Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

21 septembre 2012

Corbeau

littérature britannique,roman fantastique,thriller,graham mastertonCorbeau de Graham Masterton paru en 2004 chez Fleuve Noir.

Holly Summers est assistante sociale à Portland. Grâce à son don, elle travaille également pour la police car Holly a dû apprendre à lire sur les lèvres quand elle est devenue sourde enfant. C’est une femme raisonnable, qui aime énormément son métier d’assistante sociale même si elle intervient dans des cas particulièrement difficile.

Alors qu’elle faisait une visite de contrôle dans une famille, elle découvre la mère de famille violemment battue et le petit garçon entre la vie et la mort. Le père, un alcoolique psychotique d'origine indienne, s’est acharné sur son fils pour en extirper le démon noir qu’il appelle Corbeau, une divinité indienne qui apporte une grande malchance et qui est très redouté.

L’homme très en colère contre Holly pour son intervention, la maudit et Holly, pourtant pas superstitieuse, commence à ressentir les effets et se sent poursuivie par une ombre noire maléfique.

Dans ce roman fantastique, Graham Masterton utilise la mythologie indienne pour son histoire autour d’une femme forte et indépendante qui a à cœur de combattre les injustices. À cela s’ajoute une intrigue policière aussi bienvenue que surprenante.

Ce roman se lit très rapidement, ses chapitres sont très courts et son récit est, comme à son habitude, très visuel.

Vous voulez en lire un extrait ?
littérature britannique,roman fantastique,thriller,graham masterton

06:28 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature britannique, roman fantastique, thriller, graham masterton |

25 juillet 2012

Amitiés mortelles

littérature britannique,roman policier,ben eltonAmitiés mortelles de Ben Elton paru en 2009 au Livre de Poche.

Edward Newson est, à 34 ans, le plus jeune inspecteur de Scotland Yard. Avec le brigadier Natasha Wilikie – dont il est secrètement amoureux – il enquête sur le meurtre d’un homme retrouvé vidé de son sang chez lui à cause d’une sorte de poinçon.

L’homme décédé, un entrepreneur du bâtiment, était unanimement détesté. Newton échafaude plusieurs théories mais ce meurtre particulièrement odieux le laisse perplexe.

Mais il commence à entrevoir un schéma qui apparaît en comparant avec des meurtres non élucidés : toutes les victimes étaient détestées de leur vivant, la mise en scène de leur mort est tellement élaborée qu’elle doit avoir un sens car les témoins ont entendu de la musique lors du martyr de la victime qui s’avère correspondre à la jeunesse de la personne décédée.

Chaque fois, le tueur a voulu que ses victimes soient conscientes lors de leurs supplices. L’inspecteur réalise que c’est dans le passé de ces personnes que se trouve la réponse et cela lui remet en mémoire son adolescence où l’on se moquait de lui à cause de sa petite taille et sa couleur de cheveux. Mais les meurtres continuant et ce sont ses anciens camarades de classe qui deviennent des cibles.

Dans ce roman policier très classique, Ben Elton évoque l’époque de l’adolescence où ceux qui étaient différents étaient la cible au mieux de moquerie au pire de sévices, un monde cruel, aussi cruel que le meurtre sur lequel il enquête. On voit comment ces personnes blessées ou brisées lors de leurs enfances ont du mal à s’en remettre.

Je suis un peu déçue par cette lecture, comme l’intrigue est très balisée, j’ai découvert l’identité du tueur assez tôt dans le roman (vers le milieu ou les trois-quarts) malgré tout, j’en conseille la lecture à ceux qui ont le cœur bien accroché car l’histoire est bien mais les meurtres se succèdent plus horribles les uns que les autres.

16:54 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature britannique, roman policier, ben elton |

14 juillet 2012

La Cinquième sorcière

littérature britannique,roman fantastique,graham mastertonLa Cinquième sorcière de Graham Masterton paru en 2010 chez Bragelonne.

Dan Fisher est inspecteur de police à Los Angeles. C’est un homme brisé moralement par un accident de la route dont qu’il a causé, dont il est sorti indemne, et qui a entraîner la mort de sa femme. Depuis, il cherche l’étourdissement dans l’alcool et il revit l’accident quasiment toutes les nuits dans ses cauchemars.

Il est appelé un jour sur une étrange scène de crime : quatre collègues policiers qui enquêtaient sur le Zombie, un malfrat haïtien, trois d’entre eux sont mort carbonisés dans leur voiture, comme s’ils avaient pris feu spontanément. Le Zombie est le premier suspect de ces morts et en le confrontant, Dan découvre que la femme qui l’accompagne partout, Michelande DuPriz, est une sorcière après que celle-ci ai fait une démonstration de l’étendue de ses aptitudes.

Rapidement, le policier découvre que trois truands particulièrement dangereux sont accompagnés de femmes comme Michelange et qu’une quatrième sorcière d’une très grande puissance leur permet d’étendre leurs pouvoirs. Le but de ces trois criminels est limpide, ils veulent contrôler la ville en montrant aux policiers, par la violence, que les règles du jeu ont changée.

Dan Fisher, aidé par sa voisine, Annie, une jeune femme versée dans l’occultisme, va combattre cette alliance de sorcières pour neutraliser ces gangsters en utilisant les mêmes armes que celles-ci.

Je suis déçue par ce roman fantastique. On y retrouve le même genre de héros que dans Le Diable en gris et l’intrigue n’est ici pas assez développée à mon goût. L’histoire se résolvant assez vite sans que l’on ait eu le temps de s’inquiéter ou de frissonner pour les personnages. Une lecture décevante surtout que l’auteur a réservé aux lecteurs une conclusion inattendue que j’aurais plus apprécié si l’auteur avait pris son temps pour m'entrainer dans son histoire.

Vous voulez en lire un extrait ?
littérature britannique,roman fantastique,graham masterton

01:26 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature britannique, roman fantastique, graham masterton |

09 juillet 2012

Le Livre des enfants

littérature britannique,roman historique,A.S. ByattLe Livre des enfants de A.S. Byatt paru en 2012 chez Flammarion.

Nous sommes à la fin du 19ème siècle. Deux jeunes garçons, Tom Wellwood et Julian Cain, se promènent dans ce qui sera le Victoria and Albert Museum (le musée des arts décoratifs de Londres) pendant que la mère de Tom, Olive Wellwood, auteur de livres pour enfants, et le père de Julian, le major Prosper Cain, conservateur au musée, discutent.

Dans le musée, les enfants observent un jeune garçon de leur âge qui dessine devant les vitrines. Ce garçon semble très sale, pas le genre de visiteurs habituels du musée, et Julian l’a déjà vu disparaître dans les salles. Avec Tom, ils décident de suivre ce garçon qui vit en fait dans les sous-sols. L’intrus est conduit devant Prosper Cain. Il s’appelle Philip et travaille aux ateliers de poterie où il alimente les fours mais son rêve est d’être potier.

Olive Wellwood prend le garçon sous son aile et l’emmène avec elle dans le Kent. Là-bas, il découvre une grande famille composée d’Olive, de son époux Humphry, de la sœur d’Olive, Violet, qui s’occupe de tenir la maison et des enfants qui sont au nombre de six. C’est une famille d’intellectuel faisant parti de la Société fabienne. Ils sont plutôt socialistes et élèvent leurs enfants avec beaucoup de liberté.

Philip sera plus tard confié à Benedict Fludd, un potier génial mais tourmenté. Celui-ci terrorise sa famille. Sa femme et ses deux filles sont particulièrement effacées et le fils aîné ne rêve que d’une chose, c’est de quitter ce lieu où la vie est chaotique, pour faire fortune à la Bourse.

Dans ce roman très dense, le lecteur suit l’évolution individuelle de multiples personnages qui composent ce cercle d’amis, les Wellwood, les Cain et les Fludd. Sur vingt ans, on découvre également les changements de la société britannique avec l’influence grandissante de la Société fabienne et du socialisme sur la politique, le combat des suffragettes mais aussi l’impact de la Première Guerre mondiale.

Chaque personnage poursuit sa destinée et révèle ses fragilités car les apparences sont particulièrement trompeuses et les secrets de familles, parfois redoutables, finissent toujours par émerger. C’est là le grand talent de la romancière. Elle a su animer autant de personnages qui ont tous une trajectoire particulière et qui se croisent les uns, les autres comme dans la vraie vie.

L’écriture est magnifique et me fait aimer encore davantage cette auteur dont deux de ses précédents romans m’avaient captivé (Possession, adapté au cinéma en 2002 par Neil LaBute avec Gwyneth Paltrow et le très marquant Des anges et des insectes dont une nouvelle est adapté au cinéma en 1995 par Philip Haas avec Kristin Scott Thomas).

Mais ici la narration est ici particulièrement touffue et dans un premier temps, il est difficile d’entrer dans le roman. En plus de l’histoire autour de ses personnages, A.S. Byatt développe beaucoup le cadre historique de son roman et intercale également des passages des contes qu’Olive Wellwood écrit. Cela ralentit la lecture et a eu tendance a douché mon intérêt pour le livre (avec en plus un effet soporifique non négligeable) mais en arrivant à la moitié du roman, enfin !, les choses avancent et j’ai commencé à entrevoir les craquelures des personnages. Le roman est vraiment devenu à ce moment très intéressant et m’a permis de finir la lecture sur une impression positive qui amoindrit les difficultés que j’ai eu quand j’ai entamé ce roman.

Pourtant, si vous ne connaissez pas la grande romancière qu’est A.S. Byatt, je vous conseille de commencer par Des Anges et des insectes ou par Possession qui n’ont pas les défauts de celui-ci et qui ne demande pas d’être têtue comme une mule pour arriver au bout !

Vous voulez en lire un extrait ?
littérature britannique,roman historique,A.S. Byatt

03:13 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature britannique, roman historique, a.s. byatt |

05 juin 2012

Le Diable en gris

littérature britannique,roman fantastique,graham mastertonLe Diable en gris de Graham Masterton paru en 2008 chez Milady.

À Richmond, en Virginie, l’inspecteur Decker et son collègue Hicks, récemment muté dans cette ville, enquêtent sur une série de meurtres tous plus étranges les uns que les autres.

Les victimes sont assassinées de façon particulièrement horrible sans qu’il n’y ait aucune trace de la présence d’un coupable. Seule une petite fille handicapée mentale déclare avoir vu le coupable dont elle a dessiné le portrait à la demande de Decker. Celui qu’elle appelle l’Homme Très Effrayant et habillé de gris comme un soldat confédéré et porte une épée sur le flanc.

Malgré ses recherches approfondies pour trouver le meurtrier de façon orthodoxe, Decker commence à soupçonner que la pratique de la santeria a un rapport avec ces meurtres.

Un très bon roman fantastique où l’auteur utilise le passé du sud des États-Unis pour créer une histoire angoissante qu’on lit d’une traite.

Vous voulez en lire un extrait ?
littérature britannique,roman fantastique,graham masterton

01:11 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature britannique, roman fantastique, graham masterton |

02 juin 2012

Avant d’aller dormir

littérature britannique,thriller,S.J. WatsonAvant d’aller dormir de S.J. Watson paru en 2011 chez Sonatine.

Chaque matin, Christine se réveille sans savoir où elle est, quel âge elle a ou encore qui est l’homme allongée près d’elle dans le lit. Chaque matin, Ben, son mari, doit la rassurer, lui expliquer qu’elle a eu un accident 20 ans plus tôt et que depuis, elle souffre d’un cas très rare d’amnésie.

Depuis quelques mois, chaque jour, son médecin, spécialiste des troubles neurologiques, la contacte à l’insu de son mari pour lui rappeler l’heure de leur séance et surtout de lire ce qu’elle a écrit les jours précédents dans son journal. À force, d’écrire et de fouiller le peu de mémoire qu’il lui reste, elle se souvient d’impressions ou d’embryons de souvenirs.

Mais peu à peu, Christine constate des différences entre ce qu’elle a écrit précédemment et ce que lui dit son mari. Déboussolée, elle ne sait plus qui croire et oscille entre paranoïa et désespoir car elle cherche à connaitre la vérité sur son passé et comprendre comment 20 ans de sa vie lui ont échappé.

Voilà une histoire particulièrement tordue et machiavélique, une vraie prouesse pour un premier roman où l’auteur entraine réellement le lecteur dans la vie et la psyché de son héroïne aux côtés de laquelle on subit les affres du doute, de l’angoisse et de la confusion qu’elle ressent chaque jour.

C’est un très bon thriller qui accule le lecteur à poursuivre sa lecture pour espérer enfin trouver un peu d’apaisement en arrivant au dernier mot de l’histoire.

Vous voulez en lire un extrait ?
littérature britannique,thriller,s.j. watson

19:04 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature britannique, thriller, s.j. watson |

09 mai 2012

La Compagnie des menteurs

littérature britannique,roman historique,roman policier,Karen MaitlandLa Compagnie des menteurs de Karen Maitland paru en 2010 chez Sonatine (aussi disponible en poche).

En Grande-Bretagne, en 1348, alors que la peste noire a atteint les ports sud du pays, neuf personnes vont se retrouver ensemble sur les chemins, cherchant à échapper à la maladie qui frappe violemment les populations, exacerbe les peurs et le rejet des étrangers ou des gens juste différents.

littérature britannique,roman historique,roman policier,Karen Maitland
Moines victimes de la peste bénis par un prêtre, Angleterre, 1360-1375.

Cette compagnie est composée d’un camelot dont on ne connaîtra jamais le vrai nom, il va de ville en ville pour vendre des (fausses) reliques ; de deux musiciens vénitiens, un maître et son jeune apprenti ; d’un illusionniste ; de deux jeunes mariés dont la femme est enceinte ; d’une guérisseuse accompagnée d’une étrange fillette liseuse de runes et d’un conteur.

Chacun des membres de cette compagnie n’est pas ce qu’il parait être et cache un terrible secret. Espérant ne pas se faire rattraper par l’épidémie, la compagnie se dirige tant bien que mal vers le nord et quand les membres de cette compagnie trouvent la mort, ils pensent alors être poursuivis par un tueur aussi insaisissable qu’implacable.

Ce roman historique est particulièrement prenant ! L'auteur plante l'atmosphère de l'époque avec beaucoup de réalisme et on partage l'effroi de ses personnages envers la peste noire mais aussi ce tueur invisible qui est sur leurs traces.

J'ai beaucoup apprécié la modernité de l'histoire car même si cela se passe au 14ème siècle, les peurs engendrées par cette horrible maladie et les exactions qui en découlent sont – malheureusement éternelles. Dans les moments de crise comme celle-là, les gens ont tendance à chercher des coupables même si ces coupables à leurs yeux sont bien souvent leurs voisins avec qui ils vivaient jusqu'ici en bonne harmonie...

Vous voulez en lire un extrait ?
littérature britannique,roman historique,roman policier,karen maitland

03:04 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature britannique, roman historique, roman policier, karen maitland |