05 novembre 2009
Le grenier aux biblios
EDIT : Voici un petit tour d'horizon de la littérature indienne et de la littérature sur l'Inde.
J’ai trouvé, dans une malle au grenier, quelques bibliographies poussiéreuses que je trouve dommage de ne pas faire partager… En espérant qu’elles soient utiles à quelqu’un, lecteur ou bibliothécaire, les voici toutes réunies en un seul billet.
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| Tags : bibliographie, art, bande dessinée, cinéma, littérature, roman du terroir, roman historique |
02 septembre 2009
On est content d’être bibliothécaire…
- on se rend compte que, pour certains enfants du quartier, c’est la première fois qu’ils voient de vrais tableaux avec de la vraie peinture dessus quand on organise une exposition d’œuvres d’art.
- on arrive (assez rarement, il faut l’avouer) à conseiller quelqu’un qui vient vous voir avec une idée très précise du genre : « Vous auriez pas quelque chose comme… » (au choix) a) Marc Lévy, b) Guillaume Musso, c) Patricia Cornwell, d) Dan Brown et plus récemment e) Stephenie Meyer (si si, vous connaissez, c’est la mormone qui a écrit la tétralogie Fascination, Tentation, Hésitation, Révélation, plus connue sous le nom de Twilight d’ailleurs si vous avez une préado ou une ado à la maison, vous avez dû souvent entendre soupirer « Il est trop beau Edward… »).
- on parvient à trouver des livres pour une jeune étudiante sur un sujet littéraire assez ardu et que l’on apprend plusieurs mois plus tard après avoir prolongé et re-prolongé les documents (qui sont de toutes façon empruntés par un lecteur une fois tous les cinq ans ou plus) qu’elle a eu 19/20 !
On est moins content d’être bibliothécaire quand, la première semaine d’ouverture, on se lave les mains et que l’on se rend compte que la couleur de la mousse du savon tend vers le grisâtre maronnasse !
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19 juin 2009
Madame ! On peut entrer en chaussettes ?
Bientôt 19h un vendredi ensoleillé.
Je me concentre tant bien que mal sur une sélection de mangas alors que je n’ai qu’une envie depuis 15h de l’après midi : rentrer chez moi (oui, je trouve aussi que ça fait tôt 15h comme heure de coup de mou !).
Des jeunes filles, enfin, des presque plus « gamines » et des pas tout à fait encore « jeunes filles », me sortent de ma léthargie en me demandant d’un air joyeux, jovial et réjoui si elles peuvent entrer en chaussettes à la bibliothèque. En chaussettes ? L’information met un certain temps à monter au cerveau et ne s’accélère seulement quand je remarque que tout le groupe à des rollers à la main !
Ma foi… je révise mentalement le règlement : les téléphones non, manger non, boire non, les chiens non, les chaussettes ? Pourquoi pas ! En fait, elles souhaitaient juste aller aux toilettes.
Elles sortent de la bibliothèque mais pas bien loin puisque je les entends rigoler et pouffer comme on le fait souvent à leur âge. Quand tout à coup, j’ai une envie de riz… Là aussi, la connexion cérébrale se fait lentement. Et je finis pas comprendre, l’une d’elle chante l’aria de La Reine de La Nuit de La Flûte Enchantée.
Moi aussi à son âge je m’essayais à le sortir cet air, en poussant ignominieusement sur mes cordes vocales. Tout ça parce que je l’entendais fréquemment à la télé dans la pub Taureau Ailé (d’où l’envie de riz…) mais à ma connaissance, cet air n’est pas utilisé actuellement en publicité… Je me demande bien où elle a pu l’entendre…
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15 janvier 2009
C’est le geste qui compte, qu’ils disaient !
On reçoit des dons parfois insolites…
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30 septembre 2008
Par mes moustaches, je suis en r'tard, en r'tard, en r'tard !
Ça fait déjà un mois que la bibliothèque a rouverte après la coupure estivale et on récupère encore des livres qui sont partis en vacances avec les usagers. Oui, à ce niveau là, c’est un bon gros retard qui a de quoi les crisper un peu quand ils nous tendent leurs livres par-dessus la banque de prêt.
Il y a tous les cas de figure : ceux qui les dépose en loucedé, l’air de rien, ni bonjour ni merde et qui repartent aussi sec avant même qu’on ai eu le temps de faire les gros yeux (toi alors mon gars, je vais t’interdire de prêt pour un bon moment, se dit alors la bibliothécaire rancunière), ceux qui viennent vers nous l’air piteux et coupables et nous les tendent presque en tremblant avec un œil de cocker 1) ils sont passés en août mais la bibliothèque était fermée (comme c’est ballot, se dit alors la bibliothécaire pas dupe), 2) leur canari/hamster/tortue – au choix – est décédé et submergés par le chagrin ils ne se sont souvenus des livres qu’une fois la lettre de retard entre les mains (comme c’est commode, se dit alors la bibliothécaire cynique), 3) ils demandent pardon presque à genoux, en fait, ils se trouvent impardonnables. Les bibliothécaires devraient leur interdire d’emprunter la moindre chose pour toujours et si on a un martinet, ils sont d’accord pour se faire flageller en public (t’en fait pas un peu trop, là, se dit alors la bibliothécaire sceptique). Et puis il y a ceux qui sorte l’arme fatale : la séduction, le charme, un grand sourire de connivence, ils se penchent un peu, s’accoudant à la banque de prêt, glissent les livres jusqu’à nous en s’excusant car ils ont complètement oublié de passer plus tôt (putain ! chuis en train de me faire avoir, se dit alors la bibliothécaire conquise en débloquant la carte…).
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04 septembre 2008
De la proximité et de ses désagréments
Il y a bien des avantages à habiter tout près de son lieu de travail : on n’a pas de transport à se coltiner donc on se lève plus tard, on peut rentrer manger chez soi le midi… Mais cette proximité à un prix ! Voici en détail, ce que vit une bibliothécaire quand elle travaille à 5 min à pied de chez elle :
• Quand je suis en retard, je ne peux pas dire « Le train était sacrément à la bourre, quelqu’un a dû tirer le signal d’alarme… » ou « Il y a une grève surprise à la SNCF ! » ou encore « Mon Dieu, j’ai eu de ces embouteillages ! J’ai jamais vu ça ! ».
• Je croise tout le temps des usagers et je finis par dire bonjour à tout le monde. Même à ce type bizarre qui traîne dans la rue avec ces yeux de mérou « Ah, punaise ! C’est pas moi qu’il salue mais mes nichons !!! ».
• Non seulement je dis bonjour à tous les usagers (et aux autres, dans le doute) mais je me retrouve à donner les horaires d’ouverture de la bibliothèque quand je vais acheter mon pain ou que je fais les courses au supermarché.
• Si je suis invitée le week-end à un barbecue chez des gens qui habitent la ville, je peux me retrouver face à des lecteurs ou des parents de lecteurs indélicats qui en ont gros sur la patate de la bibliothèque et de ses bibliothécaires « Ah bon ? On vous réclame des livres en retard depuis x mois… et vous dites les avoir rendu ?... Bon, ben, je vais vérifier ça quand je reprendrais le boulot… C’est quoi votre nom déjà ?... Non, mais… vous avez bien vérifié chez vous si les livres n’étaient pas cachés dans un coin ?... Ah ? Vous êtes sûr sûr de les avoir rendu ?... Des jean-foutre les bibliothécaires ?… non, quand même pas… c’est peut-être une erreur… vous savez ce que c’est l’informatique !... Et sinon, je peux avoir le sel s’il vous plaît ? ».
• Dans la rue, les enfants viennent vers moi et me suivent. Mon charisme naturel ? Non, je suis la bibliothécaire et je me dois d’avoir toutes les réponses à toutes les questions « Madame ! Madame ! J’ai envie de faire pipi ! Où c’est que je vais ? », « Dis Madame, je peux avoir Naruto s’il te plaît ? » ou encore « Madame ! Tu vas où là ? Tu vas travailler à la bibliothèque ? ».
• Quand je rentre chez moi, je suis sur mes gardes. Croiser un usager, ça, je le gère mais je préfèrerais que certains ne sachent pas où j’habite comme ce lecteur qui entend des voix qui lui ordonne de faire des trucs, comme celui qui rigole comme une hyène pour rien ou encore comme ce passionné de Sade qui m’a si courtoisement hurler d’aller me faire foutre quand j’ai eu le malheur de lui faire remarquer que Justine ou les malheurs de la vertu n’était pas waterproof. Tout cela donne lieu à des scènes dignes d’un polar : moi, me réfugiant dans un magasin, me planquant derrière une étagère tout en conservant l’air digne qui sied à une fonctionnaire territoriale « Oh ! En voilà une belle tirelire en forme de dauphin… et là, un service en porcelaine irisée, j’en rêvais ! », en attendant que l’usager en question s’éloigne pour pouvoir, enfin, me terrer chez moi.
Pour l’instant, la seule chose qui semble manquer à cet inventaire, c’est le lecteur qui sonne à ma porte, me tend son sac de livres de la bibliothèque et me balance : « Comme vous allez à la bibliothèque tous les jours, voici mes livres. Moi, j’ai pas le temps d’y passer ! ».
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23 août 2008
Dernière lettre de rappel

Cette jeune femme est une dangereuse délinquante… Elle n’a pas rendu les livres qu'elle avait emprunté à sa bibliothèque !!!
Heidi Dalibor (20 ans) a été arrêtée chez elle à Grafton dans le Wisconsin par deux policiers qui l’ont menottée, amenée au poste pour la photographier et lui prendre ses empreintes digitales. Elle avait pourtant reçu de nombreuses lettres de rappel, des appels téléphoniques et une injonction de se présenter au tribunal mais elle les a totalement ignoré.
Sa mère a payé 172$ pour la faire sortir de prison et Heidi a déboursé 30$ pour les livres en retard.
Et voici les deux livres qu’elle avait emprunté :
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21 juillet 2008
Alors, il est arrivé ?
Prenons une dame d’âge mûr, appelons-la Madame X, qui désire absolument lire un livre en particulier, disons « Les Aventures de Poupinou le petit lapin » mais comme ce livre a obtenu le Prix du Potager 2007, il est très demandé et Madame X est sur liste d’attente.
Enfin, il ne reste plus qu’une personne avant d’obtenir cet ouvrage tant attendu. Madame X est tellement impatiente de le lire qu’elle demande chaque semaine : « Alors, il est arrivé ? » et ce avant même de dire « bonjour » ou « comment allez-vous ? » (non pas qu’elle est vraiment l’habitude d’utiliser ce genre de petite civilité qui vous font vous sentir un peu plus humain et moins crotte-de-chien-sous-la-semelle). Et pourtant, on lui a promis, à Madame X, qu’on l’appellerais dès que le livre aurait été déposé sur la banque de prêt, même qu’on a juré craché sur Le Métier de bibliothécaire (édition Cercle de la Librairie, 40 € et disponible en librairie si vous le demander gentiment à votre libraire préféré). Mais non… Toutes les semaines ou presque (et là exagération délibérée de l’auteur de ces lignes), elle demande : « Alors, il est arrivé ? ».
Et là, c’est le drame. La personne qui l’a emprunté avant Madame X a trois jours de retard puis, une semaine après, le prêt de cette personne a été prolongé… jusqu’à la rentrée. La bibliothécaire dans sa naïveté et inconsciente du désastre que ses mots vont provoquer chez Madame X lui annonce la mauvaise nouvelle : « La personne est en retard. On vous appelle dès que le livre arrive. » et l’estocade : « Le livre a été prolongé, vous l’aurez début septembre. » « COMMENT ?!?! Mais vous ne faite rien ? Vous allez lui demander de ramener le livre, quand même ? Les gens sont d’un sans-gêne, c’est pas possible ! Ce livre est si petit, il se lit si vite ! ». Et de se mettre à ruminer : « C’est vraiment la chienlit ici depuis quelques temps ! Déjà qu’avec les travaux devant, on est obligé de faire un détour pour venir (intervention de moi : le détour fait moins de 300m) et en plus y’a personne ! Et ils ont coupé les arbres pour construire le machin du maire, il veut bétonner partout celui-là ! En plus, je me suis fait insulter par une Noire, elle m’a traité de "sale sorcière" ! Vous vous rendez compte ? Y’en a marre de ces gens-là !!! ».
Que fait la bibliothécaire devant ce typhon de récrimination et de bile ? Deux choix s’offrent à elle. Soit elle se pare de son sourire tout-terrain genre je fais un casting pour une pub de marque de dentifrice soit elle attrape le premier Citadelles & Mazenod venu (plus de 2 kilos) et lui balance à la tronche. Ça, c’est ce que j’ai eu envie de faire. Très très très fort. Mais en vrai, j’ai sorti mon sourire Colgate et ai attendu que Madame X me tourne le dos pour lui faire des grimaces et hurler en silence. SUPER mature comme comportement… mais qu’est-ce que ça soulage !
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26 juin 2008
L'énigme de la porte

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19 juin 2008
Les réunions et moi







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