Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

03 mai 2013

Florida Roadkill

littérature américaine,tim dorseyFlorida Roadkill de Tim Dorsey paru en 2003 chez Rivages.

Serge, un schizophrène obsessionnel, et Coleman, un toxico alcoolique, vivent de petits vols divers jusqu’à ce qu’ils rencontrent Sharon, une magnifique « veuve noire », qui est à la recherche de son prochain époux, si possible fortuné ou avec une copieuse assurance-vie, quand le trio décide de monter un coup et de récupérer 5 millions de dollars. Les cadavres se mettent à surgir de partout en Floride…

J’ai enfin trouvé un romancier à la Carl Hiaasen ! Comme chez mon écrivain favori, l’histoire se passe en Floride et comme chez mon écrivain favori, le lecteur se voit offrir une belle brochette de débiles, de nazes, de cinglés en tout genre. À se poser des questions sur les habitants de la Floride !

L’histoire, ici, est le premier volet d’une trilogie où l’on suit les aventures de Serge, un psychopathe particulièrement allumé. Par contre, il y a une telle galerie de personnages différents qu’il est difficile de suivre l’intrigue mais cela n’enlève rien aux qualités humoristiques de ce roman !

Vous voulez en lire un extrait ?
littérature américaine,tim dorsey

00:16 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature américaine, tim dorsey |

25 avril 2013

Angel Heart

littérature américaine,roman fantastique,William HjortsbergAngel Heart : le sabbat dans Central Park de William Hjortsberg paru en 2002 chez Folio.

Harry Angel est un détective privé à New York, dans le style du personnage de Raymond Chandler, Philip Marlowe, mais en plus minable. Nous sommes dans les années 50 et un homme le contacte au travers d’un avocat réputé et donc couteux.

Ce monsieur qui se fait appeler Luc Cyphre souhaiterait le rencontrer pour lui proposer une affaire : retrouver un homme qui a une dette envers lui, un certain Johnny Favorite, chanteur à gomina des années 40 qui a eu un énorme succès à l’époque avant de disparaître pendant la Seconde Guerre mondiale.

Ce chanteur serait revenu du front, traumatisé et amnésique, mais Luc Cyphre n’est pas sûr que Favorite soit toujours hospitalisé dans le centre de soins à qui il demande chaque année de ses nouvelles. Et effectivement, Johnny Favorite a disparu.

Harry Angel se lance sur sa trace et découvre que cet homme au charisme hors du commun s’adonnerait au vaudou et au satanisme. Mais dans le sillage du  détective, un tueur assassine les personnes qu’Harry Angel interroge.

Ce roman commence comme un roman noir mais dérive lentement mais sûrement vers le fantastique au fur et à mesure de la lecture. Les 4 derniers chapitres sont à tomber par terre ! Avec un retournement de situation parfait pour un roman fantastique, j’ai fini ce roman enthousiasmée par cette lecture.

Vous voulez en lire un extrait ?
littérature américaine,roman fantastique,William Hjortsberg
Je vais désormais regarder l’adaptation qui en a été faite en 1987 par Alan Parker avec Mickey Rourke dans le rôle-titre et Robert De Niro dans celui de Luc Cyphre.

En voici la bande-annonce en version originale :

12:36 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature américaine, roman fantastique, william hjortsberg |

15 avril 2013

L’Âge des miracles

littérature américaine,science-fiction,karen thompson walkerL’Âge des miracles de Karen Thompson Walker paru en 2012 chez Presses de la Cité.

Julia a bientôt 12 ans, elle vit avec ses parents dans un ensemble pavillonnaire propret de Californie. Un jour d’octobre, comme le monde entier, elle apprend que la durée d’un jour dépasse 24h. En fait, la rotation de la Terre a ralenti et au fil des semaines puis des mois, les jours et les nuits vont durer de plus en plus de temps.

Évidemment, un tel évènement bouleverse l’ordre établi : plus personne ne va travailler, les trains ne partent plus, les avions restent au sol, les montres et autres horloges sont remisées car plus personne ne peut s’y fier. Finalement, les états se concertent et décident, pour sauver l’économie, que l’on se tiendra à la durée d’un jour habituel, soit 24h, peu importe qu’il soit 7h du matin à l’horloge alors que resplendit le soleil de midi à l’extérieur !

Bien sûr, cela n’est pas sans conséquences. Des gens tombent malades, leurs organismes sont perturbés par cette nouvelle donnée, d’autres décident de suivre le temps solaire même si celui-ci dure plus de 24h. En même temps que le ralentissement de la rotation de la Terre, un autre phénomène, passé inaperçu au début, est remarqué lorsque les oiseaux tombent littéralement du ciel car la gravité a été modifiée.

C’est dans ces circonstances que Julia entre dans « l’Âge des miracles », l’adolescence. Elle découvre alors que les amitiés enfantines périssent et de nouvelles naissent. Elle s’éveille également à l’amour vivant sa vie de jeune adolescente dans un monde complètement transfiguré.

Quelle déprime que ce roman ! Malgré cela, c’est un très beau roman sur l’adolescence car malgré la catastrophe qui a lieu, la jeune Julia y vit tous les changements propres à son âge. L’évolution de la catastrophe, cette ambiance de fin du monde, met en valeur l’évolution de Julia qui sort de l’enfance pour entrer dans l’adolescence. Le récit qu’elle fait de ces années est très touchant, l’auteur réussit à émouvoir le lecteur sans verser dans le pathos.

C’est un roman sensible à découvrir, l’histoire est prenante et très bien écrite. Je pense que ce roman me restera en mémoire longtemps…

Vous voulez en lire un extrait ?
littérature américaine,science-fiction,karen thompson walker

11:55 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature américaine, science-fiction, karen thompson walker |

02 mars 2013

Infection

littérature américaine,science-fiction,Scott SiglerInfection de Scott Sigler paru en 2009 chez Milady.

Pour Perry Dawsey la journée commence mal. Une étrange urticaire est apparue, le mettant au supplice. Ayant la phobie des hôpitaux et redoutant les médicaments, il décide d’endurer les souffrances en silence car il a été elevé à la dur et en tant qu’ex gloire du football universitaire, il est habitué à la douleur.

Mais les démangeaisons s’accentuent,  empirent et, avec horreur, Dawsey remarque que son corps abrite des parasites qui, petit à petit, vont croître dans son organisme. Refusant la fatalité, Perry Dawsey s’engage dans une lutte à mort contre ces intrus.

Pendant ce temps, grâce à un médecin du Center for Disease Control and Prevention, la CIA est au courant de cette infection et cherche à comprendre ce qui la cause tout en dissimulant sa portée à la population. Sur ordres directs du président, une équipe s’est créée et celle-ci découvre avec effroi les conséquences de cette infection.

Les porteurs de cette « maladie » devenus fous, assassinent leur entourage et se mutile mais il est très difficile d’étudier le phénomène car le corps d’une personne infectée se décompose totalement quelques heures seulement après la mort. C’est une vraie course contre la montre pour essayer de comprendre ce que sont ces choses et surtout comment enrayer la propagation.

« Dégueu ! » Voilà le mot que j’ai répété presque tout au long de cette lecture. Ce roman est ultra « gore » mais est aussi difficile à lâcher car l’histoire est particulièrement prenante ! Je ne suis pas familière des histoires de ce genre mais j’avoue que je suis tombée dans ce roman à pieds joints en le lisant presque d’une traite et malgré (ou à cause) des scènes très éprouvantes… Quel dommage que le tome 2 soit toujours attendu depuis 3 ans… J’aurais bien aimé lire la suite !

Vous voulez en lire un extrait ?
littérature américaine,science-fiction,Scott Sigler

11:18 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature américaine, science-fiction, scott sigler |

27 février 2013

La Maison d’à côté

littérature américaine,roman fantastique,Anne Rivers SiddonsLa Maison d’à côté de Anne Rivers Siddons paru en 1993 chez Pocket.

Walter et son épouse Colquitt Kennedy vivent une vie paisible et agréable dans leur rue auprès de leurs voisins et amis. Mais le terrain situé juste à côté de leur maison est vendu, ils sont abattus car ils redoutent les nuisances sonores du chantier, la poussière que cela entraîne et regrettent que ce terrain arboré et sauvage soit saccagé.

Quand ils rencontrent le couple et l’architecte, ils découvrent les plans de la future maison et sont séduits par la beauté de cette architecture contemporaine. Le couple qui fait construire, Buddy et Pie Harralson sont assez désagréables. Mais Walter et Colquitt font bonne figure et supportent le falot Buddy et sa jeune idiote d’épouse Pie, une fille papa.

Lors de la construction de la maison, Colquitt se lie d’amitié avec le jeune architecte Kim Dougherty dont c’est la première réalisation depuis sa sortie de l’école d’architecture. Mais des évènements inexpliqués se déroulent pendant ce temps. Des animaux sauvages sont horriblement tués autour de la maison, Pie – enceinte – tombe dans l’escalier de la cave et fait une fausse-couche, le chiot que son époux a acheté peu de temps après est retrouvé massacré.

Ce qui pouvait apparaître comme une suite de malheur sans rapport les uns avec les autres se succèdent jusqu’à pousser les Harralson à déménager. Mais d’autres familles vont emménager dans cette maison… Une maison moderne peut-elle être hantée ?

C’est un excellent roman fantastique qui procède sans effet de manche et fait monter le malaise chez le lecteur d’une façon très subtile. Je ne m’étonne plus après l’avoir lu que Stephen King considère ce roman comme un chef-d’œuvre du genre ! L’auteur écrit magnifiquement, ses personnages sont très bien brossés. Apparemment, c’est le seul roman fantastique de l’auteur mais j’aime beaucoup son style, je vais donc essayer de trouver d’autres romans de cette auteur !

Vous voulez en lire un extrait ?
littérature américaine,roman fantastique,Anne Rivers Siddons

22:08 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature américaine, roman fantastique, anne rivers siddons |

10 février 2013

Roma Aeterna

littérature américaine,science-fiction,nouvelles,Robert SilverbergRoma Aeterna de Robert Silverberg paru en 2009 chez Le Livre de Poche.

Voici l’histoire de ce qu’aurait pu être le monde si l’Empire Romain ne s’était pas effondré au 5ème siècle après Jésus-Christ. Le lecteur suit dans ce recueil de nouvelles, les diverses vicissitudes politiques d’un empire qui s’étale de 753 avant Jésus-Christ jusque dans les années 70 du 20ème siècle.

D’ailleurs, je ne devrais pas dire avant ou après Jésus-Christ puisque dans cette version du monde, il n’a jamais existé ! Pas plus que Mahomet d’ailleurs, qui sera assassiné par un Romain envoyé à Mocoraba (La Mecque) pour avoir offensé l’Empereur et désirant retrouver les faveurs du pouvoir, élimine Mahomet car il voyait en lui un risque pour la survie de l’Empire.

Même s’il s’agit d’une histoire parallèle à celle que nous connaissons, des évènements similaires ont lieu : découverte de la Nova Roma (le Nouveau Monde) à l’ouest de l’Océan Atlantique, une période de Terreur puis une nouvelle république…

Je ne suis pas une grande fan des nouvelles car j’aime m’immerger complètement dans une histoire. J’ai tout de même poursuivi la lecture de ce livre même s’il ne correspond pas du tout à mes attentes.

Au final, j’ai trouvé cela assez intriguant, l’auteur a suffisamment potassé pour que l’ensemble tienne la route, ce qui est toujours délicat dans une uchronie mais je ressors de cette lecture déçue car il s’agit là d’une série d’évènements qui se succèdent sans perspective. Silverberg semble se livrer à un exercice de style (réussi) mais sans message derrière.

Donc pour l’instant, mon roman préféré dans ce genre si périlleux qu’est l’uchronie est et restera jusqu’à nouvel ordre Fatherland de Robert Harris !

Vous voulez en lire un extrait ?
littérature américaine,science-fiction,nouvelles,robert silverberg

19:17 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature américaine, science-fiction, nouvelles, robert silverberg |

31 janvier 2013

Presse-people

littérature américaine,thriller,carl hiaasenPresse-people de Carl Hiaasen paru en 2012 chez Éditions des Deux terres.

Cherry Pye est une jeune pop star américaine sans aucun talent en dehors celui de savoir à peu près danser en rythme. Après un concert embarrassant où la jeune chanteuse, complètement défoncée, a montré ses fesses à son public qui l’a hué à cause de sa désastreuse performance scénique, son entourage, composé de sa mère (sa manager), de deux jumelles (ses attachés de presse) et de son producteur (un amateur de jeunes femmes à peine pubères) décident de l’envoyer en cure de désintox’ car Cherry doit être prête pour son comeback : un nouvel album et une série de concerts dont les billets se vendent très mal pour l’instant.

Pour protéger la réputation de Cherry auprès de son jeune public, une doublure a été engagée pour incarner la star quand celle-ci à la tête dans la cuvette des toilettes. Ann DeLusia est une jeune actrice au chômage et a accepté ce boulot ennuyeux à cause de la paie. Pas suffisamment payé pourtant quand elle est enlevée par un paparazzo, "Bang" Abbott qui l’a confondu avec Cherry. Malgré ce kidnapping raté, Abbott demande à l’entourage de Cherry un échange : Ann contre une journée passée avec Cherry où il l’a prendra en photo dans l’espoir de vendre les tirages au plus offrant quand celle-ci fera enfin son ultime overdose.

Mais le plan, déjà hasardeux à la base, se complique quand "Skink", l’ex-gouverneur de Floride toujours aussi cinglé mais attachant, vient au secours d’Ann qui l’a aidé à punir un promoteur immobilier bien décidé à saccager le littoral d’une partie des Keys pour y construire d’affreux immeubles.

Du côté de l’entourage du Cherry, son producteur engage un ex-taulard particulièrement repoussant et dont un des bras, sectionné par un barracuda affamé, a été remplacé par un taille-herbe (!) aussi efficace que terrifiant afin de la protéger d’elle-même.

Quelle joie de retrouver Carl Hiaasen au mieux de sa forme avec, en bonus, mon personnage préféré : le gouverneur ! Comme à son habitude, Hiaasen ne fait pas dans la légèreté et tape sur tout ce qui pourri sa Floride natale : la corruption, le saccage de la nature en y ajoutant un nouveau fléau, les célébrités qui hantent les rues de Miami et qui trouvent refuge à Star Island.

Lire un Hiaasen, c’est accepter de partir dans son délire, de se laisser emporter dans son univers mais une fois bien installé dedans, on est sûr d’une chose : on va bien rigoler ! Un roman parfait pour ceux qui adorent l’humour noir et dont les thèmes récurrents ne rebutent pas.

Non, sérieusement, je recommande vraiment cet auteur. Vous n’avez jamais lu quelque chose de similaire, Carl Hiaasen est unique et il faut absolument que les lecteurs francophones découvrent enfin cet auteur !

Vous voulez en lire un extrait ?
littérature américaine,thriller,carl hiaasen

02:45 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature américaine, thriller, carl hiaasen |