25 décembre 2009

Mes voisins les Yamada

mes voisins les yamada.jpgMes voisins les Yamada de Hisaichi Ishii paru en 2009 chez Delcourt (3 volumes).

Les Yamada sont une famille japonaise de la classe moyenne et on retrouve dans ce manga leurs petites histoires du quotidien. Des tranches de vie autour des relations familiales, de l’amitié, du travail, de la scolarité… Bref, la vie d’une famille ordinaire et imparfaite dans laquelle on retrouve forcément les petits travers de la nôtre.
Il y a le père, Takashi, employé de bureau, qui se voit comme le pater familias alors que sa famille le traite parfois par-dessus la jambe ! La mère, Matsuko, femme au foyer, est obnubilée par le menu des repas qu’elle essaye de varier mais fini par toujours faire la même chose au grand dam du reste de la famille. C’est une femme gourmande qui aime beaucoup regarder la télé mais beaucoup moins faire le ménage ! La grand-mère, Shige, a un peu le genre « grand-mère indigne », elle n’est pas toujours très tendre avec son gendre. Son hobby à cette vieille dame, c’est le sumo qu’elle regarde avec assiduité à la télé. Mais elle ne dit pas non à un match de base-ball ou au football (plus facile à regarder que le base-ball selon elle car la balle est plus grosse !). Noboru est le fils aîné. Il va au collège et réussi l’extraordinaire exploit d’avoir des notes moyennes dans presque tous les domaines. Il faut dire qu’il déteste étudier, préférant se plonger dans la lecture de mangas. Nonoko est la cadette, c’est une petite fille espiègle et insouciante. Et pour finir, il y a Pochi, le chien de la famille qui semble regarder ses maîtres avec ennui et dédain.

Le dessin Hisaichi Ishii est minimaliste, les anecdotes sont racontées sous la forme d’histoires courtes en quatre cases verticales.
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Cliquer sur les images pour en voir un extrait (à lire dans le sens de lecture japonais et de haut en bas).

Mes voisins les Yamada a fait l’objet d’une adaptation en 1999 par le Studio Ghibli.
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On y retrouve ce dessin si particulier qui est ici aquarellé. L’humour du manga est bien sûr présent auquel s’ajoute une bonne dose de poésie tant sur le fond que sur la forme. Certaines scènes de l’anime sont inspirés de la peinture classique japonaise et cela s’accorde étonnement bien avec le style de l’auteur.
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Scène de l’anime à comparer avec :
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Hokusai, La grande vague de Kanagawa, 1831 (la première des 46 estampes composant les Trente-six vues du mont Fuji).

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Scène de l’anime à comparer avec :
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Sesshû, Paysage, 1481.
Il est à noter que cette scène de l’anime reprend les technique de la peinture au lavis (sumi-e au Japon) et utilise le reflet orangé du soleil dans l’eau pour évoquer le sceau rouge que les peintres apposent sous leurs signatures manuscrites.

J’ai été agréablement surprise par la qualité de l’animation que je trouve particulièrement réussie car l’attitude, l’ambiance et le décor arrive à être réaliste tout en gardant sa caractéristique burlesque.


C’est un manga et un anime à découvrir pour son humour cocasse et ses personnages particulièrement attachants.

Pour avoir un aperçu de l’estampe japonaise voici le lien vers l’exposition virtuelle de la BnF sur ce sujet (ici).

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20 décembre 2009

La Communauté du Sud

La Communauté du Sud.jpgLa Communauté du Sud de Charlaine Harris paru en 2009 chez J’ai lu (8 tomes à ce jour).

Sookie Stackhouse, une jolie blonde de 25 ans, est serveuse dans le bar d’une petite ville du nord de la Louisiane, Bon Temps. Elle et son frère ont perdu leurs parents alors qu’ils étaient âgés d’une dizaine d’années et ils ont été élevés par leur grand-mère. Sookie habite d’ailleurs avec elle tandis que Jason réside dans la maison parentale.
Jason est le beau garçon de la ville, très populaire auprès de la gente féminine ce qui a tendance à le rendre assez vaniteux. Sookie, elle, passe pour la cinglée locale. En dehors de son travail, elle n’a pas de vie sociale, pas de petit-ami, n’a pas fait d’études supérieures (ce qu’elle regrette et tente de compenser en fréquentant assidûment la bibliothèque municipale de Bon Temps). Cet isolement est dû à une anomalie, une anomalie qui l’handicape tellement qu’elle le vit comme une infirmité : Sookie est télépathe. Comment avoir des amies et à fortiori des petits-amis quand on entend la moindre pensée qui leur traverse le cerveau ? Sookie a beau s’être construit des barrières mentales, elle se laisse parfois submerger par les pensées parasites de son entourage et ce qu’elle y perçoit est souvent très perturbant ! Certains habitants de la ville connaissent son secret et beaucoup ne l’accepte pas, elle est une monstruosité de la nature pour eux et ils se montrent volontiers hostiles à son égard.

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16 décembre 2009

Cartoon

Cartoon.jpgCartoon de Marshall Karp paru en 2009 chez Le Cherche Midi.

Dans un parc d’attractions du style Disneyland, l’acteur interprétant la mascotte de l’entreprise, Pin Pon le lapin, est retrouvé mort alors qu’il se fumait un petite clope lors de sa pause. Les inspecteurs Lomax et Briggs sont appelés sur place et on leur demande d’enquêter le plus discrètement possible sur cette regrettable affaire. C’est que Lamaar est une énorme entreprise et en farfouillant autour de cette multinationale, Lomax et Briggs découvrent que tout n’est pas rose dans l’empire du divertissement familial 100% américain. Cela commence par Pin Pon le lapin justement, il s’avère que l’acteur qui incarne l’ami des enfants est en fait un p&d*phile plusieurs fois condamné qui a trouvé là le boulot de ses rêves ; le fondateur de l’entreprise lui-même, ne correspond pas vraiment à son image de papy sympa : c’était en fait un raciste, homophobe, misogyne et issu d’une éducation très stricte de fondamentalistes chrétiens. Non, vraiment, ce Familyland ressemble de plus en plus à la foire aux horreurs : des meurtres se succèdent et tous ont un rapport avec les entreprises Lamaar. Les enquêteurs se lancent sur la piste d’éventuels suspects qui chercheraient à faire tomber le cours de l’action de cette entreprise et à briser son PDG qui dispose de plus d’entregent qu’un chef d’état !

Ce roman policier nous plonge au cœur de l’industrie du divertissement au sein d’une « World Company » ressemblant comme deux gouttes de miel de Winnie l’ourson à Disney. L’auteur, à travers ses deux inspecteurs à l’humour gouailleur, décrit un monde en vase clos où les relations publiques sont la nouvelle religion et où le communiqué de presse est la bible. On y voit le personnel traité par-dessus la jambe quand il s’agit des petits salaires et on y trouve des cadres tellement dévoués, tellement « corporate », qu’ils sont prêts à mourir pour leur grand leader.

Même si Marshall Karp prend plaisir à dénoncer ce monde si particulier, on sent qu’il a aussi une certaine admiration pour la réussite financière de ce modèle et cela atténue considérablement son portrait à charge de ce type d’entreprise. Pour ceux qui souhaitent lire un livre mordant, acide et salutaire sur Disney & Cie je ne peux que conseiller cet essai de Carl Hiaasen, La Souris aux dents longues. Autre bémol de ce roman, l’auteur embarque certains de ses personnages dans des romances qui n’apportent rien au récit pas plus qu’elles n’éclairent leur personnalité.

Mais ça reste un roman agréable à lire, amusant, avec une intrigue prenante et ayant pour cadre un lieu suffisamment original pour que l’on passe sur ses quelques défauts.
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Funland de .michael.newman.

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24 novembre 2009

XXX Holic

XXXHolic.jpgXXX Holic de Clamp paru en 2004 chez Pika (13 volumes à ce jour).

Kimihiro Watanuki serait un lycéen ordinaire s’il ne possédait pas un don qu’il vit comme un malédiction : il est capable de voir les fantômes et autres esprits. C’est ce don dont il cherche à se débarrasser qu’il l’amène dans la boutique d’une médium, Yûko Ichihara. Pour se être finalement en paix, Kimihiro devra travailler pour Yûko comme homme à tout faire et ce n’est pas un boulot de tout repos puisque la médium est un peu pochtronne sur les bords, a un caractère difficile et un humour qu’elle exerce souvent aux dépends de Kimihiro ! La boutique de Yûko n’apparaît qu’à ceux qui en ont besoin et on finit pas en apprendre un peu plus sur ses dons et ceux de Kimihiro au fur et à mesure des missions qui lui sont confiées.

Pour l’instant, je ne vois pas trop où les auteurs veulent emmener leurs personnages, les histoires ont tendances à se succéder sans véritable cohérence. Malgré tout, les personnages sont attachants et les situations pimentées d’une petite dose d’humour bienvenu.

C’est surtout d’un point de vue graphique que ces mangas m’ont plu, on y retrouve une esthétique très « fin de siècle » comme l’ont développé certains artistes symbolistes comme Aubrey Beardsley dans certaines de ses gravures.
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Cliquer sur l'image pour en voir un extrait (à lire dans le sens de lecture japonais).

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Aubrey Beardsley, The Peacock Skirt, 1894.
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Aubrey Beardsley, The Climax, 1894.
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Aubrey Beardsley, The Black Cape, 1894.

J’ai tout de même été un peu gênée par le style des personnages dont les proportions sont démesurées, le corps étant très longiligne et la tête très petite mais j'ai beaucoup aimé la façon des Clamp de rendre les petits animaux, c'est toujours très mignon !
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À noter que l’édition est très soignée, les couvertures sont magnifiques, les tranches de chaque volume sont d’une couleur différente et l’éditeur à respecter l’édition originale en imprimant les premiers pages en couleurs. ..
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20 novembre 2009

Dans la brume électrique

Dans la brume électrique.jpgDans la brume électrique de James Lee Burke paru en 2009 chez Rivages poche « Rivages/Noir ».

Dave Robicheaux, un ancien flic de la Nouvelle Orléans, vétéran de la guerre du Vietnam, termine son service sur la découverte du cadavre d’une jeune fille quand il arrête pour conduite en état d’ivresse une star hollywoodienne en tournage dans la ville de New Iberia. Si le policier accepte de ne pas le verbaliser, Elrod Sykes lui révèlera ce qu’il a découvert : le cadavre d’un Noir enchaîné dans un marais. Cette histoire réveille des souvenirs chez Dave qui se remémore avoir assister à un lynchage 30 ans plus tôt. Dave décide alors d’enquêter sur cette histoire qui l’intrigue même si, pour beaucoup, il vaudrait mieux qu’elle reste oubliée à tout jamais.
C’est le cadavre d’une autre jeune fille qui va lancer Dave sur la piste d’un tueur sadique qu’il pense être lié avec un mafioso originaire de New Iberia et qui, produisant le film historique dans lequel tourne Sykes, en profite pour faire son retour en ville presque porté en triomphe par les notables locaux admiratifs devant sa réussite financière. Dave va démêler les fils complexes de cette histoire dans l’atmosphère épaisse de la Louisiane.

L’auteur maîtrise son récit sans jamais perdre le lecteur en cours de route et réussi à nous faire ressentir l’ambiance si particulière de cette région des États-unis où l’air est lourd, où la moiteur colle à la peau et où la nature exhale des odeurs de pourriture. Burke décrit un lieu presque hors du temps où l’on n’est pas surpris de voir un général confédéré mort depuis plus d’un siècle sortir de la brume pour aider Dave Robicheaux dans son enquête.
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in the forest of the forgotten land de Bowman!'

Un roman policier prenant qui donne envie de découvrir d’autres œuvres de l’auteur que je ne connaissais pas du tout avant que Bertrand Tavernier ne l’adapte au cinéma avec Tommy Lee Jones dans le rôle de l’inspecteur Robicheaux.
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Voici la bande annonce du film, à voir absolument en version originale sous-titrée pour profiter au maximum de l’accent si typique du sud des États-unis. J’ajouterais que l’adaptation de Tavernier est vraiment très réussie à mon goût, l’ambiance et le choix des acteurs (tous excellents) est très fidèle au roman.

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07 novembre 2009

20th century boys

20th Century Boys.jpg20th century boys de .

Kenji est un commerçant qui a repris le magasin familial pour le transformer en supérette après avoir abandonné l’idée de se lancer dans la musique. En même temps, il se retrouve tuteur de sa petite nièce que sa sœur abandonne avant de disparaître. Une vie assez banale somme toute si la police n’était pas venue l’interroger à propos de la disparition de la famille d’un de ses clients. Curieux, Kenji se rend sur place et découvre sur la maison un graffiti qui lui semble familier. C’est le soi-disant suicide d’un de ses camarades d’enfance qui fait resurgir certains de ses souvenirs et le conduit à réunir ses anciens camarades de jeux pour essayer de comprendre ce qui se passe et pourquoi une étrange secte dirigé par un gourou aussi charismatique qu’anonyme a repris les symboles de son enfance. Car Kenji va devoir affronter rien de moins qu’une tentative de destruction de l’humanité par cet homme qui semble si bien connaître la petite bande d’enfants qu’ils étaient alors dans les années 70.

Un manga passionnant, magnifiquement bien dessiné avec une intrigue riche (parfois un peu trop vers la fin) mais très prenante et des personnages très bien campés, très attachants. J'en recommande fortement la lecture !
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Cliquer sur l'image pour en voir un extrait (à lire dans le sens de lecture japonais)...

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23 octobre 2009

Les Tribulations d’une caissière

Les tribulations d'une caissière.jpgLes Tribulations d’une caissière d’Anna Sam paru en 2009 chez LGF « Le Livre de Poche ».

Anna, sortie de l’université diplômée en littérature, trouve un job alimentaire en attendant d’avoir une opportunité dans son domaine de compétence, elle sera caissière dans un hypermarché. Pour faire partager son expérience, elle ouvre un blog et ce livre en est le résultat final.
J’ai découvert le blog d’Anna Sam en rebondissant de blogs en blogs et j’ai été touchée par son histoire, ses petites tranches de vie qu’elle évoque, qui sont aussi la mienne puisque, comme la plupart des gens, je fais mes courses dans des grandes surfaces.

Après cette lecture, on se met à regarder différemment la caissière lorsqu’elle scanne nos achats en espérant n’avoir jamais été un de ces clients au comportement désagréable comme il semble y en avoir tant ! Dans les hypers, j’ai l’impression que tout est fait pour déshumaniser au maximum ce personnel mais ce livre, au contraire, redonne à la caissière son statut d’être humain. La caissière à un visage, un nom, un passé, elle n’est plus seulement l’extension vaguement humanoïde de sa caisse enregistreuse ou le symbole de l’enseigne sur qui on peut déverser son animosité.

Ce livre est écrit dans un style facile à lire, proche du langage oral puisque c’est une édition papier de certains billets de son blog, son principal intérêt est la description de cet univers qu’Anna Sam a fréquenté suffisamment longtemps pour en revenir avec des anecdotes souvent cocasses mais parfois révoltantes.
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coldstorage de Aki Jinn

23:13 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature française, blog |

13 octobre 2009

Les Âmes vagabondes

Les ames vagabondes.jpgLes Âmes vagabondes de Stephenie Meyer paru en 2008 chez Jean-Claude Lattès.

La Terre est envahie par des extraterrestres qui se sont établis de façon insidieuse et presque imperceptible puisque les « âmes », tels qu’ils se nomment, sont insérées dans le corps d’êtres humains dont ils prennent le contrôle, annihilant la personnalité de leur corps hôte. Parfois, l’intégration est complète, parfois la conscience de l’humain reste présente. C’est ce qui arrive à Vagabonde. Vagabonde est une des rares de son espèce à avoir connu presque tous les mondes conquis par ses congénères. Mais cette grande expérience dans le procédé ne l’a pas préparé au désarroi qu’elle éprouve à vivre en ayant la conscience de son hôte, Melanie, toujours très vivace et très combative. Peu à peu, Vagabonde accepte sa double personnalité et avec l’aide de Melanie va tenter de rejoindre un groupe d’humains rebelles.

Un roman de science-fiction qui est avant tout un roman sentimental. Les chapitres sont courts, le livre divertit le lecteur (enfin, la lectrice, car ce roman risque de rebuter les fan de science-fiction de la première heure). Si la lecture est plaisante et sans prétention, elle est entachée par des longueurs et une histoire parfois très très nunuche. Stephenie Meyer fait un boulot honnête avec ce roman mais est à des années lumières de révolutionner le genre !
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dual:// de movimente

07 octobre 2009

Thérèse au placard

Thérèse au placard.jpgThérèse au placard de Christine Lorimy paru en 2008 chez Michalon.

Tout est dans le titre. Thérèse a 40 ans, travaille dans une multinationale et se retrouve pour une raison inconnue, promue. Cette promotion au titre aussi alléchant que sibyllin dissimule, en réalité, une mise au placard. C’est l’occasion pour Thérèse de se remémorer ses hauts faits dans cette entreprise à laquelle elle s’est tant dévouée : séminaire de motivation dans la jungle guyanaise façon Koh Lanta, réunion aussi inutiles et incompréhensibles qu’interminables, rapport avec le service informatique conflictuel car leur sabir semble abscons par dessein, négociations avec des responsables d’achat de grandes surfaces véreux et volontiers phallocrates, tentatives de refourguer à ces mêmes responsables des produits invendables conçus par un service marketing azimuté… Bref, les joies du travail dans une grande entreprise !

L’auteur évoque le monde du travail en plusieurs saynètes hilarantes. Si on rit des mésaventures de Thérèse, le fond du roman fait plutôt frémir tant l’atmosphère de cette entreprise est oppressante et aliénante.
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Tough Day at the Office? de ClickFlashPhotos

08:06 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature française |

30 septembre 2009

Descente aux grands crus

Descente aux grands crus.jpgDescente aux grands crus de Paul Torday paru en 2009 chez Lattès.

Wilberforce est un jeune homme sérieux et travailleur. Pour ses collègues, il ne sait pas s’amuser, d’ailleurs, il n’a pas d’ami ni de petite amie ! Sa vie tourne entièrement autour de son entreprise de conception de logiciels. Petit déjà, c’était un solitaire féru de mathématiques. Un garçon adopté mais finalement peu aimé par ses parents.
Un jour, en sortant du travail, il se rend sur la colline pour profiter des derniers rayons du soleil. Pris d’une impulsion, il se rend chez un caviste, Francis Blake. Francis lui fait découvrir un monde totalement nouveau. Grâce à lui, Wilberforce rencontre Ech, Catherine et Ed, son fiancé. Des gens de la noblesse locale qui voit arriver avec amusement ce garçon dans leur cercle. C’est qu’il est divertissant Wilberforce ! Il ne connaît rien à rien… ni la chasse à la grouse, ni le fait qu’on ne doit pas serrer la main d’un majordome et le plus hilarant pour ces gens, c’est qu’il travaille pour vivre ! Grâce à Francis encore, il découvre le monde du vin, lui le buveur de Coca light. Il met les pieds dans ce monde étrange qui va bouleverser sa routine. Il tombe amoureux de Catherine, l’épouse et vend son entreprise pour racheter la cave de Francis après son décès.
Mais cette Descente aux grands crus est surtout une descente aux enfers. Wilberforce qui ne buvait pas de vient alcoolique et ruine sa santé pour le vin, il consomme de telles quantités d’alcool qu’il n’en savoure plus le goût. Mais pour lui, pas de problème… il ne boit pas le vin comme un soiffard, il le déguste, il ne se saoule pas avec de la piquette mais profite des arômes d’un Pétrus 1982. Sa passion qui le tue à petit feu va ruiner sa vie.

Ayant lu le premier roman plutôt humoristique de Paul Torday, je ne m’attendais pas à une histoire aussi dure. L’auteur égrène les souvenirs de Wilberforce par flash-back en remontant le temps et en se focalisant sur plusieurs années de sa vie, des années charnières qui sont également des années de grands millésimes. Par ce procédé, on se rend peu à peu compte des failles de ce personnages qui passe d’hautement antipathique au début du roman à presque touchant à la fin. Wilberforce est finalement un homme ordinaire pris sans la spirale de l’obsession. Paul Torday a du talent, son écriture est élégante et il développe des thèmes forts comme la dépendance et la trahison.
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tasting notes de emdot

11:57 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature britannique |

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