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21 octobre 2014

Jack Glass

littérature britannique,science-fiction,Adam RobertsJack Glass : l’histoire d’un meurtrier d’Adam Roberts paru en 2014 chez Panini Books.
 
Dans le futur, la Terre est devenue la résidence secondaire d’hommes et de femmes très riches, le Système solaire est dominé par les Oulanov associés à cinq clans. Les Oulanov ont apporté la paix après des périodes de guerres mais cette paix est faite au détriment du peuple qui vit dans des bidon-bulles autour du Soleil, subissant la férule de la Lex Oulanova, appliquée avec force par la police et les gongsis, les corporations marchandes. Car l’homme n’a aucune valeur, ils sont tellement nombreux à vivre de rien ou presque pour permette à une petite élite de s’enrichir et toute sédition est sévèrement réprimée.
 
Jack Glass est un meurtrier mais c’est surtout un révolutionnaire. Dans ce roman, il est le fil conducteur au cœur de trois histoires où on le découvre d’abord sur un astéroïde prison. Il a été enfermé au cœur de cet astéroïde avec six autres prisonniers et ils vont cohabiter là pour 11 ans, la durée de leur peine. Lors de ces 11 ans, ils vont devoir creuser pour trouver de l’eau et de l’oxygène s’ils veulent vivre, s’organiser pour faire pousser leur pitance et surtout ne pas s’entretuer dans ce petit espace clos.
 
L’avantage d’utiliser des prisonniers, c’est qu’au terme de la sentence, la corporation qui a acquis leur condamnation aura un astéroïde creusé, prêt à être transformé en maison d’habitation luxueuse après avoir été remorqué près du Soleil. Jack Glass a été envoyé dans cette prison sous un faux nom pour des raisons politiques, il sait bien qu’il n’a que quelques mois avant que les autorités ne se rendent compte de l’erreur commise et ne reviennent le chercher pour le torturer et révéler ses secrets car Jack Glass est l’ennemi n°1 du Système solaire. Alors il doit à tout prix s’échapper mais comment faire lorsqu’on est enfermé avec six hommes ultra-violents sur un rocher au beau milieu de l’espace sans équipement adapté ? C’est la première énigme de ce roman.
 
La deuxième énigme a lieu sur Terre. Eva et sa sœur Diana, une adolescente de 16 ans, sont les filles des deux chefs du clan Argent, proche du pouvoir en place. Ces jeunes filles ont toujours eu une existence très confortable. Diana qui aime tant résoudre les énigmes dans son univers virtuel, va enquêter pour de vrai alors qu’elle et sa sœur sont en villégiature sur ce qui était autrefois la côte méditerranéenne.
 
Un serviteur est assassiné dans la maison des domestiques, cette maison se trouve dans une propriété complétement fermée et surveillée attentivement. Il n’y a eu aucune intrusion extérieure et pourtant un homme est décédé, frappé à mort. Tous les domestiques sont alors arrêtés mais il paraît hautement improbable que ce soit l’un d’entre eux qui ai commis ce meurtre car l’arme du crime est une masse particulièrement lourde et aucun des serviteurs n’a assez de force pour le soulever, tous étant né et ayant grandi dans l’espace, ils ne sont pas habitués à la gravité qui les affaibli énormément et c’est leur premier séjour sur Terre. Alors que sa sœur Eva se concentre sur sa thèse sur les Champagne Supernovae, Diana – aidée de son précepteur Iago – se fait fort de trouver le meurtrier grâce à ses capacités de déduction hors du commun.
 
Dans la troisième énigme, Jacq Glass est dans sa maison-bulle dans l’espace, il est sur le point d’être arrêté par Bar-le-Duc, un policier qui le traque depuis de nombreuses années. Soudainement, Bar-le-Duc est vaporisé sous les yeux des témoins. Aucune des personnes présentes n’a tiré, pourtant l’homme est bien mort. D’où vient le coup fatal et qui en est l’auteur ?
 
J’ai adoré ce roman de science-fiction alors que c’est un genre que je n’apprécie guère surtout quand l’auteur parle de voyages dans l’espace, de robot et autres… Pourtant ici, à travers les trois histoires de l’auteur, j’ai été fascinée par le monde qu’il décrit. J’ai trouvé l’ensemble si cohérent et si intéressant que je suis resté sur ma faim une fois le roman achevé car j’aurais aimé découvrir plus de chose.
 
Ce roman est également très bien écrit et fait preuve d’une grande originalité. Le seul bémol que je mettrais est que les intrigues des trois histoires sont inégales. La première histoire est passionnante même si elle est très dure, la deuxième est plus amusante grâce aux relations entre Diana et Iago, la troisième est la plus faible à mes yeux.
 
J’ai eu un peu de mal à rentrer dans le roman au début mais c’est dû à mon manque d’habitude concernant la lecture de SF : je n’arrivais pas à visualiser le contexte. Mais une fois cet écueil passé, je ne peux que reconnaître et admirer le talent de l’auteur, récompensé à juste titre pour ce roman qui m’avait d’abord tapé dans l’œil du fait de sa superbe couverture.
 
Je suis bien contente de ne pas être passée à côté de ce livre et j’espère maintenant convaincre d’autres lecteurs de le lire, qu’ils aiment la SF ou pas !
 
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littérature britannique,science-fiction,Adam Roberts

08:09 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature britannique, science-fiction, adam roberts |