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22 février 2013

Faith

littérature britannique,thriller,Peter JamesFaith de Peter James paru en 2012 chez Milady.

Dans le monde de la chirurgie esthétique, le Dr Ross Ransome est acclamé tant par ses pairs que par ses patients. Son succès est envié tout comme sa vie personnelle. Il est marié à la délicieuse Faith, mère au foyer. Et Faith est aussi l’exemple de sa réussite professionnelle puisque son époux a réalisé de nombreuses opérations pour la rendre parfaite à ses yeux.

Mais dans la vie quotidienne, Ransome est plutôt un tyran. Il ne supporte pas que les choses ne soient pas à leurs places, que sa femme ne respecte pas une routine qu’il a établi pour elle, il refuse qu’elle travaille alors que Faith ne rêve que de poursuivre ses études pour devenir nutritionniste. Bref, il contrôle tout.

Lorsqu’il apprend que Faith est atteinte d’une maladie très grave, il décide de lui cacher et de lui faire prendre des médicaments expérimentaux à son insu. Faith, effrayée par son état de santé et laissée sans réponse par son médecin traitant sur ordre de son époux, se tourne alors vers le Dr Oliver Cabot qu’elle a rencontré lors d’une réception. Ce médecin américain est un partisan de la médecine douce et a ouvert une clinique à Londres. Entre Oliver et Faith, ça a été le coup de foudre dès qu’ils se sont rencontrés et Oliver va essayer de l’aider à guérir.

Pendant ce temps, Ransome, persuadé que sa femme le trompe, décide d’intervenir de manière radicale car en plus d’être un tyran domestique, cet homme est un sociopathe pour qui la vie d’autrui ne pèse pas bien lourd ! Sa femme est sa propriété, il fera tout pour la récupérer…

L’auteur a écrit un thriller ni bon, ni mauvais, les personnages sont plutôt caricaturaux mais si le suspense est quasi absent du roman, l’intrigue est rondement menée. Il y a du savoir-faire à défaut de talent dans ce roman. C’est donc une lecture qui ne marque pas vraiment les esprits tout en étant relativement distrayant.

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17:49 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature britannique, thriller, peter james |

21 février 2013

Une jolie bombe

littérature britannique,ben eltonUne jolie bombe de Ben Elton paru en 2003 chez l’Archipel.

Polly a 35 ans, elle vit seule dans un petit appartement et n’a pas l’impression d’avoir réussi sa vie. 16 ans auparavant, alors très jeune activiste, féministe, pacifiste, elle a vécu une passion aussi fougueuse qu’éphémère pour un militaire américain alors en poste en Angleterre.

Ce militaire, dont elle a toujours tu leur liaison car elle n’arrivait pas à s’expliquer ce rapprochement contre-nature, revient vers elle un soir, ou plutôt une nuit alors qu’il est général, bardé de décoration (merci la guerre du Golfe n°1) et en passe de devenir le prochain chef d’état-major des Forces Armées, premier marchepied vers la présidence des États-Unis.

Alors que Polly et Jack se retrouvent après 16 années et évoquent le passé douloureux ainsi que leur ancienne flamme, à l’extérieur de chez Polly, Peter alias « le Pou », rumine sa vengeance (cet homme s’est pris de passion pour Polly, persuadé qu’ils sont fait l’un pour l’autre et manifeste son amour en la harcelant nuit et jour).

2h15 du matin à Londres, un déséquilibré armé d’un couteau, un militaire de carrière portant un pistolet sur lui et l’objet d’adoration de ces deux hommes, une militante pacifiste, c’est un cocktail explosif.

Un roman assez peu enthousiasmant même si l’auteur excelle toujours dans son tableau de la société anglaise. Ce qui sauve l’ensemble c’est le retournement final mais j’ai trouvé que le chemin pour y parvenir était un peu rasoir.

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15:42 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature britannique, ben elton |

11 février 2013

Manitou

littérature britannique,roman fantastique,graham mastertonManitou : l’intégrale de la trilogie de Graham Masterton paru en 2007 chez Bragelonne.

Harry Erskine a un talent : les vieilles dames l’adorent ! Il a décidé d’utiliser ce talent pour en faire un métier, il escroque plus ou moins ces vieilles dames en leur disant la bonne aventure.

Un jour, il reçoit dans son cabinet Karen Tandy qui doit être opérée le lendemain pour retirer ce qui semble être une tumeur dans sa nuque. Harry est peut-être un escroc mais il sait reconnaître le surnaturel quand celui-ci surgit et ce qui arrive à Karen est totalement surnaturel.

Cette tumeur est en fait le corps en développement d’un homme-médecine très puissant du 17ème siècle nommé Misquamacus. Ce chaman indien n’a qu’une idée en tête, se venger de l’homme blanc et de détruire tout ce qu’il a construit grâce aux pouvoirs des dieux indiens.

Grâce à Singing Rock, un homme-médecine au Dakota. Harry Erskine va affronter à trois reprises le manitou de Misquamacus.

Manitou est le premier roman de Graham Masterton et malheureusement, cela se sent. L’intrigue est bouclée à une vitesse hallucinante laissant le lecteur sur sa faim. Ce défaut est toujours présent dans La Vengeance de Manitou où Masterton retrouve ses personnages fétiches Harry Erskine et Singing Rock mais on s’aperçoit qu’il commence à maîtriser davantage le déroulement de son récit. L’Ombre du Manitou, le troisième volume de cette trilogie est un régal de lecture. On retrouve là tout ce que j’aime chez Masterton. L’univers tient la route, les personnages sont attachants (j’ai un faible pour l’humour d’Erskine et son détachement face aux situations les plus périlleuses) et l’intrigue est très riche.

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10:26 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature britannique, roman fantastique, graham masterton |

04 février 2013

Descendance

littérature britannique,roman fantastique,graham mastertonDescendance de Graham Masterton paru en 2008 chez Bragelonne.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, James Falcon, auteur d’un article sur le mythe des strigoï (des créatures entre le mort-vivant et le vampire) en Roumanie, est recruté par l’armée américaine pour être envoyé en Europe.

À sa grande surprise, il découvre que les êtres qu’il a découvert à travers les récits de sa mère roumaine existent bien et que les Nazis les utilisent pour décimer la Résistance en Belgique, en France et aux Pays-Bas. Sur place, il se rend compte que derrière les strigoï (appelé Screechers par James), on trouve l’ombre de Dorin Duca, un strigoï morti.

Car il existe deux sortes de strigoï, les strigoï mortii sont terriblement beau, ils peuvent pénétrer dans un lieu grâce à un minuscule interstice, ils doivent se nourrir de sang humain une fois par mois et peuvent contaminer les humains avec leur sang qui deviendront alors des strigoï vii. Ceux-là sont reconnaissables à leur état de décomposition, ils ont besoin de se nourrir plus fréquemment que les strigoï mortii et seule une gorgée de sang d’un strigoï morti les transformera définitivement.

Quinze ans plus tard, la guerre est finie, James Falcon est appelé d’urgence en Angleterre où se produit une série de massacres horribles. James s’aperçoit  alors que Dorin Duca, qu’il croyait avoir été éliminé pendant la guerre, est toujours en activité et a déjà commencé à transformer des humains en strigoï vii. Ayant un compte personnel à régler avec cet être, James Falcon se lance à sa poursuite avec l’aide de Jill Foxley, un maître-chien de la police, une femme particulièrement séduisante.

Je suis plutôt déçue par ce roman. Je pensais qu’en utilisant le mythe roumain des strigoï dont la crainte superstitieuse est toujours bien vivace en Roumanie de nos jours (un article en anglais ici sur un fait-divers impliquant ce mythe), l’auteur allait renouveler le roman de vampire. Et bien pas du tout ! L’intrigue est similaire par certains points à celle de Dracula de Bram Stoker.

De plus, j’ai trouvé que l’histoire manquait de substance, que les personnages étaient artificiels et certains rebondissements (à part celui des toutes dernières pages) assez prévisibles. Même si les chapitres sont courts et qu’en utilisant parfois le genre épistolaire où l’auteur semble s’adresser directement au lecteur, je me suis profondément ennuyée et n’ai pas réussi à me représenter le monde décrit par Masterton tant l’histoire est indigente.

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14:03 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature britannique, roman fantastique, graham masterton |

20 janvier 2013

Une place à prendre

littérature britannique,J.K. RowlingUne place à prendre de J.K. Rowling paru en 2012 chez Grasset.

Pagford, dans le sud-ouest de l’Angleterre, a tout d’une petite bourgade tranquille et proprette. Mais sous ce vernis, des drames, des trahisons, de l’hypocrisie règnent en maître.

La mort du conseiller paroissial Barry Fairbrother, homme jovial apprécié des habitants va catalyser les rancœurs de certaines personnes et agir comme un tremblement de terre dans cette petite communauté. Car sous les apparences, la ville est divisée en deux. Sur la commune se trouve un ensemble HLM dont les enfants sont sectorisés à l’école de la ville, se mêlant avec la progéniture bien plus aisée de Pagford ; l’ancienne église a été transformée en clinique de désintoxication.

Dans le village, il y a deux camps. Un camp mené par le président du Conseil paroissial Howard Mollison, l’épicier du village qui considère que la ville lui appartient et de l’autre, le camp de Berry Fairbrother, un homme qui a grandi dans cette cité HLM tant décriée et qui sait la chance qu’il a eu d’aller à l’école de Pagford. Mais la mort brutale de Barry Fairbrother va bouleverser la communauté car l’équilibre des forces en présence est enfin rompu. Pour certains, c’est l’opportunité qu’ils attendaient depuis longtemps, pour d’autres, c’est un drame. La redistribution des cartes ne va pas se faire sans heurt…

J’ai adoré ce roman, cette plongée dans une communauté fictive où, pourtant, chaque situation est d’un réalisme stupéfiant. Quelle maîtrise de la part de Rowling, d’arriver à animer autant de personnages différents et surtout de les faire surgir sous nos yeux de lecteurs sans aucun artifice ! J’ai été emballée par cette lecture du début à la fin car on y trouve tout l’éventail des passions humaines et j’ai ri parfois, j’ai été émue, j’ai été choquée et j’ai été révulsée par certains personnages.

Je crois que ce roman m’a embarqué dans son monde comme cela n’arrive malheureusement pas si souvent lors d’une lecture. De ce roman, je retiendrais en particulier, la compassion que l’auteur exprime pour les adolescents de son histoire qui sont embringués malgré eux dans les histoires pathétiques des adultes. Cela m’a beaucoup touché et a confirmé tout le bien que je pensais de cet auteur après m’être régalée à de nombreuses reprises en lisant la saga Harry Potter.

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16 janvier 2013

Les Âges sombres

littérature britannique,roman historique,karen maitlandLes Âges sombres de Karen Maitland paru en 2012 chez Sonatine.

Au 14ème siècle, dans le Norfolk en Angleterre, une communauté de béguines s’est établie depuis peu. Malgré tous leurs efforts, ces femmes qui vivent chastement, prodiguent des soins, offrent la charité et accueillent les femmes et les enfants qui en font la demande sont très mal vues. D’abord par le suzerain du manoir local, par l’Église puis par les villageois même si ceux-ci savent trouver la porte du béguinage quand le besoin se fait sentir. Forcément, ces femmes qui ne sont pas nonnes, qui ne vivent pas recluses, sont considérées comme des sorcières.

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Miniature du 15ème siècle représentant une béguine pratiquant la charité à la porte de son béguinage.

Nous sommes à une époque charnière où le christianisme n’est pas encore fermement établi dans les campagnes isolées et où le paganisme est toujours vivace. Malgré les épreuves, ces femmes vont tout faire pour continuer leur mission qui est de secourir les affligés quand le seigneur du lieu, l’évêque et une étrange confrérie païenne ne cherchent qu’à les pressurer encore et encore.

Voici un merveilleux roman historique polyphonique où le lecteur, à travers les yeux et les pensées de certains personnages, découvre un Moyen Âge d’un réalisme saisissant (ce qui semble être la marque de fabrique de l’auteur, voir ici !). L’intrigue est enlevée, les protagonistes sont particulièrement bien portraiturés et on partage leurs joies, leurs craintes et leurs doutes.

À ceux qui s’intéressent à cette période ou qui affectionnent plus largement les romans historiques, je n’aurais –je pense – pas assez de mots élogieux pour vous conseiller de lire ce roman. J’espère juste qu’une fois lu, vous en tomberez sous le charme comme moi et à votre tour, vous recommanderez cet auteur à votre entourage !

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01:28 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature britannique, roman historique, karen maitland |

17 décembre 2012

Sanctuaire

littérature britannique,roman fantastique,james herbertSanctuaire de James Herbert paru en 2009 chez Milady.

Quand Alice, une petite fille de 11 ans sourde et muette retrouve la parole, le prêtre de la paroisse de Banfield a du mal à croire à un miracle. Mais quand, celle-ci affirme avoir vu une apparition de la Vierge Marie et qu’elle commence à guérir miraculeusement les affligésprésents, les événements s’emballent.

Pour étudier ces cas, un prêtre spécialisé dans les affaires paranormales est envoyé. L’évêque, bien que prudent, espère déjà avoir un lieu de pèlerinage dans son diocèse et les notables de Banfield comptent les billets dans leur tête en imaginant le nombre de pèlerins que cet évènement va drainer.

Cette histoire est suivie de près par Fenn, un journaliste local qui a pu observer le premier « miracle » et qui, depuis, rapporte chaque cas de guérison miraculeuse autour d’Alice. Bientôt, le village est envahi de journalistes, de dévots, de malades et chaque messe à la petite église de Banfield prend des proportions de plus en plus gigantesques. Mais le doute persiste : s’agit-il vraiment de miracles et est-ce bien la Sainte Vierge qui est apparu à la petite Alice ?

Ce roman fantastique démarre doucement pour peu à peu augmenter d’intensité au fur et à mesure que le mystère révèle sa vraie nature. Le lecteur suit l’enquête de Fenn et découvre la vérité lors d’un final explosif. C’est donc un roman de genre comme je les aime, qui laisse le temps au lecteur de bien s’imprégner de l’histoire et de l’atmosphère.

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10:46 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature britannique, roman fantastique, james herbert |