07 novembre 2009

20th century boys

20th Century Boys.jpg20th century boys de .

Kenji est un commerçant qui a repris le magasin familial pour le transformer en supérette après avoir abandonné l’idée de se lancer dans la musique. En même temps, il se retrouve tuteur de sa petite nièce que sa sœur abandonne avant de disparaître. Une vie assez banale somme toute si la police n’était pas venue l’interroger à propos de la disparition de la famille d’un de ses clients. Curieux, Kenji se rend sur place et découvre sur la maison un graffiti qui lui semble familier. C’est le soi-disant suicide d’un de ses camarades d’enfance qui fait resurgir certains de ses souvenirs et le conduit à réunir ses anciens camarades de jeux pour essayer de comprendre ce qui se passe et pourquoi une étrange secte dirigé par un gourou aussi charismatique qu’anonyme a repris les symboles de son enfance. Car Kenji va devoir affronter rien de moins qu’une tentative de destruction de l’humanité par cet homme qui semble si bien connaître la petite bande d’enfants qu’ils étaient alors dans les années 70.

Un manga passionnant, magnifiquement bien dessiné avec une intrigue riche (parfois un peu trop vers la fin) mais très prenante et des personnages très bien campés, très attachants. J'en recommande fortement la lecture !
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Cliquer sur l'image pour en voir un extrait (à lire dans le sens de lecture japonais)...

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23 octobre 2009

Les Tribulations d’une caissière

Les tribulations d'une caissière.jpgLes Tribulations d’une caissière d’Anna Sam paru en 2009 chez LGF « Le Livre de Poche ».

Anna, sortie de l’université diplômée en littérature, trouve un job alimentaire en attendant d’avoir une opportunité dans son domaine de compétence, elle sera caissière dans un hypermarché. Pour faire partager son expérience, elle ouvre un blog et ce livre en est le résultat final.
J’ai découvert le blog d’Anna Sam en rebondissant de blogs en blogs et j’ai été touchée par son histoire, ses petites tranches de vie qu’elle évoque, qui sont aussi la mienne puisque, comme la plupart des gens, je fais mes courses dans des grandes surfaces.

Après cette lecture, on se met à regarder différemment la caissière lorsqu’elle scanne nos achats en espérant n’avoir jamais été un de ces clients au comportement désagréable comme il semble y en avoir tant ! Dans les hypers, j’ai l’impression que tout est fait pour déshumaniser au maximum ce personnel mais ce livre, au contraire, redonne à la caissière son statut d’être humain. La caissière à un visage, un nom, un passé, elle n’est plus seulement l’extension vaguement humanoïde de sa caisse enregistreuse ou le symbole de l’enseigne sur qui on peut déverser son animosité.

Ce livre est écrit dans un style facile à lire, proche du langage oral puisque c’est une édition papier de certains billets de son blog, son principal intérêt est la description de cet univers qu’Anna Sam a fréquenté suffisamment longtemps pour en revenir avec des anecdotes souvent cocasses mais parfois révoltantes.
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coldstorage de Aki Jinn

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13 octobre 2009

Les Âmes vagabondes

Les ames vagabondes.jpgLes Âmes vagabondes de Stephenie Meyer paru en 2008 chez Jean-Claude Lattès.

La Terre est envahie par des extraterrestres qui se sont établis de façon insidieuse et presque imperceptible puisque les « âmes », tels qu’ils se nomment, sont insérées dans le corps d’êtres humains dont ils prennent le contrôle, annihilant la personnalité de leur corps hôte. Parfois, l’intégration est complète, parfois la conscience de l’humain reste présente. C’est ce qui arrive à Vagabonde. Vagabonde est une des rares de son espèce à avoir connu presque tous les mondes conquis par ses congénères. Mais cette grande expérience dans le procédé ne l’a pas préparé au désarroi qu’elle éprouve à vivre en ayant la conscience de son hôte, Melanie, toujours très vivace et très combative. Peu à peu, Vagabonde accepte sa double personnalité et avec l’aide de Melanie va tenter de rejoindre un groupe d’humains rebelles.

Un roman de science-fiction qui est avant tout un roman sentimental. Les chapitres sont courts, le livre divertit le lecteur (enfin, la lectrice, car ce roman risque de rebuter les fan de science-fiction de la première heure). Si la lecture est plaisante et sans prétention, elle est entachée par des longueurs et une histoire parfois très très nunuche. Stephenie Meyer fait un boulot honnête avec ce roman mais est à des années lumières de révolutionner le genre !
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dual:// de movimente

07 octobre 2009

Thérèse au placard

Thérèse au placard.jpgThérèse au placard de Christine Lorimy paru en 2008 chez Michalon.

Tout est dans le titre. Thérèse a 40 ans, travaille dans une multinationale et se retrouve pour une raison inconnue, promue. Cette promotion au titre aussi alléchant que sibyllin dissimule, en réalité, une mise au placard. C’est l’occasion pour Thérèse de se remémorer ses hauts faits dans cette entreprise à laquelle elle s’est tant dévouée : séminaire de motivation dans la jungle guyanaise façon Koh Lanta, réunion aussi inutiles et incompréhensibles qu’interminables, rapport avec le service informatique conflictuel car leur sabir semble abscons par dessein, négociations avec des responsables d’achat de grandes surfaces véreux et volontiers phallocrates, tentatives de refourguer à ces mêmes responsables des produits invendables conçus par un service marketing azimuté… Bref, les joies du travail dans une grande entreprise !

L’auteur évoque le monde du travail en plusieurs saynètes hilarantes. Si on rit des mésaventures de Thérèse, le fond du roman fait plutôt frémir tant l’atmosphère de cette entreprise est oppressante et aliénante.
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Tough Day at the Office? de ClickFlashPhotos

08:06 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature française |

30 septembre 2009

Descente aux grands crus

Descente aux grands crus.jpgDescente aux grands crus de Paul Torday paru en 2009 chez Lattès.

Wilberforce est un jeune homme sérieux et travailleur. Pour ses collègues, il ne sait pas s’amuser, d’ailleurs, il n’a pas d’ami ni de petite amie ! Sa vie tourne entièrement autour de son entreprise de conception de logiciels. Petit déjà, c’était un solitaire féru de mathématiques. Un garçon adopté mais finalement peu aimé par ses parents.
Un jour, en sortant du travail, il se rend sur la colline pour profiter des derniers rayons du soleil. Pris d’une impulsion, il se rend chez un caviste, Francis Blake. Francis lui fait découvrir un monde totalement nouveau. Grâce à lui, Wilberforce rencontre Ech, Catherine et Ed, son fiancé. Des gens de la noblesse locale qui voit arriver avec amusement ce garçon dans leur cercle. C’est qu’il est divertissant Wilberforce ! Il ne connaît rien à rien… ni la chasse à la grouse, ni le fait qu’on ne doit pas serrer la main d’un majordome et le plus hilarant pour ces gens, c’est qu’il travaille pour vivre ! Grâce à Francis encore, il découvre le monde du vin, lui le buveur de Coca light. Il met les pieds dans ce monde étrange qui va bouleverser sa routine. Il tombe amoureux de Catherine, l’épouse et vend son entreprise pour racheter la cave de Francis après son décès.
Mais cette Descente aux grands crus est surtout une descente aux enfers. Wilberforce qui ne buvait pas de vient alcoolique et ruine sa santé pour le vin, il consomme de telles quantités d’alcool qu’il n’en savoure plus le goût. Mais pour lui, pas de problème… il ne boit pas le vin comme un soiffard, il le déguste, il ne se saoule pas avec de la piquette mais profite des arômes d’un Pétrus 1982. Sa passion qui le tue à petit feu va ruiner sa vie.

Ayant lu le premier roman plutôt humoristique de Paul Torday, je ne m’attendais pas à une histoire aussi dure. L’auteur égrène les souvenirs de Wilberforce par flash-back en remontant le temps et en se focalisant sur plusieurs années de sa vie, des années charnières qui sont également des années de grands millésimes. Par ce procédé, on se rend peu à peu compte des failles de ce personnages qui passe d’hautement antipathique au début du roman à presque touchant à la fin. Wilberforce est finalement un homme ordinaire pris sans la spirale de l’obsession. Paul Torday a du talent, son écriture est élégante et il développe des thèmes forts comme la dépendance et la trahison.
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tasting notes de emdot

11:57 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature britannique |

23 septembre 2009

Shoe Addicts

Shoe addicts.jpgShoe Addicts de Beth Harbison paru en 2008 chez Fleuve Noir.

Quatre femmes se rencontrent pour partager une passion commune : les chaussures. Pas n’importe quelle chaussure, pas le genre de « godillots » (dixit ma grand-mère) que je m’obstine à porter alors que je ne travaille pas sur un chantier. Non, on parle là de la Chaussure avec un "C" majuscule, celle qui coûte un rein, un bras et une cornée. Des chaussures tellement belles qu’il est inenvisageable de les porter dans le métro ou dans la rue (oui, les escalators et leurs rainures larges peuvent tuer des stilettos en moins de deux et je ne parle même pas des bouches d’égout dont le diamètre de la clef pour les ouvrir et souvent le même d’un talon aiguille lambda causant à l’imprudente au mieux, une entorse, au pire une fracture et de la cheville et du talon de la chaussure).
Ces quatre femmes sont aussi différentes que les chaussures en présentation dans la vitrine d’un grand faiseur. Il y a l’accro qui dépense tout son salaire sur eBay espérant tomber sur la perle rare, la femme d’un sénateur que celui-ci délaisse au profit de ses administrés, l’hôtesse du téléphone rose agoraphobe et la baby-sitter harcelée moralement par sa patronne qui, si elle n’aime pas forcément les chaussures de luxe, désespère de trouver une échappatoire à son enfer quotidien.
Elles forment donc le club des « Shoe Addicts », elles ont la même pointure et se retrouvent chaque semaine pour procéder à des échanges de chaussures mais aussi d’histoires. Car peu à peu chacune de ces femmes englouties dans leur solitude découvrent le besoin de partager leurs secrets les plus lourds à porter.

Un roman très fille sur la solitude et l’amitié qui peut naître entre des personnes à priori différentes mais qui partagent une même passion. Dans ce roman, on entre dans l’intimité de chacune de ces femmes et l’on découvre la cause de leur isolement. Si l’histoire est assez touchante, malheureusement le style est plat et on sort de cette lecture avec un goût d’inachevé : c’est sympa mais sans plus.
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sardine bento(u) de chotda

10:09 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature américaine, chick lit |

19 septembre 2009

Une (irrésistible) envie de dire oui

Une (irrésistible) envie de dire oui.jpgUne (irrésistible) envie de dire oui de Meg Cabot paru en 2009 chez Albin Michel « Wiz ».

On retrouve la très sympathique Heather Wells, héroïne d’Une (irrésistible) envie de sucré et d’Une (irrésistible) envie d’aimer.
Heather travaille toujours comme responsable d’un des dortoirs de l’université de New York, ce job lui permettant de reprendre ses études après une courte mais retentissante carrière de chanteuse pop pour adolescentes. Elle s’est même trouvé un petit ami parfait : sportif, attentif à son hygiène alimentaire, végétarien, intello… sauf qu’Heather considère le jogging comme une torture inventé par des sadiques, raffole des beignets bien gras et bien sucrés, ne dit jamais non à une bonne côte de porc grillée à point et regarde avec grand plaisir des émissions bêtifiantes à la télé !
Manque de chance pour Heather, les cadavres ont tendance à s’accumuler autour d’elle et ce qui vaut à son lieu de travail le poétique surnom de « Dortoir de la mort » ! Le dernier macchabée en date est celui de son supérieur hiérarchique, le directeur par intérim de la résidence (intérim justifié par le décès prématuré et violent de la précédente directrice…). Les soupçons se portent rapidement sur un étudiant syndicaliste qui conduit une grève sur le campus afin que les étudiants employés par l’université aient droit à une mutuelle. Feu Owen Veatch était également le médiateur entre le président de l’université et les syndicats pour ce conflit.
Malgré l’interdiction formelle de l’inspecteur en charge du dossier et de Cooper, séduisant détective privé et colocataire d’Heather, la jeune femme va enquêter (juste pour rendre service à une collègue et amie…) sur l’affaire. Entre cet assassinat et sa vie sentimentale, Heather sera bien débordée !

Un roman très distrayant (comme les précédents) même si l’intrigue est assez convenue, Meg Cabot ne les renouvellant pas vraiment et ayant même une petite tendance à se répéter dans le texte. Peut-être est-ce dû au fait que ses lectrices habituelles sont très jeunes (Journal d’une Princesse) et qu’elle pense qu’il faille rappeler le contexte de l’histoire fréquemment, ce qui est assez pénible quand on a pas de problème d’attention majeur ! Hormis ces quelques réserves Heather est toujours aussi intrépide que désopilante, c’est un personnage que l’on suit avec plaisir.
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happiness is a colorful cupcake de bookgrl

17 septembre 2009

Départs anticipés

Départs anticipés.jpgDéparts anticipés de Christopher Buckley paru en 2008 chez Baker Street.

À Washington, Cassandra est conseillère en communication. Elle aide des types louches du genre criminel en col blanc à se racheter une virginité auprès des médias. Mais la nuit, elle est Cassandre, jeune blogueuse de moins de 30 ans, qui en a assez de voir sa génération surtaxée pour que les baby-boomers puissent jouir de leurs pleines retraites en se payant des villas au soleil et en golfant tout leur saoul.
Autrefois, Cassandra était une fille sérieuse et optimiste, elle attendait avec impatience de rentrer dans la prestigieuse université de Yale lorsqu’elle découvrit que son père avait claqué tout l’argent mis de côté pour ses études dans le but de financer son entreprise. N’étant pas assez nécessiteuse pour bénéficier d’une bourse, elle s’engagea dans l’armée où on lui promit de lui payer ses frais de scolarité en échange de quelques années de sa vie. Mais par la faute d’un sénateur imprudent, elle est renvoyée.
C’est donc une jeune femme en colère dont l’appel à la révolte retentit rapidement sur la toile. Des manifestations de jeunes commencent même à se répandre un peu partout dans le pays. Avec son patron et ce sénateur imprudent qu’elle a rencontré en Bosnie, elle met au point un projet de loi sur le « transitionnement volontaire », expression bien alambiquée pour désigner le suicide des plus de 70 ans. Pour Cassandra, les baby-boomers mènent le pays à sa perte et elle espère qu’avec cet absurde et choquant projet, le gouvernement se penchera enfin sur le problème des retraites.
Bizarrement, si le projet à de nombreux détracteurs, notamment chez le lobby pro-vie et les différentes religions, il rencontre une certaine popularité. Popularité suffisante pour pousser Randy, le sénateur, à se présenter aux élections présidentielles en faisant de ce projet le cœur même de son programme politique.

Une satire du milieu politique américain en temps de crise économique avec des personnages tous plus truculents les uns que les autres où l’on découvre un président volontiers grossier en privé et son âme damnée, son principal conseiller, celui qui est le vrai cerveau derrière toutes ses décisions politiques ; un sénateur à l’ego surdimensionné qui semble n’être jamais redescendu de ses trip au LSD dans les années 70 ; un pasteur frustré qui découvre les plaisirs de la chair dans les bras d’une prostituée russe à qui il propose le mariage alors qu’elle le rackette effrontément ; un magnat des nouvelles technologies prêt à tout – surtout à ouvrir largement son portefeuille – pour obtenir le plus de pouvoir possible et ainsi connaître joie et assouvissement auprès de son arriviste d’épouse et des lobbyistes farfelus mais très puissants sur la scène politique.

Un roman hilarant qui cache une critique acerbe de la société américaine. Les situations sont loufoques, les dialogues désopilants et les personnages très réussis. Tout ça me donne bien envie de lire d’autres romans de cet auteur !
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Nice Hats de Tommy Ellis

18:42 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature américaine |

02 juillet 2009

Dans la ville des veuves intrépides

Dans la ville des veuves intrépides.jpgDans la ville des veuves intrépides de James Cañon paru en 2008 chez Belfond.

Colombie, dans les années 90. Au fin fond du pays, se trouve une petite bourgade dont la tranquillité est ravagée par l’arrivée de guérilleros errants. Après avoir demandé aux habitants de leur offrir argent et nourriture pour soutenir leur révolution et constatant que tout le monde se claquemure chez soi, les guérilleros passent à l’action. Ils défoncent les portes de chaque maison du village pour récupérer le maximum de choses, enlèvent tous les hommes de plus de 12 ans et massacrent tous ceux qui se rebellent.
Les femmes se retrouvent alors seules. Hormis les enfants, il ne reste que trois hommes : Julio qui, déguisé en fille par sa mère, échappant de peu au viol, est tellement traumatisé qu’il refusera de parler et ne s’habillera plus qu’en femme ; Santiago dont le grand amour, Pablo, décédera dans ses bras et sera alors surnommé par les femmes « L’Autre Veuve » et le curé.
Les veuves, envahies par leur chagrin, laisseront le village péricliter. Seule Rosalba, la veuve du brigadier, essaye tant bien que mal de réagir en se faisant nommer maire.
Peu à peu, le village renaît tout en étant traversé par différentes crises : comment faire pour que la communauté survive sans homme ; que faire quand la seule horloge du village s’arrête et que tout le monde se met à vivre à son propre rythme, chacun ayant son calcul personnel du passage du temps bouleversant ainsi la cohésion sociale des habitants. Rosalba soit aussi gérer la rébellion des femmes les plus aisées, celles qui possèdent du bétail, quand elle décide de promulguer un arrêté pour que toutes les ressources soient mises en commun et que chacun puisse vivre décemment. La communauté sera aussi mise à rude épreuve lors du retour de certains hommes enlevés par les guérilleros plusieurs années plus tard. Ils découvrent avec stupeur les femmes complètement autonomes et vivant en autarcie, ayant reconstruit une communauté sur de nouvelles bases que les hommes auront du mal à accepter.

Entre les chapitres consacrés à une ou plusieurs personnes du village, on peut lire des interviews d’homme pris par cette guerre qui n’a pas de nom. Ces hommes, qu’ils soient guérilleros, militaires ou paramilitaires, racontent à un journaliste comment ils la vivent, qui ils étaient avant et, surtout, qui ils sont devenus face aux horreurs de cette guerre.

Un roman foisonnant et très dépaysant avec de nombreux personnages et une intrigue très riche qui permet à l'auteur  de développer de nombreux thèmes. L’écriture est très agréable et l’histoire baroque à souhait, souvent violente et dure mais non exempt d’humour. C’est beau, émouvant, coloré et, à mes yeux, mérite son Prix du Premier Roman étranger décerné en 2008
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Guatapé – Antioquia de laloking97

11:34 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature colombienne |

01 juillet 2009

L'hiver de Frankie Machine

L'hiver de Frankie Machine.jpgL'hiver de Frankie Machine de Don Winslow paru en 2009 aux Éditions du Masque.

À 62 ans Frank Machianno a suffisamment de maturité pour apprécier les petits plaisirs de la vie. L’existence de cet amateur d’opéra est d’ailleurs réglée comme du papier à musique. Il aime le bon café frais de sa machine à espresso, cuisiner, surfer après sa matinée de travail dans sa boutique d’appâts, démarcher les restaurateurs pour leur vendre ses services en linge de table ou poissons frais. Car Frank est un homme très occupé entre ses différentes activités, son ex-femme, sa fille qui va faire médecine et sa maîtresse.
Mais la routine qu’il apprécie tant déraille le jour où il reçoit la visite inopinée de Peter "Mouse junior" Martini et Travis Renaldi. Mouse junior, le fils du mafioso de San Diego, voudrait que Frank lui rende un service. Autrefois, Frank était Frankie Machine, l’homme de main le plus redoutable de la mafia de la côte ouest. Le « service » demandé par Mouse junior tourne vite au vinaigre pour Frankie et, en état de légitime défense, abat deux hommes venus de Détroit. C’était un piège. Frankie se retrouve alors pourchassé par la mafia locale et par celle à qui elle rend des comptes, la mafia de Détroit et de Chicago.
C’est en égrenant ses souvenirs tout en échappant à divers traquenards que Frankie va essayer de comprendre ce qu’il a bien pu faire pour se retrouver dans la ligne de mire de tant de personnages dangereux.

Une plongée au cœur d’une mafia peu connue, celle de la côte ouest des États-unis, où l’on suit l’ascension de Frankie au sein de cet organisation criminelle des années 60 jusqu’aux années 80 quand il décide de s’écarter de ce milieu. L’écriture de Don Winslow est plaisante et le roman difficile à lâcher tant on s’attache au personnage de Frankie Machine.

Robert de Niro a acheté les droits de ce roman et jouera le rôle de Frankie Machine dans un film dirigé par Michael Mann.
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The day the sky bled de San Diego Shooter

11:17 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature américaine, thriller |

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