20 novembre 2009

Dans la brume électrique

Dans la brume électrique.jpgDans la brume électrique de James Lee Burke paru en 2009 chez Rivages poche « Rivages/Noir ».

Dave Robicheaux, un ancien flic de la Nouvelle Orléans, vétéran de la guerre du Vietnam, termine son service sur la découverte du cadavre d’une jeune fille quand il arrête pour conduite en état d’ivresse une star hollywoodienne en tournage dans la ville de New Iberia. Si le policier accepte de ne pas le verbaliser, Elrod Sykes lui révèlera ce qu’il a découvert : le cadavre d’un Noir enchaîné dans un marais. Cette histoire réveille des souvenirs chez Dave qui se remémore avoir assister à un lynchage 30 ans plus tôt. Dave décide alors d’enquêter sur cette histoire qui l’intrigue même si, pour beaucoup, il vaudrait mieux qu’elle reste oubliée à tout jamais.
C’est le cadavre d’une autre jeune fille qui va lancer Dave sur la piste d’un tueur sadique qu’il pense être lié avec un mafioso originaire de New Iberia et qui, produisant le film historique dans lequel tourne Sykes, en profite pour faire son retour en ville presque porté en triomphe par les notables locaux admiratifs devant sa réussite financière. Dave va démêler les fils complexes de cette histoire dans l’atmosphère épaisse de la Louisiane.

L’auteur maîtrise son récit sans jamais perdre le lecteur en cours de route et réussi à nous faire ressentir l’ambiance si particulière de cette région des États-unis où l’air est lourd, où la moiteur colle à la peau et où la nature exhale des odeurs de pourriture. Burke décrit un lieu presque hors du temps où l’on n’est pas surpris de voir un général confédéré mort depuis plus d’un siècle sortir de la brume pour aider Dave Robicheaux dans son enquête.
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in the forest of the forgotten land de Bowman!'

Un roman policier prenant qui donne envie de découvrir d’autres œuvres de l’auteur que je ne connaissais pas du tout avant que Bertrand Tavernier ne l’adapte au cinéma avec Tommy Lee Jones dans le rôle de l’inspecteur Robicheaux.
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Voici la bande annonce du film, à voir absolument en version originale sous-titrée pour profiter au maximum de l’accent si typique du sud des États-unis. J’ajouterais que l’adaptation de Tavernier est vraiment très réussie à mon goût, l’ambiance et le choix des acteurs (tous excellents) est très fidèle au roman.

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13 octobre 2009

Les Âmes vagabondes

Les ames vagabondes.jpgLes Âmes vagabondes de Stephenie Meyer paru en 2008 chez Jean-Claude Lattès.

La Terre est envahie par des extraterrestres qui se sont établis de façon insidieuse et presque imperceptible puisque les « âmes », tels qu’ils se nomment, sont insérées dans le corps d’êtres humains dont ils prennent le contrôle, annihilant la personnalité de leur corps hôte. Parfois, l’intégration est complète, parfois la conscience de l’humain reste présente. C’est ce qui arrive à Vagabonde. Vagabonde est une des rares de son espèce à avoir connu presque tous les mondes conquis par ses congénères. Mais cette grande expérience dans le procédé ne l’a pas préparé au désarroi qu’elle éprouve à vivre en ayant la conscience de son hôte, Melanie, toujours très vivace et très combative. Peu à peu, Vagabonde accepte sa double personnalité et avec l’aide de Melanie va tenter de rejoindre un groupe d’humains rebelles.

Un roman de science-fiction qui est avant tout un roman sentimental. Les chapitres sont courts, le livre divertit le lecteur (enfin, la lectrice, car ce roman risque de rebuter les fan de science-fiction de la première heure). Si la lecture est plaisante et sans prétention, elle est entachée par des longueurs et une histoire parfois très très nunuche. Stephenie Meyer fait un boulot honnête avec ce roman mais est à des années lumières de révolutionner le genre !
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dual:// de movimente

23 septembre 2009

Shoe Addicts

Shoe addicts.jpgShoe Addicts de Beth Harbison paru en 2008 chez Fleuve Noir.

Quatre femmes se rencontrent pour partager une passion commune : les chaussures. Pas n’importe quelle chaussure, pas le genre de « godillots » (dixit ma grand-mère) que je m’obstine à porter alors que je ne travaille pas sur un chantier. Non, on parle là de la Chaussure avec un "C" majuscule, celle qui coûte un rein, un bras et une cornée. Des chaussures tellement belles qu’il est inenvisageable de les porter dans le métro ou dans la rue (oui, les escalators et leurs rainures larges peuvent tuer des stilettos en moins de deux et je ne parle même pas des bouches d’égout dont le diamètre de la clef pour les ouvrir et souvent le même d’un talon aiguille lambda causant à l’imprudente au mieux, une entorse, au pire une fracture et de la cheville et du talon de la chaussure).
Ces quatre femmes sont aussi différentes que les chaussures en présentation dans la vitrine d’un grand faiseur. Il y a l’accro qui dépense tout son salaire sur eBay espérant tomber sur la perle rare, la femme d’un sénateur que celui-ci délaisse au profit de ses administrés, l’hôtesse du téléphone rose agoraphobe et la baby-sitter harcelée moralement par sa patronne qui, si elle n’aime pas forcément les chaussures de luxe, désespère de trouver une échappatoire à son enfer quotidien.
Elles forment donc le club des « Shoe Addicts », elles ont la même pointure et se retrouvent chaque semaine pour procéder à des échanges de chaussures mais aussi d’histoires. Car peu à peu chacune de ces femmes englouties dans leur solitude découvrent le besoin de partager leurs secrets les plus lourds à porter.

Un roman très fille sur la solitude et l’amitié qui peut naître entre des personnes à priori différentes mais qui partagent une même passion. Dans ce roman, on entre dans l’intimité de chacune de ces femmes et l’on découvre la cause de leur isolement. Si l’histoire est assez touchante, malheureusement le style est plat et on sort de cette lecture avec un goût d’inachevé : c’est sympa mais sans plus.
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sardine bento(u) de chotda

10:09 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature américaine, chick lit |

19 septembre 2009

Une (irrésistible) envie de dire oui

Une (irrésistible) envie de dire oui.jpgUne (irrésistible) envie de dire oui de Meg Cabot paru en 2009 chez Albin Michel « Wiz ».

On retrouve la très sympathique Heather Wells, héroïne d’Une (irrésistible) envie de sucré et d’Une (irrésistible) envie d’aimer.
Heather travaille toujours comme responsable d’un des dortoirs de l’université de New York, ce job lui permettant de reprendre ses études après une courte mais retentissante carrière de chanteuse pop pour adolescentes. Elle s’est même trouvé un petit ami parfait : sportif, attentif à son hygiène alimentaire, végétarien, intello… sauf qu’Heather considère le jogging comme une torture inventé par des sadiques, raffole des beignets bien gras et bien sucrés, ne dit jamais non à une bonne côte de porc grillée à point et regarde avec grand plaisir des émissions bêtifiantes à la télé !
Manque de chance pour Heather, les cadavres ont tendance à s’accumuler autour d’elle et ce qui vaut à son lieu de travail le poétique surnom de « Dortoir de la mort » ! Le dernier macchabée en date est celui de son supérieur hiérarchique, le directeur par intérim de la résidence (intérim justifié par le décès prématuré et violent de la précédente directrice…). Les soupçons se portent rapidement sur un étudiant syndicaliste qui conduit une grève sur le campus afin que les étudiants employés par l’université aient droit à une mutuelle. Feu Owen Veatch était également le médiateur entre le président de l’université et les syndicats pour ce conflit.
Malgré l’interdiction formelle de l’inspecteur en charge du dossier et de Cooper, séduisant détective privé et colocataire d’Heather, la jeune femme va enquêter (juste pour rendre service à une collègue et amie…) sur l’affaire. Entre cet assassinat et sa vie sentimentale, Heather sera bien débordée !

Un roman très distrayant (comme les précédents) même si l’intrigue est assez convenue, Meg Cabot ne les renouvellant pas vraiment et ayant même une petite tendance à se répéter dans le texte. Peut-être est-ce dû au fait que ses lectrices habituelles sont très jeunes (Journal d’une Princesse) et qu’elle pense qu’il faille rappeler le contexte de l’histoire fréquemment, ce qui est assez pénible quand on a pas de problème d’attention majeur ! Hormis ces quelques réserves Heather est toujours aussi intrépide que désopilante, c’est un personnage que l’on suit avec plaisir.
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happiness is a colorful cupcake de bookgrl

17 septembre 2009

Départs anticipés

Départs anticipés.jpgDéparts anticipés de Christopher Buckley paru en 2008 chez Baker Street.

À Washington, Cassandra est conseillère en communication. Elle aide des types louches du genre criminel en col blanc à se racheter une virginité auprès des médias. Mais la nuit, elle est Cassandre, jeune blogueuse de moins de 30 ans, qui en a assez de voir sa génération surtaxée pour que les baby-boomers puissent jouir de leurs pleines retraites en se payant des villas au soleil et en golfant tout leur saoul.
Autrefois, Cassandra était une fille sérieuse et optimiste, elle attendait avec impatience de rentrer dans la prestigieuse université de Yale lorsqu’elle découvrit que son père avait claqué tout l’argent mis de côté pour ses études dans le but de financer son entreprise. N’étant pas assez nécessiteuse pour bénéficier d’une bourse, elle s’engagea dans l’armée où on lui promit de lui payer ses frais de scolarité en échange de quelques années de sa vie. Mais par la faute d’un sénateur imprudent, elle est renvoyée.
C’est donc une jeune femme en colère dont l’appel à la révolte retentit rapidement sur la toile. Des manifestations de jeunes commencent même à se répandre un peu partout dans le pays. Avec son patron et ce sénateur imprudent qu’elle a rencontré en Bosnie, elle met au point un projet de loi sur le « transitionnement volontaire », expression bien alambiquée pour désigner le suicide des plus de 70 ans. Pour Cassandra, les baby-boomers mènent le pays à sa perte et elle espère qu’avec cet absurde et choquant projet, le gouvernement se penchera enfin sur le problème des retraites.
Bizarrement, si le projet à de nombreux détracteurs, notamment chez le lobby pro-vie et les différentes religions, il rencontre une certaine popularité. Popularité suffisante pour pousser Randy, le sénateur, à se présenter aux élections présidentielles en faisant de ce projet le cœur même de son programme politique.

Une satire du milieu politique américain en temps de crise économique avec des personnages tous plus truculents les uns que les autres où l’on découvre un président volontiers grossier en privé et son âme damnée, son principal conseiller, celui qui est le vrai cerveau derrière toutes ses décisions politiques ; un sénateur à l’ego surdimensionné qui semble n’être jamais redescendu de ses trip au LSD dans les années 70 ; un pasteur frustré qui découvre les plaisirs de la chair dans les bras d’une prostituée russe à qui il propose le mariage alors qu’elle le rackette effrontément ; un magnat des nouvelles technologies prêt à tout – surtout à ouvrir largement son portefeuille – pour obtenir le plus de pouvoir possible et ainsi connaître joie et assouvissement auprès de son arriviste d’épouse et des lobbyistes farfelus mais très puissants sur la scène politique.

Un roman hilarant qui cache une critique acerbe de la société américaine. Les situations sont loufoques, les dialogues désopilants et les personnages très réussis. Tout ça me donne bien envie de lire d’autres romans de cet auteur !
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Nice Hats de Tommy Ellis

18:42 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature américaine |

01 juillet 2009

L'hiver de Frankie Machine

L'hiver de Frankie Machine.jpgL'hiver de Frankie Machine de Don Winslow paru en 2009 aux Éditions du Masque.

À 62 ans Frank Machianno a suffisamment de maturité pour apprécier les petits plaisirs de la vie. L’existence de cet amateur d’opéra est d’ailleurs réglée comme du papier à musique. Il aime le bon café frais de sa machine à espresso, cuisiner, surfer après sa matinée de travail dans sa boutique d’appâts, démarcher les restaurateurs pour leur vendre ses services en linge de table ou poissons frais. Car Frank est un homme très occupé entre ses différentes activités, son ex-femme, sa fille qui va faire médecine et sa maîtresse.
Mais la routine qu’il apprécie tant déraille le jour où il reçoit la visite inopinée de Peter "Mouse junior" Martini et Travis Renaldi. Mouse junior, le fils du mafioso de San Diego, voudrait que Frank lui rende un service. Autrefois, Frank était Frankie Machine, l’homme de main le plus redoutable de la mafia de la côte ouest. Le « service » demandé par Mouse junior tourne vite au vinaigre pour Frankie et, en état de légitime défense, abat deux hommes venus de Détroit. C’était un piège. Frankie se retrouve alors pourchassé par la mafia locale et par celle à qui elle rend des comptes, la mafia de Détroit et de Chicago.
C’est en égrenant ses souvenirs tout en échappant à divers traquenards que Frankie va essayer de comprendre ce qu’il a bien pu faire pour se retrouver dans la ligne de mire de tant de personnages dangereux.

Une plongée au cœur d’une mafia peu connue, celle de la côte ouest des États-unis, où l’on suit l’ascension de Frankie au sein de cet organisation criminelle des années 60 jusqu’aux années 80 quand il décide de s’écarter de ce milieu. L’écriture de Don Winslow est plaisante et le roman difficile à lâcher tant on s’attache au personnage de Frankie Machine.

Robert de Niro a acheté les droits de ce roman et jouera le rôle de Frankie Machine dans un film dirigé par Michael Mann.
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The day the sky bled de San Diego Shooter

11:17 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature américaine, thriller |

15 juin 2009

Das Kapital

Das Kapital.jpgDas Kapital de Viken Berberian paru en 2009 chez Gallmeister « Americana ».

En Corse, un homme se retrouve au chômage. Il travaillait dans une exploitation forestière pour une entreprise locale à portée internationale spécialisée dans le papier et ses dérivés. Mais ce travail va à l’encontre de ses valeurs : c'est un écologiste élevé par des parents situationnistes, il est contre la déforestation et se méfie de la mondialisation.
À New York, Wayne est gestionnaire d’un "hedge fund". Cet homme, complètement absorbé par son travail, aime lire – c’est très ironique – des passages du Capital de Karl Marx après avoir consulté ses actifs en Bourse. Son "hedge fund", Empiricus Kapital, a la particularité de jouer sur les marchés en baisse. C'est-à-dire que plus les cours sont bas et l’économie morose, plus il gagne de l’argent.
Ayant perdu son emploi à cause d’Empiricus Kapital qui, en vendant les l’actions de l’entreprise de papier a incité tout le monde à le faire et a obligé les propriétaires à dégraisser la masse salariale, le Corse se rend à New York pour demander à Wayne de l’engager.
Hasard le la vie (en l’occurrence, du récit), une femme se mettra, bien malgré elle, entre les deux hommes. Alix est une jeune étudiante en architecture, pensant son nouvel amant féru d’architecture, elle lui envoie des dessins détaillés de différents bâtiments mondiaux. Wayne envoie ces dessins au Corse car la tâche de cet homme finit par se dessiner peu à peu : Wayne, lassé d’attendre (et d’espérer) voir chuter la Bourse décide d’intervenir en fomentant des attentats un peu partout dans le monde.

C’est un roman surprenant à lire surtout dans le contexte de la crise financière et économique actuel.

L'alliance de ces deux hommes aux valeurs complètement opposées, l’un est ultra capitaliste, l’autre, écologiste radical, apparaît contre-nature et seule Alix, qui aime tant se balader sur les toits des immeubles pour en admirer les structures, semble être un point d’équilibre entre les deux. Mais quand l’un de ces deux hommes comprendra les liens intimes entre Alix et son rival, la balance sera déséquilibrée et la destruction imminente.

Un extrait :
« Pourquoi les dictionnaires étaient-ils de plus en plus gros d’ailleurs ? Des mots nouveaux surgissaient tous les jours pour décrire le même vieux monde. Des mots comme gouvernance, anxiosphère et modalité. Les gens parlaient de bonne gouvernance, de gouvernance à plusieurs niveaux, ou de gouvernance proactive, mais que voulait dire tout ça alors qu’elle n’arrivait pas à trouver un travail à mi-temps, quand ses allocations logement diminuaient chaque année comme s’il existait une mystérieuse corrélation entre les chèques de plus en plus petits qu’elle recevait et les dictionnaires toujours plus épais ? Il y a cinquante ans, à en croire une édition épuisée du Larousse, le monde était constitué de quarante-sept mille mots. Aujourd’hui, il en contenait cinquante mille. Même si certains étaient tombés en désuétude, le taux de rétention demeurait élevé, si bien que les mots s’accumulaient les uns sur les autres, expliquant, définissant, amplifiant, éclairant, élucidant, édifiant et réinventant une réalité en perpétuelle expansion, obsédée par sa propre dilatation. Mais pour Alix, le monde rétrécissait, comme si certaines significations avaient basculé dans le vide entre espace et science. »

23:49 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature américaine |

09 juin 2009

Botoxland

Botoxland.jpgBotoxland de Janice Kaplan paru en 2008 chez Calmann-Lévy.

Une vie parfaite. C’est en ces termes que Lacy Fields pourrait décrire son existence. Elle habite une maison magnifique à Pacific Palisades à Los Angeles ; elle a un travail passionnant de décoratrice d’intérieur ; un mari chirurgien esthétique qui préfère pratiquer la chirurgie reconstructrice et réparatrice au remplissage de seins, vidange de graisse de l’arrière-train et autre tirage de peau flapie ; trois enfants (relativement) adorables ; une vie sociale riche et épanouissante.
Mais un soir, c’est le couac. Deux policiers viennent arrêter son mari. Dan est accusé de meurtre, il aurait assassiné Tasha Barlow, une jeune femme venue de son Idaho natal avec l’espoir de devenir une actrice célèbre. Lacy, convaincue de l’innocence de son époux, commence alors à enquêter sur la vie de la jeune starlette. Rapidement, elle se rend compte que Tasha n’est pas aussi ingénue que la police le laisse entendre et que ses fréquentations sont plus que douteuses entre un petit ami ex-taulard accusé de meurtre et un amant animateur télé accro au sadomasochisme et friand de porno amateur dont elle est l’interprète féminine.

Une chick lit’ mâtinée de roman policier où l’on découvre une héroïne amusante et à la personnalité attachante. Elle se lance dans son enquête sans en mesurer les risques, portée par le désir de ressouder sa famille (chamboulée par les accusations portées contre Dan) et par les doutes qui naissent malgré sa foi en son mari et qui commencent à gangrener leur relation.

Les amateurs de roman policier trouveront l’intrigue assez fade mais les fans de chick lit’ devraient y trouver eur compte, certaines situations étant hilarantes.

Même si la lecture de ce roman est plaisante, dans ce genre hybride de chick lit’ policière, je conseillerais plutôt la lecture des aventures de Stéphanie Plum, la plus malchanceuse des chasseuses de primes du New Jersey, écrites par Janet Evanovich ou encore celles de Robin Hudson, une journaliste très gaffeuse, écrites par Sparkle Hayter.
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And Wonderful is True de Thomas Hawk

27 avril 2009

Sexe, diamants et plus si affinités…

Sexe, diamants et plus si affinités.jpgSexe, diamants et plus si affinités… de Lauren Weisberger paru en 2008 chez Fleuve Noir.

Trois femmes proches de la trentaine, Emmy, Leigh et Adriana, font un pacte pour changer ce qui ne va pas dans leur vie.

Emmy travaille dans le monde de la restauration, c’est une jeune femme timide et réservée avec les hommes dont le petit-ami, Duncan, après de multiples coucheries à droite et à gauche qu’elle a toujours pardonnées, finit par lui annoncer qu’il la quitte pour sa prof de gym de 22 ans.

Leigh est hypocondriaque, un peu agoraphobe, bourrée de petites manies à la limite du TOC mais pour ses amis et sa famille, c’est une grande veinarde. Elle a un super job (elle est éditrice alors qu’elle aurait voulu être romancière), elle sort avec un homme très beau, attentionné (qu’elle trouve collant, étouffant) et elle vit dans un super appart' dans Manhattan (mais sa voisine est une adepte des chaussures orthopédiques à semelle de bois mais pas des tapis sur le parquet !).

Adriana est Brésilienne, elle vit dans un penthouse qui appartient à ses parents. D’ailleurs, tout ce qu’elle possède, appartient à ses parents comme sa mère ne manque pas de lui rappeler fréquemment. Mme de Souza est une ancienne mannequin qui a décroché la timbale en épousant un homme riche et elle espère bien que sa fille fera de même, sinon, à quoi bon la laisser vivre dans le luxe et l’oisiveté, à fréquenter les coins huppés s’il elle n’y ferre pas un gros poisson ! Mme de Souza attend un retour sur investissement, que diable ! Car il faut dire qu’Adriana est particulièrement belle. Aucun homme ne peut l’ignorer quand elle est dans les parages (ce qu’elle prend très mal les rares fois où ça se produit…).

Ces trois-là prennent donc des résolutions. Emmy va tenter d’abandonner la monogamie et profiter de son nouveau job où elle visite les plus beaux hôtels et les restaurants à la mode pour se taper des mecs sans se mettre à penser dès le lendemain à : réservation de la salle pour la cérémonie, couleurs des fleurs à l’église, menu du buffet ou style de la robe de mariée. Adriana, de son côté, décide d’arrêter de papillonner et tout faire pour obtenir une bague de fiançailles avant la fin de l’année. Pour ses amies, Leigh n’a pas besoin de prendre de résolution, sa vie est déjà parfaite ! Lors de cette année de changements radicaux, les jeunes femmes n’atteindront pas forcément le but fixé au départ mais se révéleront à elles-mêmes.

Si Le Diable s’habille en Prada était drôle et enlevé, si on retrouve (un peu) de cet humour dans People or not people, ce n’est plus du tout le cas ici. Lauren Weisberger semble s’être lancée, depuis son premier best-seller, tout schuss vers le bas de la piste bleue de la chick lit’ pour arriver dans la station de La Lecture Chiantissime.

Comme le premier s’inspirait de son expérience passée chez Vogue, il avait une certaine vérité dans le ton et dans les situations. Ici les personnages sont peu subtils, les situations clichés et ennuyeuses, ce qui pourra être (presque) excusable s’il y avait une dose d’humour. Mais ce n’est pas le cas.

Une chick lit’ sans intérêt qui ne vaux pas un 1/10ème du battage médiatique qui en a accompagné la sortie et qui regroupe les pires défauts du genre tel qu’il est produit aux États-unis.

Petit détail : pour le personnage d’Adriana, dès les premières lignes où elle apparaît, j’avais en tête cette jeune femme brésilienne qui fait du relooking dans une émission de M6. Celle qui appelle tout le monde « Ma Chérrriiiiiie » avec une voix plus qu’horripilante. Je crois que ça a achevé de ruiner la lecture de ce roman…

08:24 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature américaine, chick lit |

10 avril 2009

Jaz Parks s’en mord les doigts

Jaz Parks s'en mord les doigts.jpgJaz Parks s’en mord les doigts de Jennifer Rardin paru en 2008 chez Bragelonne « Milady ».

Jasmine "Jaz" Parks est une ancienne chasseuse de vampires qui travaille désormais pour la CIA où elle est l’assistante de Vayl, un vampire roumain vieux de 300 ans au moins. Ils sont tous les deux le bras armé de l’Agence et dégomment allégrement des malfrats, terroristes et autres crapules qui s’associent évidemment avec d’affreux vampires. À priori, rien de bien original.

Tiens, ça me fait penser que dans ce genre d’histoires, c’est toujours la fille qui est humaine et l’homme, le vampire…

Autre remarque en passant, je sais bien que la Roumanie est le berceau de Dracula mais un vampire originaire d’Europe de l’Est, c’est quand même de l’ultra réchauffé ! J’attends avec impatience l’auteur qui créera un héros vampire jamaïcain pour changer !

Bon, reprenons le fil de l‘histoire… En fait, non, ça va pas être possible car l’histoire est tellement ténue qu’elle tiens en 5 lignes et le manque d’inventivité n’est pas le pire des maux de ce roman, le reste est à l’avenant… Encore un auteur qui s’est lancé dans la littérature dite de genre avec un niveau d’exigence littéraire assez proche du zéro absolu.

Bref, un roman poussif, à l’intrigue inexistante ou presque, avec des redites et des personnages globalement agaçants, premier tome d’une saga qui en comportera je ne sais pas combien (4 autres sont parus en anglais, le 2ème vient de sortir en français) mais de toute façon, ça se fera sans moi !

Par contre, je ne renonce pas à la lecture de ce genre actuellement en vogue qu’est la « bit lit’ » (un mix de chick lit’ et de roman fantastique) puisque je pense retenter le coup avec Laurel K. Hamilton et sa série Anita Blake chez Bragelonne « Milady » et, éventuellement, Charlaine Harris avec la série de la Communauté du Sud dont l’action se déroule en Louisiane (ce qui est, pour moi, une raison suffisante pour en entamer la lecture !) et adaptée sous le nom de True Blood à la télévision américaine par HBO. Ses romans sont épuisés actuellement mais prochainement réédité par J’ai lu qui en poursuivra peut-être la traduction.

12:05 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature américaine, roman fantastique |

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