Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

02 avril 2012

Le Temps des poisons

littérature française,roman historique,juliette benzonilittérature française,roman historique,juliette benzoniLe Temps des poisons de Juliette Benzoni paru en 2010 chez Pocket (2 tomes).

1679, la jeune Charlotte de Fontenac décide de s’enfuir du couvent où elle fait ses études car sa mère a décidé qu’elle y prendrait le voile. N’ayant pas la vocation, Charlotte ne voit qu’une issue : la fuite.

Malheureusement, elle tombe sur une scène horrible, une messe noire dans une chapelle abandonnée. Un policier, Alban Delalande qui surveillait ce rituel pour le compte de La Reynie, lieutenant général de police, intervient avant que la jeune fille ne soit découverte et la conduit chez sa tante, son lieu de destination initial.

Grâce à cette tante qui soupçonne la mère de Charlotte d’avoir empoisonné son époux, son frère, Charlotte entre au service de la Princesse Palatine, l’épouse de Monsieur, le frère de Louis XIV. C’est l’époque de l’affaire des poisons, l’époque qui voit le déclin de la Montespan au profit de la Maintenon, l’époque de la construction de Versailles. Une époque tourmentée où la jeune héroïne va rencontrer de nombreuses embûches sur sa route.

Enfin un roman de Juliette Benzoni sur cette période particulièrement trouble ! À travers les yeux de Charlotte, le lecteur découvre la cour du Roi Soleil comme si on y était et fréquente des personnages haut en couleur comme la princesse Palatine qui haïssait tellement Madame de Maintenon qu’elle la surnommait la « grosse conne » dans ses lettres.

Contrairement à L’Allée du Roi de Françoise de Chandernagor et au téléfilm éponyme, Madame de Maintenon est antipathique au possible, c’est, pour Benzoni, une intrigante sans naissance telle qu’elle était perçue à l’époque par l’entourage du Roi et la population. Madame de Montespan, capricieuse et méchante chez Chandernagor, est ici vive, drôle et assez caustique.

Juliette Benzoni a, à mon avis, bien cerné la psychologie de ces personnages historiques et le portrait qu’elle en fait semble correspondre à ce que décrivirent les commentateurs de l’époque. Pour ce qui est du récit, il est haletant et romantique à souhait. On suit les pérégrinations de Charlotte avec passion. C’est un roman très divertissant même si l’auteur se répète un peu parfois.

09:09 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature française, roman historique, juliette benzoni |

11 janvier 2012

Le Bal des poignards

littérature française,roman historique,roman sentimental,juliette benzonilittérature française,roman historique,roman sentimental,juliette benzoniLe Bal des poignards de Juliette Benzoni paru en 2010 chez Plon (aussi disponible en poche ici et ).

Pour la jeune Lorenza Davanzati, les malheurs commencent dès sa sortie du couvent. Pourtant son avenir présageait du meilleur, elle allait épouser un charmant jeune homme mais, la veille du mariage, celui-ci est poignardé à mort. Un billet prévient que quiconque voudra épouser la jeune femme subira le même sort.

Bien loin de Florence, en France, la reine Marie de Médicis est sur le point d’être répudiée par Henri IV qui ne supporte plus ses colères et son entourage malsain. Pour protéger la Reine d’une telle humiliation, Lorenza, désormais sans fiancé, accepte d’épouser le fils d’Hubert de Sarrance, un proche d’Henri IV, afin que celui-ci parle en faveur de la Reine. Mais au moment de la présentation au Roi et à la Reine ainsi qu’au jeune Antoine de Sarrance qui jusqu’ici refusait ce mariage car il est amoureux d’une des filles d’honneur de la Reine, en voyant la belle Florentine, il oublie vite son précédent engagement.

Rien ne se passe comme prévu car le père succombe aux charmes de Lorenza et la réclame pour lui-même car la fille est belle et surtout est très riche. Pour Lorenza, impossible d’épouser un homme aussi vieux qui la dégoûte. Malgré ses refus répétés, elle est poussée vers l’autel et lors de la nuit de noces, Hubert de Sarrance tente de la violer.

Elle réussit alors à s’enfuir en l’assommant et, despérée, tente de se jeter dans la Seine. Elle est secourue par Thomas de Courcy, le meilleur ami d’Antoine de Sarrance qui la conduit chez une dame où elle sera soignée. Hubert de Sarrance étant égorgé, Lorenza est recherchée pour meurtre, arrêtée et conduite en prison.

De nombreuses personnes essayent de piéger Lorenza afin de partager sa fortune comme de nombreuses personnes complotent dans l’entourage du Roi…

Une histoire à la fois romanesque et pleine de rebondissements à la cour d’Henri IV avant et après son assassinat. Juliette Benzoni réussit à merveille à faire entrer le lecteur dans cette époque grâce à une héroïne de caractère comme elle sait si bien les créer.

On en apprend pas mal sur la cour d’Henri IV, sur les personnages et leurs différents intérêts dans la mort du Roi. Benzoni prend le parti de faire naître la suspicion autour du rôle de la Reine dans cet assassinat politique tant la concomitance entre son couronnement (le 13 mai) qui lui permet d’être régente si le Roi décède comme le futur Louis XIII est mineur et le meurtre d’Henri IV (le 14 mai) qui paraît tellement préparé que cela ne peut être dû au seul hasard, de la main d’un illuminé. Comme dans le cas de l’assassinat de Kennedy, on en vient à se demander si on saura un jour la vérité même si de très nombreux grands personnages de l’époque font de très bons suspects !

Vous voulez en lire un extrait ?
littérature française,roman historique,roman sentimental,juliette benzoni

11 mars 2008

Le Collier sacré de Montezuma

1476447900.jpgLe Collier sacré de Montezuma de Juliette Benzoni paru en 2007 chez Plon.

Voici de nouvelles aventures pour Aldo Morosini, spécialiste et marchand de pierres précieuses anciennes et, accessoirement, prince de Venise.

Il s’agit, cette fois-ci, de retrouver un collier d’émeraudes aztèques. C’est la rançon pour récupérer son ami, l’antiquaire Gilles Vauxbrun, enlevé juste avant son mariage religieux avec une belle Mexicaine. La famille de la mariée semble vite être responsable de cette disparition. Ils emménagent chez l’antiquaire, vendent certains biens, en déménagent d’autres dans un château basque qu’ils se sont fait offrir par Vauxbrun.

Pendant ce temps, Aldo a trois mois pour remettre la main sur ces pierres volées à l’ancêtre de la Mexicaine vers le milieu du 19ème siècle.

Si j’apprécie les pérégrinations joaillières d’Aldo Morosini, je dois reconnaître que depuis quelques temps, les romans dont il est le héros apparaissent un peu fade au regard des quatre premiers tomes.

Celui-ci est un peu mieux que le précédant que j’ai trouvé profondément assommant mais les rebondissements sont téléphonés, les protagonistes de plus en plus falots et si on soustraient les scènes d’action ou les dialogues qui dynamisent un peu le texte, le reste n’est que verbiage.

Vite lu, vite oublié. Tant pis ! Pour me consoler, puisque j’adore tout ce qui a trait aux diamants et autres pierres précieuses, je retourne sur le site de Famous Diamonds (en anglais) qui raconte l’histoire des plus célèbres et plus beaux diamants.