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09 mars 2007

Les années 50 en Angleterre...

medium_L_amour_est_une_chose_etrange.jpgL’Amour est une chose étrange de Joseph Connolly paru en 2007 chez Flammarion.

Pour moi, Connolly est un mélange de Tom Sharpe et de P. G. Wodehouse bref, dans la lignée de l’humour anglais toujours pince-sans-rire.

Voici la quatrième de couverture de son dernier roman :

« Angleterre, années 50. Dans la banlieue de Londres vivent les Coyle, une famille anglaise de la middle-class. Clifford, huit ans, n’attend qu’une chose, devenir adulte, tandis qu’Annette, sa sœur aînée, perturbée par l’entrée dans l’adolescence, supporte mal les rigueurs d’une éducation religieuse. Gillian, leur mère, est totalement dévouée à Clifford, jusqu’à ce que la vie et les événements fassent changer ses priorités. Quant à Arthur, le père, il vit une crise intérieure qui aura des conséquences catastrophiques pour toute la famille. C’est l’arrivée tant attendue dans leur foyer du premier poste de télévision qui servira de catalyseur au grand désastre familial. »

Un autre truc que j’aime chez lui c’est sa maîtrise du roman choral. Même si Clifford ouvre et ferme ce roman, on partage les pensées du reste de la famille Coyle au fur et à mesure que le récit progresse.

Le souci avec ce roman, c’est qu’on ne peut pas se fier au résumé, l’histoire est beaucoup plus complexe que ça et l’humour que j’apprécie tant chez lui n’est pas vraiment présent (au moins au début). L’histoire somme toute assez banale d’une famille anglaise bourgeoise d’après-guerre est très bien rendue, le hic, c’est que le roman vire vite au sordide et là, ça devient hardcore.

C’est pourquoi, ceux qui comme moi s’attendait à retrouver le Joseph Connolly que l’on connaît, peuvent être déçu. Je ne dis pas que le roman n’est pas bien mais les thèmes abordés (alcoolisme, inceste, obscurantisme religieux, viol, torture physique et mental, sado-masochisme, proxénétisme…) sont difficilement supportables. À un point tel, que parfois, c’en est trop. Trop d’horreurs. Ça en devient même risible surtout lorsque Annette, l’aînée de la famille, est envoyée dans un couvent-prison en Irlande. C’est The Magdalene sisters en pire.

Finalement, l’humour (noir de chez noir) arrive vers la fin, quand tout ce petit monde bosse dans le pain de fesse (la prostitution) et encore, c’est peut-être mon imagination…

08:20 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature britannique, joseph connolly |