Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

22 septembre 2015

La Merditude des choses

littérature belge,Dimitri VerhulstLa Merditude des choses de Dimitri Verhulst paru en 2013 chez 10/18.
 
Nous sommes dans les années 80, Dimitri a 13 ans et vit dans un petit bled paumé au milieu des champs dans la région flamande de la Belgique. Il habite chez sa grand-mère avec son père, après que sa mère les ait fichu à la porte. Sa grand-mère héberge également ses trois autres fils. Ce sont des parasites qui siphonnent sa pension de retraite pour aller au bistrot mais cette grand-mère les aime ses gars, peu importe le nombre de fois que les huissiers ou la police passent à cause d’eux.
 
Dimitri grandi dans cette atmosphère où les loisirs sont la tournée des troquets du coin. Il va à l’école mais est assez médiocre. D’ailleurs, l’école, il n’en parle jamais. Par contre, il parle beaucoup de ces cinq personnes qui sont sa famille et qu’il aime plus que tout. Les Verhulst sont fiers de ne travailler que le strict minimum, de vivre au crochet de la société, ils sont satisfaits de  leur réputation sulfureuse dans le village mais ils sont avant tout une famille unie et soudée même s’ils sont clairement une famille dysfonctionnelle et destructrice.
 
Et puis un jour, les services sociaux arrivent pour Dimitri. Quelqu’un les a dénoncé... Et comme Dimitri déteste sa mère, il est placé en foyer et en maison d’accueil. De cela, le narrateur n’en parle pas mais c’est grâce ou à cause de ce placement qu’il est aujourd’hui l’homme qu’il est.
 
Ce roman autobiographique est construit comme une succession d’anecdotes où le narrateur est le Dimitri de 13 ans sauf à la fin où cl’est l’adulte qui clôt le récit. Les Verhulst sont des cas sociaux : habitat insalubre, mauvaise hygiène, alcoolisme aggravé, violence, la scolarité de l’enfant est ignorée… Sur le papier, c’est sordide… Mais la grande qualité de l’auteur, c’est qu’il ne juge pas les membres de sa famille et le lecteur en vient à éprouver de l’empathie pour les Verhulst. Ils sont touchants ces bonhommes qui embrassent leur médiocrité avec humour. La grand-mère est émouvante en tant que brave pilier de cette famille.
 
Pour ne rien gâcher, le style de l’auteur est impeccable, on entre dans ce récit avec une grande facilité, c’est très bien écrit avec des formules savoureuses.
 
Ce roman a été adapté au cinéma en 2009 par Felix Van Groeningen sur un scénario de l’auteur dont voici la bande-annonce :
 
Je n’ai pas vu ce film et ne peut donc vous le conseiller, par contre, pour le livre, c’est vraiment un roman à lire !
 
Vous voulez en lire un extrait ?
littérature belge,Dimitri Verhulst

09:50 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature belge, dimitri verhulst |

25 juillet 2015

La Petite fêlée aux allumettes

littérature belge,humour,roman policier,nadine monfilsLa Petite fêlée aux allumettes de Nadine Monfils paru en 2012 chez Belfond (existe aussi en poche).
 
Pandore est une ville très étrange... On y trouve le soir venu, des hommes en imper et chapeau-melon qui, quand on glisse un billet avec un souhait dans leur poche, s’empressent de le réaliser. Attention, on ne peut faire qu’un seul souhait ! Et puis, il y a Nake…
 
Peu après le décès de sa grand-mère adorée avec qui elle vit, Nake tombe sur une boîte d’allumettes. Sa grand-mère lui racontait le conte d’Andersen, La Petite fille aux allumettes, quand elle était petite. Et quand elle craque une allumette, elle a une vision mais une vision de meurtre ! Une petite fille déguisée en Chaperon rouge a été assassinée… Puis une femme vêtue comme Blanche-Neige est retrouvée morte…
 
La police locale dont l’inspecteur Cooper (clin d’œil à Dale Cooper dans Twin Peaks !) et son adjoint Michou (policier le jour et prostituée travestie la nuit !) sont chargés d’enquêter. Le lien avec les contes de fées finit par leur apparaître mais comment attraper le tueur ? Surtout quand on a Mémé Cornemuse qui squatte le commissariat et gagne son argent de poche en pratiquant assidûment la turlute sous les bureaux…
 
Mon roman préféré de Nadine Monfils jusqu’à présent. J’ai adoré les références à Magritte (les hommes en chapeau-melon)
littérature belge,humour,roman policier,nadine monfils
René Magritte, Golconde, 1953
 
et à Twin Peaks.
Elle saupoudre tout cela de son univers complètement déjanté en introduisant Mémé Cornemuse dans cette histoire de meurtres sur fond de contes de fées.
 
C’est drôle, c’est surréaliste, c’est unique, c’est Nadine Monfils !
 
Vous voulez en lire un extrait ?
littérature belge,humour,roman policier,nadine monfils

20:44 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature belge, humour, roman policier, nadine monfils |

07 juin 2015

Les Vacances d’un serial killer

Littérature belge,humour,roman policier,Nadine MonfilsLes Vacances d’un serial killer de Nadine Monfils paru en 2012 chez Pocket.
 
La famille Destrooper part en vacances à la mer. Josette aurait préféré la Costa Brava mais Alfonse a choisi la mer du Nord. Les deux ados, Steven, prénom choisi en l’honneur de Steven Seagal (l’acteur préféré de Josette) et Lourdes, dont le prénom a été pioché dans Voici (c’est le même prénom que la fille de Madonna). La famille est accompagnée de Mémé Cornemuse, la mère de Josette, une vieille carne selon Alfonse. La caravane de Mémé Cornemuse a été attachée à la voiture chérie d’Alfonse, fan de tuning.
 
Les voilà donc sur la route des vacances mais les ennuis s’accumulent ! Josette se fait dérober son sac à main avec l’argent du voyage, la caravane de Mémé Cornemuse se détache sur la route et Steven et Lourdes, qui se prennent respectivement pour un réalisateur et une actrice, ont filmé un cadavre dans les toilettes d’un restoroute. Sur la vidéo, on aperçoit les chaussures de Biloute, qui décide de prendre lui aussi un repos bien mérité au bord de la mer du Nord après avoir réussi à s’échapper de prison où il était enfermé pour avoir assassiner son voisin, le facteur, le boucher et la boulangère de son village. Ces personnes ont eu le malheur de lui casser les pieds…
 
Mémé Cornemuse a de la ressource, abandonnée au bord de la roue, elle braque un couple et se fait conduire à la pension de famille où les Destrooper ont loué des chambres. Enfin, les vacances vont pouvoir commencer !
 
Ce roman m’a enchanté tant par le style, très imagé que par l’originalité de ses personnages. Tous les personnages sont farfelus pour ne pas dire complètement chtarbés avec une mention spéciale pour Mémé Cornemuse qui est vache comme Tatie Danielle mais avec un flingue, une libido XXL et un langage de charretier.
 
On dirait du Carl Hiaasen, j’y ai retrouvé des personnages cocasses, des situations aussi rocambolesques qu’absurdes. Je perds la Floride mais je gagne la Belgique et ses belgicismes. Et puis, c’est d’un drôle !
 
Un petit bijou d’humour et je vais bien sûr lire la suite des aventures de Mémé Cornemuse.
 
Vous voulez en lire un extrait ?
Littérature belge,humour,roman policier,Nadine Monfils

19:39 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature belge, humour, roman policier, nadine monfils |