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17 septembre 2009

Départs anticipés

Départs anticipés.jpgDéparts anticipés de Christopher Buckley paru en 2008 chez Baker Street.

À Washington, Cassandra est conseillère en communication. Elle aide des types louches du genre criminel en col blanc à se racheter une virginité auprès des médias. Mais la nuit, elle est Cassandre, jeune blogueuse de moins de 30 ans, qui en a assez de voir sa génération surtaxée pour que les baby-boomers puissent jouir de leurs pleines retraites en se payant des villas au soleil et en golfant tout leur saoul.

Autrefois, Cassandra était une fille sérieuse et optimiste, elle attendait avec impatience de rentrer dans la prestigieuse université de Yale lorsqu’elle découvrit que son père avait claqué tout l’argent mis de côté pour ses études dans le but de financer son entreprise. N’étant pas assez nécessiteuse pour bénéficier d’une bourse, elle s’engagea dans l’armée où on lui promit de lui payer ses frais de scolarité en échange de quelques années de sa vie. Mais par la faute d’un sénateur imprudent, elle est renvoyée.

C’est donc une jeune femme en colère dont l’appel à la révolte retentit rapidement sur la toile. Des manifestations de jeunes commencent même à se répandre un peu partout dans le pays. Avec son patron et ce sénateur imprudent qu’elle a rencontré en Bosnie, elle met au point un projet de loi sur le « transitionnement volontaire », expression bien alambiquée pour désigner le suicide des plus de 70 ans. Pour Cassandra, les baby-boomers mènent le pays à sa perte et elle espère qu’avec cet absurde et choquant projet, le gouvernement se penchera enfin sur le problème des retraites.

Bizarrement, si le projet à de nombreux détracteurs, notamment chez le lobby pro-vie et les différentes religions, il rencontre une certaine popularité. Popularité suffisante pour pousser Randy, le sénateur, à se présenter aux élections présidentielles en faisant de ce projet le cœur même de son programme politique.

Une satire du milieu politique américain en temps de crise économique avec des personnages tous plus truculents les uns que les autres où l’on découvre un président volontiers grossier en privé et son âme damnée, son principal conseiller, celui qui est le vrai cerveau derrière toutes ses décisions politiques ; un sénateur à l’ego surdimensionné qui semble n’être jamais redescendu de ses trip au LSD dans les années 70 ; un pasteur frustré qui découvre les plaisirs de la chair dans les bras d’une prostituée russe à qui il propose le mariage alors qu’elle le rackette effrontément ; un magnat des nouvelles technologies prêt à tout – surtout à ouvrir largement son portefeuille – pour obtenir le plus de pouvoir possible et ainsi connaître joie et assouvissement auprès de son arriviste d’épouse et des lobbyistes farfelus mais très puissants sur la scène politique.

Un roman hilarant qui cache une critique acerbe de la société américaine. Les situations sont loufoques, les dialogues désopilants et les personnages très réussis. Tout ça me donne bien envie de lire d’autres romans de cet auteur !
Nice Hats.jpg
Nice Hats de Tommy Ellis

18:42 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature américaine, christopher buckley |