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25 mars 2012

Le Choix vous appartient

littérature américaine,roman policier,Dean KoontzLe Choix vous appartient de Dean Koontz paru en 2009 chez Lattès (aussi disponible en poche).

Billy Wiles est barman dans une petite ville de Californie. Il a une vie très monotone entre son travail dans une taverne et ses loisirs : le travail du bois et la rénovation de sa maison. Mais cet homme tranquille, autrefois écrivain, est un homme meurtri : sa fiancée est dans le coma depuis 4 ans et il a vécu un drame familial dans son enfance.

Un soir, en sortant de son travail, il trouve une note sur son pare-brise : « Si vous ne montrez pas ce billet à la police et qu’elle n’intervient pas, je vais tuer une jolie enseignante blonde, quelque part dans le comté de Napa. Mais si vous montez ce billet aux policiers, c’est une vieille dame très active dans des œuvres de charité que je vais tuer. Vous avez six heures pour décider. Le choix vous appartient ».

Inquiet, Billy décide de présenter ce billet à son ami Lanny Olsen, agent de police, qui le rassure en lui affirmant que cela doit être une blague. Malheureusement, quand Lanny le retrouve le lendemain, une enseignante a bien été assassinée et le soir même, Billy trouve un autre mot sur son pare-brise…

Koontz est plus connu pour ses romans fantastiques, qui n’ont pas la qualité de ceux d’un Stephen King à mon goût, car je trouve qu’ils manquent de nuances, ses personnages étant trop tranchés et ne possèdent pas la subtilité de ceux de King.

Dans ce roman policier, ce qui est un défaut mineur de Koontz dans ses romans fantastiques, est ici accru. L’histoire est intrigante mais sans plus, cela manque de souffle et d’originalité.

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22 mars 2012

État critique

littérature américaine,thriller,Robin CookÉtat critique de Robin Cook paru en 2008 chez Albin Michel (aussi disponible en poche).

Une épidémie foudroyante de staphylocoque doré résistant à certains antibiotiques emporte des patients soignés pour des raisons médicales de confort ou dans le cadre d’opérations assez bénignes dans trois cliniques spécialisées de Manhattan. Ces cliniques appartiennent au Dr Angela Dawson et cette épidémie, qu’aucun des moyens drastiques mis en place n’enrayent, l’inquiète énormément à deux semaines de l’introduction en bourse de sa compagnie. Si cette épidémie dure, les blocs opératoires seront fermés, l’argent ne rentrera pas dans les caisses et si cela fuite dans la presse, Angela est ruinée et ses investisseurs seront très mécontents.

Le Dr Laurie Montgomery se fait beaucoup de souci par rapport à ces infestions. Ayant autopsié plusieurs décès dus à des staphylocoques, elle a pu en constater la dangerosité. Elle est d’autant plus concernée par ce problème que son époux, le Dr Jack Stapelton envisage de se faire opéré du genou dans une de ces trois cliniques mises en cause.

Pressée par le temps – elle n’a qu’une semaine pour convaincre Jack de reporter son opération – elle va enquêter pour comprendre ce qui se cache derrière la virulence de ce staphylocoque et pourquoi il ne tue que certains patients de ces cliniques en particulier.

Un thriller médical par un spécialiste du genre. Malheureusement, l’intrigue est moins enlevée que dans certains de ses précédents romans mais cela n’enlève rien à l’intérêt du sujet qui est de dénoncer la mainmise du monde des affaires sur le secteur de la santé qui se fait au détriment du patient, ce sujet étant le cheval de bataille de l’auteur, ancien médecin lui-même.

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27 février 2012

Guide de l'incendiaire des maisons d'écrivains en Nouvelle-Angleterre

littérature américaineGuide de l'incendiaire des maisons d'écrivains en Nouvelle-Angleterre de Brock Clarke paru en 2009 chez Albin Michel (aussi disponible en poche).

Le narrateur, Sam Pulsifer, vivant dans l’état de Nouvelle-Angleterre aux États-Unis, fils d’une professeur de littérature et d’un éditeur aux presses universitaires, a mis accidentellement le feu à la maison de Emily Dickinson lorsqu’il était adolescent. Comme un couple est mort dans l’incendie, alors qu’ils fricotaient dans le lit de la poétesse, Sam a été condamné à 10 ans de prison.

Si on lui demande pourquoi il a mis le feu à cette maison, Sam ne peut pas vraiment répondre. Pendant son enfance, sa mère a dirigé ses lectures, pas de romans policiers pour lui, le genre est trop indigne mais de la grande littérature américaine. Après chaque lecture, sa mère vérifiait ce qu’il en avait retenu. Quand il a eu 8 ans, son père a disparu pendant 3 ans. Pendant ces 3 ans, sa mère, dévastée, lui a raconté d’horribles histoires de disparitions de jeunes gens dans la maison d’Emily Dickinson.

C’est pourquoi, quand un soir il se décide à affronter la maison de ses cauchemars en fumant sa première et dernière cigarette pour se donner du courage, les craquements de l’ancienne bâtisse l’effraie tellement qu’il en lâche sa cigarette et s’enfuit en courant.

À sa sortie de prison, ses parents lui conseillent de faire des études. Il va à l’université et obtient un diplôme d’ingénieur-packaging. C’est à cette époque qu’il rencontre Anne-Marie qu’il épousera et qui lui donnera deux enfants. Par facilité, il choisit de lui cacher son passé d’incendiaire et de mentir sur sa famille.

Évidemment, ces mensonges vont finir par lui exploser à la figure et cela sous la forme de Thomas Coleman, le fils du couple mort dans l’incendie de la maison d’Emily Dickinson, qui va vouloir se venger de Sam et lui pourrir la vie. Thomas Coleman a réussi son plan, Sam est viré de son foyer par sa femme et perd son travail. Le voici donc obligé de revenir s’installer chez ses parents qu’il n’a pas vus depuis 10 ans. Il découvre alors qu’ils sont devenus alcooliques et pour suivre le mouvement, il se met à boire aussi.

C’est alors que des maisons d’écrivains sont incendiées un peu partout dans la région et Sam et le premier suspect. Il décide d’enquêter pour prouver son innocence mais en véritable « cafouilleur », il va avoir du mal à ne pas empirer la situation.

Un roman très étrange sur la littérature où l’auteur égratigne certaines manies de ses compatriotes comme leurs goûts pour les mémoires et autres autobiographies, pour les cercles de lectures où l’on disserte de tout ou presque sauf du livre qu’on est censé avoir lu et sur un certain genre de littérature très à la mode, ces romans qui glorifient les hommes taiseux du Midwest et que l’on porte au pinacle comme le renouveau de la grande littérature américaine.

Brock Clarke s’interroge avant tout sur le pouvoir des histoires, les histoires que l’on raconte, les histoires que l’on se raconte. Pour lui, la littérature éveille, la littérature effraie. D’ailleurs certains des personnages de ce roman n’ont qu’une peur : celle de finir comme personnage de romans, d’être réduit à une typologie sans plus aucune profondeur.

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23 janvier 2012

Les Visages

littérature américaine,thriller,Jesse KellermanLes Visages de Jesse Kellerman paru en 2009 chez Sonatine (aussi disponible en poche).

Ethan Muller est un galeriste d’art new yorkais dont la réputation n’est pas encore bien établie dans le milieu de l’art contemporain. Issu d’une famille riche, son père a fait fortune dans l’immobilier, il tombe un jour sur les dessins de Victor Cracke qui lui sont présenté par l’assistant de son père, avec qui Ethan n’a plus de contact.

Cracke, en plus d’avoir quitté son logement sans payer son loyer, a laissé derrière lui une quantité de dessins tous exécutés sur des feuilles A4 ordinaires mais ces dessins s’assemblent pour former une sorte de carte du monde intérieur de l’artiste. Ethan, appelé pour évaluer l’œuvre, est ébahi par le talent et l’originalité dérangeante de ce travail. Il décide d’exposer les dessins en les assemblant pour former de grands panneaux. La presse est rapidement enthousiaste et les œuvres se vendent très bien.

C’est quand les dessins sont reproduits dans un journal qu’Ethan est contacté par Lee McGrath, un policier à la retraite rongé par le cancer, qui reconnait dans les dessins le portrait de cinq enfants tous morts dans les mêmes circonstances dans les années 60. Malgré lui, Ethan est troublé par cette coïncidence et décide d’enquêter pour savoir qui est le mystérieux Victor Cracke et s’il est coupable du viol et du meurtre de ces enfants.

Si l’intrigue policière est, somme toute, assez classique, le personnage d’Ethan Muller est intéressant par sa personnalité désabusée et par le monde dans lequel il évolue, le monde de l’art, et cela influe sur la manière d’écrire de Kellerman qui fait montre de beaucoup d’originalité.

Mais simple n’est pas simpliste et en ajoutant au récit de son héros, celui de sa famille et partant de son ancêtre, le premier à mettre le pied en Amérique, Kellerman complexifie l’histoire pour finalement épater le lecteur avec sa révélation finale. Dans ce roman, j’ai beaucoup aimé le style de l’auteur et j’ai été prise par l’histoire qui s’imbrique peu à peu pour former un grand tout, un peu comme les dessins de Victor Cracke.

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19 janvier 2012

Le Club des policiers Yiddish

littérature américaine,roman policier,Michael ChabonLe Club des policiers Yiddish de Michael Chabon paru en 2009 chez Robert Laffont (aussi disponible en poche).

En Alaska, de nos jours. Meyer Landsman est policier pour le compte du district de Sitka. Ce district est peuplé exclusivement de Juifs et la langue locale est le yiddish. Les États-Unis ont autorisé les Juifs à s’installer sur ce territoire dans les années 40, après la guerre et la bombe nucléaire sur Berlin, n’ayant pu s’installer en Palestine pour y fonder l’état d’Israël.

Nous sommes à quelques semaines de la rétrocession, les États-Unis vont récupérer ce district et les habitants doivent obligatoirement avoir trouvé un point de chute ailleurs. C’est dans ces conditions que l’inspecteur Landsman est chargé d’enquêter sur la mort d’un inconnu toxicomane dans l’hôtel miteux où il loge depuis son divorce.

Landsman est alcoolique, plus tôt misanthrope mais il va trouver une forme de salut dans cette enquête que des mains invisibles empêchent d’avoir lieu. Avec ténacité, Landsman découvre que l’inconnu est le fils du rabbin d’une communauté de loubavitch verbovers. Cette communauté vit repliée sur elle-même mais a un fonctionnement similaire à une mafia, le rabbin en étant le parrain. En fourrant son nez partout, au péril de sa vie, Landsman découvre peu à peu le complot qui se cache derrière la mort de Schpilman.

Avec beaucoup de brio et d’inventivité, Michael Chabon écrit une uchronie policière particulièrement brillante par son écriture même si ce roman est un peu long à démarrer. Les images sont très originales et l’auteur imagine ce qu’aurait pu devenir le yiddish s’il était toujours parlé couramment en inventant un argot tout à fait crédible.

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07 janvier 2012

La Maison des damnés

littérature américaine,roman fantastique,Richard MathesonLa Maison des damnés de Richard Matheson paru en 2000 chez J’ai lu.

Financés par un milliardaire mourant, voulant savoir s’il y a une vie après la mort, un groupe de personnes doit passer une semaine dans une demeure à la réputation effrayante : « la maison des damnés ».

Ce manoir a appartenu à Emeric Belasco qui l’a fait construire en 1919 pour y abriter des fêtes qui petit à petit ont tourné au cauchemar avec viols, tortures, cannibalisme… Les invités se sont entretués dans les années 30. Depuis, leurs fantômes hanteraient les lieux et rendraient fous ou assassineraient quiconque resteraient dans la maison.

Dans cette expédition, se trouve le Dr Bennett et son épouse, c’est un homme mûr qui a épousé une femme plus jeune. Il espère démontrer grâce à la science que les fantômes n’existent pas, que ce que l’on appelle « fantômes » est en réalité l’énergie résiduelle qui est toujours présente dans les lieux. Cette énergie est activée à cause de spirites et autres médiums qui sont, pour lui, particulièrement sensible à ce type d’énergie. Il y a également Fisher, un médium, unique rescapé de la précédente expédition 30 ans auparavant. C’est un homme qui se méfie beaucoup de la maison et de son pouvoir et qui, vue son expérience passée, cherche à tout prix à se protéger et à prévenir ses compagnons du danger. Enfin, il y a Florence Tanner, une spirite croyante et particulièrement sensible aux apparitions de toutes sortes. Avec ces quatre invités, peu à peu, la maison s’en donne à cœur joie et va éprouver les nerfs et les certitudes des protagonistes.

Un roman fantastique d’un auteur incontournable de la science-fiction et du fantastique, régulièrement adapté au cinéma. Ce roman est vraiment à la hauteur si l’on aime – et c’est mon cas – les histoires de fantômes.

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05 janvier 2012

La Couronne verte

Littérature américaine,Laura KasischkeLa Couronne verte de Laura Kasischke paru en 2008 par Christian Bourgois (aussi disponible en poche).

Anne, Michelle et Terri profitent des vacances de printemps (le fameux "springbreak") pour partir une semaine à Cancún au Mexique en laissant derrière elles la grisaille du "midwest", le lycée (c’est leur dernière année avant de partir à la fac) et surtout les parents. Car elles sont là pour trois choses : « Rencontrer des garçons. Boire. Bronzer. ».

Si Terri plonge à pieds joints dans l’ambiance de beuverie additionnée d’un peu de débauche qu’est le "springbreak", c’est beaucoup plus difficile pour Anne et Michelle qui sont toutes les deux plus réservées.

Au bar de la piscine, elles rencontrent Ander, un étranger qui habite le pays, plus âgé, qui leur propose de découvrir les vestiges mayas. Michelle est emballée par l’idée même si Anne se méfie beaucoup plus. Lors de la visite, sa méfiance va s’exacerber et elle va tout faire pour qu’elle et Michelle lâche Ander qu’elle prend pour un pervers. De plus, la visite des ruines ne l’enchante pas du tout et, en attendant qu’Ander et Michelle termine une visite, elle tombe sur trois garçons de la même région qu’elles qui lui propose de les accompagner à une fête.

Anne convainc Michelle de venir avec eux et le groupe se rend à la fête qui s’avère être une orgie. Effrayées, les deux jeunes filles demandent aux garçons de la ramener à leur hôtel. Deux des trois garçons les emmènent donc et en chemin, dans la voiture, ils insistent pour qu’Anne et Michelle boivent la bouteille d’eau qu’ils ont avec eux. Michelle, assoiffée, s’exécute mais comprend vite que quelque chose cloche et tente de prévenir son amie à demi-mots : il ne faut pas boire l’eau, il y a quelque chose dedans. Quand la voiture s’arrête, Anne comprend qu’ils vont les violer et arrive à s’enfuir mais ne peut pas sauver Michelle qui est déjà évanouie. La voiture abandonne Anne en pleine nuit au milieu de nulle part et personne ne reverra Michelle.

De cette histoire en forme de fait divers, Laura Kasischke écrit une sorte de conte où deux récits se succèdent : celui d’Anne et celui de Michelle. S’inspirant du lieu du récit de son histoire, le Yucatán, elle évoque les contes mayas pour peindre le passage de l’enfance à l’âge adulte de ces deux jeunes femmes. Les chapitres sont parfois très courts et l’écriture est très poétique, très agréable à lire. L’auteur arrive à rendre vivant ses personnages mais excelle surtout dans ses descriptions de la nature de cette partie du Mexique.

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Littérature américaine,Laura Kasischke

17:49 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature américaine, laura kasischke |