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23 juillet 2015

Sumerki

littérature russe,roman fantastique,Dmitry GlukhovskySumerki de Dmitry Glukhovsky paru en 2014 chez L’Atalante.
 
Sumerki veut dire « crépuscule » en alphabet russe latinisé. Le crépuscule est effectivement omniprésent dans ce roman dont l’action se déroule à Moscou.
 
Dmitry Alexeïevitch est un traducteur d’anglais et de français qui vivote en traduisant de bien inintéressantes notices techniques. Il a une vie réglée, très rangée, c’est un homme d’habitude qui, poussée par le besoin, va les bouleverser. À son agence de traduction qui lui confie tous ses travaux, il n’y a aucun texte en anglais ou en français à traduire en russe. Mais Dmitry pense à ses factures qu’il faut honorer, même s’il n’a pas de gros besoins. Quand l’employé lui demande s’il pourrait traduire de l’espagnol car le traducteur de cette langue lui a fait faux bond après avoir commencé à travailler sur un texte, Dmitry qui a étudié l’espagnol à la fac et n’a pas réellement pratiqué cette langue accepte, y voyant son salut.
 
Arrivé chez lui, il découvre que contrairement à ses commandes précédentes, il ne s’agit pas d’une notice mais d’un texte ancien écrit sur du parchemin datant du 16ème siècle. C’est le compte-rendu d’une expédition dans la jungle du Yucatán au Mexique d’un conquistador espagnol chargé de récupérer des codex mayas pour les amener à Diego de Landa qui se chargera de les détruire dans un autodafé pour être sûr que les Mayas ne puissent plus se référer à leur religion ancestrale et imposer ainsi la toute-puissance de l’église catholique. Dmitry ne traduit à chaque fois qu’un seul chapitre du récit, le commanditaire ne les laissant qu’aux compte-gouttes à l’agence de traduction. Dmitry est frustré car il se passionne vite pour le sujet. Il s’investit totalement dans cette traduction et découvre la culture maya qui le fascine.
 
Puis les choses dérapent… L’employé de l’agence lui apprend que le traducteur d’espagnol à qui il avait confié le premier chapitre du manuscrit a été assassiné,  puis l’employé de l’agence est retrouvé mort. Des phénomènes étranges pénètrent la vie casanière de Dmitry et celui-ci n’arrive plus à savoir s’il devient fou et hallucine ou si le surnaturel qui baigne le texte du conquistador n’a pas été réveillé par son travail de traduction…
 
Magnifique roman où le réel et le fantastique s’entremêlent tellement, que le lecteur se met à douter à l’unisson du narrateur, Dmitry. L’auteur a un style très imagé et a su rendre son intrigue ou plutôt ses intrigues palpitantes. Le lecteur suit deux récits, celui du conquistador et celui de Dmitry au moment où il lit le compte-rendu du conquistador. Peu à peu le réel semble s’effacer et laisse place à un monde fantasmagorique.
 
La conclusion de l’histoire est particulièrement réussie et permet de terminer ce roman en s’exclamant devant le talent de l’auteur. C’est une très belle découverte que ce roman et surtout cet auteur !
 
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08:32 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature russe, roman fantastique, dmitry glukhovsky |

20 juillet 2015

Casiers du lycée

Qui n’a jamais vu ces casiers qui ornent les couloirs des lycées américains ! Les élèves de Biloxi (Mississippi) ont peint ces vieux casiers en dos de livres sous la houlette de professeurs.
 
À la rentrée en août, les autres élèves découvriront cette « allée de la littérature » qui embellit le couloir et rend hommage à la littérature pour adolescent.
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22:29 Publié dans Moi je moi-même | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : livre |

18 juin 2015

Pratique de lecture chez les people -160

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Les bibliovores Affleck-Garner ont encore frappé : Ben Affleck et sa fille aînée Violet qui ne lâche pas sa dernière lecture.
 
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Kathryn Littlewood, Bliss.
 
La famille Bliss possède une pâtisserie dans la ville de Calamity Falls. Grâce aux recettes secrètes de leur livre de recettes et à de la magie, leurs gâteaux peuvent soigner toutes sortes de maladies et apaiser les cœurs brisés. Alors que leurs parents sont appelés à la rescousse dans une autre ville, les quatre enfants Bliss, Parsley, Sage, Rosemary et Thyme gèrent la pâtisserie. À 12 ans, l’aînée Rosemary profite de l’absence de ses parents pour tenter de nouvelles recettes et leurs prouver à leur retour, qu’elle est une pâtissière-magicienne accomplie malgré son jeune âge. Malheureusement, son audace ne va pas forcément se révéler être judicieuse… C’est alors qu’une mystérieuse tante débarque et s’intéresse de très près au livre de recettes magique…
 
Ce premier tome d’une série est disponible en français et s’adresse aux enfants entre 8 et 12 ans.

19:56 Publié dans Paillettes | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : potins, people, ben affleck, pratique de lecture, cinéma |

15 juin 2015

Brèves de banque de prêt -11

Une petite fille rend ses livres, mais je m’embrouille entre les bouquins, sa carte et le logiciel de prêt.
 
Moi : « Ouhlala, je suis fatiguée, moi ! ».
 
La petite fille : « Oui, ça se voit. »
 
Note pour moi-même : acheter de l’anti-cernes…

19:53 Publié dans Boulot boulot | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : bibliothèque, usager |

12 juin 2015

14

littérature américaine,science-fiction,Peter Clines14 de Peter Clines paru en 2014 chez J’ai Lu.
 
Nate Tucker habite Los Angeles. Il a une trentaine d’années, exerce un métier ennuyeux au possible sous les ordres d’une chefaillon imbuvable pour un salaire de misère quand il doit déménager puisque ses colocataires quittent l’appartement qu’ils louent tous ensemble. Une connaissance lui parle alors d’un immeuble où les appartements ont un loyer très modique, l’immeuble Kavach. Nate est aux anges, son nouvel appartement est plus près de son travail, il a une vue imprenable sur Los Angeles et le loyer est effectivement ridiculement bas.
 
Curieux de nature, Nate commence à fouiner pour découvrir le passé de ce bâtiment classé monument historique et construit au 19ème siècle. Il se rend compte d’abord qu’aucun appartement n’a la même disposition, qu’il y a des cafards de couleur vert vif à 7 pattes dans sa cuisine et une voisine lui montre que l’immeuble n’est pas relié au réseau électrique de la ville… En plus de ces bizarreries, la porte de l’appartement n°14 est constamment verrouillé par de nombreux cadenas, le n°16 est perpétuellement vacant suite à une série de suicide des locataires qui l’habitaient.
 
Peu à peu, autour de Nate, les voisins mettent en commun leurs connaissances sur l’immeuble, à l’insu du concierge Oskar qui ne supporte pas les curieux et cherche à garder les secrets de l’immeuble enfoui très profondément. D’indice en indice, la petite communauté de l’immeuble Kavach découvre qu’ils habitent dans un lieu encore plus surprenant qu’ils ne l’imaginaient au départ.
 
L’auteur est scénariste et cela se sent, le roman se lit très facilement grâce à de nombreux dialogues et aux chapitres assez courts. L’intrigue s’installe au fur et à mesure pour accélérer dans le dernier quart du roman et prend un tournant proprement ébouriffant !
 
Je m’attendais à une histoire classique de maison hanté mais je me suis bien trompée ! Le roman lorgne plutôt vers la science-fiction et l’ombre de Lovecraft est très présente comme le signale la 4ème de couverture. En plus de ce haut patronage de la littérature de genre du 19ème siècle, on trouve de nombreuses références à la culture pop’ et contrairement à ce que l’on peut lire également sur la 4ème de couverture, je rapprocherais plutôt ce roman de la série Fringe que la série Lost.
 
Malgré quelques déceptions du côté de l’édition (oubli ou ajout de mots), l’écriture est soignée, beaucoup plus que je le pensais au départ. Il y a beaucoup de suspense, de l’humour, des personnages attachants qui évoluent au fil de la lecture.
 
Pour moi, ce roman de Peter Clines est une réussite et j’espère que d’autres romans de lui seront traduits à l’avenir !
 
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19:46 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature américaine, science-fiction, peter clines |

10 juin 2015

Pratique de lecture chez les people -159

potins,people,courtney love,pratique de lecture,musique
La chanteuse Courtney Love et sa lecture.
 
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Adam Fitzgerald, The Late Parade: Poems.
 
Premier recueil de poésie du jeune poète, Adam Fitzgerald. 

19:42 Publié dans Paillettes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : potins, people, courtney love, pratique de lecture, musique |

07 juin 2015

Les Vacances d’un serial killer

Littérature belge,humour,roman policier,Nadine MonfilsLes Vacances d’un serial killer de Nadine Monfils paru en 2012 chez Pocket.
 
La famille Destrooper part en vacances à la mer. Josette aurait préféré la Costa Brava mais Alfonse a choisi la mer du Nord. Les deux ados, Steven, prénom choisi en l’honneur de Steven Seagal (l’acteur préféré de Josette) et Lourdes, dont le prénom a été pioché dans Voici (c’est le même prénom que la fille de Madonna). La famille est accompagnée de Mémé Cornemuse, la mère de Josette, une vieille carne selon Alfonse. La caravane de Mémé Cornemuse a été attachée à la voiture chérie d’Alfonse, fan de tuning.
 
Les voilà donc sur la route des vacances mais les ennuis s’accumulent ! Josette se fait dérober son sac à main avec l’argent du voyage, la caravane de Mémé Cornemuse se détache sur la route et Steven et Lourdes, qui se prennent respectivement pour un réalisateur et une actrice, ont filmé un cadavre dans les toilettes d’un restoroute. Sur la vidéo, on aperçoit les chaussures de Biloute, qui décide de prendre lui aussi un repos bien mérité au bord de la mer du Nord après avoir réussi à s’échapper de prison où il était enfermé pour avoir assassiner son voisin, le facteur, le boucher et la boulangère de son village. Ces personnes ont eu le malheur de lui casser les pieds…
 
Mémé Cornemuse a de la ressource, abandonnée au bord de la roue, elle braque un couple et se fait conduire à la pension de famille où les Destrooper ont loué des chambres. Enfin, les vacances vont pouvoir commencer !
 
Ce roman m’a enchanté tant par le style, très imagé que par l’originalité de ses personnages. Tous les personnages sont farfelus pour ne pas dire complètement chtarbés avec une mention spéciale pour Mémé Cornemuse qui est vache comme Tatie Danielle mais avec un flingue, une libido XXL et un langage de charretier.
 
On dirait du Carl Hiaasen, j’y ai retrouvé des personnages cocasses, des situations aussi rocambolesques qu’absurdes. Je perds la Floride mais je gagne la Belgique et ses belgicismes. Et puis, c’est d’un drôle !
 
Un petit bijou d’humour et je vais bien sûr lire la suite des aventures de Mémé Cornemuse.
 
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Littérature belge,humour,roman policier,Nadine Monfils

19:39 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature belge, humour, roman policier, nadine monfils |