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26 janvier 2008

Noyade interdite

c949f2e21c2af42b5952bc95735ba9ed.jpgNoyade interdite  de Amy Tan paru en 2007 chez Buchet-Chastel

Onze touristes américains, originaires de San Francisco, doivent partir en voyage organisé, accompagnés par Bibi Chen, marchande d’arts asiatiques et mécène. Ce voyage commence en Chine pour suivre la route de Birmanie et s’achever dans ce pays.

Malheureusement, Bibi décède dans des circonstances mystérieuses juste avant le départ. Les touristes décident de partir malgré tout et de trouver un nouvel accompagnateur.

Le roman commence donc comme un « road trip » où nous suivons les péripéties de ces voyageurs. Le narrateur omniscient n’est autre que Bibi elle-même, en tant que fantôme.

Ce qui est amusant, c’est que c’est touristes, pourtant de milieu social aisé, se comportent n’importe quel touriste de bas avec amourettes à la clef, émerveillements bruyants, commisération opportune et jugements à l’emporte-pièce sur les situations politiques des pays traversés (qu’ils seraient incapables de situer sur un planisphère de toute façon). Cela commence en Chine dans un temple excavé, par erreur, Harry urine sur un autel. Le groupe se fait chasser manu militari par les autochtones qui les maudissent jusqu’à la xème génération !

En Birmanie, le même Harry, ne rendant pas hommage aux Nats, des esprits assez vindicatifs, se retrouve abandonné par le car au bord de la route et conduit par la police militaire au poste.

Un jeune homme du groupe, Rupert, adepte des tours de passe-passe avec les cartes est pris pour la réincarnation d’une divinité par les Karens qui décident alors de le kidnapper, lui et son « escorte ».

Voilà comment dix touristes (moins un, resté à l’hôtel pour cause de gueule de bois) et leur accompagnateur se retrouvent dans la jungle, retenus sous de faux prétextes par une tribu attend d’eux d’être sauvé de la répression politique.

J’ai trouvé l’idée assez amusante d’utiliser un fantôme comme narrateur, d’autant plus qu’Amy Tan, dans sa préface, raconte que cette histoire de touristes perdus est véridique. Elle a retrouvé par hasard la transcription de ce voyage fait en écriture automatique par une médium de Californie.

Rien de tout cela n’est vrai, mais Amy Tan a suffisamment de talent pour nous le faire croire (ou alors je suis très crédule dans mon genre, ce qui n’est pas impossible !). Elle arrive également à restituer le pays et sa population alors qu’elle n’a jamais mis ne serait-ce qu’un orteil en Birmanie.

19:25 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : littérature américaine, amy tan |