprendre ce qui se passe et pourquoi une étrange secte dirigé par un gourou aussi charismatique qu’anonyme a repris les symboles de son enfance. Car Kenji va devoir affronter rien de moins qu’une tentative de destruction de l’humanité par cet homme qui semble si bien connaître la petite bande d’enfants qu’ils étaient alors dans les années 70.

Un manga passionnant, magnifiquement bien dessiné avec une intrigue riche (parfois un peu trop vers la fin) mais très prenante et des personnages très bien campés, très attachants. J'en recommande fortement la lecture !
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Cliquer sur l'image pour en voir un extrait (à lire dans le sens de lecture japonais)...

10:26 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : manga |

23 octobre 2009

Les Tribulations d’une caissière

Les tribulations d'une caissière.jpgLes Tribulations d’une caissière d’Anna Sam paru en 2009 chez LGF « Le Livre de Poche ».

Anna, sortie de l’université diplômée en littérature, trouve un job alimentaire en attendant d’avoir une opportunité dans son domaine de compétence, elle sera caissière dans un hypermarché. Pour faire partager son expérience, elle ouvre un blog et ce livre en est le résultat final.

J’ai découvert le blog d’Anna Sam en rebondissant de blogs en blogs et j’ai été touchée par son histoire, ses petites tranches de vie qu’elle évoque, qui sont aussi la mienne puisque, comme la plupart des gens, je fais mes courses dans des grandes surfaces.

Après cette lecture, on se met à regarder différemment la caissière lorsqu’elle scanne nos achats en espérant n’avoir jamais été un de ces clients au comportement désagréable comme il semble y en avoir tant ! Dans les hypers, j’ai l’impression que tout est fait pour déshumaniser au maximum ce personnel mais ce livre, au contraire, redonne à la caissière son statut d’être humain. La caissière à un visage, un nom, un passé, elle n’est plus seulement l’extension vaguement humanoïde de sa caisse enregistreuse ou le symbole de l’enseigne sur qui on peut déverser son animosité.

Ce livre est écrit dans un style facile à lire, proche du langage oral puisque c’est une édition papier de certains billets de son blog, son principal intérêt est la description de cet univers qu’Anna Sam a fréquenté suffisamment longtemps pour en revenir avec des anecdotes souvent cocasses mais parfois révoltantes.
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coldstorage de Aki Jinn

23:13 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : littérature française, blog, anna sam |

13 octobre 2009

Les Âmes vagabondes

Les ames vagabondes.jpgLes Âmes vagabondes de Stephenie Meyer paru en 2008 chez Jean-Claude Lattès.

La Terre est envahie par des extraterrestres qui se sont établis de façon insidieuse et presque imperceptible puisque les « âmes », tels qu’ils se nomment, sont insérées dans le corps d’êtres humains dont ils prennent le contrôle, annihilant la personnalité de leur corps hôte. Parfois, l’intégration est complète, parfois la conscience de l’humain reste présente. C’est ce qui arrive à Vagabonde. Vagabonde est une des rares de son espèce à avoir connu presque tous les mondes conquis par ses congénères. Mais cette grande expérience dans le procédé ne l’a pas préparé au désarroi qu’elle éprouve à vivre en ayant la conscience de son hôte, Melanie, toujours très vivace et très combative. Peu à peu, Vagabonde accepte sa double personnalité et avec l’aide de Melanie va tenter de rejoindre un groupe d’humains rebelles.

Un roman de science-fiction qui est avant tout un roman sentimental. Les chapitres sont courts, le livre divertit le lecteur (enfin, la lectrice, car ce roman risque de rebuter les fan de science-fiction de la première heure). Si la lecture est plaisante et sans prétention, elle est entachée par des longueurs et une histoire parfois très très nunuche. Stephenie Meyer fait un boulot honnête avec ce roman mais est à des années lumières de révolutionner le genre !
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dual:// de movimente

07 octobre 2009

Thérèse au placard

Thérèse au placard.jpgThérèse au placard de Christine Lorimy paru en 2008 chez Michalon.

Tout est dans le titre. Thérèse a 40 ans, travaille dans une multinationale et se retrouve pour une raison inconnue, promue. Cette promotion au titre aussi alléchant que sibyllin dissimule, en réalité, une mise au placard. C’est l’occasion pour Thérèse de se remémorer ses hauts faits dans cette entreprise à laquelle elle s’est tant dévouée : séminaire de motivation dans la jungle guyanaise façon Koh Lanta, réunion aussi inutiles et incompréhensibles qu’interminables, rapport avec le service informatique conflictuel car leur sabir semble abscons par dessein, négociations avec des responsables d’achat de grandes surfaces véreux et volontiers phallocrates, tentatives de refourguer à ces mêmes responsables des produits invendables conçus par un service marketing azimuté… Bref, les joies du travail dans une grande entreprise !

L’auteur évoque le monde du travail en plusieurs saynètes hilarantes. Si on rit des mésaventures de Thérèse, le fond du roman fait plutôt frémir tant l’atmosphère de cette entreprise est oppressante et aliénante.
Tough Day at the Office.jpg
Tough Day at the Office? de ClickFlashPhotos

08:06 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature française, christine lorimy |

30 septembre 2009

Descente aux grands crus

Descente aux grands crus.jpgDescente aux grands crus de Paul Torday paru en 2009 chez Lattès.

Wilberforce est un jeune homme sérieux et travailleur. Pour ses collègues, il ne sait pas s’amuser, d’ailleurs, il n’a pas d’ami ni de petite amie ! Sa vie tourne entièrement autour de son entreprise de conception de logiciels. Petit déjà, c’était un solitaire féru de mathématiques. Un garçon adopté mais finalement peu aimé par ses parents.

Un jour, en sortant du travail, il se rend sur la colline pour profiter des derniers rayons du soleil. Pris d’une impulsion, il se rend chez un caviste, Francis Blake. Francis lui fait découvrir un monde totalement nouveau. Grâce à lui, Wilberforce rencontre Ech, Catherine et Ed, son fiancé. Des gens de la noblesse locale qui voit arriver avec amusement ce garçon dans leur cercle. C’est qu’il est divertissant Wilberforce ! Il ne connaît rien à rien… ni la chasse à la grouse, ni le fait qu’on ne doit pas serrer la main d’un majordome et le plus hilarant pour ces gens, c’est qu’il travaille pour vivre ! Grâce à Francis encore, il découvre le monde du vin, lui le buveur de Coca light. Il met les pieds dans ce monde étrange qui va bouleverser sa routine. Il tombe amoureux de Catherine, l’épouse et vend son entreprise pour racheter la cave de Francis après son décès.

Mais cette Descente aux grands crus est surtout une descente aux enfers. Wilberforce qui ne buvait pas de vient alcoolique et ruine sa santé pour le vin, il consomme de telles quantités d’alcool qu’il n’en savoure plus le goût. Mais pour lui, pas de problème… il ne boit pas le vin comme un soiffard, il le déguste, il ne se saoule pas avec de la piquette mais profite des arômes d’un Pétrus 1982. Sa passion qui le tue à petit feu va ruiner sa vie.

Ayant lu le premier roman plutôt humoristique de Paul Torday, je ne m’attendais pas à une histoire aussi dure. L’auteur égrène les souvenirs de Wilberforce par flash-back en remontant le temps et en se focalisant sur plusieurs années de sa vie, des années charnières qui sont également des années de grands millésimes.

Par ce procédé, on se rend peu à peu compte des failles de ce personnages qui passe d’hautement antipathique au début du roman à presque touchant à la fin. Wilberforce est finalement un homme ordinaire pris sans la spirale de l’obsession. Paul Torday a du talent, son écriture est élégante et il développe des thèmes forts comme la dépendance et la trahison.
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tasting notes de emdot

11:57 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : littérature britannique, paul torday |

23 septembre 2009

Shoe Addicts

Shoe addicts.jpgShoe Addicts de Beth Harbison paru en 2008 chez Fleuve Noir.

Quatre femmes se rencontrent pour partager une passion commune : les chaussures. Pas n’importe quelle chaussure, pas le genre de « godillots » (dixit ma grand-mère) que je m’obstine à porter alors que je ne travaille pas sur un chantier. Non, on parle là de la Chaussure avec un "C" majuscule, celle qui coûte un rein, un bras et une cornée. Des chaussures tellement belles qu’il est inenvisageable de les porter dans le métro ou dans la rue (oui, les escalators et leurs rainures larges peuvent tuer des stilettos en moins de deux et je ne parle même pas des bouches d’égout dont le diamètre de la clef pour les ouvrir et souvent le même d’un talon aiguille lambda causant à l’imprudente au mieux, une entorse, au pire une fracture et de la cheville et du talon de la chaussure).

Ces quatre femmes sont aussi différentes que les chaussures en présentation dans la vitrine d’un grand faiseur. Il y a l’accro qui dépense tout son salaire sur eBay espérant tomber sur la perle rare, la femme d’un sénateur que celui-ci délaisse au profit de ses administrés, l’hôtesse du téléphone rose agoraphobe et la baby-sitter harcelée moralement par sa patronne qui, si elle n’aime pas forcément les chaussures de luxe, désespère de trouver une échappatoire à son enfer quotidien.

Elles forment donc le club des « Shoe Addicts », elles ont la même pointure et se retrouvent chaque semaine pour procéder à des échanges de chaussures mais aussi d’histoires. Car peu à peu chacune de ces femmes englouties dans leur solitude découvrent le besoin de partager leurs secrets les plus lourds à porter.

Un roman très fille sur la solitude et l’amitié qui peut naître entre des personnes à priori différentes mais qui partagent une même passion. Dans ce roman, on entre dans l’intimité de chacune de ces femmes et l’on découvre la cause de leur isolement. Si l’histoire est assez touchante, malheureusement le style est plat et on sort de cette lecture avec un goût d’inachevé : c’est sympa mais sans plus.
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sardine bento(u) de chotda

10:09 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : littérature américaine, chick lit, beth harbison |