Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

12 juillet 2012

Power Play

littérature américaine,thriller,joseph finderPower Play de Joseph Finder paru en 2008 chez Albin Michel.

Jake Landry travaille comme assistant de direction pour Hammond, une entreprise concurrente d’Airbus ou de Boeing dans la construction d’avions. À son grand étonnement, il est choisi pour remplacer son supérieur, retenu en Inde, à un séminaire de leadership dans un chalet de pêche grand luxe perdu dans la forêt, près d’un lac au Canada.

Ce séminaire est normalement réservé à l’équipe de direction, des gens situés bien au-dessus de Landry dans l’organigramme mais la toute nouvelle PDG, Cheryl Tobin, tient à sa présence. Landry suppose que c’est sa connaissance du dernier modèle de la compagnie qui motive sa présence là-bas.

Dans le jet qui les emmène au Canada, Landry découvre qu’en fait la PDG l’a choisi sur les conseils de son assistante, Ali, l’ancienne petite-amie de Landry, pour espionner les vice-présidents réunis dans le chalet et découvrir lequel ou lesquels d’entre eux pratiquent la corruption à grande échelle afin d’obtenir des marchés.

Landry n’a pas le temps d’accepter cette mission que, dès le premier soir, lors du fastueux dîner d’ouverture, un groupe d’énergumènes, apparemment des chasseurs, font irruption au chalet pour détrousser les participants à ce séminaire. Mais ce qui commence comme un vol à main armée dégénère en prise d’otages avec tentative d’extorsion de fonds. Le chef de ces chasseurs, qui s’avèrent être des anciens militaires, exige qu’on lui transfère 500 millions de dollars sur un compte dans un paradis fiscal, sinon, il commence à tirer dans le tas…

Ce roman, dont la 4ème de couverture avait tout pour être alléchante, est particulièrement décevant. L’intrigue principale, entrecoupée de souvenirs du héros, expliquant pourquoi celui-ci a les capacités pour sauver tout le monde, paraît artificielle et le roman se finit bien trop vite, laissant le lecteur désappointé par une chute aussi prévisible précédée par les péripéties de ce héros pour lequel on ne frissonne pas du tout – un comble pour un thriller !

Car contrairement à Paranoïa où l’auteur avait choisi avec talent et à propos un personnage lambda, ni bon ni mauvais, avec des qualités mais beaucoup de défauts, Jake Landry paraît à même de se sortir de n’importe quelle situation. Tout cela est relativement divertissant mais sans surprise et je doute que ce roman me reste en mémoire longtemps.

Vous voulez en lire un extrait ?
littérature américaine,thriller,joseph finder

12:15 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature américaine, thriller, joseph finder |

10 novembre 2011

Paranoïa

littérature américaine,thrillerParanoïa de Joseph Finder paru en 2007 chez Le Livre de Poche.

Adam Cassidy, employé médiocre chez Wyatt Telecom a fait une belle boulette en subtilisant de l’argent à l’entreprise, prévu à l’origine pour un séminaire de cadres sup’ à Saint Barth’, pour payer le pot de départ en retraite d’un obscur manutentionnaire.

Le voilà pieds et poings liés, obligé d’obéir aveuglément aux ordres du directeur et fondateur de cette entreprise, M. Wyatt en personne qui cherche un espion à placer chez son concurrent Tryon Systems. Si Adam ne s’exécute pas, c’est la prison qui l’attend. Le détournement de fond c’est un délit sérieux.

Le voilà donc, après une période de formation express aux rudiments de l’espionnage industriel, propulsé dans l’entreprise de Jock Goddard. Une fois sur place, grâce à son bagou, Adam devient l’assistant direct de Goddard, il est donc parfaitement bien placé pour remplir la mission confiée par Wyatt : découvrir ce qu’est le projet secret « Aurora » et surtout, le voler.

Mais si Adam a des facilités dans le montage d’arnaques diverses et variées, il est difficile d’être un espion surtout quand on a de l’estime pour son nouveau patron qui est tout le contraire de cette brute de Wyatt. Tout à ses conflits intérieurs, Adam ne va pas savoir s’il manipule ou s’il est manipulé.

Un thriller très très efficace où la tension est à son paroxysme. J’ai eu le cœur qui a souvent manqué un battement tellement l’exercice d’espionnage industriel est éprouvant pour les nerfs ! L’intrigue est tout à fait plausible et plus crédible à mon sens que les anciens affrontements CIA/KGB.

L’auteur promène avec adresse son personnage et à travers lui, le lecteur, jusqu’au dénouement si inattendu mais si logique après tout si l’on est un tant soit peu cynique sur le monde peu glorieux des grandes multinationales.

Vous voulez en lire un extrait ?
littérature américaine,thriller,joseph finder

17:51 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature américaine, thriller, joseph finder |