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22 décembre 2016

La Déchéance de Mrs Robinson

documentaire,kate summerscaleLa Déchéance de Mrs Robinson de Kate Summerscale paru en 2013 chez Christian Bourgois existe aussi en poche).
 
Milieu du 19ème siècle. Après un veuvage Mrs Walter épouse Mr Robinson. Ce n’est pas un mariage d’amour. Son mari étant ingénieur, il voyage souvent. À Édimbourg Mrs Robinson fréquente des intellectuels locaux, c’est une femme qui aspire à être plus qu’une femme au foyer, le rôle que la société anglaise de l’époque la force à avoir notamment dans la bourgeoisie. Dans cette ville, elle s’éprend d’un homme plus jeune, il est marié et elle va souvent chez le couple, emmène leurs enfants en vacances avec les siens.
 
Mrs Robinson écrit un journal où elle confie le trouble qu’elle ressent. C’est à l’époque, la grande mode des journaux intimes. De vrais journaux d’écrivains sont publiés, d’autres, sont des romans déguisés sous cette forme. Mais le mari de Mrs Robinson tombe sur son journal alors que celle-ci est malade. Il rafle tout, les lettres, les journaux et commence une procédure de divorce pour adultère.
 
À l’époque, une nouvelle loi vient de passer, permettant aux membres de la bourgeoisie de divorcer. Auparavant, seuls les très riches pouvaient payer la procédure. Pour divorcer, un homme devait apporter la preuve de l’infidélité de son épouse. L’épouse, elle, devait prouver non seulement l’infidélité du mari mais aussi avoir été victime de mauvais traitements. Mr Robinson se sert du journal comme preuve. L’avocat de Mrs Robinson soutient que ce qui est écrit dans ce journal intime n’est qu’une fiction. Mrs Robinson est-elle vraiment une femme adultère ou une femme passionnée qui s’est laissée emportée par son imagination ?
 
La lecture des extraits du journal (largement publié dans la presse de l’époque) ne permet pas de la dire. Mrs Robinson a beaucoup d’emphase et a l’air de tout exagérer. Il y a du « Madame Bovary » chez cette Mrs Robinson.
 
Le sort de cette femme, qui voulait désespérément aimer quelqu’un (en dehors de ses enfants), est très touchant. On vit avec beaucoup d’empathie la trahison ultime de son mari (un être qui apparaît à la lecture du journal comme un être tout à fait méprisable). Contrairement au précédent livre de Kate Summerscale, la lecture de celui-ci n’a pas été laborieuse et le sujet est vraiment passionnant.
 
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22:31 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : documentaire, kate summerscale |

05 novembre 2016

L’Affaire de Road Hill House

documentaire,Kate SummerscaleL’Affaire de Road Hill House de Kate Summerscale paru en 2009 chez 10/18.
 
1860, dans la province anglaise, un enfant de 3 ans est retrouvé assassiné. Qui a tué le petit Saville Kent ? Un des membres de sa famille issue de la bourgeoisie ou un vagabond de passage ?
 
Pour la police locale, il est hors de question de suspecter la famille Kent qui est des plus respectables. Pour l’inspecteur de Scotland Yard envoyé sur place, c’est forcément là que le coupable se trouve. L’enfant a été enlevé de son lit dans la chambre qu’il partageait avec la nurse. La maison était verrouillée de l’intérieur et le corps de l’enfant a été retrouvé à l’extérieur dans les latrines.
 
Saville Kent est issu du second mariage du père. À la mort de sa première femme, il a épousé la nurse. Les enfants du premier mariage vivent dans la maison. C’est vers eux que les soupçons de l’inspecteur se portent.
 
Cette affaire a bien évidemment fait la une des journaux et a inspiré les romanciers de l’époque comme Wilkie Collins avec La Pierre de lune. Charles Dickens lui-même se passionne pour l’affaire. De nombreuses personnes ont écrit à Scotland Yard de toute l’Angleterre pour donner leur avis sur l’enquête et sur les coupables probables. Pour la société bourgeoise de l’époque, l’intrusion de la police et d’un inspecteur issu du peuple dans le foyer, lieu hautement sacré, est révoltant.
 
Mais malgré les efforts de l’inspecteur, il lui faudra attendre de nombreuses années avant que quelqu’un de la famille ne se dénonce, peut-être pour protéger une autre personne.
 
Le sujet de ce documentaire est intéressant mais la lecture est assez laborieuse. Contrairement à Erik Larson, Kate Summerscale a une écriture plus lourde et moins entraînante même si comme Larson, elle ne se base que sur des documents d’époque et ne romance pas son récit.
 
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20:33 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : documentaire, kate summerscale |