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31 mars 2013

Katie Maguire

littérature britannique,roman policier,graham mastertonKatie Maguire de Graham Masterton paru en 2003 chez Fleuve noir.

Une découverte horrible est faite dans une ferme irlandaise. On a retrouvé onze squelettes de femmes. Après analyse des restes humains, ces femmes ont été tuées lors de la Première Guerre mondiale, leurs os portent des traces de dépeçage et une sorte de poupée de tissus était clouée sur chaque fémur.

La commissaire Katie Maguire est chargée de l’enquête. Pourtant, l’ancienneté des faits conduit son supérieur à classer l’affaire. Mais Katie veut savoir la vérité pour que ces femmes ne soient pas oubliées. Quand un squelette mutilé est retrouvé disposé selon un rituel précis dans cette même ferme quelques jours après la première découverte, Katie est autorisée à poursuivre l’investigation des meurtres des années 1915 pour comprendre qui les reproduit aujourd’hui et surtout pourquoi.

Ce roman n’est pas vraiment ce que j’appelle un roman fantastique car la présence du surnaturel est très diffuse. Par contre, c’est un véritable roman policier qui est même très « gore ». Les détails des meurtres sont tellement saisissants que cela rend la lecture assez éprouvante.

C’est le point fort de l’auteur, il sait parfaitement instiller suffisamment d’éléments pour emporter le lecteur dans son histoire. L’intrigue est palpitante et réserve une fin surprenante même si cette intrigue évolue de façon très classique propre au genre du roman policier. L’auteur émaille son récit principal d’intrigues secondaires autour de Katie Maguire qui l’on rendu, à mes yeux, très humaine et réaliste.

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11 février 2013

Manitou

littérature britannique,roman fantastique,graham mastertonManitou : l’intégrale de la trilogie de Graham Masterton paru en 2007 chez Bragelonne.

Harry Erskine a un talent : les vieilles dames l’adorent ! Il a décidé d’utiliser ce talent pour en faire un métier, il escroque plus ou moins ces vieilles dames en leur disant la bonne aventure.

Un jour, il reçoit dans son cabinet Karen Tandy qui doit être opérée le lendemain pour retirer ce qui semble être une tumeur dans sa nuque. Harry est peut-être un escroc mais il sait reconnaître le surnaturel quand celui-ci surgit et ce qui arrive à Karen est totalement surnaturel.

Cette tumeur est en fait le corps en développement d’un homme-médecine très puissant du 17ème siècle nommé Misquamacus. Ce chaman indien n’a qu’une idée en tête, se venger de l’homme blanc et de détruire tout ce qu’il a construit grâce aux pouvoirs des dieux indiens.

Grâce à Singing Rock, un homme-médecine au Dakota. Harry Erskine va affronter à trois reprises le manitou de Misquamacus.

Manitou est le premier roman de Graham Masterton et malheureusement, cela se sent. L’intrigue est bouclée à une vitesse hallucinante laissant le lecteur sur sa faim. Ce défaut est toujours présent dans La Vengeance de Manitou où Masterton retrouve ses personnages fétiches Harry Erskine et Singing Rock mais on s’aperçoit qu’il commence à maîtriser davantage le déroulement de son récit. L’Ombre du Manitou, le troisième volume de cette trilogie est un régal de lecture. On retrouve là tout ce que j’aime chez Masterton. L’univers tient la route, les personnages sont attachants (j’ai un faible pour l’humour d’Erskine et son détachement face aux situations les plus périlleuses) et l’intrigue est très riche.

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04 février 2013

Descendance

littérature britannique,roman fantastique,graham mastertonDescendance de Graham Masterton paru en 2008 chez Bragelonne.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, James Falcon, auteur d’un article sur le mythe des strigoï (des créatures entre le mort-vivant et le vampire) en Roumanie, est recruté par l’armée américaine pour être envoyé en Europe.

À sa grande surprise, il découvre que les êtres qu’il a découvert à travers les récits de sa mère roumaine existent bien et que les Nazis les utilisent pour décimer la Résistance en Belgique, en France et aux Pays-Bas. Sur place, il se rend compte que derrière les strigoï (appelé Screechers par James), on trouve l’ombre de Dorin Duca, un strigoï morti.

Car il existe deux sortes de strigoï, les strigoï mortii sont terriblement beau, ils peuvent pénétrer dans un lieu grâce à un minuscule interstice, ils doivent se nourrir de sang humain une fois par mois et peuvent contaminer les humains avec leur sang qui deviendront alors des strigoï vii. Ceux-là sont reconnaissables à leur état de décomposition, ils ont besoin de se nourrir plus fréquemment que les strigoï mortii et seule une gorgée de sang d’un strigoï morti les transformera définitivement.

Quinze ans plus tard, la guerre est finie, James Falcon est appelé d’urgence en Angleterre où se produit une série de massacres horribles. James s’aperçoit  alors que Dorin Duca, qu’il croyait avoir été éliminé pendant la guerre, est toujours en activité et a déjà commencé à transformer des humains en strigoï vii. Ayant un compte personnel à régler avec cet être, James Falcon se lance à sa poursuite avec l’aide de Jill Foxley, un maître-chien de la police, une femme particulièrement séduisante.

Je suis plutôt déçue par ce roman. Je pensais qu’en utilisant le mythe roumain des strigoï dont la crainte superstitieuse est toujours bien vivace en Roumanie de nos jours (un article en anglais ici sur un fait-divers impliquant ce mythe), l’auteur allait renouveler le roman de vampire. Et bien pas du tout ! L’intrigue est similaire par certains points à celle de Dracula de Bram Stoker.

De plus, j’ai trouvé que l’histoire manquait de substance, que les personnages étaient artificiels et certains rebondissements (à part celui des toutes dernières pages) assez prévisibles. Même si les chapitres sont courts et qu’en utilisant parfois le genre épistolaire où l’auteur semble s’adresser directement au lecteur, je me suis profondément ennuyée et n’ai pas réussi à me représenter le monde décrit par Masterton tant l’histoire est indigente.

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14:03 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature britannique, roman fantastique, graham masterton |

13 décembre 2012

Le Miroir de Satan

littérature britannique,roman fantastique,graham mastertonLe Miroir de Satan de Graham Masterton paru en 2000 chez Pocket.

Martin Williams est scénariste à Los Angeles. Son gagne-pain n’est pas d’écrire le prochain film nominé aux Oscars mais de réécrire des épisodes de séries TV. Mais Martin a un rêve, que son scénario d’une comédie musicale sur la vie de Boofuls soit acquis par un grand studio hollywoodien car en tant que fan n°1 de cet enfant-star, il est persuadé tenir là le prochain « blockbuster ».

Malheureusement pour lui, Hollywood ne tient pas du tout à se souvenir de Boofuls, un petit garçon de 8 ans qui a émerveillé le public des années 30 par sa voix et sa grâce. Non, la seule chose que personne ne peux oublier, c’est l’horreur de sa mort car Boofuls a été assassiné et démembré par sa propre grand-mère en 1939 !

Quand on lui propose d’acquérir un miroir qui se trouvait dans le salon de la maison de Boofuls, dans la même pièce où celui-ci a été massacré. Martin n’hésite pas et investi toutes ses économies. Son propriétaire d’origine italienne l’avait pourtant prévenu que l’on ne devrait pas posséder un miroir qui a réfléchi une telle scène d’horreur. Car ce miroir ne reflète pas seulement notre monde, il est une fenêtre, un point d’accès vers un autre monde où les règles du nôtre n’ont pas cours.

Quand Emilio, le petit-fils de 5 ans du propriétaire, fasciné par le petit garçon du miroir avec qui il a pris l’habitude de jouer, disparaît et qu’à sa place, Martin découvre Boofuls dans son salon. Martin comprend que les superstitions apparemment idiotes ont du bon et va désormais tout faire pour retrouver Emilio de l’autre côté du miroir quitte à aider Boofuls, l’enfant-star, qui a quelque chose de profondément malveillant en lui.

En associant L’Apocalypse selon Saint Jean et De l’autre côté du miroir, la suite des Aventures d’Alice aux pays des merveilles de Lewis Carroll, Masterton écrit le meilleur roman fantastique que j’ai lu de lui depuis que j’ai commencé à me plonger dans sa bibliographie. L’histoire est palpitante, les personnages sont bien détaillés et l’atmosphère est parfaitement bien campée.

J’ai trouvé exactement ce que je cherchais dans ce roman : une histoire effrayante qui ne verse pas dans le Grand-Guignol, qui s’appuie sur des références littéraires ou de la culture populaire et sans que cela ne paraisse tiré par les cheveux.

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13 novembre 2012

Les Gardiens de la porte

littérature britannique,science-fiction,graham mastertonLes Gardiens de la porte de Graham Masterton paru en 1999 chez Presses de la Cité.

Josh Winward, vétérinaire en Californie, doit se rendre à Londres car sa sœur a été retrouvée morte dans la Tamise. Avec sa compagne, Nancy, il va essayer de comprendre ce qui est arrivé à sa sœur Julia dont il n’avait plus de nouvelles depuis presque un an.

Ce qui le rend perplexe et qui complique le travail de la police, c’est que personne n’a vu sa sœur depuis dix mois, elle semble avoir disparue de la planète jusqu’à la récupération de son corps éviscéré par la police. Pour les autorités, c’est l’acte d’un serial killer car Julia n’est pas la première jeune femme à être récupérée dans un tel état dans la le fleuve.

Josh et Nancy vont remonter la trace de Julia grâce à l’aide aussi bienvenue que mystérieuse de différentes personnes qui les force à découvrir, à leur grande surprise, que les mondes parallèles sont bien une réalité !

Avec ce roman, l’auteur explore la thématique des mondes parallèles avec beaucoup de talent. Son histoire est suffisamment bien écrite pour que cela semble logique au lecteur. Une lecture assez horrifique pour effrayer les âmes sensibles car les descriptions (le point fort de Masterton) sont très précises et pour moi, un bon moment de lecture et un roman de plus de Masterton à rayer de sa longue bibliographie.

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26 octobre 2012

La Mort noire

littérature britannique,thriller,graham mastertonLa Mort noire de Graham Masterton paru en 1999 chez Claude Lefrancq éditeur.

Le docteur Leonard Petrie est assez surpris quand un homme vient sonner à sa porte très tôt un matin pour qu’il examine son fils. Car le Dr Petrie soigne surtout des personnes âgées et fortunées de Miami, des gens surtout hypocondriaques sans de réels problèmes de santé mais, fidèle au serment d’Hippocrate, il suit l’homme chez lui et constate que l’enfant est vraiment malade.

Il souffre d’un mal qu’il ne reconnaît pas même s’il ressemble au choléra. Effrayé par la virulence de la maladie et l’état désastreux du jeune enfant, il le conduit à l’hôpital où l’enfant décèdera rapidement. Après analyses et autopsie, il s’avérera que le petit garçon était atteint de la peste, pas la peste commune qui décima la moitié de l’Europe au Moyen Âge mais une peste surpuissante contre laquelle aucun médicament ne fait effet  et qui, une fois contractée, emporte le patient en quelques heures.

Peu de temps après le début de l’épidémie, c’est l’hécatombe. Alors que les autorités essayent de minimiser les évènements, les habitants de Miami constatent les effets de la pandémie qui touche tout le monde. Les morts s’entassent dans les rues...

Devant l’inaction des autorités et se sentant incapable de protéger ses patients, le Dr Petrie embarque sa fille après la mort de son ex-femme, ainsi que sa petite-amie et décident de fuir la ville. Mais la peste a de l’avance et bientôt, c’est toute la Floride puis toute la côte est qui est contaminée. Le Dr Petrie a l’espoir pourtant, qu’à New York, lui et sa famille pourront être à l’abri…

Un roman sur fond d’apocalypse très prenant malgré la piètre qualité de l’édition (faute de frappe, erreur dans le nom des personnages…). Ici pas de surnaturel mais une menace bien réelle liée à notre mode de vie contemporain.

Un bon roman au ton très actuel même si il a été écrit dans les années 70. Si l’histoire emballe le lecteur, le fond, le message que fait passer l’auteur, est particulièrement pessimiste et on réalise – si on avait besoin d’une piqûre de rappel (je suis assez pessimiste moi-même !) – que le vernis qui lie la société est bien mince et que face à une telle calamité, ce sont les plus bas instincts qui se révèlent.

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03 octobre 2012

Démences

littérature britannique,roman fantastique,graham mastertonDémences de Graham Masterton paru en 2009 chez Milady.

Jack Reed découvre par hasard dans la campagne du Wisconsin une demeure imposante avec un style architectural unique. Tombé sous le charme de cette maison dont il ignorait totalement l’existence alors qu’il passait, enfant, ses vacances dans le coin. Il décide de l’acheter pour en faire un country club. Pour cela, il devra vendre les ateliers de réparation de pots d’échappement qu’il possède et emprunter également une forte somme.

Pour Jack, le potentiel de cette maison laissé à l’abandon lui paraît évident. Malheureusement, sa femme n’est pas de cet avis et le quitte. Leur petit garçon de 9 ans, Randy, désire rester avec son père et c’est ainsi que Jack, Randy et Karen, l’accorte secrétaire de Jack, vont un soir visiter la maison.

Là, Randy, laissé seul dans une pièce moins de 5 min, disparaît. Jack et Karen le cherchent partout et fouille la maison. Mais en retrouvant le doudou de Randy pris dans la pierre d’un mur de la cave, Jack et Karen sont complètement affolés. Où est l’enfant et comment ce doudou qui l’accompagnait a-t-il pu se retrouver enchâssé dans le mur comme si on avait construit ce mur autour du doudou.

Tout à son inquiétude, Jack ne remarque pas un corps qui commence à émerger du béton au sol et ce corps l’attaque pour l’emmener avec lui ! Il réussit à s’échapper mais va chercher à en savoir plus sur cette maison et surtout comment récupérer Randy qui semble prisonnier des murs. Car avant d’être à l’abandon, cette maison, construite au début du 20ème siècle pour un richissime homme d’affaires féru d’occultisme et des religions anciennes, était un asile psychiatrique dont tous les pensionnaires, des hommes et des femmes particulièrement dangereux, ont disparu un soir de juin 1926.

L’évidence, quoique  difficile à croire, s’impose à Jack : les malades mentaux sont toujours dans la demeure, dans les murs, ils se sont échappées grâce à une magie très ancienne que Jack va devoir comprendre rapidement s’il veut retrouver son fils vivant.

Voilà une histoire où l’auteur exploite la mythologie celtique pour créer un roman fantastique vraiment envoûtant. J’ai apprécié que le personnage soit un type banal, pas du tout carrossé pour l’héroïsme, mais qui, confronté à des évènements dramatiques montre sa force de caractère. En plus, le roman est vraiment difficile à lâcher, c’est bien simple, je l’ai lu en une soirée, presque le début de la nuit d’ailleurs, tellement je voulais atteindre la conclusion avant de dormir !

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09:07 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature britannique, roman fantastique, graham masterton |