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14 octobre 2013

Nuit d’été

littérature américaine,roman fantastique,dan simmonsNuit d’été de Dan Simmons paru en 1995 chez Le Livre de Poche.

1960, dans une petite bourgade rurale de l’Illinois. Les enfants de Elm Haven n’attendent plus qu’une chose : le début des vacances d’été pour enfin quitter les murs de leur vieille école, Old Central, un bâtiment immense et vétuste où l’on se sent prisonnier.

Alors que l’été commence enfin, un petit garçon a disparu. Tubby Cooke n’est jamais sorti de l’école même si les adultes disent le contraire. Trouvant cela étrange, une petite bande d’amis, Dale, Duane, Mike, Jim et Lawrence, âgés entre 11 et 12 ans, décident de mener l’enquête. Pour cela, ils suivent les adultes qui travaillent à l’école.

Ces filatures, commencées plus par jeu et désœuvrement, vont leur faire découvrir l’horreur que cache ces adultes et quel rapport cela a avec leur ancienne école promise à la démolition. En cet été 1960, ces cinq enfants vont devoir grandir à toute vitesse pour survivre à la menace et protéger leurs familles.

Ce roman fantastique démarre doucement en restituant l’ambiance des vacances d’été dans les années 60 où les enfants pouvaient partir jouer loin de leurs maisons sans que leurs parents ne se rongent les sangs. Les descriptions sont très réalistes et les enfants très bien décrits. L’intrigue est palpitante également, à tel point que c’est un roman difficile à reposer !

D’une certaine façon, l’histoire m’a rappelé les meilleurs romans de Stephen King de par le contexte (une petite ville à la campagne), les protagonistes (des enfants) et l’époque (les années 60 qui sont fréquemment évoquées chez Stephen King). Même si je ne retrouve pas le génie de Stephen King dans ce roman, je dois dire que, malgré quelques répétitions un peu pesantes, cela reste un très très bon roman fantastique et un des meilleurs que j’ai lu de Simmons à ce jour.

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23:42 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature américaine, roman fantastique, dan simmons |

16 octobre 2012

Flashback

littérature américaine,science-fiction,dan simmonsFlashback de Dan Simmons paru en 2012 chez Robert Laffont.

Nous sommes en 2035 et les États-Unis se sont effondrés sous le poids de la récession économique, du chômage et de la dette. Beaucoup d’habitants de ce qui reste des États-Unis (puisque des États entiers ainsi que des villes ont fait sécession) sont accrocs au flashback, une drogue très bon marché qui permet de revivre de façon très réaliste ses souvenirs. Les violences pour obtenir l’argent pour cette drogue ou pour simplement survivre sont le quotidien des habitants.

Dans ce monde, les États-Unis sont gouvernés en sous-main par des Japonais dont la sphère d’influence mondiale est partagée avec le Califat global où la charia est appliquée sur la Moyen-Orient, l’Afrique et l’Europe. Le Califat tente d’ailleurs grâce à des attentats-suicide quotidiens à s’emparer de ce qui reste du monde, ouvrant la voie à une guerre avec un Japon qui a abandonné la démocratie pour revenir au shogunat de l’époque féodale.

Nick Bottom est un ancien policier effondré par la mort accidentel de sa femme quelques années auparavant et accro au flashback pour revivre les moments passés avec son épouse. Il est engagé par le Conseiller Nakamura, gouverneur du Colorado pour élucider la mort de son fils survenue six ans plus tôt alors que celui-ci réalisait un reportage sur le flashback aux États-Unis. Nick avait alors enquêté sur cette affaire qui n’a jamais aboutie et il ne comprend pas vraiment pourquoi Nakamura est prêt à le payer une fortune pour résoudre un meurtre si ancien qui a laissé de nombreux enquêteurs, disposant plus de ressources que lui, dans le brouillard.

Mais pour lui, cette enquête est le moyen d’avoir assez d’argent et de flashback pour se remémorer son passé avec sa femme. Cependant, le Conseiller a tout prévu, pour éviter que Nick l’arnaque et utilise la drogue à des fins privées, il ordonne à son chef de la sécurité d’accompagner Nick lors de son enquête. Une enquête qui, même si la piste semble froide à première vue, se révèle être d’une grande complexité et dont le dénouement pourrait causer un bouleversement majeur.

Parlons d’abord du style de ce roman d’anticipation. C’est un roman facile à lire, l’intrigue est assez prenante. Maintenant, évoquons le fond… car c’est là que le bât blesse pour moi. Dans ce roman, l’auteur affiche des idées que j’estime révoltantes, racistes et xénophobes. À la lecture de ce roman, Simmons paraît être particulièrement opposé aux aides sociales, il ne jure que par le libéralisme économique et pour lui, la social-démocratie est la cause du délitement de la société.

Ses réflexions sur le « Califat Global » sont dignes d’un blog ou d’un forum appartenant à la « fachosphère » ou des élucubrations d’un Anders Behring Breivik contre ce que l’extrême-droite appelle « Eurabia ». J’ai été atterrée par le contenu de ce roman qu’on croirait subventionné par la droite la plus réactionnaire des États-Unis et par la NRA. Je ne vis pas au pays de Candy, je lis la presse et les idées de Simmons vont à l’encontre de tout ce que auquel je crois.

À la moitié du roman, j’avais encore l’espoir que l’auteur voulait pousser au débat en ayant des propos aussi extrêmes mais le roman achevé, je ressens un certain malaise et me demande si je vais lire ses prochaines parutions.

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11:54 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature américaine, science-fiction, dan simmons |

27 novembre 2011

Terreur

littérature américaine,roman historique,roman fantastiqueTerreur de Dan Simmons paru en 2008 chez Robert Laffont (aussi disponible en poche).

1845, Sir John Irving part en expédition vers le cercle polaire arctique avec deux navires l’Erebus et le Terror avec à leur bord 134 hommes pour découvrir le passage du Nord-Ouest qui permet de relier l’Atlantique avec le Pacifique.

Partis tardivement d’Angleterre, arrivés dans le Grand Nord, les deux bateaux sont rapidement pris dans les glaces. L’hiver est long sous ces latitudes et l’été, si court, ne permet pas toujours à la banquise de se fragmenter suffisamment pour continuer la navigation.

C’est quand, en 1847, un mystérieux animal – qui a l’apparence d’un ours blanc mais est deux fois plus grand et deux fois plus lourd – commence à décimer les hommes que l’expédition tourne à la catastrophe.

Dan Simmons s’est inspiré pour ce roman d’une histoire vraie, celle de l’expédition Franklin qui n’a eu aucun survivant. Cette expédition n’a pas démarrée sous les meilleurs auspices… Dirigée par un homme âgé, buté, décidé à faire enfin ses preuves, il a pris de très mauvaises décisions, laissant les bateaux se faire bloquer par la banquise au large de toute île ou crique qui les auraient abrités de la pression phénoménale de la glace.

De plus, la Royal Navy ayant passé un appel d’offre pour l’approvisionnement de boîtes de conserve, afin de préserver les hommes d’équipage du scorbut et avoir de quoi manger durant cette très longue expédition menée par des gens incapables de survivre dans le Pôle Nord, a accepté l’offre la plus basse d’un homme n’ayant jamais travaillé avec la Navy mais capable de livrer la nourriture à la moitié du prix demandé par les fournisseurs habituels.

Résultat, comme rien ou presque ne change sous le soleil, les boîtes de conserve se sont avérées impropres à la consommation à cause de soudure au plomb qui a empoisonné la nourriture. Nourriture vraisemblablement de la pire qualité qui n’est pas assez cuite. Les boîtes n’étant pas toutes très bien scellées, le botulisme a probablement décimé une partie de ceux que  le saturnisme, le scorbut et le froid polaire avait épargné.

Car en plus de toutes ces mauvaises décisions humaines, l’expédition est partie au moment de ce que l’on a appelé le Petit Age Glaciaire où les hivers furent très rigoureux sur tout le globe ne permettant pas aux navires de continuer leur route comme prévu.

Bref, un roman historique captivant qui se double d’un roman fantastique assez prenant malgré des longueurs dues au plan de l’écrivain. En effet, chaque chapitre est consacré à un personnage en particulier et de l’un à l’autre, il y a souvent des redites.

Mais on en apprend beaucoup de choses sur ce type d’expéditions lancés dans un milieu hostile par des gens peu ou pas préparés mais aussi sur les Inuits qui sont eux, a contrario, complètement adapté à ce climat. Les mythes inuits utilisés par l’auteur sont fascinants et il décrit avec beaucoup de talent toute l’horreur et la folie qui imprègne peu à peu ses personnages quand ils comprennent qu’ils sont perdus.

Une lecture frissonnante et pas seulement parce que la température dans lieux de l’action approche souvent les -50° !

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10:44 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature américaine, roman historique, roman fantastique, dan simmons |