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21 mai 2013

La Prophétie des ombres

documentaire,John A. KeelLa Prophétie des ombres de John A. Keel paru en 2012 chez J’ai lu.

John Keel est un écrivain-journaliste spécialiste des OVNIs qui, dans les années 60, a enquêté autour de Point Pleasant en Virginie. Les habitants déclarent avoir aperçus des lumières vives dans le ciel, un étrange homme-phalène – le phalène étant un papillon de nuit – certains disent même avoir été contactés ou enlevés par des extra-terrestres.

L’auteur dans ce livre, compile les évènements qui se sont produits dans ces années-là sans que le lecteur ne comprenne vraiment où il veut en venir, peut-être parce que ce livre, qui devait être à l’origine plus important, a été divisé en deux sur les conseils de l’éditeur de Keel. D’un côté, les comptes rendus et de l’autre, ses théories.

Malgré tout, on devine que ses théories ne doivent pas avoir l’aval de la communauté ufologique car d’après car d’après ce que j’ai compris, Keel ne croit pas que ces manifestations, auxquelles il dit avoir assisté, soit de nature extra-terrestre mais sont plutôt à rapprocher du folklore et sont l’œuvre d’entités vivants parmi nous depuis toujours et qui ne sont pas soumis à la même temporalité que nous.

L’auteur est également connu pour avoir popularisé l’expression « Men In Black » (MIB) car apparemment, des hommes étranges ont été aperçus après les manifestations, ils étaient habillés de noir et semblaient avoir été largués là pour recueillir des informations. Bien des années plus tard, ce terme sera utilisé pour créer une série de films à succès !

On retrouve également des hommes similaires dans la série américaine Fringe.

Je me suis lancée dans cette lecture après avoir vu le film avec Richard Gere qui m’avait beaucoup plu et j’étais curieuse de lire ce livre, n’ayant jamais lu de livre de ce genre.

Si je suis une fan du paranormal dans la fiction, je reste sceptique quand il s’agit de la vie réelle et ce livre ne va pas me faire changer d’avis. Sous des dehors d’homme logique ne s’intéressant qu’aux faits, l’auteur débite un paquet d’élucubrations assez indigestes !

En définitive, je pense que ce genre de livre ne s’adresse qu’à des gens déjà convaincus de l’existence des rencontres du 3ème type.

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documentaire,John A. Keel

08:32 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : documentaire, john a. keel |

07 avril 2013

Roissy, un monde secret


Le journaliste Cyril Azouvi entraîne le lecteur à sa suite dans les coulisses de l’aéroport de Roissy. Loin des reportages chocs ou des polémiques autour de cet aéroport tentaculaire, on découvre un monde fascinant, presque un petit pays dans un plus grand pays avec son propre langage, sa propre carte d’identité et sa population qui le fait fonctionner jour après jour.

Plus jeune, j’ai eu une passion pour les avions et les hélicoptères grâce au film Top Gun pour les premiers (je rêvais d’être pilote de chasse mais ma vue médiocre m’a ramenée sur terre !) et grâce au père d’un camarade pour les seconds (il possédait un hélicoptère et a plusieurs fois atterri sur la pelouse de ma maison). Mes parents connaissaient également des pilotes de chasse de L’Armée de l’air qui s’amusaient à nous faire un petit coucou en survolant la maison manquant de faire exploser toutes les vitres !

Même maintenant, je ne peux m’empêcher de rêvasser en regardant le ciel quand j’entends un avion ou un hélico donc, forcément, ce documentaire m’a littéralement projeté dans les méandres de l’aéroport Charles-de-Gaulle. J’ai adoré les portraits qu’il fait des gens qu’il a croisé et les anecdotes qu’il raconte sont savoureuses. On y découvre le côté paillette de Roissy, son côté ordinaire et son côté sombre.

Si comme moi, la vue des traînées blanches dans le ciel vous propulse illico dans un cockpit d’avion, ce livre est pour vous !

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documentaire,Cyril Azouvi

06:34 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : documentaire, cyril azouvi |

18 mars 2013

Absolument dé-bor-dée !

documentaire,Zoé ShepardAbsolument dé-bor-dée ! de Zoé Shepard paru en 2011 chez Points.

Après de nombreuses années d’études, Zoé Shepard réussit le concours d’administrateur territorial et intègre la fonction publique territoriale. Une fois sur place, elle se rend compte que ses qualités professionnelles ne lui serviront à rien ou pas grand-chose puisqu’elle est en fait entrée dans le monde de la glandouille professionnelle où l’incompétence crasse et la bêtise la plus éhontée sont la norme.

Elle commence donc à raconter des anecdotes sur sa vie de fonctionnaire au milieu d’autres de son espèce qui font semblant d’avoir toujours l’air très occupé.

Vous avez dû comme moi découvrir par le biais des infos qui est réellement Zoé Shepard et où elle travaillait avant sa mise à pied pour manquement au devoir de réserve. Ayant personnellement toujours eu beaucoup de mal avec le concept de devoir de réserve, je comprends sa révolte face à la nullité de certains fonctionnaires et l’impuissance que l’on peut ressentir quand on pense pouvoir faire bouger les choses dans un monde qui ne veux surtout pas changer.

Par contre, plusieurs choses m’ont gênée à la lecture de cet ouvrage. Premièrement, à la croire, Zoé Shepard est la seule personne un peu intelligente dans tout son service voire dans toute sa collectivité, ce que j’ai beaucoup de mal à concevoir. À cause de cette impression (probablement fausse, je suis prête à l’admettre) elle apparaît assez prétentieuse et méprisante.

Mais il faut dire que je partais avec un a priori assez négatif que cette lecture n’a pas éliminé. Le fait que ce livre ait été récupéré par la presse de droite comme l’exemple parfait de l’incurie de la fonction publique et donc en légitiment son démantèlement total ou presque m’a beaucoup ennuyé si ce n’est plus !

Je sais que Zoé Shepard n’a pas écrit ce livre comme un pamphlet contre les fonctionnaires mais malgré elle, c’en est un tout de même et c’est pourquoi je n’ai pas réussi à compatir ou même à sourire à la lecture de ses mésaventures car je n’ai pas pu ôter de mon esprit cette récupération médiatique qui tombait bien à propos pour les plus hautes sphères de l’État légitimant ainsi la « grande purge » pour reprendre les mots de la couverture de Marianne du 8 janvier 2011.

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documentaire,Zoé Shepard

14:09 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : documentaire, zoé shepard |

06 mars 2013

En CDD à Pôle emploi

documentaire,Marion BergeronEn CDD à Pôle emploi : 183 jours dans les coulisses du système de Marion Bergeron paru en 2012 chez Pocket.

Marion a 24 ans, elle est graphiste et en attendant de trouver un poste dans son domaine, elle postule pour un CDD de 6 mois à Pôle emploi. Nous sommes en 2009, les Assédic et l’ANPE viennent de fusionner quelques mois plus tôt et la crise a frappé durement notre pays.

Marion se retrouve donc sur le front, c’est-à-dire à l’accueil d’une agence de Pôle emploi dans une ville déshéritée de la banlieue sud de Paris alors qu’elle n’a aucune expérience dans ce domaine. Noyée dans la jungle des sigles et des différents contrats qui apparaissent presque chaque jour, elle se trouve confrontée d’une côté à une violence née de la misère et de l’incompréhension et de l’autre à une direction qui impose des objectifs irréalisables.

Pourtant pleine de bonne volonté, elle manque d’être anéantie psychologiquement par ce climat ultra tendu qu’heureusement la solidarité entre collègues et la gentillesse de certains demandeurs d’emploi empêchent de sombrer totalement.

L’auteur décrit avec humour et dérision ces 6 mois qui ont dû être particulièrement difficile vu le contexte chaotique de l’époque. Car la fusion entre ces deux agences aux compétences et usages internes complétement différents s’est faite sans aucune concertation. En lisant ce documentaire, j’ai été agréablement surprise car Marion Bergeron ne donne pas l’impression de dénigrer ses collègues ou les demandeurs d’emploi même si les situations violentes auxquelles elle a été confrontée auraient pu l’aigrir comme cela arrive si souvent quand on est quotidiennement au contact des usagers, qui plus est dans un contexte tendu !

Et à ce témoignage très intéressant s’ajoute une indéniable qualité littéraire qui fait que même si je ne connais pas du tout Pôle emploi, j’ai été passionnée par le sujet et ai ressenti beaucoup d’empathie tant pour le personnel que pour les demandeurs d’emploi.

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documentaire,Marion Bergeron

17:25 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : documentaire, marion bergeron |

24 février 2013

Juste après dresseuse d'ours


Jaddo est médecin généraliste, pas parce qu’elle a eu un parcours médiocre en médecin ce qui l’aurait condamnée à choisir cette spécialité si peu considérée par les étudiants mais aussi par les professeurs qui n’estiment que la médecine hospitalière. Non, elle a choisi d’être généraliste car cela lui plaît. Et pourquoi ? Tout simplement parce que nous, patients, quand nous avons un petit souci de santé qui est peut-être un gros, comme beaucoup, nous allons voir notre généraliste qui nous suit parfois depuis l’enfance.

Fatalement, le généraliste voit défiler dans son cabinet un nombre très variés de pathologies et de malades. Et c’est avec un grand sens de l’humour que Jaddo partage avec le lecteur les très nombreuses anecdotes qui font son quotidien et nous fait découvrir le parcours pour devenir un médecin.

C’est passionnant, très bien écrit et si voulez découvrir cet auteur, je ne peux que vous conseiller vivement la lecture de son blog et de son livre. Moi, j’y ai découvert que je suis une pro de la « consultation de seuil » alors, promis juré, la prochaine fois que je vais chez le médecin, je vais pas attendre le dernier moment pour parler du truc qui me tracasse vraiment !

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documentaire,Jaddo

08:56 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : documentaire, jaddo |

29 janvier 2013

Avions poubelles

documentaire,Lisa BleyssacAvions poubelles : une hôtesse de l’air dénonce les arnaqueurs du ciel de Lisa Bleyssac paru en 2010 chez Les Éditions de l'Arbre.

Dans ce documentaire, l’auteur (sous pseudonyme) dévoile les coulisses d’une compagnie aérienne qu’elle a surnommé « Air Rapace » (ce qui est loin d’être rassurant) pour laquelle elle a travaillé de nombreuses années.

Cette compagnie française loue ses avions et ses équipes à d’autres compagnies ou à des pays qui n’ont pas de compagnie nationale. Lisa Bleyssac a ainsi beaucoup voyagé en Afrique, en Arabie-Saoudite et surtout dans des zones à risques (parfois zones de guerre) où aucune compagnie aérienne ne voulait poser un seul train d’atterrissage !

Mais cette compagnie est tenue par des escrocs qui s’assoient autant sur le droit du travail que sur les règles de sécurité qui régissent à raison l’aviation civile et n’accordent pas plus d’importance à l’hygiène en vol, au bien-être de ses passagers ou à son personnel. Résultat : cette compagnie aérienne a transformé ses avions en bétaillères volantes.

Ces conditions de travail sont donc une épreuve pour le personnel naviguant que l’on menace de licenciement si ils ont le malheur de dire un mot de travers (ou si votre tête ne revient pas à la patronne !). Malgré cela, l’auteur évoque de bons souvenirs (souvent bien arrosés) avec certains membres d’équipage qui apprend à se serrer les coudes devant les difficultés.

C’est un témoignage très intéressant mais qui est malheureusement littéralement pourri par un manque de travail et de professionnalisme de la part de l’éditeur. Il ne semble y avoir eu aucun travail de réécriture ni même de correction. Le texte manque de cohérence, est bourré de fautes d’orthographe et de syntaxe qui piquent les yeux ! Je me suis même demandée si je n’étais pas en train de lire un livre paru à compte d’auteur mais ce n’est même pas le cas !

Devant un tel massacre, je ne vais pas racheter de livre de cet éditeur car malgré un contenu intéressant, j’ai un peu honte de proposer un tel livre à mes lecteurs de la bibliothèque…

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documentaire,Lisa Bleyssac

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28 mars 2010

Stasiland

Stasiland.JPGStasiland de Anna Funder paru en 2009 chez 10/18 "Domaine étranger".

Anna est une jeune Australienne qui travaille pour une télévision internationale allemande. C’est dans le cadre de son travail qu’elle commence à s’intéresser à la vie de la population en RDA et cherche des témoins de cette époque.

L’histoire de Miriam sera le déclencheur de la plongée d’Anna au cœur d’un pays aussi méconnu que redouté : « Stasiland ». Car pour beaucoup de citoyen de l’ex Allemagne de l’Est, la Stasi symbolise l’État, la répression, la peur constante mais pour d’autres, c’est la sécurité, l’ordre, une impression d’importance que confère le pouvoir d’espionner et de dénoncer les moindres faits et gestes de sa famille, de ses amis, de ses voisins ou de ses collègues. En 1968 Miriam a 16 ans et se fait remarquer par la Stasi en distribuant des tracts politiques contre le régime. Après un mois en isolement, elle craque et raconte tout.

À sa sortie de prison, elle prend le train pour Berlin avec l’espoir de franchir le Mur, seule. Elle réussi à trouver une faille dans le système de sécurité mais cela exige qu’elle passe par-dessus un grillage métallique surmonté de barbelé, qu’elle traverse un chemin de ronde éclairé comme en plein jour, qu’elle évite les chiens de garde, qu’elle escalade une autre clôture barbelée, qu’elle franchisse un dernier sentier. Mais elle n’avait pas vu les fils piégés… une alarme se déclenche alors qu’elle n’est plus qu’à 4 m de Berlin-Ouest. Là, les gardes de l’Est la récupèrent et la renvoient d’où elle vient, la ville de Leipzig. Au siège de la Stasi à Leipzig, elle est enfermée sans aucun contact avec l’extérieur. Les gardes l’empêchent de dormir pour la faire parler car pour eux, il est impossible que cette jeune fille ait presque réussi à passer le Mur sans l’aide d’une organisation clandestine. Après dix nuits d’interrogatoires et aucun repos le jour, Miriam décide d’inventer une histoire improbable pour qu’ils la laissent dormir. Après ça, elle est condamnée à 18 mois de prison, une prison où les gardes brutalisent et torturent les détenues politiques et où elles laissent les détenus de droit commun martyriser les détenues politiques afin d’obtenir des privilèges.

Bien des années plus tard, Miriam s’est mariée avec un professeur d’EPS, Charlie. Miriam est, depuis sa sortie de prison, étroitement surveillée par la Stasi. Charlie ayant aidé un couple a passé à l’Ouest, il est en liberté surveillée. Comme Miriam est lui font une demande officielle pour quitter la RDA, il est considéré comme un traître et est emprisonné. Miriam n’a plus eu de nouvelles de lui. Quelques temps plus tard, un policier est venu lui demander de venir récupérer les affaires de son époux. Charlie est mort en détention. Miriam a cherché à connaître la vérité et on lui a répondu qu’il s’est pendu or, lors de ses funérailles, ayant exigé un cercueil ouvert, elle a pu constater que son mari n’avait aucune trace de strangulation. Il est probablement mort sous les coups de ses geôliers.

Depuis la mort de Charlie en 1980, Miriam vit avec son souvenir et désire plus que tout savoir ce qu’il lui est arrivé. Elle compte beaucoup pour cela sur le travail des « femmes puzzles », des personnes qui s’obstinent à reconstituer la masse de documents déchirés à la main ou passés à la déchiqueteuse au moment de la chute du Mur. C’est un labeur titanesque qui, avec un effectif de 40 employés prendra 355 ans. Certes, il est possible aux Allemands de l’Est de consulter leurs dossiers personnels constitués au fil des ans par la Stasi mais les documents les plus sensibles ont été détruits.

Pour continuer son enquête, Anna rencontre différentes personnes, notamment des anciens de la Stasi. Certains de ces officiers vivent très mal la chute du Mur, d’autres ont révélé leur appartenance à la Stasi au risque d’être harcelés par leurs anciens collègues. Anna contacte aussi l’homme qui a dessiné le tracé du mur et qui garde religieusement le moindre souvenirs de cette époque, elle interview aussi un homme qui avait une émission télé qui fustigeait l’Ouest en montrant des extraits de programmes comme preuve de sa décadence (c’est sûr que Dallas, ça doit paraître venir d’une autre galaxie et être choquant pour un Allemand de l’Ouest !).

Anna s’attache aussi au sort de ces citoyens lambda qui, loin d’être des opposants actifs, se sont un jour retrouvés dans le collimateur de la Stasi. Il y a Julia, qui fut une étudiante en langues étrangères brillante et qui aspirait à devenir interprète mais sa relation avec un Italien qui venait la voir en Allemagne ou qu’elle retrouvait pour les vacances en Hongrie, l’a empêché de trouver du travail car les employeurs potentiels étaient systématiquement rebutés par son dossier personnel. Quand elle rompt avec cet Italien si mal vu par le régime, la Stasi la convoque le lui demande de l’espionner pour leur compte car l’Italien travaille dans l’informatique. Comme elle refuse, l’officier menace de bloquer sa carrière et celle de sa famille.

Il y a aussi Frau Paul dont l’enfant nouveau né est gravement malade, il doit être hospitalisé à l’Ouest mais la construction du Mur place les parents d’un côté et l’enfant de l’autre sans possibilité de lui rendre visite. Le couple essayera de passer à l’Ouest mais la tentative échouera et ils se retrouvent en prison. La Stasi avait tout pouvoir sur les citoyens et les officiers partaient du principe que ceux qui n’adhéraient pas totalement au régime étaient de facto des opposants qu’il fallait surveiller activement grâce à leurs agents ou avec l’aide d’indicateurs à peine rémunérés.

En RDA, on comptait un indicateur pour 63 personnes. À titre de comparaison, sous le IIIe Reich d’Hitler, on estime qu’une personne sur 2 000 était de la Gestapo et dans l’URSS de Staline, une personne sur 5 830 était agent du KGB… Les agents de la Stasi ne reculaient devant rien pour traquer les opposants, allant jusqu’à capturer l’odeur de suspect en enfermant de l’air ou un tissu touché par un individu dans un bocal ou même en irradiant à leur insu certaines personnes afin de suivre leur trace avec un compteur geiger. Certains d’entre eux ont succombé à des formes de cancer extrêmement rares…

Avec ce documentaire qui se lit comme un roman, on ressent la peur au quotidien que la Stasi inspirait car les témoins d’Anna Funder sont des gens ordinaires, peu ou pas politisés, qui ont été propulsé de l’autre côté du miroir, dans le Stasiland où l’horreur et la violence règnent. Un endroit où le citoyen doit être surveillé et contrôlé jusque dans son intimité. Un endroit où la justice n’existe pas. Cet endroit a physiquement disparu mais existe encore dans les esprits de ceux qui l’ont vécu, que ça soit du côté des bourreaux ou du côté des victimes.
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Window with a view to a window with a view to a window with a view to a wall de Alice Swanson.

17:36 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : documentaire, anna funder |