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25 mai 2013

Maybe Baby

littérature britannique,ben elton,cinémaMaybe Baby de Ben Elton paru en 2000 chez l’Archipel.

Sam et Lucy sont un couple de Londoniens assez aisés, ils travaillent tous les deux dans le monde du spectacle, Sam à la BBC et Lucy chez un agent. Sam se rêve écrivain et Lucy, maman. Mais malgré leurs nombreux essais, Lucy est stérile physiquement et Sam aussi… intellectuellement. Lucy propose alors à son compagnon de tenir un journal intime.

Ce roman est constitué de ces deux journaux qui se répondent l’un l’autre et qui évoquent le désir très fort de Lucy de devenir mère ainsi que tous les examens auxquels Sam et elle se soumettent pour y parvenir. On découvre aussi les atermoiements de Sam face à la paternité, son désir d’écrire des scénarios pour finalement s’inspirer du journal de Lucy pour écrire la comédie anglaise de l’année.

Ben Elton décrit avec humour les péripéties de ce couple en prise à la stérilité. Il l’a d’ailleurs lui-même adapté au cinéma avec Hugh Laurie et Joely Richardson dans les rôles titres.

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07:47 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature britannique, ben elton, cinéma |

21 février 2013

Une jolie bombe

littérature britannique,ben eltonUne jolie bombe de Ben Elton paru en 2003 chez l’Archipel.

Polly a 35 ans, elle vit seule dans un petit appartement et n’a pas l’impression d’avoir réussi sa vie. 16 ans auparavant, alors très jeune activiste, féministe, pacifiste, elle a vécu une passion aussi fougueuse qu’éphémère pour un militaire américain alors en poste en Angleterre.

Ce militaire, dont elle a toujours tu leur liaison car elle n’arrivait pas à s’expliquer ce rapprochement contre-nature, revient vers elle un soir, ou plutôt une nuit alors qu’il est général, bardé de décoration (merci la guerre du Golfe n°1) et en passe de devenir le prochain chef d’état-major des Forces Armées, premier marchepied vers la présidence des États-Unis.

Alors que Polly et Jack se retrouvent après 16 années et évoquent le passé douloureux ainsi que leur ancienne flamme, à l’extérieur de chez Polly, Peter alias « le Pou », rumine sa vengeance (cet homme s’est pris de passion pour Polly, persuadé qu’ils sont fait l’un pour l’autre et manifeste son amour en la harcelant nuit et jour).

2h15 du matin à Londres, un déséquilibré armé d’un couteau, un militaire de carrière portant un pistolet sur lui et l’objet d’adoration de ces deux hommes, une militante pacifiste, c’est un cocktail explosif.

Un roman assez peu enthousiasmant même si l’auteur excelle toujours dans son tableau de la société anglaise. Ce qui sauve l’ensemble c’est le retournement final mais j’ai trouvé que le chemin pour y parvenir était un peu rasoir.

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25 juillet 2012

Amitiés mortelles

littérature britannique,roman policier,ben eltonAmitiés mortelles de Ben Elton paru en 2009 au Livre de Poche.

Edward Newson est, à 34 ans, le plus jeune inspecteur de Scotland Yard. Avec le brigadier Natasha Wilikie – dont il est secrètement amoureux – il enquête sur le meurtre d’un homme retrouvé vidé de son sang chez lui à cause d’une sorte de poinçon.

L’homme décédé, un entrepreneur du bâtiment, était unanimement détesté. Newton échafaude plusieurs théories mais ce meurtre particulièrement odieux le laisse perplexe.

Mais il commence à entrevoir un schéma qui apparaît en comparant avec des meurtres non élucidés : toutes les victimes étaient détestées de leur vivant, la mise en scène de leur mort est tellement élaborée qu’elle doit avoir un sens car les témoins ont entendu de la musique lors du martyr de la victime qui s’avère correspondre à la jeunesse de la personne décédée.

Chaque fois, le tueur a voulu que ses victimes soient conscientes lors de leurs supplices. L’inspecteur réalise que c’est dans le passé de ces personnes que se trouve la réponse et cela lui remet en mémoire son adolescence où l’on se moquait de lui à cause de sa petite taille et sa couleur de cheveux. Mais les meurtres continuant et ce sont ses anciens camarades de classe qui deviennent des cibles.

Dans ce roman policier très classique, Ben Elton évoque l’époque de l’adolescence où ceux qui étaient différents étaient la cible au mieux de moquerie au pire de sévices, un monde cruel, aussi cruel que le meurtre sur lequel il enquête. On voit comment ces personnes blessées ou brisées lors de leurs enfances ont du mal à s’en remettre.

Je suis un peu déçue par cette lecture, comme l’intrigue est très balisée, j’ai découvert l’identité du tueur assez tôt dans le roman (vers le milieu ou les trois-quarts) malgré tout, j’en conseille la lecture à ceux qui ont le cœur bien accroché car l’histoire est bien mais les meurtres se succèdent plus horribles les uns que les autres.

16:54 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature britannique, roman policier, ben elton |

11 mars 2012

Ze star

littérature britannique,ben eltonZe star de Ben Elton paru en 2010 chez Belfond.

Ze star est l’émission de téléréalité produite par Calvin Simms qui passionne l’Angleterre. Quelques mois avant le début de l’émission, il propose un pari à sa jeune épouse (ils sont mariés depuis 15 jours) qui souhaite divorcer et le plumer au passage. Elle choisit un candidat et si ce candidat gagne, elle ne touche pas un centime mais s’il perd… elle empoche le jackpot. Calvin Simms aime les défis plus que tout et se fait fort de faire remporter le poulain de sa future ex-femme car il est expert dans l’art de manipuler le téléspectateur.

Car Ze star n’est pas vraiment une émission de téléréalité, la réalité en est même totalement absente, tout est scénarisé depuis la conception jusqu’au final. Pour nous, lecteurs français, cette émission est un mélange de Pop Star et de À la recherche de la Nouvelle Star. Plus de 90 000 candidats espèrent devenir la prochaine idole de la chanson.

Le jury, constitué de Calvin lui-même, d’une ancienne rock star anglaise qui a sa propre émission de téléréalité aux États-Unis ainsi que le membre le moins connu d’un ancien duo à succès, l’éternel troisième roue du carrosse.

Parmi tous ces candidats il y en a un qui doit absolument gagner, sinon Calvin Simms peut dire adieu à sa fortune, il s’agit de son Altesse le Prince de Galles rien de moins ! Le candidat le plus improbable de toute l’histoire de la téléréalité, un personnage impopulaire, raillé par le public comme par la presse et qui doit devenir le champion. Une gageure pour n’importe qui mais Simms est le roi des magouilleurs…

Ben Elton s’en prend à nouveau à la téléréalité, c’est cruel, drôle, édifiant même si l’ensemble est moins original que Devine qui vient mourir ce soir qui reste à ce jour mon roman préféré de l’auteur.

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05 décembre 2011

Popcorn

Littérature britannique,roman policierPopcorn de Ben Elton paru en 1999 chez l’Archipel.

Bruce Delamitri est le favori pour gagner l’Oscar du meilleur réalisateur. Pourtant ses films font débats, ses détracteurs n’y voient que l’apologie de la violence d’une façon réaliste, brutale et vaine. Pour Delamitri, la société est violente et son œuvre n’en est que le miroir.

Malheureusement pour le réalisateur, un couple de tueurs psychotiques, Wagner et Scout – surnommés les « Hyènes des hypers » – sèment la terreur dans quatre états, tuant pour rien ou pas grand-chose.

Pour les médias, il y a forcément un lien. Pour Delamitri, les crimes violents existaient avant le cinéma. Sauf que Wayne est un grand fan de Delamitri, il a vu ses films un nombre incalculable de fois et il est bien décidé à rencontrer son idole, quitte à le prendre en otage et à tuer tous ceux qui se mettent sur son chemin.

La polémique autour du film de Delamitri, Deux Américains ordinaires, ainsi que les personnages même de Wayne et Scout font irrésistiblement penser au film d’Oliver Stone, Tueurs nés, sorti deux ans avant la parution du roman de Ben Elton. Comme Oliver Stone, Elton veut montrer le goût des médias pour la violence tout en la condamnant de façon hypocrite et aussi que ce sont les médias qui portent au pinacle des tueurs en série et qui leur offre une tribune pour s’exprimer.

En lisant le roman de Ben Elton, je n’ai pas réussi à savoir s’il considère que la violence au cinéma engendre un comportement violent chez certains, les désinhibant ou si, comme Delamitri, il pense qu’en montrant la violence, on ne fait que montrer une réalité car il y a eu, il y a et il y aura toujours des gens qui tueront par plaisir.

Par contre sa position par rapport aux médias est limpide ! Pour lui, le sensationnalisme, le désir des gens de devenir célèbre car ils sont passés à la télé, est une vraie plaie. Malgré ces thèmes assez difficiles, j’ai trouvé ce roman très intelligemment écrit, au rythme très rapide (une fois dedans, on le dévore) et je suis fan de son humour noir et de son cynisme corrosif.

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07 novembre 2011

Devine qui vient mourir ce soir ?

littérature britannique,humourDevine qui vient mourir ce soir ? de Ben Elton paru en 2007 chez Le Livre de Poche.

Le commissaire Coleridge, un homme de 50 ans mais qui en parait 70 pour ses subordonnés tellement ils le trouvent ringard, doit résoudre un meurtre paradoxalement insoluble. Paradoxal car ce meurtre a eu lieu lors de l’émission de télé-réalité « Résidence Surveillée » où dix jeunes gens qui, comme tous ceux qui participent à ce genre d’émission, n’ont qu’un seul but : devenir célèbre en dépit ou grâce à leur stupidité crasse.

Le meurtre a été intégralement filmé et a boosté à fond l’audimat fléchissant de ce programme faisant ainsi la fortune de la production de l’émission, la bien nommée, Voyeur Prod. Pourtant malgré les (très) nombreuses caméras, impossible de démasquer le coupable.

Le commissaire va devoir faire preuve d’astuces et visionner un nombre incalculable de bandes vidéos d’une émission qu’il méprise totalement pour espérer avoir le fin mot de l’histoire.

Un roman policier brillamment construit qui débute juste après le meurtre. Le lecteur suit l’enquête tout en lisant ce qui s’est passé dans la maison avant l’assassinat, regardant les cassettes avec le commissaire. On n’apprend que très tard qui est la victime et la révélation finale est éclatante.

Mais c’est histoire n’est qu’un prétexte qui permet à Ben Elton de parler de façon pas sérieuse d’un sujet sérieux, ici, la recherche de la célébrité à tous prix. Le commissaire est complétement dépassé par cette culture populaire qu’il trouve superficielle, vaine et perverse. Empreint de culture classique, il semble être un dinosaure au milieu de ces gens branchés qui pérorent sur « l’aventure humaine », « l’expérience sociologique » de cette émission alors que le but clairement avoué et revendiqué par la productrice est de faire de l’argent sur le dos de dix andouilles prêts à tout pour qu’on les reconnaisse dans la rue.

C’est le deuxième roman de Ben Elton que je lis et j’aime de plus en plus ! Me serais-je trouver un nouvel auteur préféré ?

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08 octobre 2011

Nuit grave

littérature britannique,humourNuit grave de Ben Elton paru en 2006 chez Belfond (aussi disponible en poche).

En Grande-Bretagne, de nos jours. Un obscur député du parti travailliste lance un pavé dans la mare avec sa proposition de loi sut la légalisation totale de la drogue, de toutes les drogues. Évidemment, l’opposition comme les membres de son propre parti huent cet original. Pourtant, son idée va trouver peu à peu de l’écho grâce à différentes affaires qui vont bousculer le pays.

Le député Peter Padget est un homme marié, père de deux filles adolescentes et la légalisation de la drogue est son combat principal. Pour lui, c’est le seul moyen d’éradiquer totalement l’économie souterraine en laissant l’État couper l’herbe sous le pied des trafiquants de drogue. De plus, l’argent rapporté grâce aux taxes permettrait d’avoir un budget excédentaire et serait utilisé pour la lutte contre la dépendance et pour la réinsertion des toxicomanes. Pour Padget, quelqu’un qui veux se droguer le fera, que cela soit illégal ou non et il le fera même dans des conditions sanitaires repoussantes, il le fera même si cela le met en contact avec la lie de l’humanité et il le fera quitte à tomber entre les mains de dangereux malfaiteurs.

C’est le cas de Jessie, une jeune écossaise de 17 ans, qui a fugué de son domicile pour se retrouver à la rue où très vite elle va être repérée par un mac qui la droguera pour qu’elle soit plus docile. Elle n’aura alors qu’un but : amasser suffisamment d’argent pour pouvoir avoir sa nouvelle dose. La drogue est aussi au centre de la vie de Tommy Hanson, une popstar adulée qui vend des millions de disques. Elle est aussi au centre de la vie d’Emily, jeune aristocrate, accessoirement mannequin. La drogue va également causer la perte de Sonia, une jeune femme qui ne voit pas plus loin que le bout de son nez et pour qui des vacances payées en Thaïlande contre l’ingestion de boulettes d’héroïne semble être une bonne affaire… jusqu’à ce qu’elle soit arrêtée par la police thaïlandaise et vive un remake de Midnight Express. La drogue, le commissaire Leman la combat au quotidien, c’est pourquoi le projet de loi de Padget lui semble tellement sensé qu’il va même jusqu’à le soutenir publiquement. Mais des flics ripoux qui ne tiennent pas à ce que la société change vont le menacer, lui et sa famille.

Un roman choral qui pousse à la réflexion sous son air de comédie à l’humour noir. On ne sait pas trop sur quel pied danser en le lisant car le sujet est très dur notamment les passages autour de Jessie, de Sonia et du commissaire Leman. Ben Elton est aussi scénariste et cela l’influence clairement dans ce roman qui a un découpage très scénaristiques avec beaucoup de dialogues ou de monologues qui sonnent vrais. Ce roman m’a beaucoup plu et l’auteur m’a suffisamment intriguée pour que je lise d’autres romans de lui.

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11:15 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : littérature britannique, humour, ben elton |