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07 septembre 2015

Les Caprices de Miss Bennett

littérature britannique,humour,p-g wodehouseLes Caprices de Miss Bennett de P.G. Wodehouse paru en 2015 chez Les Belles Lettres.
 
Miss Bennett cherche son preux chevalier. Elle pensait l’avoir trouvé en la personne d’Eustache Highnett dont les poésies l’avaient charmée mais celui-ci ne s’est pas présenté le jour du mariage. Pour empêcher cette union, la mère d’Eustache lui avait caché tous ses pantalons. Miss Bennett a donc rompu les fiançailles.
 
Sur le transatlantique qui l’emmène en Angleterre, elle rencontre Sam Marlowe qui se trouve être le cousin d’Eustache. Pour elle, Sam est l’homme idéal car il est si courageux qu’il a plongé du paquebot pour sauver un homme tombé d’une chaloupe dans le port de New York (en fait, Sam a été bousculé…). Alors qu’elle est accompagnée de Bream Mortimer qui l’aime en silence depuis l’enfance, Miss Bennett se fiance une nouvelle fois, avec Sam cette fois-ci.
 
Mais cette demoiselle a une idée très précise de la personnalité qu’elle désire chez un fiancé et la traversée de l’Atlantique est suffisamment longue pour qu’elle change d’avis à nouveau !
 
Avec ce vaudeville écrit en 1922, on retrouve tout l’humour de P.G. Wodehouse qui pétille comme une coupe de champagne. C’est léger, un peu frivole mais tellement drôle. L’auteur qui est aussi le narrateur agit dans le récit et regarde ses personnages d’un œil malicieux.
 
Pour moi, P.G. Wodehouse est la quintessence de l’humour anglais, une référence en la matière !
 
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25 juillet 2015

La Petite fêlée aux allumettes

littérature belge,humour,roman policier,nadine monfilsLa Petite fêlée aux allumettes de Nadine Monfils paru en 2012 chez Belfond (existe aussi en poche).
 
Pandore est une ville très étrange... On y trouve le soir venu, des hommes en imper et chapeau-melon qui, quand on glisse un billet avec un souhait dans leur poche, s’empressent de le réaliser. Attention, on ne peut faire qu’un seul souhait ! Et puis, il y a Nake…
 
Peu après le décès de sa grand-mère adorée avec qui elle vit, Nake tombe sur une boîte d’allumettes. Sa grand-mère lui racontait le conte d’Andersen, La Petite fille aux allumettes, quand elle était petite. Et quand elle craque une allumette, elle a une vision mais une vision de meurtre ! Une petite fille déguisée en Chaperon rouge a été assassinée… Puis une femme vêtue comme Blanche-Neige est retrouvée morte…
 
La police locale dont l’inspecteur Cooper (clin d’œil à Dale Cooper dans Twin Peaks !) et son adjoint Michou (policier le jour et prostituée travestie la nuit !) sont chargés d’enquêter. Le lien avec les contes de fées finit par leur apparaître mais comment attraper le tueur ? Surtout quand on a Mémé Cornemuse qui squatte le commissariat et gagne son argent de poche en pratiquant assidûment la turlute sous les bureaux…
 
Mon roman préféré de Nadine Monfils jusqu’à présent. J’ai adoré les références à Magritte (les hommes en chapeau-melon)
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René Magritte, Golconde, 1953
 
et à Twin Peaks.
Elle saupoudre tout cela de son univers complètement déjanté en introduisant Mémé Cornemuse dans cette histoire de meurtres sur fond de contes de fées.
 
C’est drôle, c’est surréaliste, c’est unique, c’est Nadine Monfils !
 
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07 juin 2015

Les Vacances d’un serial killer

Littérature belge,humour,roman policier,Nadine MonfilsLes Vacances d’un serial killer de Nadine Monfils paru en 2012 chez Pocket.
 
La famille Destrooper part en vacances à la mer. Josette aurait préféré la Costa Brava mais Alfonse a choisi la mer du Nord. Les deux ados, Steven, prénom choisi en l’honneur de Steven Seagal (l’acteur préféré de Josette) et Lourdes, dont le prénom a été pioché dans Voici (c’est le même prénom que la fille de Madonna). La famille est accompagnée de Mémé Cornemuse, la mère de Josette, une vieille carne selon Alfonse. La caravane de Mémé Cornemuse a été attachée à la voiture chérie d’Alfonse, fan de tuning.
 
Les voilà donc sur la route des vacances mais les ennuis s’accumulent ! Josette se fait dérober son sac à main avec l’argent du voyage, la caravane de Mémé Cornemuse se détache sur la route et Steven et Lourdes, qui se prennent respectivement pour un réalisateur et une actrice, ont filmé un cadavre dans les toilettes d’un restoroute. Sur la vidéo, on aperçoit les chaussures de Biloute, qui décide de prendre lui aussi un repos bien mérité au bord de la mer du Nord après avoir réussi à s’échapper de prison où il était enfermé pour avoir assassiner son voisin, le facteur, le boucher et la boulangère de son village. Ces personnes ont eu le malheur de lui casser les pieds…
 
Mémé Cornemuse a de la ressource, abandonnée au bord de la roue, elle braque un couple et se fait conduire à la pension de famille où les Destrooper ont loué des chambres. Enfin, les vacances vont pouvoir commencer !
 
Ce roman m’a enchanté tant par le style, très imagé que par l’originalité de ses personnages. Tous les personnages sont farfelus pour ne pas dire complètement chtarbés avec une mention spéciale pour Mémé Cornemuse qui est vache comme Tatie Danielle mais avec un flingue, une libido XXL et un langage de charretier.
 
On dirait du Carl Hiaasen, j’y ai retrouvé des personnages cocasses, des situations aussi rocambolesques qu’absurdes. Je perds la Floride mais je gagne la Belgique et ses belgicismes. Et puis, c’est d’un drôle !
 
Un petit bijou d’humour et je vais bien sûr lire la suite des aventures de Mémé Cornemuse.
 
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19:39 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature belge, humour, roman policier, nadine monfils |

05 septembre 2014

Charivari

littérature britannique,humour,Nancy MitfordCharivari de Nancy Mitford paru en 2011 chez Christian Bourgois (existe aussi en poche).
 
Noel Foster et son ami Jasper Aspect décident de passer l’été à la campagne ou plus exactement, Noel ayant hérité d’un petit pécule décide de passer l’été à la campagne en vue de trouver une riche héritière et Jasper, qui manque toujours d’argent, s’invite au voyage.
 
Les voilà donc arrivés à Chalford, un village où réside Eugenia Malmains, une des plus riches héritières de Grande-Bretagne. Sauf qu’Eugenia est, certes, belle et jeune mais est surtout très engagée en politique et un peu « fofolle ». Le parti pour lequel elle milite activement est l’Union Jack, un parti fasciste dirigé par le Capitaine auquel elle voue une admiration sans borne. La séduire s’avère donc très compliqué car Eugenia est à mille lieues de toutes considérations matrimoniales !
 
Dans l’auberge où ils séjournent, Noel et Jasper font la connaissance de deux jeunes femmes mystérieuses qui se sont inscrites sous de faux noms. Il s’agit en fait de Lady Marjorie Merrith et de sa meilleure amie, Poppy St Julien. Lady Marjorie s’est enfuie avant son mariage n’étant pas amoureuse du duc avec lequel elle était fiancée. Pour Noel et Jasper, voilà une nouvelle riche héritière qui apparaît à leur côté mais celle-ci ne leur porte aucune attention.
 
Pendant que Jasper et Poppy (qui est mariée) flirtent, Noel, lui, tombe amoureux de la beauté locale, Mrs Lace, dont l’époux ne s’intéresse qu’aux vaches ! Dans le but de créer une opportunité à de futurs rapprochement, Jasper convainc la grand-mère d’Eugenia d’organiser une petite reconstitution historique et une fête au château. C’est à cette occasion que Lady Marjorie rencontre un notable local, Mr Wilkins, dont elle tombe follement amoureuse et qu’elle espère bien épouser.
 
Ce roman très léger de Nancy Mitford nous en apprend beaucoup sur sa famille, une famille aristocratique anglaise très fascinante… Si Nancy est connue pour ses ouvrages, on ne peut oublier que ses sœurs Diana et Unity étaient de ferventes fascistes, Diana ayant épousé Sir Oswald Mosley après avoir divorcé et Unity étant devenue une groupie d’Hitler après l’avoir rencontré en Allemagne avant la déclaration de guerre entre la Grande-Bretagne et l’Allemagne. Pour l’anecdote, une des sœurs de la famille Mitford était communiste !
 
Nancy s’est donc beaucoup inspirée de son entourage pour écrire cette comédie qui rappelle les romans de P.G. Wodehouse, à tel point que cela à générer des tensions entre Nancy, Diana et Unity. En dehors de ces aspects autobiographiques, ce roman est un délice à lire car merveilleusement bien écrit et dont l’humour ne laisse pas indifférent.
 
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Pour en découvrir plus sur les sœurs Mitford, je vous recommande chaudement la lecture de ce livre d’Annick Le Floc’hmoan, Ces extravagantes sœurs Mitford : une famille dans la tourmente de l’histoire paru chez J’ai lu en 2003.

13:00 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature britannique, humour, nancy mitford |

11 février 2012

Les Aventures miraculeuses de Pomponius Flatus

littérature espagnole,humour,Eduardo MendozaLes Aventures miraculeuses de Pomponius Flatus de Eduardo Mendoza paru en 2009 chez Le Seuil (aussi disponible en poche).

Nous sommes au 1er siècle de notre ère. Pomponius Flatus, philosophe et naturaliste, décide de partir vers le Moyen-Orient afin de trouver une source miraculeuse qui, parait-il, procure la sagesse. Mais en buvant ce qu’il pense être l’eau de cette source, tout ce qu’il récolte c’est un phénoménal embarras gastrique qui fait dire aux nomades, qui le recueillent bien mal en point, d’arrêter de boire des immondices !

Après diverses péripéties, il arrive en Galilée avec une légion romaine chargée de mettre à exécution une sentence. En effet, à Nazareth, le charpentier local est accusé d’avoir assassiné un notable de la ville. Il va donc être crucifié mais il y a un petit problème, il n’y a qu’un seul charpentier dans la ville. Le condamné doit donc fabriquer l’instrument de son propre supplice.

Pendant ce temps-là, le fils du charpentier, un petit garçon nommé Jésus, vient trouver Pomponius et l’engage comme détective afin que celui-ci prouve l’innocence de son père, Joseph.

On est pris d’hilarité incontrôlable à la lecture de ce roman irrévérencieux. Avec beaucoup d’érudition, l’auteur mélange plusieurs genre : le roman policier à énigme, le roman historique, le roman épistolaire et la farce tout en parsemant son récit de clins d’œil au lecteur contemporain. Le seul inconvénient de tant d’érudition, c’est que ça m’a obligé à puiser dans mes souvenirs de catéchisme pour ne pas passer à côté du décalage du récit et de son humour farfelu !

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07 novembre 2011

Devine qui vient mourir ce soir ?

littérature britannique,humourDevine qui vient mourir ce soir ? de Ben Elton paru en 2007 chez Le Livre de Poche.

Le commissaire Coleridge, un homme de 50 ans mais qui en parait 70 pour ses subordonnés tellement ils le trouvent ringard, doit résoudre un meurtre paradoxalement insoluble. Paradoxal car ce meurtre a eu lieu lors de l’émission de télé-réalité « Résidence Surveillée » où dix jeunes gens qui, comme tous ceux qui participent à ce genre d’émission, n’ont qu’un seul but : devenir célèbre en dépit ou grâce à leur stupidité crasse.

Le meurtre a été intégralement filmé et a boosté à fond l’audimat fléchissant de ce programme faisant ainsi la fortune de la production de l’émission, la bien nommée, Voyeur Prod. Pourtant malgré les (très) nombreuses caméras, impossible de démasquer le coupable.

Le commissaire va devoir faire preuve d’astuces et visionner un nombre incalculable de bandes vidéos d’une émission qu’il méprise totalement pour espérer avoir le fin mot de l’histoire.

Un roman policier brillamment construit qui débute juste après le meurtre. Le lecteur suit l’enquête tout en lisant ce qui s’est passé dans la maison avant l’assassinat, regardant les cassettes avec le commissaire. On n’apprend que très tard qui est la victime et la révélation finale est éclatante.

Mais c’est histoire n’est qu’un prétexte qui permet à Ben Elton de parler de façon pas sérieuse d’un sujet sérieux, ici, la recherche de la célébrité à tous prix. Le commissaire est complétement dépassé par cette culture populaire qu’il trouve superficielle, vaine et perverse. Empreint de culture classique, il semble être un dinosaure au milieu de ces gens branchés qui pérorent sur « l’aventure humaine », « l’expérience sociologique » de cette émission alors que le but clairement avoué et revendiqué par la productrice est de faire de l’argent sur le dos de dix andouilles prêts à tout pour qu’on les reconnaisse dans la rue.

C’est le deuxième roman de Ben Elton que je lis et j’aime de plus en plus ! Me serais-je trouver un nouvel auteur préféré ?

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littérature britannique,humour

09:51 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature britannique, humour, ben elton |

08 octobre 2011

Nuit grave

littérature britannique,humourNuit grave de Ben Elton paru en 2006 chez Belfond (aussi disponible en poche).

En Grande-Bretagne, de nos jours. Un obscur député du parti travailliste lance un pavé dans la mare avec sa proposition de loi sut la légalisation totale de la drogue, de toutes les drogues. Évidemment, l’opposition comme les membres de son propre parti huent cet original. Pourtant, son idée va trouver peu à peu de l’écho grâce à différentes affaires qui vont bousculer le pays.

Le député Peter Padget est un homme marié, père de deux filles adolescentes et la légalisation de la drogue est son combat principal. Pour lui, c’est le seul moyen d’éradiquer totalement l’économie souterraine en laissant l’État couper l’herbe sous le pied des trafiquants de drogue. De plus, l’argent rapporté grâce aux taxes permettrait d’avoir un budget excédentaire et serait utilisé pour la lutte contre la dépendance et pour la réinsertion des toxicomanes. Pour Padget, quelqu’un qui veux se droguer le fera, que cela soit illégal ou non et il le fera même dans des conditions sanitaires repoussantes, il le fera même si cela le met en contact avec la lie de l’humanité et il le fera quitte à tomber entre les mains de dangereux malfaiteurs.

C’est le cas de Jessie, une jeune écossaise de 17 ans, qui a fugué de son domicile pour se retrouver à la rue où très vite elle va être repérée par un mac qui la droguera pour qu’elle soit plus docile. Elle n’aura alors qu’un but : amasser suffisamment d’argent pour pouvoir avoir sa nouvelle dose. La drogue est aussi au centre de la vie de Tommy Hanson, une popstar adulée qui vend des millions de disques. Elle est aussi au centre de la vie d’Emily, jeune aristocrate, accessoirement mannequin. La drogue va également causer la perte de Sonia, une jeune femme qui ne voit pas plus loin que le bout de son nez et pour qui des vacances payées en Thaïlande contre l’ingestion de boulettes d’héroïne semble être une bonne affaire… jusqu’à ce qu’elle soit arrêtée par la police thaïlandaise et vive un remake de Midnight Express. La drogue, le commissaire Leman la combat au quotidien, c’est pourquoi le projet de loi de Padget lui semble tellement sensé qu’il va même jusqu’à le soutenir publiquement. Mais des flics ripoux qui ne tiennent pas à ce que la société change vont le menacer, lui et sa famille.

Un roman choral qui pousse à la réflexion sous son air de comédie à l’humour noir. On ne sait pas trop sur quel pied danser en le lisant car le sujet est très dur notamment les passages autour de Jessie, de Sonia et du commissaire Leman. Ben Elton est aussi scénariste et cela l’influence clairement dans ce roman qui a un découpage très scénaristiques avec beaucoup de dialogues ou de monologues qui sonnent vrais. Ce roman m’a beaucoup plu et l’auteur m’a suffisamment intriguée pour que je lise d’autres romans de lui.

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11:15 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : littérature britannique, humour, ben elton |